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Vendredi 5 octobre 2007
Alors que des soupçons de délits d'initiés ébranlent à nouveau EADS, les interrogations se multiplient sur le rôle de l'Etat et son degré de connaissance des problèmes de l'A380 qui ont déstabilisé le groupe franco-allemand dès juin 2006. La question est d'autant plus justifiée que les intérêts français dans ce groupe, à savoir la participation de l'Etat et celle de Lagardère, sont regroupés dans une structure commune, la Sogeade. Or c'est elle qui a autorisé la vente des 7,5 % d'actions Lagardère en avril 2006.

 

Le 3 avril 2006, cette société, présidée par Philippe Pontet, représentant l'Etat, se réunissait pour se prononcer sur la décision de Lagardère et de DaimlerChrysler de réduire chacun leur participation dans EADS. Ces désengagements partiels envisagés depuis longtemps sont alors menés simultanément afin que les pôles allemands et français conservent le même poids.

Selon les minutes du conseil qui rassemble autant d'administrateurs de l'Etat que de Lagardère, le débat a été technique. D'entrée de jeu les représentants de l'Etat ont fait savoir qu'ils ne feraient pas jouer leur droit de préemption. La discussion a ensuite porté sur la façon d'informer le marché de cette opération et sur l'évolution du dispositif de contrôle du groupe avec ce retrait progressif. A aucun moment un administrateur ne s'est interrogé sur l'opportunité du moment choisi pour réaliser cette cession. Il est vrai que le titre EADS atteignait des niveaux records dépassant les 30 euros.

Le président de la Sogeade, M. Pontet a néanmoins insisté "sur la nécessité que ce mouvement d'actionnaires ne soit pas interprété comme un acte de défiance vis-à-vis d'EADS qui rentre, et notamment Airbus, dans une phase plus agitée". Cette remarque n'a pas semblé susciter de débats puisque, selon le compte rendu, "personne ne demandant plus la parole, le président invite le conseil à voter sur les projets de résolutions". L'opération de cession était annoncée le lendemain.

Le texte ne mentionne aucune déclaration d'administrateur exprimant son intention de s'abstenir ou de voter contre le projet. Implicitement l'Etat aurait donc approuvé ce désengagement, nuançant donc la position de Thierry Breton. Ce dernier, alors ministre de l'économie et des finances, a souligné que "par le pacte d'actionnaires, l'Etat n'avait ni à autoriser ni à empêcher la vente d'actions d'autres actionnaires, qui étaient totalement libres de leur stratégie. Il est donc faux de dire que l'Etat a autorisé cette opération." (Le Monde du 4 octobre).

MOINS-VALUE POUR LA CDC

Si le délit d'initiés se confirme dans les prochains mois, les pouvoirs publics seront face à un autre problème, cette fois face à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). C'est en effet cet établissement public qui a repris une partie des titres EADS (2,25 %) cédés par Lagardère, actions qui ne valent plus aujourd'hui que 20 euros. Elle a déjà provisionné 126 millions d'euros pour la moins-value enregistrée lors de cette opération.

Même si la CDC est indépendante dans sa gestion, il sera difficile à l'Etat de justifier son absence de mise en garde auprès de cet établissement qui gère des fonds publics. La CDC a réaffirmé, mercredi 3 octobre, qu'elle se joindrait à d'éventuelles procédures en justice engagées en cas de délits d'initiés.

Face à ces accusations, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a reconnu que "les services du ministère avaient bien recommandé, en janvier 2006, la diminution de la participation de l'Etat dans EADS compte tenu des niveaux de valorisation atteints." "Cette recommandation se fondait uniquement sur des considérations financières, et ne faisait aucunement mention, ni des retards de l'A380, ni de quelconques difficultés opérationnelles du groupe", a ajouté la ministre. Cette recommandation n'a pas été suivie par M. Breton, ministre de l'économie à l'époque, "en raison du caractère stratégique de l'entreprise".

La note préliminaire transmise par l'AMF à la justice a aussi été évoquée au conseil de la Sogeade qui s'est tenu mercredi 3 octobre. Les représentants de l'Etat auraient manifesté une certaine émotion et ceux de Lagardère auraient réaffirmé que les opérations de vente de titres en avril 2006 ont été faites dans la transparence et sans délit d'initiés.

