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Lundi 16 octobre 2006

Accueillie par des congas et des rythmes africains, la présidente de la région Poitou-Charentes a conclu sa visite dans l'île de la Réunion vendredi soir par un meeting à Saint-Joseph, dans le sud de l'île.

A Saint-Joseph, une ville qui affiche un taux de chômage de 52% et compte le plus grand nombre de Rmistes de l'île, Mme Royal a délivré un discours très social. Affichant sa "fierté" pour les valeurs socialistes, elle a ainsi fermement dénoncé "les précarités ultralibérales" provoquées par les politiques en place depuis 2002. Devant un gigantesque fond bleu frappé du slogan "Alon bouge ensamb avec Ségolène" ("avançons ensemble avec Ségolène", en créole), la députée, visiblement dopée par un séjour en terrain ami, auprès d'une fédération socialiste "royaliste" à près de 90%, a touché son public, parlant d'un "pacte social rompu".

Exemples à l'appui, elle se déclare favorable au "recrutement local", afin de protéger les jeunes diplômés réunionnais touchés par "un plafond de verre invisible". Et sur le thème du logement, elle vise les mairies de droite qui ne respectent pas la loi sur les quotas de logements sociaux. Sous l'emblème socialiste du poing et de la rose, elle s'attire les applaudissements en refusant que "l'argent aille à l'argent" et en demandant par exemple que les droits à défiscalisation dans l'île soient interdits aux "entreprises qui profitent de La Réunion" et ne font que de la spéculation.

Mais Mme Royal n'avait pas complètement oublié la métropole, et notamment le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "Promettre pour demain ce qu'aujourd'hui on est dans l'incapacité de faire, c'est le contraire de ma conception de la vie politique et de la crédibilité de la parole politique", a-t-elle accusé, rappelant que M. Sarkozy est ministre depuis 2002 dans les différents gouvernements du président Chirac.

Thème du chikungunya a l'appui, Mme Royal a également visé le Premier ministre Dominique de Villepin. "La République française a quand même les moyens de payer des vaporisateurs anti-moustiques à toutes les familles de la Réunion", a-t-elle ainsi lancé à Saint-Paul, dans l'ouest de l'île, dénonçant le manque de mesures de l'Etat alors que l'été austral approche et avec lui la menace d'un retour de ce virus qui a touché quelque 270.000 Réunionnais, en tuant 249. "Le gouvernement ne pourra pas dire deux fois qu'il n'était pas au courant"," a averti Mme Royal.

Encouragée par les vivas des militants et sympathisants socialistes de Saint-Joseph, elle semblait bien au-delà de l'investiture socialiste vendredi soir: "Seule je ne peux rien, mais avec vous, en 2007, tout sera possible".

AFP

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Dimanche 15 octobre 2006

Extrait de COURRIER INTERNATIONAL
ÉLYSÉE 2007 •  La voie Royal pour l'Europe
La candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, vient de faire sa première sortie sur le terrain européen. Une intervention largement commentée par la presse internationale, qui s'intéresse aussi à une autre candidate potentielle : Michèle Alliot-Marie.
Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, "la candidate la plus en vue pour la prochaine élection présidentielle en France, Ségolène Royal, a présenté, mercredi 11 octobre, sa recette pour l'avenir de l'Union européenne", note le Financial Times. Le quotidien britannique retient sa proposition pour "une révision de la fiscalité dans la zone euro", afin d'instaurer "une fiscalité européenne très incitative, tendant vers une TVA à taux zéro ou presque zéro en faveur des énergies renouvelables". Elle a également appelé à "sortir les dépenses de recherche du pacte de
stabilité".

Le quotidien financier s'arrête sur "une suggestion qui va exaspérer le Royaume-Uni et de nombreux entrepreneurs. Royal veut supprimer la possibilité pour une entreprise de dépasser les 48 heures de travail par semaine". Une position sur laquelle tous les Etats européens sont d'accord, sauf le Royaume-Uni. Elle a ainsi plaidé pour "l'harmonisation des règles de fonctionnement du marché du travail" entre les pays membres de l'UE et prôné l'instauration de "critères de convergence sociale" et de "minimas sociaux dans tous les pays européens". Concernant les points de friction franco-britanniques, "aucun sujet ne doit être tabou" pour Ségolène Royal, "y compris la politique agricole commune (PAC) et le rabais britannique".

