Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Bonjour

Nous avons voté
pour une "vraie force d'opposition constructive.."

 
         

 

 

Vous êtes sur le blog des comités locaux de Désirs d'Avenir de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur.
Nous nous inscrivons, au plan local, dans la démarche de Désirs d'Avenir et souhaitons promouvoir une nouvelle manière de faire de la politique, fondée sur la démocratie participative, consistant à mettre les citoyens au coeur de l'action publique.

Que vous soyez sympathisant ou adhérent du Parti Socialiste, n'hésitez pas à nous contacter (
desirsdaveniracreteil@hotmail.fr) si vous souhaitez participer à l'action des comités locaux de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur ou simplement être informés de nos activités.
 

Par mesure de sécurité (virus et autres), les commentaires comportant des liens vers des sites non identifiés seront supprimés.

             Internautes : envoyez vos messages pour parution à yc5blog@aliceadsl.fr ou segocreteil@orange.fr 

En cas de nécessité vous pouvez contacter l'auteur du blog en cliquant sur "contact" tout en bas de chaque page

Pour accéder au "Site public" du  PS de Saint Maur cliquez    ICI   

Pour accéder à toutes les vidéos de Ségolène, cliquez ici

Pour aller voir PS TV, cliquez là!


PLUS QUE JAMAIS, RASSEMBLONS-NOUS !
(cliquez ci-dessous pour )
Adhérer à Désirs d'Avenir
 (Association Loi 1901) 



Mercredi 21 mai 2008

Deux évènements majeurs de l'histoire récente du Parti Socialiste ont pesé lourd dans la défaite de la gauche aux élections présidentielles.

Le Congrès du Mans , tout d'abord, qui a donné lieu à une dramaturgie de façade vers une synthèse finale sensée rassembler les socialistes. Cette synthèse , vide de sens et foulée aux pieds par les responsables socialistes, a discrédité le Parti Socialiste dans sa capacité à proposer un projet à nos concitoyens. Puis, ce fut l'organisation de primaires internes à quelques mois seulement du scrutin présidentiel. D'une volonté de mener un débat démocratique exemplaire et transparent, cet exercice s'est transformé en une bataille qui laissa des traces profondes dans les mois qui suivirent au Parti Socialiste.

Malgré un parti socialiste désorganisé, les militants socialistes ont fait une campagne électorale de terrain participative, innovante et enthousiaste. Avec une fierté retrouvée, et malgré la défaite, les militants ont dit merci à Ségolène Royal au soir du deuxième tour. Car, chacun des militants gardait en mémoire le silence volontaire, les coups bas de ceux des socialistes qui n'avaient pas emporté la primaire. Car, chacun des militants gardait en mémoire l'effet dévastateur des attaques menées contre Ségolène Royal par ses challengers socialistes et reprises par Nicolas Sarkozy tout au long de la campagne électorale.

Le 18 mai 2008, « Rénover Maintenant » a décidé de se rapprocher des socialistes qui veulent renouveler cette même stratégie suicidaire. Dans cette volonté de séparer l'orientation politique du Congrès et l'élection présidentielle, ils veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral au nom d'une ambition qui ne dit pas son nom.

Aujourd'hui, le temps de la clarification et de la cohérence est venu pour le Parti socialiste. Le prochain Congrès doit être utile et constituer un temps fort de la refondation de notre parti. Le projet que nous choisirons au Congrès de Reims devra être porté par notre premier secrétaire aux présidentielles de 2012. Parce qu'alors, nous aurons collectivement le temps de construire notre projet. Parce qu'alors, les socialistes arriveront sereins aux présidentielles de 2012.

C'est pourquoi , membres fondateurs de Rénover Maintenant, nous avons décidé de démissionner de notre courant. Nous ne pouvons, aujourd'hui, accepter de cautionner une stratégie de chaos destinée à préserver les postures de quelques-uns . Il en va du respect envers tous celles et ceux qui comptent sur le Parti socialiste pour leur apporter un espoir.

Nous voulons rester fidèles à la rénovation de notre parti pour laquelle nous avons oeuvré toutes ces années. Nous avions fait le choix en 2007 de soutenir Ségolène Royal . Elle a porté nos idées au delà de nos espérances : démocratie participative, réforme institutionnelle, développement durable, pacte social européen. Aujourd'hui, nous faisons le choix de continuer avec elle le travail de rénovation entrepris.

---------------
Yvette Roudy, Vice présidente de Rénover Maintenant et ancienne Ministre
Françoise Mesnard, Vice-présidente de Rénover Maintenant ministre et Vice-Présidente de la région Poitou-Charentes
Béatrice Arruga, Membre de la Direction Nationale de Rénover Maintenant et Vice-Présidente de la région Centre

Mercredi 21 mai 2008

Édito Lausanne FM – Lundi 19.05.08 – 07.50h

On aime ou non Ségolène Royal, mais il faut bien avouer que l'ancienne candidate à la présidentielle française ne manque pas d'une certaine suite dans les idées. N'avait-on pas maintes fois, comme pour Pascal Sevran, annoncé sa mort : la voilà, toujours, qui resurgit. Et qui vient d'afficher ses ambitions : devenir première secrétaire du PS.