Prévu depuis plusieurs semaines, le conseil vise à préparer la modification des statuts permettant de porter Arnaud Lagardère à la présidence de cette société, en remplacement de Philippe Pontet.

Cette transformation résulte de la suppression, en juillet, de la direction bicéphale du groupe d'aéronautique et de défense. Mais évidemment, dans le contexte actuel, cette réorganisation passe au second plan.

 

Dominique Gallois - lemonde.fr
Vendredi 5 octobre 2007
 
04/10/2007 - 19h30

 

PARIS (Reuters) - Le comité consultatif national d'éthique a lancé une mise en garde contre le recours aux tests ADN, à quelques heures du vote au Sénat sur le projet de loi sur la "maîtrise de l'immigration".

En conséquence, le groupe socialiste du Sénat a annoncé qu'il demanderait dans la soirée au gouvernement de revenir, avec une seconde délibération, sur l'article controversé.

"La volonté jusqu'au-boutiste du ministre (Brice) Hortefeux n'a plus de raison d'être", écrit-il dans un communiqué.

Ce projet de loi contient un amendement - devenu article 5 bis après son adoption - prévoyant le recours à titre expérimental à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

Pour convaincre les sénateurs de voter ce dispositif contesté jusque dans les rangs de la majorité, le gouvernement a fait des concessions mais la gauche s'oppose au principe même du recours aux tests génétiques.

Saisi en urgence par une sénatrice, le CCNE, une instance consultative indépendante, a tiré jeudi la sonnette d'alarme sur l'inscription dans la loi d'une identification biologique réservée aux seuls étrangers.

Il estime notamment que ce dispositif fait de la filiation génétique un facteur déterminant "en contradiction avec l'esprit de la loi" française, redoute qu'il ne conduise à une "banalisation" de telles pratiques et déplore la "présomption de fraude" qu'implique le recours aux tests.

"Nos concitoyens comprendraient peut-être mieux l'exacte réalité de tels enjeux s'ils étaient confrontés à des exigences analogues lors de leur propre demande de visa", écrit-il.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avait auparavant indiqué qu'il saisirait le conseil constitutionnel si le texte était adopté en l'état, une position appuyée par le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap.)

"TOUCHE PAS A MON ADN"

Pour le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, le projet de loi dans son ensemble risque d'avoir "des conséquences dramatiques" s'il est définitivement adopté.

Il insiste dans un communiqué sur un amendement qui vise à exclure les personnes en situation irrégulière des centres d'hébergement, une "disposition scandaleuse."

Invitée sur LCI, Marine Le Pen, vice-présidente du Front nationale, a estimé que l'amendement ADN était "inutile", "totalement inapplicable" après avoir été "vidé de sa substance" et en contradiction avec la loi actuelle.

SOS Racisme a annoncé pour sa part que sa pétition "touche pas à mon ADN", lancée mercredi avec Charlie Hebdo, avait déjà recueilli 40.000 signatures.

Les groupes UMP et Union centriste (UC) de la haute assemblée ont voté mercredi soir un amendement du sénateur Jean-Jacques Hyest (UMP) qui reprend, mais en le modifiant et en y apportant des garde-fous, celui que les députés avaient adopté le 20 septembre et qui avait été rejeté par la commission des Lois du Sénat.

Les groupes de l'opposition, socialiste et communiste et apparenté, ainsi que quelques élus de droite ont voté contre.

Le gouvernement ayant demandé l'urgence sur ce texte, c'est-à-dire de réduire le nombre de navettes entre les deux assemblées, une commission mixte paritaire (CMP) sera convoquée le 16 octobre au Sénat.

La CMP, où la droite est majoritaire, devrait parvenir à un accord sur un texte commun aux deux assemblées qui sera ensuite soumis aux députés et sénateurs pour son adoption définitive.

L'article se substituant à l'amendement Mariani prévoit que la décision d'effectuer un test sera soumis à une autorisation judiciaire, le test génétique, qui sera réalisé aux frais de l'Etat, étant limité à la recherche d'une preuve de filiation avec la mère.

