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Samedi 28 juillet 2007

Un ministre met en garde contre le risque de prolifération nucléaire, après l'accord signé avec Tripoli prévoyant la fourniture d'un réacteur.

 Le protocole d'accord entre la France et la Libye sur le nucléaire inquiète outre-Rhin. Dans un entretien paru vendredi 27 juillet dans le quotidien Handelsblatt, Gernot Erler, le ministre délégué allemand aux Affaires étrangères, met en garde contre le risque de prolifération nucléaire.
"Politiquement cette affaire est problématique", estime le social-démocrate. "En outre, le risque de prolifération augmente avec chaque pays qui utilise l'énergie nucléaire", observe-t-il
Gernot Erler reproche aussi au gouvernement français d'agir contre les intérêts allemands: "l'Allemagne avait déjà fait des propositions" à la Libye pour y développer le secteur des énergies renouvelables, des propositions "auxquelles elle n'a pas réagi", affirme-t-il.

"Des intérêts allemands sont directement concernés"

En outre, le ministre souligne que l'accord n'est pas qu'une affaire entre la France et la Libye, dans la mesure où "des intérêts allemands sont directement concernés à travers Siemens et le site d'Erlangen", au sud de l'Allemagne, où sont basées certaines divisions du groupe allemand, dont ses activités nucléaires.
Siemens détient une participation de 34% dans le fabricant de centrales nucléaires franco-allemand Areva NP (ex Framatome).
Mercredi, Paris et Tripoli ont signé un accord qui prévoit la fourniture d'un réacteur nucléaire à Tripoli, officiellement pour déssaler l'eau de mer. La France affirme que l'accord respecte l'objectif de non-prolifération.
Du côté des conservateurs allemands, plusieurs parlementaires ont également contesté l'accord.

NOUVELOBS.COM | 27.07.2007 | 09:32


L'ambiance est bonne en Europe. A part les Bulgares (élèveront-ils un mausolée à SQte Cécilia?), tous les pays européens sont en désaccord avec Sarko. 

Samedi 28 juillet 2007

Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais dénoncent la "leçon faite aux Africains" par Nicolas Sarkozy jeudi. Le président français a en effet estimé que les principaux maux de l'Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.

 Le président français Nicolas Sarkozy a "fait la leçon aux Africains", estimaient vendredi 27 juillet plusieurs quotidiens privés sénégalais, Sud Quotidien évoquant même une "injure" au lendemain de son discours à Dakar.
"En visite d'Etat au Sénégal, Sarkozy fait la leçon aux Africains", affiche en première page
Walfadjri. Une "adresse aux Africains" muée en "leçon de français", ironise Le Quotidien. "Show à Dakar: Sarko sur scène", écrit L'Observateur.
Le président français s'est cru en "mission civilisatrice", affirme
Sud Quotidien, également à la une, tandis que Le Populaire, moins nuancé, titre: "Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains: 'Arrêtez de pleurnicher!'"
Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l'exception du quotidien pro-gouvernemental
Le Soleil, qui parle, lui, de "hauteur républicaine" dans un éditorial consacré à la visite de Nicolas Sarkozy.
 

"Sarkafrique"

"Quand je l'ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j'ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique 'civiliser' nos arrière-grands-parents (...) Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure!", s'offusque l'éditorialiste de Sud Quotidien.
Selon
Walfadjri, Nicolas Sarkozy "n'a pas fait dans la dentelle pour dire ce qu'il pense de l'état actuel de l'Afrique" dans son discours prononcé à l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, en présence de nombreux étudiants, et aussi d'universitaires et de personnalités politiques.
"Sans ambages, il a tenu les Africains pour responsables de leurs malheurs", ajoute
Walfadjri.
"A défaut de la Françafrique qu'il honnit, place à la Sarkafrique!", commente
Sud Quotidien.
Se limitant à des comptes-rendus des différents aspects de la visite du président français, Le Matin (indépendant) rapporte que les présidents "Sarkozy et Wade (sont) sur la même longueur d'onde" sur les questions de l'immigration et de l'affaire Hissène Habré.
Le Soleil évoque aussi "une parfaite convergence de vues (des deux présidents) sur les questions majeures", notamment le dossier Hissène Habré, l'émigration clandestine, et la fuite des cerveaux. 