Sur le poste convoité, elle a raison : le seul moyen d'accéder au plus haut niveau, en France, c'est de diriger l'un des grands appareils politiques, à gauche comme à droite. François Mitterrand ravissant à la vieille SFIO, celle des Mollet et des Savary, au congrès d'Epinay, en 1971, le parti socialiste. Jacques Chirac prenant à la hussarde l'UDR aux barons décatis du gaullisme, en 1976, avant d'en faire sa chose, sous le nom de RPR. Nicolas Sarkozy prenant le contrôle de l'UMP, comme tremplin présidentiel.

L'objectif est juste, et Ségolène Royal a d'autant plus raison de le viser qu'elle est, à l'interne, détestée de tous. En politique, c'est un avantage précieux : être haï de ses pairs, avoir face à soi ces éléphanteaux qui ne demandent qu'à vous piétiner, voilà qui permet de les attaquer de front sans états d'âme. En politique, l'ennemi est toujours dans le camp, dans la famille, c'est un peu l'univers de Mauriac, avec ces haines intestines, rentrées, dans la bourgeoisie bordelaise d'avant-guerre.

Nœud de vipères, d'autant que l'un des éléphanteaux n'est autre que son ancien compagnon, père de ses quatre enfants. Visage d'apothicaire, le Monsieur Homais du paysage politique français, mais esprit très vif lorsqu'il s'agit de trouver les armes pour conserver sa boutique. Diable, de Mauriac nous serions passés à Flaubert, mais toujours la puissance de cette Province, ici girondine, là normande, ou encore poitevine pour Ségolène, et là aussi c'est un avantage : cette candidate de 2007, moins bonne que Sarkozy sur le fond, avait sur lui l'avantage de ressembler à la France. Cette fois-là, ça n'avait pas suffi. Mais demain, après-demain ?

Il ne faut pas sous-estimer Ségolène Royal. Contre le cuir et la masse des éléphanteaux qui se ressemblent et peut-être s'annulent, en voilà une qui s'affiche et qui existe. Oh, je ne prétends pas qu'elle ait l'envergure, ni le génie politique, de refaire le coup d'Epinay (en 1971, François Mitterrand était un solitaire, face à l'appareil), mais elle a raison de se lancer dans ce combat. Contre le maire de Paris, je ne suis pas sûr du tout qu'elle parte nécessairement perdante

Lundi 19 mai 2008

"Je pense qu'aujourd'hui le monde a changé et que le Parti socialiste doit changer"

 

Ségolène Royal sur RTL

 

 

"Je l'ai fait par transparence, par sincérité, par clarté, par cohérence".

"Je pense qu'aujourd'hui le monde a changé et que le Parti socialiste doit changer, que les socialistes doivent changer pour répondre aux nouveaux défis du temps présent".

"J'ai beaucoup réfléchi avant de dire une chose comme celle-ci. J'ai réfléchi aussi avec ceux qui m'entourent, les équipes. Il y a encore beaucoup de travail à faire, de clarifications politiques à apporter".

Sur ses adversaires potentiels, elle a noté les "différences" existantes avec ses positions, notamment sur la démocratie participative.





Ségolène Royal était ce matin l'invitée de RTL après s'être officiellement déclarée candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. "Le monde a changé et le PS doit changer pour répondre aux défis du temps présent" a-t-elle déclaré pour justifier sa démarche. Elle a également défendu la "démocratie participative" critiquée par Bertrand Delanoë dans une tribune. Un texte rédigé "avec Lionel Jospin" souhaite préciser la présidente de la région Poitou-Charentes qui y voit une "certaine conception de la politique".

Dimanche 18 mai 2008
Samedi 17 mai 2008

16 mai 2008
Devant plusieurs centaines de militants réunis dans le XXe arrondissement, pour un atelier citoyen Ségolène Royal a annoncé que
“Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j’assumerai les responsabilités qui en découlent. Il ne serait pas compréhensible que je n’avance pas avec les militants. Il y a un principe de sincérité que je suis depuis toujours... Si les militants en décident ainsi et l’estiment utile pour le parti socialiste, j’accepterai avec joie et détermination d’assumer cette belle mission de chef du parti”

Ségolène Royal a précisé que, pour conquérir le Parti Socialiste, elle ferait "une offre politique aux militants sous forme d'une contribution", dont la rédaction commencera dès la semaine prochaine pour être déposée au plus tard le 1er juillet, en vue d'une motion.

Ségolène Royal a d'autre part annoncé le soutien, d'ores et déjà, de 25 premiers secrétaires de fédérations départementales.