Outre le recours à des tests ADN qui a occulté le reste du texte, le projet de loi, qui vise à compléter les lois de 2003 et 2006 sur l'immigration et reprend des engagements pris par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, prévoit des mesures visant à rendre plus difficile le regroupement familial.

Vendredi 5 octobre 2007
Le président de la République envisage d'instaurer "une certaine contribution des stock-options au financement de la protection sociale".
 

N
icolas Sarkozy a évoqué, mercredi 3 octobre au soir, la possibilité d'une "certaine contribution des stock-options au financement de la protection sociale".
"La réforme pour moi, ce n'est pas que la réforme des régimes spéciaux, c'est aussi une certaine contribution des stock-options au financement de la protection sociale", a déclaré le chef de l'Etat devant les parlementaires UMP et Nouveau centre.

"Le souci de la justice"

"Il ne peut pas y avoir de réforme acceptée s'il n'y a pas le souci de la justice", a ajouté Nicolas Sarkozy sous les applaudissements des députés et sénateurs de la majorité.
Le gouvernement s'apprête à accepter l'instauration de cotisations sociales sur les stock-options lors du débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, a annoncé mercredi le journal Les Echos.
Le dispositif n'a pour l'heure pas encore été décidé, mais devrait faire prochainement l'objet de concertations entre le gouvernement et les parlementaires, selon le quotidien. La taxation des stock-options est une proposition du président de la Cour des comptes Philippe Séguin. 


(AP)  in NOUVELOBS.COM | 04.10.2007 | 09:16


Le problème est que de plus en plus d'entreprises françaises ont leurs sièges sociaux à l'étranger, vous savez ces belles entreprises citoyennes... Alors comment va-t-il taxer?
Vendredi 5 octobre 2007

Dans son rapport 2006, le service oecuménique d'entraide condamne la "logique éthiquement inacceptable" et "absurde" des pouvoirs publics français qui veulent "faire du chiffre".

Le centre de rétention de Rivesaltes (DR)

Le centre de rétention de Rivesaltes (DR)

La Cimade dénonce, dans son rapport 2006, publié jeudi 4 octobre, "les effets dévastateurs" de "l'industrialisation de la rétention" qui "transforme ces endroits en de véritables camps" pour étrangers. Cet organisme est le seul représentant de la société civile intervenant au quotidien dans les lieux de rétention français.
Dressant un état des lieux dans 23 centres de rétention administrative (CRA-France métropolitaine et Guyane) et trois locaux de rétention (LRA), le service oecuménique d'entraide, condamne la "logique éthiquement inacceptable" et "absurde" des pouvoirs publics français : "Faire du chiffre (arrestations et expulsions ndlr), toujours plus de chiffre, pour les donner en pâture à l'opinion".
Selon le rapport, en 2006, au moins 31.232 personnes ont été retenues contre 28.220 en 2003. Environ 45% ont été présentées à l'embarquement pour être expulsées vers leurs pays d'origine tandis que 54% ont été libérées ou déférées.
Créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la seconde guerre mondiale, la Cimade assure, depuis 1985, une assistance aux étrangers dans des CRA et LRA. Dans son rapport 2006, ses intervenants "dénoncent les effets dévastateurs de l'industrialisation de la rétention avec la multiplication du nombre et de la capacité des centres de rétention" (786 places fin 2002 à 1.500 en 2006).

"De véritables camps"

Cette augmentation, comme celle de la durée de la rétention (en 2003, la durée maximale a été portée de 12 à 32 jours), "transforment peu à peu ces endroits en de véritables camps où règnent l'anonymat, le désespoir et où la tension est permanente", écrit l'association, condamnant particulièrement "l'utilisation massive et le développement" des LRA.
La Cimade relève que la rétention est en principe une dérogation permettant à l'administration de détenir un étranger qui doit être éloigné du territoire dans des locaux non pénitentiaires. Cette privation de liberté - contrôlée mais non décidée par la justice - "devait rester exceptionnelle et ne durer que le temps strictement nécessaire à l'organisation de l'éloignement", rappelle-t-elle.
"La rétention a glissé peu à peu vers une logique d'internement, transformant progressivement ces lieux en camps", assurent les "témoins" de la Cimade. "Une machine à reconduire s'est installée sans considération, ou si peu, pour les vies humaines", dit-elle.
L'association s'indigne du placement en rétention et souvent du renvoi de parents d'enfants français, de femmes enceintes, de malades, d'enfants, de vieillards, de demandeurs d'asile. Elle demande en particulier la fin du placement de mineurs et de familles en rétention.
Elle condamne également la politique "discriminatoire" conduite en 2006 à l'égard de ressortissants roumains et bulgares (30% des reconduites à la frontière en 2006), citoyens européens depuis début 2007.