Pour The Irish Times, "si les socialistes en France sont divisés sur le choix de leur candidat à la présidentielle, ils le sont beaucoup moins sur leur vision de la politique européenne", et les propositions de Royal sur l'Europe rejoignent dans l'ensemble celles de son parti. Elle est notamment "restée vague sur la question cruciale des institutions". Ainsi, le quotidien irlandais relève qu'elle a proposé "le lancement par la présidence française de l'UE, au second semestre 2008, d'une convention chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle". En fait, concernant les institutions européennes, la présidentiable socialiste s'est surtout "prononcée contre l'adoption d'un 'mini-traité' institutionnel européen qui serait élaboré après les élections européennes de 2009, une solution défendue par Nicolas Sarkozy", candidat probable de l'UMP à la présidentielle.
 
Par ailleurs, The Irish Times souligne que Royal "a soigneusement évité de donner sa position personnelle sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne", en se réfugiant derrière un référendum, comme le permet la Constitution française. "Mon opinion est celle du peuple français", a-t-elle déclaré. Elle a également évité de se prononcer sur "la réponse que devrait élaborer l'Europe face au militantisme islamique", poursuit sur un ton critique le quotidien irlandais.

Pour sa part, le
Jerusalem Post relève que "Ségolène Royal a apporté son soutien à la poursuite des efforts diplomatiques européens pour contrer la menace du nucléaire militaire iranien" et souhaité la "mise en place d'un parquet européen pour coordonner les moyens judiciaires de lutte contre le terrorisme". Elle a également appelé à "rétablir immédiatement" les aides européennes à l'économie des Territoires palestiniens et souhaité que l'Europe, qui doit selon elle être "une alternative à l'hyperpuissance américaine", prenne l'initiative d'une conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient, souligne le quotidien israélien.

Les débats sur la politique européenne et sur le rôle de l'Europe dans le monde ne manqueront pas d'agiter la campagne présidentielle et d'influer sur le scrutin. Pour le moment, Ségolène Royal continue à faire la course en tête face à ses rivaux du Parti socialiste, alors que, du côté de l'UMP, Nicolas Sarkozy accuse une baisse de popularité. "Chez les conservateurs français, les tensions se sont exacerbées entre les partisans de Nicolas Sarkozy et ceux qui sont restés loyaux vis-à-vis du président Jacques Chirac. La candidature jusqu'ici incontestée de Sarkozy est de plus en plus critiquée, même si le ministre de l'Intérieur et chef du parti de gouvernement UMP dispose encore d'une indubitable majorité à la base", souligne la Süddeutsche Zeitung.

"La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, tout juste 60 ans, est le dernier espoir des fidèles du gaullisme contre Nicolas Sarkozy et pourrait se lancer dans la course, même en solo", relève de son côté Le Temps. Mais, l'ennui, pour elle comme pour d'autres candidats potentiels, est que Nicolas Sarkozy règne en maître sur l'UMP, qu'il préside depuis deux ans, poursuit le quotidien de Genève. "Les chances de Michèle Alliot-Marie de s'imposer dans le processus de désignation officiel sont très minces." Pourtant, MAM l'affirme elle-même : "De nombreux militants me demandent d'être candidate ou me disent que je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal."
Hoda Saliby
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Dimanche 15 octobre 2006

Lu dans le journal MARIANNE du samedi 14/10/2006 :

Il est arrivé ici que l'on défende Laurent Fabius contre les lynchages dont il était victime. Nous en sommes d'autant plus à l'aise  pour stigmatiser l'incroyable et scandaleuse déclaration de l'ex-Premier ministre de Mitterand : Ségolène court après Sarkozy, qui court après l'extrême droite, donc Ségolène et l'extrême droite, c'est kif-kif. Que Fabius taille en pièces Ségolène, c'est son droit et peu nous chaut. Mais cette façon de fasciser systématiquement l'adversaire, à la façon des staliniens d'hier, d'étirer les amalgames de façon à renvoyer tout contradicteur dans le camp de Le Pen, à banaliser l'extrême droite, donc à faire objectivement le jeu du fascime. Ce n'est vraiment pas bien. Article signé du journaliste François Darras

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Samedi 14 octobre 2006

Sarkozy et la République : vive la schizophrénie !