NOUVELOBS.COM | 27.07.2007 | 16:54 (avec AFP)



Notre empereur de poche va bientôt mettre le monde à feu et à sang. Il arme le tyran de Lybie et il va donner des leçons aux Sénégal et au Gabon. Qu'est-ce qu'on va s'amuser!..

Petite précision concernant sa secrétaire d'état à la francophonie et aux Droits de l'Homme.. Celle-ci aime raconter à la presse française ébahie qu'elle est arrivée en France avec une petite valise.. Soit!.. Mais plutôt une valise diplomatique, vu que son père l'était diplomate..
Vendredi 27 juillet 2007
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Vendredi 27 juillet 2007

DSKcé (Le Canard enchaîné du 25 juillet)

 

A peine pressenti pour le FMI, DSK met son courant au bord de l'explosion. Le député du Val-d'Oise a réuni son état-major le II juillet à l'Assemblée nationale pour l'inviter au silence :

" La moindre de vos déclarations me portera préjudice. »

Puis la réunion a tourné vinaigre. Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de DSK, cherchant à s'imposer naturellement comme son héritier. Un rôle que lui conteste la première secrétairefédérale du Val-de-Marne, Michèle Sabban, celui de Seine-et-Marne, Emeric Bréhier, la sénatrice Nicole Bricq et le conseiller régional Jean-Paul Planchou.

Quant à Pierre Moscovici, il a décidé de" prendre du champ ". Autrement dit, d'aller voir ailleurs.

Ce qu'ont déjà fait des cadres du PS, réputés proches de DSK, partis flirter du côté d'Eric Besson, le transfuge socialiste rallié à Sarkozy. C'est le cas de l'ex-attachée parlementaire de DSK, Nathalie Bensaïd. Ou encore de Gilbert Cette, économiste de la Banque de France.

Ah, la fuite des cerveaux !

Vendredi 27 juillet 2007

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.07.07 | 17h41  •  Mis à jour le 26.07.07 | 17h52

 

 

Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, sera auditionné mardi prochain par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur les conditions de la libération des infirmières et du médecin bulgares obtenue mardi, a-t-on appris jeudi 26 juillet de source parlementaire.

Jean-Marc Ayrault, président du groupe Socialiste, radical et citoyen à l'Assemblée nationale, et son homologue du Sénat, Jean-Pierre Bel, avaient demandé mercredi l'audition"dès jeudi" de M. Kouchner. Ils souhaitent que ce dernier rende compte des "conditions exigées par M. Kadhafi" en échange de la libération des anciens détenus bulgares et "des concessions qui ont sans doute des caractères financiers, économiques et pourquoi pas plus", qui seraient restées dans l'ombre.
 
"CLAUSES SECRÈTES"

Le Parti socialiste a aussi exprimé, jeudi, sa volonté que "toute la lumière soit faite" sur les accords conclus entre la France et la Libye. "Il est légitime que les Français sachent si ces accords ne comportent pas des clauses secrètes, [et s'ils en comportent], quelles sont-elles", a déclaré Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'égalité et au partenariat équitable. Il est "peut-être un peu tôt pour se jeter dans les bras de Kadhafi et lui apporter notre caution internationale", a-t-il regretté.

 

 

Vendredi 27 juillet 2007

LE MONDE | 26.07.07 | 14h48  •  Mis à jour le 26.07.07 | 14h48

 

Echanges feutrés au Palais du Luxembourg. Pour présenter aux sénateurs son projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), mercredi 25 juillet, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, avait mis de l'eau dans son vin. Remisées, les formules et les citations dont elle avait largement usé, quinze jours plus tôt, à l'Assemblée nationale. Se défendant de tout "idéologisme", la ministre s'est retranchée derrière le "pragmatisme" d'une politique qui, a-t-elle cependant reconnu, "repose sur un pari".