La double peine s'applique toujours

La Cimade déplore aussi que la "double peine" - le bannissement d'étrangers ayant purgé une peine, soit "toujours appliquée" malgré des déclarations officielles contraires et "continue à briser la vie de personnes dont toutes les attaches sont en France."
En rétention, "les automutilations et les tentatives de suicide restent nombreuses", souligne-t-elle. "Elles montrent la détresse et le désespoir de certaines personnes placées en rétention et la violence d'un système qui enferme et rejette des personnes qui n'ont fait que fuir la violence, ou chercher une vie meilleure".
Dans la nuit du 1er décembre 2006, un jeune turc de 22 ans s'est suicidé dans sa chambre, au CRA de Marseille. 


NOUVELOBS.COM | 04.10.2007 | 17:15
Jeudi 4 octobre 2007
Le Syndicat de la magistrature rapporte que la Chancellerie a notamment demandé aux chefs de Cour et de juridiction de recenser les décisions civiles en matière de contentieux des étrangers.
 
Dans un communiqué diffusé jeudi 4 octobre, le syndicat de la magistrature  (SM, gauche) dénonce "l'obsession du fichage" de la Chancellerie en ce qui concerne les étrangers. Le syndicat fait notamment allusion aux décisions rendues par les juges des libertés et de la détention (JLD) statuant sur le cas d'étrangers placés en centre de rétention en vue de leur expulsion. Ces juges peuvent refuser de prolonger la rétention et prononcer une remise en liberté lorsqu'ils estiment que la procédure est irrégulière. Le SM rapporte dans son texte que, "par un procédé inhabituel, et sous couvert d'études statistiques", le ministère de la Justice a adressé les 14 mai et 20 septembre des notes aux chefs de Cour et de juridiction " leur demandant, non seulement de recenser les décisions civiles en matière de contentieux des étrangers et d'adoption, mais également de transmettre copie non anonymisée de ces mêmes décisions".

Traque aux étrangers au plus haut niveau de l'Etat

Le syndicat précise que, "pour le contentieux civil en matière d'étrangers, il s'agit de collecter ainsi les décisions prises entre le 1er et le 31 mai 2007, et pour les adoptions celles prononcées entre le 1er janvier et le 30 juin 2007".
Le Syndicat de la magistrature prévient que ce type d'opérations de collectes de décisions nominatives peut "entraîner de graves dérives en matière de contrôle des décisions de justice".
Il affirme que "ces demandes de la Chancellerie illustrent l'obsession du fichage et de la traque aux étrangers au plus haut niveau de l'Etat, et la volonté d'y associer l'autorité judiciaire (de nombreuses adoptions concernent en effet des enfants d'origine étrangère)".

Appel à ne pas suivre ces notes


Par ailleurs, le syndicat de la magistrature souligne que les noms des justiciables, ainsi que ceux des magistrats les ayant rendues, figurent sur ces décisions alors que "les audiences en matière d'adoption sont tenues en chambre du conseil et ne revêtent donc pas un caractère public".
Enfin, le SM revient sur "les tentatives d'intimidation des juges des libertés et de la détention de Bobigny en janvier 2006 - qui avaient été destinataires de listes où figuraient ceux d'entre eux qui avaient été le plus infirmés par la Cour d'appel après appels du Parquet ou de la Préfecture". Selon le syndicat, ces procédés d'intimidation "pourraient connaître, avec cette vaste opération de collecte de décisions, une ampleur inégalée".

Le Syndicat de la magistrature conclut son communiqué en appelant "les magistrats à ne pas communiquer ces décisions et à interpeller les chefs de Cour et de juridiction à ce sujet". 