Samedi 17 mai 2008
Ségolène Royal, le 16 mai 2008.

Chers amis,

Je voudrais commencer par vous remercier d’être venus si nombreux à cet atelier citoyen organisé par le Pacte rénovateur. Merci à vous David, Dominique, Thomas, pour votre travail, merci à tous ceux qui ont participé à la rédaction des synthèses, et merci enfin à ceux qui se sont exprimés ce soir. 

La consultation participative pour préparer le congrès est une démarche indispensable et rassembleuse. C'est une démarche de respect. Et les militants méritent ce respect, eux sans qui aucune victoire ne serait possible. On a vu dans les deux synthèses présentées ce soir que vous avez les mots justes.

Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de la droite.   

C’est parce que nous sommes profondément attachés à notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti avec de très nombreux adhérents, le parti de toute la société française, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile et serein, qui permette une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.

La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les anciennes méthodes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction. 

C’est pourquoi nous avons choisi cette méthode, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble, pour être à la hauteur de notre tâche historique dans cette période où les Français sont profondément inquiets. Ce travail, nous l’accomplissons avec les acquis des trois forums de la rénovation conduits par François Hollande et l’actuelle direction sur le marché, la nation et l’individu.

Dans la continuité de l'espérance soulevée dans la campagne présidentielle puis des bons résultats des élections législatives et municipales, les socialistes peuvent et doivent réussir un beau congrès. Je ferai tout pour cela. 

Et si l'on veut une gauche qui permette à chacun d’être acteur de sa propre vie et donc de la société, parce que les deux vont de pair, alors c'est une gauche qui doit permettre la prise de parole de chacun et qui prend en compte la parole de tous.

D'ailleurs nous nous sommes tous sentis socialistes quand un homme a dit un jour, en 1990, dans un discours sur les banlieues : « Sans la participation la plus large de tous, il n'y aura pas d'identité, il n'y aura pas de dignité, jamais non plus il n'y aura de citoyenneté ». Cet homme, c'était François Mitterrand. C'est auprès de lui que j'ai forgé mes convictions, que j'ai appris ce que qu'était la politique, lui qui répétait : la « politique, c'est parler aux gens »

Cet homme là, le 13 juin 1971, lors d'un congrès fondateur pour le parti socialiste, à Epinay, cet homme, appuyé par Pierre Mauroy pour réussir la mutation et la modernisation, avait dit aussi ceci : « la démocratie... finit par manquer d'imagination, par confisquer tout cela au citoyen, à l'individu, à celui qui veut lui même être capable, par l'information et par la formation, par le dialogue et aussi par l'organisation des partis de gauche, capable de penser lui-même et de décider ». Que dire de plus pour convaincre ceux qui déforment ou dénigrent la méthode que nous avons choisie.

Cette consultation, contrairement à ce que j'entends parfois, ne part pas de rien. Nous y proposons, avant les 10 questions, les valeurs qui nous rassemblent et un diagnostic de la période 

Les sept valeurs et objectifs qui nous guident 

1.Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2.Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3.La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4.La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5.Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6.Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7.La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

Les dix sources d’inquiétude des Français

1.   un capitalisme qui perd la tête ;

2.   la dégradation du niveau de vie ;

3.   les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4.   l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5.   le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6.   le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7.   le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8.   l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9.   les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. une planète menacée d’autodestruction. 

Bien sûr que les militants et les Français veulent des réponses ! Mais pas n'importe lesquelles : des réponses efficaces parce que fondées sur une juste perception des attentes du peuple français, des problèmes qu'il affronte, des obstacles qu'ils rencontrent.

Je crois que s'écouter et échanger entre responsables et citoyens, c'est le contraire du « populisme démagogique». C'est même le meilleur moyen de lutter contre le populisme qui surfe sur les peurs et les sentiments de ceux qui se sentent délaissés, abandonnés à leur solitude, parfois même méprisés. Vingt-cinq premiers fédéraux ont adhéré à cette démarche, animée par Vincent Peillon. Gérard Collomb, François Rebsamen ont signé un texte de maires. Maxime Bono a lancé un appel ouvert à d’autres élus, déjà une cinquantaine de ma région. 

Le populisme se méfie comme de la peste des citoyens informés et éclairés capables de se placer du point de vue de l'intérêt général d'un territoire, petit ou grand. Ou d'un parti politique !

Alors je le dis ici, je le redis : oui le responsable politique doit décider, trancher, oui il doit prendre ses responsabilités. Parfois d'ailleurs en allant à contre-courant de l'opinion dominante. Mais les conditions dans lesquels il décide et prend ses responsabilités ont profondément changé. L'heure du politique jupitérien, omniscient et omnipotent, qui décide dans la solitude de son bureau du destin du pays, cette heure est passée. L'heure du politique élu tous les cinq ans, qui décide, entouré d'experts, sans écouter les citoyens et évaluer auprès d'eux ses décisions, cette heure là aussi est dépassée. La première année de présidence Sarkozy ne m'a pas fait changé d'avis sur ce point ! C'est le moins qu'on puisse dire. Chacun constate aujourd'hui les dégâts causés par un pouvoir enfermé dans sa surdité aux malaises et aux colères. 