Nicolas Sarkozy serait-il devenu schizophrène ? La question se pose après son dernier discours de Périgueux où il vante la République. Où est donc passé le Sarkozy de la discrimination positive ? Chut, ne le dites pas, mais il est encore là. Nicolas Sarkozy a remis ça. Il s'est à nouveau pris pour un grand défenseur de la République. C'était avant hier, lors d'un discours à Périgueux. Plus républicain que lui, tu meurs. Enfin c'est ce que lui, et ses conseillers, veulent essayer de faire croire. L'entreprise ne date pas d'hier. Elle commence le 9 mai dernier exactement, lors du discours que Nicolas Sarkozy a tenu à Nîmes. Elle continue sur le même registre le 22 juin à Agen et le 3 septembre à Marseille. Les Phocéens ont eu la surprise d'entendre dans la bouche du ministre de l'Intérieur que « sans elle (la République) vous aurez le communautarisme, la loi des tribus, chacun renvoyé à ses origines ethniques, à sa religion ». C'est pourtant le même Nicolas Sarkozy qui s'était fait le chantre de la discrimination positive et des préfets musulmans. Avant hier à Périgueux, le président de l'UMP a fait appel aux grands noms de l'histoire française, comme pour tenter de donner une légitimité à ses nouveaux habits de Marianne : « La République fraternelle c'est celle d'Eugène Leroy et des croquants, celle de Mirabeau et des droits de l'homme, celle de Victor Hugo et des « Misérables », celle de Jules Ferry et des instituteurs, celle de Jaurès et des dreyfusards, celle du Général De Gaulle et des Français libres. » Le modèle social français, que Nicolas Sarkozy s'est évertué à enfoncer à maintes reprises, s'en trouve aujourd'hui réhabilité à ses yeux : « Il y a bien une exception française à laquelle il est légitime que nous soyons attachés(…). Cette exception tient en trois mots : la Nation, la République, l'Etat. » Mieux, il déclare que « L'Etat s'abîme dans l'impuissance, la nation dans la repentance, la République dans le communautarisme, les discriminations, le chômage et la pauvreté. » Les lieutenants tiennent un autre discours Pourtant, Nicolas Sarkozy réussit l'exploit de se contredire dans le même discours quand il rappelle, quelques minutes après, son attachement à la discrimination positive qu'il oppose à la « discrimination négative ». Seul changement, il ne définit plus sa discrimination positive en fonction de l'origine, mais veut l'appliquer plus largement : « Je ne veux pas faire une discrimination positive sur des critères ethniques qui serait la négation de la République. Mais je veux que sur la base de critères économiques, sociaux, éducatifs, on mette tous les moyens nécessaires pour combler des écarts qui sont devenus insupportables et qui mettent en péril la cohésion nationale. » Problème : ses lieutenants tiennent un autre discours. Roselyne Bachelot déclarait le 30 avril 2006 à l'assemblée générale du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) que « la discrimination positive est au coeur de l'engagement de Nicolas Sarkozy ». Ce virage sémantique du candidat annoncé de l'UMP à la présidentielle peut surprendre. Pour comprendre, il faut voir du côté d'Henri Guaino. Ce proche de Philippe Seguin a rejoint Emmanuelle Mignon, jugée peut-être trop libérale, pour la préparation des discours de Nicolas Sarkozy. C'est lui qui avait soufflé à l'oreille du candidat Chirac de 1995 l'utilisation du thème de la fracture sociale, concept forgé par Emmanuel Todd. On comprend mieux, dès lors, le discours ostensiblement républicain du ministre de l'Intérieur. Et dans une France du « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen, le candidat Sarkozy préfère revisiter sa « rupture » pour la rendre moins cassante. Mais attention aux effets de style et de campagne. Car on se rappelle du destin de la fracture sociale au lendemain de la victoire de Jacques Chirac. Pour une fois, Nicolas Sarkozy n'est pas si différent du président de la République

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Samedi 14 octobre 2006

AP | 13.10.06 | 20:54 SAINT-DENIS DE LA REUNION (AP) --

Ségolène Royal rend désormais coup pour coup à Nicolas Sarkozy. Au deuxième jour de son déplacement à La Réunion, la candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle a répondu vendredi au discours prononcé la veille par le président de l'UMP en estimant qu'il se "moque du peuple".