NOUVELOBS.COM | 04.10.2007 | 12:23


Le masque tombe!...
Jeudi 4 octobre 2007

jeudi 4 octobre 2007, par radinrue.com

Mercredi soir, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu’il n’y aura aucune "pause" dans les réformes, mais aucune non plus dans la politique d’ouverture. Le Chef de l’état s’est exprimé devant les parlementaires UMP et Nouveau centre réunis à l’Elysée.

Le Royaume va mal, enfin, disons la république, face au number one ( on se la fait à la ricaine c’est plus "in"), les critiques à l’encontre du leader fusent, et se sont ses dauphins, ses amis, ses valets de l’UMP qui font vaciller le sable dans la vase : Un budget pas assez rigoureux, une stratégie d’ouverture qui passe mal, une réforme des institutions qui inquiète, l’affaire de l’ADN qui choque ( enfin notre jeunesse qui se dit rebelle préfère manifester pour sa gamelle contre le CPE que contre les tests ADN sur les étrangers ), bref ça va mal, si les amis de Nicolas Sarkozy s’y mettent c’est pas bon signe.

alors le roi a réunis durant 50 minutes ses sujets. Nicolas Sarkozy à briffé les députés et sénateurs réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée, alternant calinothérapie et menaces à peine voilées.

Premier obus : la politique de "rupture" sera poursuivie "jusqu’au bout" et "sans faiblir". Ces engagements, "chaque parlementaire de la majorité en est comptable", lance le roi-président Sarkozy. IL N’YAURA PAS DE "pause" avant les élections municipales, a répondu le président de la République Française à tous ceux qui prédisent un changement de cap en raison du ralentissement de la croissance.

"Nous allons ouvrir le plus grand nombre de chantiers possibles, et de surcroît en même temps", a-t-il expliqué. Puis les ordres fusent "la réforme tout de suite". "Ces réformes, j’irai moi-même les expliquer aux Français", a affirmé le président, rappelant le contre-exemple de la réforme des régimes spéciaux annoncée par Alain Juppé en 1995, mais ne disant pas quelle stratégie fallait mettre en oeuvre si les français restaient méfiant, exemple l’ADN… On rafistole, mais dans tous les cas on impose, leçon de démocratie, messieurs-mesdames.

Sarkozy a opposé une fin de non-recevoir à ceux qui déplorent la pause dans la réduction des déficits du budget 2008. Les politiques d’austérité "n’ont jamais rien résolu", selon le Président en excluant d’"imposer aux Français des politiques sacrificielles". "Si on faisait une politique d’austérité, (…) le résultat ce serait moins de croissance encore et plus de déficits". Dès lors, "il n’y a pas de plan d’austérité caché" ni "de tournant de la rigueur en préparation", a assuré le chef de l’Etat. "La réforme pour moi, ce n’est pas une purge".

Enfin Jean Paul avec ses 1200 euros par mois, et son loyer à 650 euros à du mal à suivre ce qui se passe, pourtant il a voté Sarkozy… mais bon le 15 du mois il est encore à - 500 à la banque… Bon Jean Paul abuse il vit au dessus de ses moyens, quel con celui là !

Revenons à Monsieur le Président, l’ouverture c’est pas fini, loin de là ( en fait ça pour le coup on s’en fout ). Mais les dauphins de sa Grâce à l’UMP s’inquiètent de voir l’intention de Nicolas Sarkozy de poursuivre la stratégie du "tout est bon à prendre partout" avant les municipales, pas de souci, le président à une réponse : l’ouverture à gauche n’est "pas un choix" mais un "devoir", celui de Nicolas Sarkozy président de tous les Français. "Si je ne fais pas ça, je me comporte en chef d’une majorité, pas en chef de l’Etat" … là dessus il n’a pas tort… Et puis à quoi bon grogner contre l’ouverture, en enfer comme au paradis tous ont une place, va savoir qui mérite laquelle…

Puis en donneur de leçon, celui qui n’a pas hésité durant sa campagne d’élections à plagier le pape avec le "N’ayez pas peur" de JP II prévient de ne pas tomber dans la "consanguinité", qui a "détruit des civilisations entières".