Aujourd'hui, non seulement N. Sarkozy n'a pas su rétablir la confiance mais la défiance est revenue encore plus fortement. Parce qu'il n'a pas mobilisé les acteurs individuels, sociaux, économiques et politiques de la société française. Et de ce fait, le fossé entre les gouvernants et le vécu des Français est revenu bien vite. Là réside une des causes profondes de cette déception. A la racine, il y a une pratique du pouvoir, une conception de l'Etat et de la société qui est erronée, inefficace et aux sources de désordres. Ce discours volontariste qui ne s'est appuyé ni sur la démocratie parlementaire, ni sur la démocratie sociale ni sur la démocratie citoyenne a conduit non seulement à l'abaissement de la fonction présidentielle mais à la révolte sociale comme elle s'est manifestée hier dans toute la France pour défendre les services publics, ciments de la Nation.

Fragilité démocratique, faiblesse économique, dureté sociale. Dans ce moment d’inquiétude et d’abaissement national, nous devons avoir une grande ambition collective. La France s’enfonce dans une crise multiforme. Nous devons nous préparer à tracer un chemin. Cela suppose d’oser nous remettre en question, nous remettre en mouvement. Pour préparer la France de demain, il nous faut construire la force politique capable de porter cette exigence et cette dynamique. Le Parti socialiste est cette force. Toute son histoire en témoigne. Il est l’héritier d’une grande tradition de luttes intellectuelles, politiques, sociales, sociétales.

Il a su, à chaque moment de son histoire, se transformer. La fidélité à ce que nous sommes, à l’idéal qui est le nôtre, aux combats de nos prédécesseurs, se mesurera à la capacité qui sera la nôtre de leur donner de l’avenir, à recréer le mouvement, à relancer l’espérance, à retracer des perspectives. Exercer notre responsabilité, être à la hauteur de nôtre tâche, c’est proposer une mutation, c’est créer les conditions pour ouvrir tous ensemble un nouveau cycle politique. C’est ce que les françaises et les français attendent de nous : ce sera une étape essentielle de la reconquête de leur confiance, ce sera un élément déterminant pour pouvoir réussir notre action lorsque nous aurons à nouveau la responsabilité du destin du pays. Nous pourrons convaincre que nous pourrons demain transformer la société française, la remettre en mouvement, avec efficacité et justice, si nous sommes capables de nous transformer nous-mêmes, sans rester figés, immobiles, avec les mêmes méthodes, les mêmes discours, les mêmes synthèses ! C'est pourquoi je prends ici devant vous cet engagement : dans ce congrès, je parlerai aux militants comme aux Français. Pas de faux débats, de postures théoriques, de formules toutes faites soi-disant pour flatter les militants. Je ne veux pas flatter les militants, je veux les respecter et les convaincre. 

Notre démarche, aujourd'hui, ce doit être de relancer la gauche, comme le faisait François Mitterrand il y a 35 ans. A quoi sert le Parti socialiste ? Nous croyons qu'entre la liberté d'entreprendre et la liberté d'écraser, il y a un espace assez vaste où chacun puisse être debout et mouvement.

Le congrès socialiste sera utile au pays et aux Français, quand il aura conforté, renouvelé ou complété ses idées et ses propositions, pour que chaque français puisse être debout et en mouvement. Cela, il le fera à partir des acquis de ses années de combat et de travail, à partir de l’expérience de la campagne présidentielle, à partir des attentes des forces sociales et syndicales et de la prise en compte des profondeurs du pays. Le parti socialiste n'est pas une fin en lui-même, c'est la valeur démocratique dont la France a besoin, pour que la gauche soit en situation crédible d'incarner le changement. 

Je crois que le parti socialiste est capable de dépasser des clivages qui l'affaiblissent dans des confrontations. Pour ou contre la mondialisation, réalisme économique ou justice sociale, prévention ou répression, ouverture ou non des frontières aux flux migratoires, j’en oublie : ce n’est pas par un équilibre savamment dosé entre des contraires que nous sommes clairs. Nous sortirons des impasses par l’innovation et la conviction politiques et par le vote des militants sur des lignes politiques assumées : une vision de gauche pour la société réelle, telle qu’elle est aujourd’hui, pour le monde tel qu'il est. Une gauche sûre de ses valeurs – la justice d’abord, mais décomplexée face aux réalités. 

Le PS est bien à la croisée des chemins, ceux de la renaissance ou du sur-place.  