"On a l'impression qu'il veut refaire un pays alors qu'il est numéro deux du gouvernement", a dit Mme Royal lors d'une conférence de presse à Saint-Denis. "Ce n'est pas ma vision de l'Etat. Lorsqu'on est au pouvoir, c'est pour en faire quelque chose. Il se comporte comme quelqu'un en exil qui va arriver en voilier et conquérir un pays". "C'est se moquer du peuple. Nicolas Sarkozy ne fait rien du pouvoir dont il est dépositaire", a-t-elle dénoncé. "Cela est la démonstration que s'il était dépositaire du pouvoir, il ne ferait rien."

La candidate socialiste réagissait au discours de M. Sarkozy à Périgueux, dans lequel le président de l'UMP a présenté son programme pour "un nouvel Etat, une nouvelle nation, une nouvelle République", et avancé des propositions dans les domaines de l'éducation, du fonctionnement de l'Etat, de la justice ou des inégalités homme-femme.

Ségolène Royal a rappelé que M. Sarkozy était ministre des Finances quand le gouvernement Raffarin a adopté une réforme des retraites "qui a fait reculer de manière drastique les droits des femmes".

"Ségolène Royal est bien mal placée pour donner des leçons de crédibilité politique", a répondu à Paris François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre des Affaires sociales a rappelé que la réforme des retraites votée lorsqu'il était en fonction "n'a pas limité les droits des femmes" mais proposé des "avancées qui n'existaient pas", telles que la diminution de la décote, la possibilité de cotiser à taux plein pour des femmes travaillant à temps partiel ou le maintien des avantages familiaux.

Dans la soirée, Ségolène Royal a esquissé les grandes lignes de son programme pour l'outre-mer lors d'un meeting à Saint-Joseph, dont le maire est Patrick Lebreton, le seul socialiste de l'île.

"Moi lé fier d'être avec zot ce soir (je suis fière d'être avec vous ce soir)", a-t-elle lancé, en créole, aux 2.000 sympathisants socialistes venus à sa rencontre. "Si on est de plus en plus nombreux, en 2007 tout devient possible", a-t-elle dit. "La victoire de 2007 n'est pas acquise mais l'histoire s'inscrit sous nos yeux. C'est nous qui allons décider de son issue. Je vous invite à écrire avec moi cette histoire."

La candidate à l'investiture socialiste s'est notamment prononcée pour une "remise à plat" de la défiscalisation dans les DOM (Départements d'outre-mer). "Il y a des côtés positifs mais aussi du négatif comme l'enrichissement personnel de certains. Il y a aujourd'hui un lobbying important derrière la majorité en place", a-t-elle jugé.

Ségolène Royal a aussi insisté sur "l'effort" à faire "pour un recrutement local". "Beaucoup de Réunionnais sont formés. Pourquoi ne les voit-on pas dans des secteurs comme le tourisme? Pourquoi n'y aurait-il pas un bonus pour les entreprises qui feraient un effort sur le recrutement local?", s'est-elle interrogée avant de préciser qu'il ne fallait pas non plus "tomber dans le régionalisme intensif".

Sans jamais citer le terme de "chikungunya", Mme Royal a déclaré "avoir interpellé le chef de l'Etat". "J'ai rencontré des associations qui m'ont expliqué que la population n'avait toujours pas de sprays anti-moustiques. L'Etat doit assumer sa responsabilité dans le mois qui vient. C'est une exigence de santé publique, une exigence citoyenne", a-t-elle affirmé.

La candidate à l'investiture socialiste a terminé son discours comme elle l'avait commencé, par quelques mots en créole: "Allon bouge ensamb, allon redresse La Réunion, allon redresse la France, Mi compte sur zot" (Bougeons ensemble, redressons La Réunion, Redressons la France, je compte sur vous).

Ségolène Royal a prévu de rester encore une journée sur l'île, samedi, hors de tout programme électoral.

--par Nicolas Vaux-Montagny-- AP

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Samedi 14 octobre 2006

article paru à la Réunionle Vendredi 13 octobre 2006  

«L'État doit tenir sa parole et la République ses promesses. C'est à cette condition que La Réunion pourra saisir sa chance de développement» a noté Ségolène Royal dans le meeting qu'elle a tenue ce vendredi soir 13 octobre 2006 à Saint-Joseph.