Le chef de l’Etat a aussi répliqué aux critiques qui montent sur la réforme des institutions préparée par la commission Balladur, notamment parmi les gaullistes. "Être fidèle aux fondateurs de la Ve République, ce n’est pas garder comme dans du formol une Constitution dont on ne modifierait aucune des virgules", a-t-il lâché, tout en assurant qu’il n’était pas question de "fonder une VIe République". — Ah ? Et pourquoi pas ? Tant qu’on y est, on est plus à ça près, Monsieur le président. Face a certains râles, le Président - roi rappelle à l’ordre ses oilles, à moins que ce soit une vocation sacerdotale enfouie ? : "Je suis conscient du devoir qui est le mien. Je vous demande d’être conscient du devoir qui est le vôtre" ( s’adressant aux parlementaires UMP ) "On forme une équipe et à l’arrivée, ce sera le succès de tous ou l’échec de chacun". Oups, c’est une belle phrase ça !

Le président n’a pas oublié de rappeler tout le bien qu’il pensait de Monsieur François Fillon, pour ceux qui auraient oublié qu’il existe encore un 1er ministre… mais bon c’est un peu "pas sympas" d’écrire ça, d’autres diraient : "c’est facile". Face au sermon du boss, du roi ou encore du chef de l’Etat, les dauphins ou les sages ( au choix dans le texte ) ne sont pas tous convaincu N. Sarkozy "n’a pas répondu à toutes les questions que nous avions", a estimé l’UMP Georges Tron. "Nous sommes fidèles, loyaux, mais simultanément nous demandons à ne pas avoir le sentiment d’être marginalisés", lance t-il à la presse en quittant le Palais Roy… présidentiel.

Pour sa part François Sauvadet du Nouveau centre et plus heureux, tiens ! Une conversion !! Il se "sen(t) très bien" dans la majorité d’ouverture. "L’ouverture, ça fait tousser les nostalgiques, ceux qui pensaient que pour gouverner la France, il faut un camp, un carré", déclare t-il, oubliant que au delà du formatage de l’ouverture il aurait été bien plus satisfaisant de cesser d’imposer - ne serai-ce que les taxes sur les disques durs et clefs usb ( un exemple parmi mile ) - mais aussi d’écouter… Ah, « l’écoute » voilà le secret de la véritable "ouverture", ce mot impunément galvaudé devient incomestible dans la politique actuelle…

ENFIN ne vous inquiétez pas, il y a de vaillantes chevalières ( parité oblige ) dans le Royaume, pour l’UMP, par exemple, Nadine Morano le discours "puissant et volontaire" du chef de l’Etat vaut le salut !

Alors salut !

www.radinrue.com le 4 octobre 2007 00h15 par : K.Mègue

Jeudi 4 octobre 2007

  
 
EADS, le fleuron aéronautique Français et Européen, a de plus en plus des airs de "mairie de Paris". Celle du temps des affaires du RPR ou la filouterie était érigée au rang de méthode de gouvernance.

Après s'êtres fourrés des millions d'Euros dans les poches à coups de Golden Parachutes les dirigeants du groupe sont maintenant dans la ligne de mire de l'AMF (Autorité des marchés financiers) pour qui la direction et les actionnaires d'EADS se sont rendus coupables "d'un délit d'initiés massif". Bigre, "massif", c'est du lourd.
 
 
QUARTIERS VIP DE LA SANTÉ
 
Noel ForgeardL'ex-patron Noël Forgeard et ses complices n'en avaient donc pas assez de leurs millions d'Euros d'indemnité de licenciement. Malgré une gestion calamiteuse, les retards du projet A320, les 10.000 emplois supprimés (c'est la rigueur, c'est la faillite ma bonne dame !) et la fermeture de trois sites, les très prévoyants dirigeants du groupe n'ont pas hésité à vendre leurs stocks d'actions EADS avant d'annoncer les mauvaises nouvelles et de faire chuter les cours. Ça s'appelle un délit d'initié et ça peut conduire aux quartiers VIP de la prison de la Santé.