Le succès des municipales ne doit pas occulter la montée des abstentions. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d'adhérer au ps. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers, la France métissée qui est venue massivement voter à l'élection présidentielle. Moi je veux que ces électeurs restent, viennent au parti et pèsent sur la transformation de la société.

En revanche, là où le parti a su irriguer partout, c'est par ses élus. Et nous devons, en repensant notre organisation, irriguer davantage notre projet national par les actions, les innovations, les réussites, les valeurs mais aussi leurs applications et qui nous valent l'estime des gens. 

Nous devons tout faire garder une partie importante des adhérents venus nous rejoindre On n'a pas su les garder... Parfois même on n'a pas voulu les garder, ces militants différents qui venaient troubler les équilibres savants installés depuis des années ... Mais la diversité des militants il faut la défendre, c'est comme la biodiversité, elle est indispensable à notre survie ! Et comme pour elle, le recul de la diversité serait un signe de déclin. Le signal de la forte abstention lors des élections municipales ne doit pas nous laisser indifférents.

Réussir la mutation du parti socialiste, c'est se fixer trois obligations:

·       ouvrir le PS et faire évoluer son militantisme ;

·       définir les lignes de forces d'un projet politique pour les quatre prochaines années ;

·       rassembler un parti uni, fort et renouvelé, ce qui permettra d'ailleurs de réussir les échéances électorales si proches des européennes et des régionales et de les aborder de façon offensive. 

 
¤¤¤
Chers amis, chers camarades

Je sillonne la France depuis de longues années maintenant ; cet hiver encore, j’étais sur les routes pour soutenir nos candidats dans les mairies. Et partout le même constat, partout cette impression que l’avenir nous file entre les doigts, partout la blessure de sentir que nous ne sommes plus maître de notre destinée. Je sais que les Français aujourd’hui – et les jeunes surtout – n’ont pas peur de leur avenir ; non, ils ont peur de ne plus avoir d’avenir. 

Les transitions sont toujours difficiles et inquiétantes entre ce qui n'est déjà plus et ce qui ne semble pas encore être là. C'est mon rôle d'indiquer comment je vois les lignes de force qui se dégagent, et quelles conséquences on peut en tirer pour agir juste et fort. C’est toujours ainsi que j’ai conçu mon rôle de responsable politique : à l’écoute pour mieux éclairer le présent et décider pour l’avenir.

Le monde est devenu plus violent, plus inégalitaire, plus risqué, plus contradictoire : nous n’avons jamais été aussi riches et pourtant les destins sociaux n’ont jamais semblé aussi scellés et rigides ; les individualités veulent s’exprimer, parfois dans leur toute puissance, et pourtant le besoin de règles collectives n’a jamais été aussi intense ; les énergies doivent être libérées, mais pas au prix d’un démantèlement des protections et des sécurités sociales ; notre maîtrise technologique est inédite et pourtant nous n’avons jamais été aussi fragiles face aux désordres que nous provoquons (OGM, réchauffement) ; 

Les bouleversements de la mondialisation ne sont pas seulement à notre porte, à nos frontières. Ils sont déjà en nous même, car la France ne s’est jamais construite à l’abri du monde. Ce monde qui advient, nous ne pouvons pas l’affronter avec un Parti qui repousserait son rendez-vous avec l'Histoire et cèderait à la tentation d'un ajustement superficiel.

Au fond, nous savons tous qu'il faut poser les problèmes différemment si nous voulons, ensemble, pas simplement entre socialistes mais avec tous les Français, sortir par le haut du gâchis d'aujourd'hui et de la France atone que nous laisse Nicolas Sarkozy.

Le parti socialiste doit être une envie, une énergie, une rigueur. Le PS doit devenir le parti que l'avenir trouve utile.

Alors comment aime t-on un Parti ? 

On peut aimer une histoire – nous aimons celle de la France, 

On peut être fière d'un héritage – nous sommes fiers de celui d’une gauche qui sait gagner quand elle le veut

On peut vouloir s'inscrire dans un grand récit qui a su porter l'espoir et changer vraiment les choses – nous nous inscrivons dans l’histoire socialiste française.

On peut aimer les militants qui s'engagent, qui sont portés par leurs convictions, qui consacrent leur temps et parfois leur vie entière à un idéal. 

On peut aimer ceux qui savent résister dans l'adversité, qui prennent des risques et qui rêvent au-delà des déceptions du présent.

Ils sont nombreux au Parti socialiste. J'en connais beaucoup. Je les respecte tous. Et n'oublions jamais ce parti de la base qui fédère autour de lui les espérances comme à Charlety et dans tous les rassemblements populaires

Mais je sais aussi que les sentiments ne sont jamais aussi forts que lorsque nous sommes entraînés ensemble dans une dynamique d'avenir. C'est pourquoi avec les milliers de celles et ceux qui ont porté leur pierre à cette consultation, je vous confirme que nous ferons une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion qui s'adressera aussi aux Français qui sont à l’écoute de ce que nous faisons et disons.