Elle a ensuite estimé «qu'ici plus qu'ailleurs en France, le pacte social est rompu» Elle faisait ainsi allusion à l'échec scolaire «qui est le double de celui de la métropole». L'un des moyens d'y remédier, disait-elle, est de recruter des enseignants réunionnais.

Elargissant son propos, elle déplorait que «trop souvent les jeunes Réunionnais diplômés n'ont pas accès aux postes à responsabilités dans les entreprises». Elle proposait que dans les appels d'offres, la préférence soit donnée aux sociétés favorisant le recrutement local.

Défiscalisation

Continuant sur le chapitre économique, elle remarquait que la loi de défiscalisation devrait être remise à plat «afin d'éviter les effets d'aubaine où l'argent va à l'argent.

La défiscalisation doit uniquement bénéficier aux entreprises investissement à La Réunion». Elle plaidait également en faveur de la mise en place d'un observatoire des prix et d'un observatoire de la société réunionnaise «pour déterminer les dysfonctionnements».

Disant qu'elle a «dans l'intelligence collective réunionnaise beaucoup de propositions et de solutions pour le développement de La Réunion», elle s'engageait «demain vous aurez les moyens de prendre en main votre développement».

«Le Président doit intervenir»

Plus tôt dans la journée la candidate à l'investiture du parti socialiste avait rencontré à Saint-Paul des représentants d'association de lutte de proximité contre le chikungunya. «J'interpelle le Président de la République sur la lutte contre le chikungunya. Il doit intervenir et taper du poing sur la table pour que toutes les crèches et les écoles de l'île soient équipées de moustiquaires et climatiseurs» a-t-elle déclaré. «Je suis stupéfaite d'apprendre qu'il n'y ait pas de distribution massive de répulsifs» a encore dit la présidente du conseil régional du Poitou-Charentes.

«Je demande également au Président de la République de faire en sorte que dans le mois restant avant le début de l'été, les ravines soient correctement nettoyées. Ce qui aurait aussi le mérite de créer des emplois» a ajouté Ségolène Royal.

Elle a aussi «interpellé le président» pour que soient organisées des opérations de distributions massives de répulsifs à toutes les familles de l'île».

«Je donne quitus au président»

Comme pour couper court à toute accusation de récupération politique, la candidate à l'investiture socialiste a noté, «la santé publique n'est pas le lieu pour des polémiques politiciennes et je veux donner au Président de la République quitus de ne pas savoir ce qui se passe ici. Mais je l'interpelle sur le sujet, il lui revient de taper du poing sur la table. L'État français a les moyens de distribuer massivement des répulsifs et d'équiper les écoles en climatiseurs et moustiquaires». Ségolène Royal quitte La Réunion ce samedi

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Samedi 14 octobre 2006

REUTERS Par David REVAULT D'ALLONNES

Libération : Samedi 14 octobre 2006 - 06:00

Les partisans de Ségolène Royal haussent le ton. Proche de la candidate, Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste et député de l'Essonne, réplique à l'intensification de l'offensive de ses concurrents.

Ségolène Royal se «réserve le droit» de ne pas participer aux débats. Fuirait-elle la confrontation ?

Ségolène Royal est une femme libre. Si certains veulent la faire passer sous la toise, ils en seront pour leurs frais. Le débat doit servir à éclairer les militants, non à multiplier les crocs-en-jambe, les vacheries et les comparaisons totalement déplacées. Quand Ségolène Royal dit : «Le contrat social est un élément constitutif de la Nation», on n'a pas besoin de lui faire un cours sur l'internationalisme, voire de laisser entendre qu'elle est socialiste-nationale. Nul besoin de la caricaturer à ce point. Je rappelle que, après le débat entre socialistes, il y aura une confrontation avec la droite. Et c'est la seule valable.

Sur l'insécurité, Laurent Fabius a appelé le PS à ne pas «courir» après Nicolas Sarkozy...

On peut penser que parler d'insécurité, c'est aller sur le terrain de la droite. Mais pas besoin de sous-entendus blessants pour l'affirmer ! Imaginez que ceux qui ne partagent pas les conceptions de Laurent Fabius lui rétorquent qu'il court après Arlette Laguiller... Dire qu'il y a des ghettos, que la tâche prioritaire des socialistes est de défendre les plus pauvres, premières victimes d'une violence de plus en plus dure, tenter de trouver des solutions alternatives à l'enfermement des mineurs, envisager deux enseignants dans les classes les plus défavorisées, cela n'a rien à voir avec le discours de Nicolas Sarkozy. Ségolène est populaire parce que, depuis longtemps, aucun dirigeant socialiste n'avait parlé sincèrement et honnêtement des problèmes quotidiens vécus par ces populations, les plus touchées par le système libéral.