Remarquez bien que dans leurs esprits les 90 millions d'Euros de plus-value récoltés valaient ce petit risque. Mais c'était sans compter l'AMF qui s'est empressée de transmettre sa note au parquet de Paris en précisant, et c'est le comble, que "le gouvernement était informé" mais aurait laissé faire. L'escroquerie ayant eu lieu entre 2005 et 2006 ce sont les inénarrables ministres des Finances de l'époque qui ont du mouron à se faire. Du moins l'un d'entre-eux, Thierry Breton, puisque le second se nomme
Nicolas Sarkozy et se trouve aujourd'hui protégé par l'immunité présidentielle.
 
 
PAS RESPONSABLE MAIS COUPABLE

BRETON, FORGEARD, EADSÉvidemment après de si troublantes révélations c'est le plan Power 8 de licenciements massifs et de rigueur salariale qui perd un peu de son crédit chez Airbus. Allez maintenant convaincre ces péquenots d'ouvriers et d'ingénieurs que cet habile stratagème a été élaboré dans leur intérêt. "Après tout c'est un peu de leur faute, ils n'avaient qu'à naître riche", comme on dit au Medef ou à l'UMP. Et puis ce n'est pas parce qu'on n'est pas responsable de la faillite qu'on ne doit pas payer les pots cassés.
 
 
 
 

Peachy Carnehan
Norden Star, 3 octobre 2007

Jeudi 4 octobre 2007
 
L'AMF, l'autorité des marchés financiers vient de lancer un réquisitoire impitoyable contre les dirigeants d'EADS, au premier rang desquels Noel Forgeard et André Lagardère, coupables d'avoir vendu des titres alors qu'ils connaissaient les difficultés d'Airbus. Ils ont vendu leurs actions à 30 ou 35 euros, empochant d'énormes plus values lorsqu'ils réalisaient leurs options, alors que quelques mois plus tard l'action ne valait plus que 18 euros et quelques. Imaginez le Titanic. Quand le Titanic a heurté l'Iceberg, les dirigeants du bateau se sont réunis, ils ont compris très vite que le bateau allait couler, et, pour ne pas créer de panique, ils n'ont pas dit aux passagers que le naufrage était inéluctable. Parmi ces dirigeants, l'armateur a sauté dans les premiers canots de sauvetage qui partaient à moitié vides, parce que les passagers croyaient encore à l'invulnérabilité du bateau. L'architecte, en revanche, est resté à bord et s'est noyé. Les deux étaient initiés. Les passagers ne l'étaient pas. 

Ce qui était valable pour le naufrage du Titanic le serait aussi pour le capitalisme ?

Oui. Et comme pour le Titanic, un problème de morale surgit . Car l'économie capitaliste ne peut pas exister sans les initiés. Ce sont les initiés qui font tourner le moteur capitaliste. Pour réussir, il faut connaître un marché avant les autres, avoir un brevet avant les autres, inventer une méthode de production avant les autres, financer une entreprise avant les autres etc. L'initiation est le nerf de la réussite concurrentielle. Bref, il faut anticiper. C'est pourquoi la notion de transparence, de concurrence pure et parfaite, chère aux libéraux, est l'une des plus sottes qui soit. Si tout le monde sait ce que tout le monde sait, il ne se passe rien. Personne n'avance. Imaginez qu'au foot, tout le monde sache, à tout moment, où le ballon va aller. Il n'y aurait plus de jeu.

Alors comment distinguer les bons initiés des mauvais?

Et bien le capitaine qui abandonne son navire avant les passagers est un mauvais initié. Non seulement il est moralement infâme, mais en plus, la loi l'oblige d'assurer la sécurité des passagers avant la sienne. De même dans une entreprise. La loi interdit d'utiliser des informations au détriment de l'ensemble des autres salariés. C'est ce qu'avaient fait les dirigeants d'Enron : ils envoyaient des mail aux salariés en leur disant « achetez achetez » pendant qu'eux vendaient à tour de bras.

Les stock options ont favorisé les délits d'initiés. Pire, les ventes des dirigeants d'EADS, ont précipité la chute de la valeur de l'action. A juste titre, le gouvernement s'oriente vers une taxation alourdie des stock-options. Le capitalisme s'est passé des stock options depuis sa naissance. Pourquoi ne pas les supprimer ?
Jeudi 04 Octobre 2007 - 07:55
Bernard Maris - France Inter in marianne2007.info

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