Nous savons tous que le Parti socialiste a besoin d’un leadership et d’une équipe pour le conduire, car un Parti n’est jamais distinct des hommes et des femmes qui le font vivre.  

Ma conception du leadership, mon expérience, la réflexion collective, me pousse à dire aux uns comme aux autres, aux socialistes comme aux Français, ce que je crois juste, ce que je crois efficace, ce que je crois conforme à nos valeurs, ce que je crois capable de constituer un guide pour l'action. Il n'y a pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs. Les militants n'en veulent pas. En ce qui me concerne, je l'ai prouvé, le débat sera respectueux et maîtrisé. Le vrai risque ce n'est pas l'affrontement ; c'est que sous prétexte de l'éviter, rien ne change. Vous ne trouverez jamais non plus jamais dans ma bouche des mots désagréables ou désobligeants pour ceux qui, autour du Premier Secrétaire, conduisent le Parti jusqu’au Congrès en ayant gagné des batailles et protégé notre unité.

Nous allons porter ensemble des orientations, une conception du renouveau du socialisme en France. Nous allons défendre l'idée de créer un parti socialiste, qui soit le centre de gravité pour toute la gauche. Tout cela sera en débat.

Les militants et eux seuls apprécieront et voteront. Je veux un congrès intéressant et généreux qui s'élève et qui nous élèvent par le débat d'idées. Et vous pouvez compter sur moi pour le monter d'un cran.

Alors, si les militants partagent de manière significative les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent. Pour ces adhérents comme pour nos millions d’électeurs, il ne serait d’ailleurs pas compréhensible que je n’avance pas avec eux. C’est le principe de la sincérité qui depuis l’origine guide mes décisions politiques. 

C’est pourquoi si les militants en décident ainsi et l’estiment utile pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination, d'assumer cette belle mission de chefdu parti socialiste.

Mercredi 6 février 2008

Cher Michel Rocard,

Nous te répondons collectivement car si nous partageons ton diagnostic sur le besoin de <<jouer collectif>> au Parti Socialiste, nous récusons sur le fond et la forme ton analyse qui semble bien peu clairvoyante et moderne pour un homme qui fut en son temps porte parole d'une modernisation du PS que certains d'entre nous ont soutenue.

Peu clairvoyant d'abord puisque tu proposes peu ou prou d'adopter la même solution qu'en 2002 : surtout ne pas choisir de <<présidentiable>
> pour mieux attendre un hypothétique retour. Mais Michel, c'est oublier que d'ici 2012, nous avons besoin de quelqu'un pour incarner notre ligne rénovée et porter le changement dans plus de 4 scrutins à l'échelle nationale ! Alors, rééditer cette attente, ce que chacun au PS s'accorde désormais pour qualifier d'ânerie, c'est tout simplement hors sujet à moins de vouloir définitivement dégoûter les Français et les militants de notre parti.

Plus choquant encore, ton absence de combattivité face au pouvoir actuel : <<il n'y a aucun moyen connu de mettre en cause l'ultra domination de Sarkozy>>.Mais si, travailler collectivement pour proposer des alternatives sur le fond et gagner des scrutins intermédiaires, ce sont des moyens d'actions. Ségolène Royal lutte au quotidien pour faire gagner la gauche en soutenant des candidats aux municipales sur le terrain partout en France.

Enfin, de la part d'un homme rigoureux tel que toi, l'analyse du passé que tu fais semble bien sélective : oublies-tu que François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se sont pour leur part imposés dans leur camp bien avant l'élection présidentielle ? François Mitterrand fut candidat dès 1965 pour être élu en 1981 seulement.

Jacques Chirac a pour sa part refondé le gaullisme et présenté sa candidature dès 1981 tandis que Nicolas Sarkozy y pensait depuis 1995. Face à ces faits politiques, les exemples de Barre, Poher, Balladur ou le tien semblent bien ... anecdotiques.

Pas progressiste ensuite par le mépris qui suinte à longueur de ta tribune envers Ségolène Royal que tu qualifies << d'avenante et charismatique>
>, manière polie de dire : <<tu es mignonne mais tu es trop conne>>.

Ce mépris, nous en avions déjà eu un aperçu quand tu lui assurais : <<tu ne seras même pas au second tour>>.

Manque de vision, pour le coup non ? Cela nous renvoie vraiment, cher camarade, aux sempiternels stéréotypes rancis d'une partie de la droite <<à la papa>> plutôt qu'à l'égalité hommes-femmes que nous prônons depuis 15 ans dans notre parti.