Beaucoup ont trouvé un peu courte sa position sur l'adhésion de la Turquie, qui serait «celle du peuple français» ...

J'ai écouté l'ensemble de ses propos, non une phrase sortie de son contexte. Ségolène Royal a expliqué que le processus était ouvert, et qu'il faudrait beaucoup de pédagogie pour convaincre nos concitoyens. Qui est contre cette position ? Quand au fait de critiquer qu'un dirigeant socialiste s'en remette à la volonté populaire, les bras m'en tombent ! A moins d'avoir peur du vote de nos concitoyens. Mais j'avais justement compris, au soir du 29 mai, qu'il nous fallait désormais plus et mieux écouter...

Pourquoi Ségolène Royal n'a-t-elle pas, jusqu'ici, répliqué aux attaques ?

Il n'y a qu'un seul adversaire pour des gens de gauche : la droite. Revenir sur les dégâts de cette dernière vaut mieux que mille batailles internes où l'on cherche à vérifier la pureté des uns et des autres. Quand autant de nouveaux adhérents rejoignent le parti, ne leur donnons pas envie de repartir ! Je n'ai d'ailleurs pas aimé cette suspicion à l'égard de ces derniers, comme s'il fallait leur faire passer un examen «en robe de bure».

Les négociations autour des débats furent rocambolesques...

Plutôt précises et détaillées. Et c'est normal : il vaut mieux des règles fixées dans les moindres détails plutôt que de constater après coup les dégâts d'un débat qui aurait tourné au combat de catch.

Soutenue par nombre de hauts dirigeants du PS et de premiers secrétaires fédéraux, Ségolène Royal, qui s'est montrée la plus libre quant aux dogmes socialistes, est-elle finalement la femme de l'appareil ?

Le soi-disant «appareil» ne pèse pas : ce n'est pas parce que tel ou tel député prendra position que la «base» suivra comme des moutons. Penser l'inverse serait bien méprisant à l'égard des militants.

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Vendredi 13 octobre 2006

« Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel »

« Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel. C’est à nous, à l’écoute des inquiétudes et des espoirs des Français, de construire avec eux et forts des orientations de notre projet socialiste l’alternative crédible à la politique de la droite dont le pays a besoin. Car les Français ne veulent pas d’une fausse rupture. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d’invention, afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun. » Vitrolles, 29 septembre 2006

« Ambition transformatrice » contre « conformismes ambiants » :

« Il est normal que nous ayons, à gauche, plus d’appétence pour la pensée critique car comment fortifier et affûter une ambition transformatrice en phase avec les attentes des citoyens sans commencer par s’affranchir des conformismes ambiants ? » Université d’été d’Attac, 25 août 2006

« Cela vient de loin »

« La droite et la gauche, cela vient de loin : de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux attitudes opposées face au désordre des choses et aux injustices, deux conceptions du rôle de la puissance publique. » Vitrolles, 29 septembre 2006

« Il y a bien des réponses de droite et des réponses de gauche » « A toutes ces questions et à bien d’autres qui tenaillent les Français, à tous ces problèmes qui ne sont ni de droite ni de gauche – ce sont des problèmes, tout simplement - il y a bien des réponses de droite et des réponses de gauche. Sur l’emploi stable, sur l’avenir de l’école, sur l’avenir des retraites, sur la santé, l’environnement, les conditions de travail, le logement, les transports, la culture, la sécurité publique et la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence, dont le niveau jamais atteint est la marque de la faillite de la droite, oui, il y a des réponses efficaces et de gauche ! » Vitrolles, 29 septembre 2006

Egalité : « Pour la droite, au fond, les inégalités sont naturelles, elles sont le prix à payer pour le dynamisme du marché et chacun, d’où qu’il parte, est seul responsable de son point d’arrivée. Pour nous, l’égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre l’inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au cœur de notre engagement. Pour nous, « il faut subordonner, comme l’écrivait Jaurès, les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie » et donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi, pour nous, la liberté et la responsabilité individuelle, qui sont aussi des valeurs de gauche quoique parfois trop délaissées, appellent le renforcement des solidarités et des garanties collectives et non pas leur affaiblissement. C’est cela qui nous distingue de la droite. »

Sécurité : « C’est parce que nous avons le courage de regarder la réalité en face que je crois, moi, la gauche plus capable que la droite d’assurer la sécurité des biens et des personnes tout en offrant aux jeunes qui dérapent autre chose que la prison pour les recadrer. C’est l’ordre juste et la sécurité durable. »

Ordre économique juste : « Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite de préparer l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées. Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite d’instaurer un ordre économique juste fondé sur un pacte à trois – entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics – qui soutienne la compétitivité en misant sur le facteur humain, sur la formation professionnelle tout au long de la vie, sur la sécurité sociale professionnelle et sur l’excellence environnementale. » Education : « Je crois, moi, que la gauche est la seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort. » Vitrolles, 29 septembre 2006

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Vendredi 13 octobre 2006

« Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise »

« Les Français ne veulent pas de cette société du précariat et de l’insécurité sociale. Ils en ont assez de devoir s’endetter pour boucler leurs fins de mois. Ils refusent que l’Etat, garant du pacte social, manque à ses devoirs de protection. Ils s’inquiètent des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de leurs enfants. Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise. » Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

« Le pacte républicain est aujourd’hui malmené »

« La mondialisation sonne-t-elle le glas du rôle de l’Etat et condamne-t-elle la nation ? La globalisation financière met-elle forcément à bas les protections sociales ? Non ! (…) Quand on demande aux Français ce qui, pour eux, symbolise le mieux la France, ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières ni la langue, c’est le drapeau tricolore et la sécurité sociale. L’emblème de la République et les outils de la solidarité : voilà ce qui cimente en premier l’appartenance commune. Mais plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s’inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble et c’est l’Etat qui est garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd’hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s’il est encore viable, et si oui, comment l’actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?" Vitrolles, 29 septembre 2006

« Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République »

« Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République. La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques et fragilisée par un Etat qui se désengage. » Vitrolles, 29 septembre 2006

Une nation « porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant »

« Ils nous répètent que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique ne peut plus grand chose, que ce n’est plus l’Etat-Providence mais l’Etat minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire. Nous ne sommes pas d’accord ! Ils nous disent que la mondialisation a disqualifié la nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif national. Nous ne sommes pas d’accord ! Ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse : c’est en restant au service des valeurs de justice et de progrès que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et saisir ensemble les opportunités d’une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire comme le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Je crois que la nation, dans le monde d’aujourd’hui, est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie. Cette nation remplissant son devoir à l’égard de tous ses membres, je ne la veux pas frileuse, apeurée, défensive, doutant d’elle-même, mais au contraire, porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant ! » Vitrolles, 29 septembre 2006

« L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs. »

« La tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous » « Imaginer la France ne va plus de soi parce qu’elle s’est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue. Pour en tirer parti et fierté, la France, je vous le dis, doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. Oui, la France doit non seulement les reconnaître comme ses enfants légitimes, mais s’appuyer sur eux comme sur tous ses enfants. La France doit écouter ce qu’ils lui disent, notamment les moins nantis. Elle doit même comprendre ce qu’ils ne lui disent pas. Jusqu'à quand parlera-t-on de 2ème, de 3ème ou de 4ème génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe ? Jusqu’à quand parlera-t-on de Français « de souche » comme si les autres étaient… de feuillage ou de branchage ? C’est cela aussi la tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous. » Vitrolles, 29 septembre 2006 « Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde » « L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs. C’est une France qui reconnaît, en 2001, l’esclavage comme crime contre l’humanité. C’est une France qui demande, à juste titre, pardon pour la Rafle du Vel d’Hiv’ et le régime de Vichy. C’est une France qui refuse de reconnaître des « aspects positifs » dans la colonisation, système de domination et d’asservissement. Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde. Car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large. Car nous sommes de ce pays, la France, où l’on « vota la liberté du monde », où l’on fit une Constitution en pensant à l’univers entier. Car «c’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice » que la France se ressemble et se rassemble. » Vitrolles, 29 septembre 2006

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Vendredi 13 octobre 2006

« Je crois que la gauche est plus capable que la droite de préparer l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées. » Vitrolles, 29 septembre 2006