 

Il lui fallait en effet répondre aux rappels formulés par la commission des finances quant aux "engagements en matière de retour à l'équilibre" dans son rapport sur le débat d'orientation budgétaire. Le rapporteur général, Philippe Marini (UMP), estime que, pour parvenir à concilier le financement du programme présidentiel et l'équilibre promis des finances publiques, "l'effort d'économies à atteindre d'ici à 2012, avec une croissance économique de 2,5 %, est de l'ordre de 85 milliards d'euros".

Le président de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, exprime quant à lui des doutes sérieux sur la "soutenabilité" des objectifs de ce projet de loi, dont il juge que la seule "légitimité" réside dans le fait qu'"il transcrit dans la loi les engagements du candidat à l'élection présidentielle".

"TRAVAIL FORMIDABLE"

Le sénateur (UC-UDF) de la Mayenne se dit réservé sur l'efficacité de ces mesures, dont il n'est pas certain qu'elles contribueront à doper la croissance. Se faisant l'interprète de la plupart des cercles économiques, M. Arthuis n'est pas convaincu que les avantages fiscaux accordés par ce projet de loi aux catégories supérieures seront réinjectés dans le circuit économique et favoriseront les créations d'emplois.

En séance, le président de la commission a recouru à l'art de la litote. "C'est un texte admirable que vous nous proposez, madame la ministre, a commencé, tout sourire, M. Arthuis. Mais je persiste à penser que quelques-unes de ces mesures sont peut-être coûteuses par rapport à ce qu'on peut en attendre." De ce texte "admirable", il a souligné toutes les lacunes et les corrections à ses yeux nécessaires pour le rendre "acceptable". Et de conclure en direction de la ministre : "Avez-vous l'intention de le faire ? Cela nous permettrait de voter ce bouclier avec un confort de conscience supplémentaire."

Car, après avoir dit tout le bien qu'ils pensent de ce texte, les sénateurs de la majorité voteront d'un même élan en sa faveur. Ce que n'ignore pas le gouvernement. Aussi la ministre, après avoir salué le "travail formidable" de la commission des finances, a-t-elle tenu à la "rassurer". "Je ne désespère pas de convaincre ceux d'entre vous qui ne le seraient pas encore", a-t-elle répondu.

Le pari sarkozien exposé par Mme Lagarde repose sur le principe que "c'est le travail qui engendre le travail". "En dynamisant la croissance, on infléchit à terme les chiffres du chômage", a-t-elle expliqué pour justifier les "13,8 milliards d'euros", soit 200 millions de plus qu'avant la première lecture à l'Assemblée nationale, de dépenses engendrées par ce projet de loi.

Patrick Roger
Vendredi 27 juillet 2007

Article publié le 29 Juin 2007
Par Patrick Roger
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 317 mots

Extrait : APRÈS Dominique Strauss-Kahn, c'est Laurent Fabius qui s'apprête à quitter le bureau national du Parti socialiste. Le député de Seine-Maritime en a fait la confidence jeudi 28 juin. Des départs en cascade qui témoignent de l'exacerbation du climat interne au PS depuis l'élection présidentielle. Ainsi, tout au long de l'après-midi de mercredi, le président du groupe socialiste, radical et citoyen, Jean-Marc Ayrault, a dû s'efforcer d'apaiser les tensions qu'avait provoquées dans les rangs socialistes l'annonce, en fin de matinée, d'une liste des vingt-deux membres du groupe (quinze hommes et sept femmes) chargés de suivre autant de départements ministériels.

Vendredi 27 juillet 2007
Reuters 27.07.07 | 17h20

 

Par Claudia Kade et Natalia Reiter

 

BERLIN (Reuters) - La proposition française de coopération nucléaire avec la Libye fait polémique en Allemagne, où de nombreux députés considèrent qu'elle est une nouvelle manifestation de l'attitude de "cavalier seul" du président Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère.

Nicolas Sarkozy a signé un mémorandum d'entente portant sur la fourniture par la France d'un réacteur nucléaire à la Libye, au cours d'une visite à Tripoli qui avait pour but de renforcer les relations entre les deux pays.

Cette visite a été annoncée dans la foulée de la libération par la Libye des infirmières et du médecin bulgares condamnés à mort après avoir été accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants libyens.

Bien que cette libération ait coïncidé avec une médiation effectuée en Libye par Cécilia Sarkozy, et dont l'Elysée n'a pas communiqué les détails, le président français a affirmé qu'il ne fallait voir aucun lien entre le dénouement de l'affaire des infirmières et la conclusion d'un accord sur le nucléaire.

Vendredi, un des plus hauts responsables du parlement allemand a accusé Sarkozy de "chercher à faire trop de choses à la fois" en lui reprochant de ne pas avoir consulté ses partenaires européens avant de prendre une décision aussi stratégique que l'accès à l'énergie nucléaire.

ENGAGEMENT PREMATURE ET DANGEREUX

"Même si cela prend du temps, la France devrait s'intéresser au renforcement des politiques extérieures et de sécurité de l'Europe", a déclaré Rupretch Polenz, le chef de file de la commission des Affaires étrangères au Bundestag.

"Mais ce n'est pas ce qui se passe avec ces initiatives unilatérales."

D'autres responsables de la coalition d'union au pouvoir à Berlin ont estimé qu'il était prématuré, voire dangereux, de s'engager sur un projet d'énergie nucléaire avec un Etat qui vient à peine de sortir de plusieurs décennies d'isolement diplomatique.

Cela fait moins de quatre ans que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a annoncé qu'il renonçait à ses programmes d'armes nucléaires, chimiques et biologiques.

"Même si Kadhafi ne s'intéresse plus aux armes nucléaires, on ne peut pas savoir qui sera au pouvoir après lui, et ce qui se passera alors", a dit Ulrich Kalber, adjoint du chef de file du groupe social-démocrate au parlement.

Les capitales ont levé leurs sanctions diplomatiques contre la Libye et les grandes puissances lorgnent désormais du côté des lucratifs contrats à saisir dans le secteur des hydrocarbures libyens.

"Cette coopération franco-libyenne dans le domaine du nucléaire civil est la preuve que les pays qui respectent pleinement leurs engagements internationaux de non-prolifération peuvent retirer tous les bénéfices des usages pacifiques de l'énergie nucléaire", a fait valoir le ministère français des Affaires étrangères.

"Il ne faut pas confondre l'usage civil avec l'usage militaire", a souligné le Quai d'Orsay, précisant que la négociation avec Tripoli avait début en 2004 et que les partenaires de la France en avaient été informés "en de multiples occasions".

REACTION ALLEMANDE DISPROPORTIONNEE?

Ce n'est pas la première fois depuis son accession à l'Elysée, le 16 mai, que Sarkozy se heurte à la chancelière Angela Merkel.

Les efforts du président français pour affaiblir l'euro et ses appels en faveur d'un contrôle accru de la Banque centrale européenne ont provoqué des tensions entre les deux capitales.

Les spécialistes de la relation franco-allemande affirment que la rivalité entre les deux dirigeants s'est vue lors du dernier sommet européen. Sarkozy, disent-ils, a volé la vedette à Merkel qui, pourtant, le présidait.

Sarkozy a justifié l'accord sur le nucléaire avec la Libye par la nécessité de faire confiance aux pays arabes quant à leur capacité à développer ce genre de technologie à des fins pacifiques au risque, dans le cas contraire, de froisser les populations de cette zone et de favoriser une guerre des civilisations.

L'Arabie saoudite, la Jordanie et l'Egypte disent vouloir développer des programmes nucléaires civils. Washington craint pour sa part que les ambitions nucléaires iraniennes ne provoquent une course aux armes nucléaires dans la région.

Un diplomate français a pour sa part jugé disproportionnée la réaction allemande, en affirmant que la Libye coopérait avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de Vienne et avait signé tous les accords internationaux nécessaires. L'AIEA a refusé de s'exprimer à ce sujet.

Ce n'est pas la première fois que la France offre une technologie nucléaire à un pays arabe.

Des entreprises françaises travaillaient à la construction d'une centrale nucléaire en Irak aux termes d'un accord avec Saddam Hussein, jusqu'à ce qu'en 1981 des frappes israéliennes détruisent le projet.

 

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