Mépriser une camarade nous semble déjà peu socialiste comme attitude, mais mépriser celle qui a été choisie par 62% des militants et reste la plus populaire dans le coeur du peuple de gauche, c'est carrément un déni de démocratie. Non, Michel, nous respectons quant à nous les jeunes et leurs aînés, les femmes et les hommes, et nous ne nous abritons pas derrière de telles postures archaïques qui nous ont provisoirement affaiblis. Réfléchis avec nous, et pose ta plume convenue, pour t'armer à nouveau de tes flammes passées.

Ton choix de rejouer le match perdu contre François Mitterrand, alors que les Français attendent autre chose de nous, est assurément critiquable. Préfèrerais-tu donc continuer à travailler pour Nicolas Sarkozy que de voir la gauche revenir, rénovée et rassemblée, avec Ségolène Royal entourée d'une équipe rajeunie ?

As-tu peur que Ségolène réussisse ce que tu as raté en ton temps, c'est-à-dire précisément la construction d'un discours <<cohérent rénové >>, que tu appelles de tes voeux, en partenariat avec tous les militants ? L'opposition cohérente, militante et sûre de son projet, c'est en tout cas plus nous militants socialistes << de la base >>, nombreux et motivés, qui l'incarnons au quotidien que ceux qui jouent au petit jeu destructeur des tribunes assassines.

Rassemblons-
nous pour débattre donc mais sans parti-pris << social démocrate >> ou << d'attente >> mais dans le respect mutuel et l'échange.

A ces conditions, nous parviendrons de nouveau à être crédibles et audibles, collectivement.

Les 113 premiers signataires :
Luc Delaby - PS Malakoff, Brigitte Huttner - PS Nord, Guillaume Bertrand - PS Montreal, Christian Soulier - PS Le Plessis Robinson, Tiffany Ermenault - PS Fontenay, Fabien-Pierre Nicolas - PS Paris, Pierre Trillot - PS Eure et Loir, Yvon Graïc - PS Seine Maritime, Emmanuel Dubois - PS Le Mans, Pascal Schmitt - PS St Leu d'Esserent, Joëlle Féral - PSE Bulgarie, Nicolas Gatineau - PS Montrouge, Elisabeth Humbert-Dorfmüller - PS Issy les Moulineaux, Régine et Roland Saint-Criq - PS Ardèche, Sahra Driouche - PS Montereau, Padovani Jean-Marie - PS Corse, Marie Lavin - PS Nogent sur Marne, René Angel - PS Marseillan, Jacqueline Dahlem - PS Marne, Jean-Louis Prengel - PS Pré St Gervais, Marc Billon - PSE Chicago, Pierre Aupert - PS Eysines, Guillaume Leblond
- PS Moselle, Agnès Teboul - PS Paris, Yvette Ferrand - PS Tours, Daisy Stover - PS Paris, Jean Lacassagne - PS Dordogne, Koronko Boula - PS Caen, Pascal Peenaert - PS Aulnay sous Bois, Marie Casterez - PS Paris, Benoit Cornu - PS Haute Saône, Jean- Michel Caudron - PS Rouen, Daniel Cordiez - PS Nord, Patrice Dal-Molin - PS Vizille, Benoit Lonceint - PS Loiret, Jean-Claude Chebrou - PS Riom, Benjamin Mathéaud, PS Alès, Christiane Gilon - PS Paris, José Vialatte - PS Sarran, Christophe Lèguevaques - PS Toulouse, Jean-Luc Pidoux-Payot - PS Paris, Gilles Dauvergne - PS Creteil, Jean-Bernard Cyffers - PS Nord, Alain Franck - Montois, Sabine Guichet - Lebailly - PS Caen, Jean-Claude Lafargue- PS de Livry-Gargan, Georges Théron - PS Aveyron, Michelle Goncalves - PS Thiers, Jean-Pierre Denieul - PS Jarnac, Frederic Klein - PS Nancy, David Ragy - PS Ariège, Jacqueline et Michel Diefenthal - PS Seine et Marne, Françoise Mesnard - PS Saint Jean d'Angely, Marius Blaizot - PS Caen, Philippe Cressot - PS Chevilly Larue, Patrick Le Marec - PS de Lamotte-Beuvron, Razak ELLAFI - PS Paris, Véronique Lacoste - PS Nice, Philippe Vidal - PS Gard, Fred Marival - PS Aubervilliers, Anne-Marie Calmettes - PS Loiret, Catherine Maratin - PS Pyrenées, Didier Mludek - PS Jura, Jean- Pierre et Christiane Merle - PS Drôme, Jean-Marie Blanvillain - PS loiret, Anabel Marie - PS Rennes, Marie -Fance Coulaud - PS Paris, Edgardo Honores - PS Montreuil, Heidi Rançon-Cavenel - PS Paris, Gérard Nnicolas- PS Lyon, Daniel Andriuzzi - PS Paris, Michèle Fazilleau - PS Vienne, Marion Vannier - PS Loiret, Fatoumata Kassé- Sarr - PS Paris, Michel et Michelle Bouichou - PS Côtes d'Armor, Julien Toledano - PS Paris, Jean Claude Hiquet - PS Landes, Nelly et Guy
Fauville - PS Gironde, Marie Christine Triboulat - PS Loiret, Pascale Lebert-Garrigues - PS Loiret, Catherine Quéré - PS Charente- Maritime, Gilbert Arotzker - PS Haute Vienne, Aubert Marie José - PS Gironde, Marc-Pierre Mancel - PS Paris, Pierre Buisson - PS Rouen, Annie Segura - PS Tarn, Philippe Gaillardis - PS Gif sur Yvette, Nicole Guilpin-Halajko- PS Pontoise, Marc Delbreil - PSE Suisse, Marguerite et Franck Bernard - PS Isère, Nicolas Boivin - PS Paris, Benoit Forin - PS Paris, Jacky Courtial PS Clermont-Ferrand, Laura Revelli Beaumont - PS
Paris, Didier Picard - PS Landes, Sébastien Prodhomme - PS Le Mans, Brigitte BOISSY - PS Le Mans, Thierry Hubert - PS Le Mans, Maryvonne Artis - PS Alfortville, Cécile Alzina - PS Sarthe, Annette Delmotte - PS
Paris, Paul Leveque - PS Cap Breton, Véronique et Jean-philippe Gaschet - PS Le Mans, Roulin Maurice - PS Paris, Jean-Pierre Menjeon et Mauriel Cabaret - PS Sarthe, Marc Cathala - PS Paris, Félix et Renée Herbelin -
PS Le Mans, Nelly Heuzé PS Le Mans ...