« Il faut investir massivement dans l’innovation et la recherche »

« Comment diviser par deux le chômage d’ici à 2012, comme le promet le PS ? Les pays nordiques y sont parvenus, la France en est capable ! Il faut investir massivement dans l’innovation et la recherche. Choisir un système gagnant-gagnant, et investir dans le nerf de l’innovation et des activités de demain : l’éducation et la recherche. » Challenges, 13 avril 2006

« Notre recherche devra être, après 2007, une vraie priorité nationale » « Si de nombreux chercheurs s'installent aux Etats-Unis, c'est parce qu'on leur donne là-bas les moyens de travailler dans de bonnes conditions. Notre recherche est aujourd'hui asphyxiée : elle devra être, après 2007, une vraie priorité nationale. » Le Monde, 23 juin 2006

« L’Etat un rôle déterminant » « L'Etat a un rôle déterminant. Même dans les pays qui se disent libéraux, il intervient plus qu'on ne croit. Aux Etats-Unis, la recherche et l'innovation bénéficient d'investissements publics importants, civils et militaires. En Suède, si à l'aise avec la mondialisation, le modèle d'Etat est très poussé, modernisateur, redistributeur, solidaire, financeur actif de la recherche. » Le Monde, 23 juin 2006

L’Etat doit intervenir pour instituer une fiscalité très incitative… « La première mesure à prendre de manière massive, c’est un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l’innovation. » Le Monde, 23 juin 2006

…faire prévaloir les projets de long terme… « L'Etat, lui aussi, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il doit investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme. » Le Monde, 23 juin 2006

... notamment pour préparer l’après-pétrole « Il faudra une politique d’innovation très volontaire : lorsque les Suédois se mobilisent pour préparer l’après­pétrole, ils sécurisent leur croissance de demain. Lorsque la région Poitou-Charentes noue avec OSEO un partenariat unique en France, c’est pour renforcer son soutien aux entreprises innovantes en débureaucratisant les systèmes d’aides.» Challenges, 13 avril 2006

« L’Europe par la preuve » : « stimuler l’Europe de la recherche ».

« Je vois, pour ma part, deux chantiers majeurs pour amorcer cette «Europe par la preuve» : l’environnement et la recherche. Comment ne pas voir que, dans tous les pays européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? (…) Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour faire reculer ces maladies souvent directement liées à la présence de pesticides dans l’alimentation ? Nous avons les intelligences techniques et le potentiel de recherche nécessaires. Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques. » Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

Ségolène Royal a fait 7 propositions pour une "refondation des objectifs européens". La 3ème proposition porte sur l’Europe de la recherche et de l’innovation : « Sortir du pacte de stabilité les dépenses relatives à l’innovation et à la recherche, augmenter les budgets dans ce domaine » « Stimuler l’Europe de la recherche. L’Europe continue à avoir du retard sur les Etats-Unis en matière de recherche-développement. Or, la recherche est l’élément clé pour assurer la compétitivité de l’Europe et une croissance durable comme cela a été bien souligné dans la stratégie de Lisbonne. L’éparpillement des budgets et souvent leur faiblesse dans les Etats membres, la mise en concurrence des équipes alors que des synergies seraient plus efficaces sont responsables des faiblesses actuelles. Il faut promouvoir et renforcer, lorsqu’elle existe, une logique de réseaux entre équipes de recherche, et augmenter très fortement le budget de la recherche dans le prochain budget européen. » « L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale

« Le budget européen doit être sensiblement augmenté, avec une priorité à la recherche et au développement »

« La limitation à 1% du PIB du budget européen, soutenue actuellement par la France, prive l’Europe des moyens de mettre en place les politiques rendues nécessaires par les enjeux actuels. Le budget européen doit être sensiblement augmenté, avec une priorité à la recherche et au développement. Aucun sujet ne doit être tabou, ni la PAC ni le « chèque britannique ». Ce qui doit être clair, c’est que le réexamen des politiques anciennes et leur nécessaire rénovation ne doivent pas servir de prétexte à une baisse de budget et à des ambitions en retrait en matière de politiques communes. Une révision à mi parcours (2008) va revenir à la France. Il faut donc s’y préparer. » « L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale

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"Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux" Chateaubriand dans les Mémoires d'Outre-Tombe

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
Jean Jaurès Discours à la jeunesse 1903


"Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes pour inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle."

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