 

 
 
 
 
 
 
Jeudi 4 octobre 2007

Gaëtan Gorce, député socialiste, appelle à un congrès extraordinaire pour rénover le parti .

 
 
Député de la Nièvre, membre des «rénovateurs» du PS, Gaëtan Gorce appelle à un congrès extraordinaire contre l’ «immobilisme» , les «synthèses factices» et les «fondamentalistes-conservateurs». 
Pourquoi en appeler à un congrès extraordinaire? 
Je m’apprête à lancer une pétition appelant à un congrès extraordinaire après les municipales, mais avant l’été 2008. Il s’agit de donner aux adhérents les moyens de peser dans un débat interne qui se déroule aujourd’hui sans eux.

A quoi ce congrès doit-il donc être consacré? 
On doit s’occuper réellement de la rénovation. Rénovation de nos méthodes de travail d’abord, avec des débats et des votes plus fréquents et plus larges. Paradoxalement, alors qu’on n’a jamais eu autant de militants, ils n’ont pas eu, depuis juin, le droit de donner leur avis ! Rénovation de la ­ligne ensuite. Il faut choisir clairement entre les fondamentalistes-conservateurs, qui veulent en revenir aux fondamentaux du parti, et les rénovateurs, qui pensent que la société et le monde ont changé et veulent en tirer les conséquences.

Pourquoi accélérer maintenant? 
Je ne propose pas d’accélérer le calendrier, mais de le préciser et surtout de lui donner un sens. Le premier secrétaire garde le flou le plus complet sur la date du congrès. Il l’utilise comme un écran tactique destiné à masquer ses propres intentions. Il a annoncé son départ, mais on ne sait pas quand ! On est plus dans les manœuvres que dans la volonté de construire un véritable processus de rénovation.

La direction a tout de même mis en place des forums de la rénovation… 
Ce ne sont pas ces forums qui vont insuffler du mouvement. On a l’impression d’être dans une psychanalyse de groupe, avec des socialistes qui s’enferment à huis clos et qui se demandent s’ils ont accepté le marché ou non…

Un congrès ordinaire ne suffirait-il pas ? 
Un congrès ordinaire n’aurait que deux issues : soit le choc des présidentiables pour le leadership, soit, pour l’éviter, un statu quo de façade. Un congrès extraordinaire, c’est offrir une alternative à l’affrontement et à l’enlisement en proposant de dissocier l’orientation politique du choix du leader. D’autant que les différences idéologiques entre les présidentiables potentiels sont assez minces…

N’y-a-t-il pas un risque d’éclatement du parti ? 
Cet appel à un congrès extraordinaire est aussi une invitation adressée à tous ceux qui veulent une rénovation sincère et qui sont aujourd’hui prisonniers de vieux courants, fondés sur des enjeux de pouvoir dépassés. Je ne crois pas au risque d’éclatement. Ce sont les querelles de personnes qui ont menacé notre unité. Il faut au contraire fonder de nouveaux clivages de fond, faire émerger une majorité et une minorité et ne plus accepter de synthèses factices. Le vrai risque de déstabilisation, c’est l’immobilisme dans lequel le parti s’installe, qui sera jugé sévèrement par nos électeurs.  

Par D’ALLONNES DAVID REVAULT
LIBERATION : jeudi 4 octobre 2007

Agenda

 

 

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus