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Dimanche 13 juillet 2008

Et ça continue ! La mainmise du clan Sarkozy sur la France ne s’arrête pas aux médias, aux groupes industriels et aux cadeaux fiscaux pour une bande de privilégiés. Voilà maintenant que même l’armée fait les frais d’un chef de l’État, incapable de tolérer la moindre critique.

Nicolas Sarkozy a lancé une enquête non-officielle pour connaître le nom des officiers supérieurs qui avaient signé une tribune dans la presse, sous le pseudonyme de Surcouf. Leur tort ? Être déçus du Livre blanc sur la défense et reprocher à l’exécutif d’avoir trop peu consulté les militaires, pourtant les principaux concernés. L’expression anonyme, voilà le seul moyen que ces officiers avaient pour se faire entendre, jugeant la situation trop inquiétante pour continuer de se taire.

"Amateurisme des propositions", portant la marque de "lubies insuffisamment étudiées" : la critique était juste, la critique mettait le doigt là où ça faisait mal.  Le Livre blanc a fait le choix de renforcer les programmes d’équipement, en négligeant totalement le facteur humain (54 000 suppressions d’emplois). "Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d’hypothétiques innovations technologiques et organisationnelle. Il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l’efficacité de l’instrument militaire", écrivent ces officiers clairvoyants.

Aux nombreuses insuffisances dont souffre le Livre blanc, s’ajoute l’abandon des territoires frappés par ces coupes sombres. La Défense n’a pas pour but premier d’aménager les régions, soit. Mais les implantations militaires participent au dynamisme des territoires. On ne peut fermer des régiments sans se demander ce que deviendront les nombreuses villes qui vivent de la présence de l’armée.

Ce sont justement les pratiques autistes et centralisatrices d’un pouvoir aveugle aux réels besoin de la France qui ont forcé les officier inquiets de Surcouf à s’exprimer anonymement dans la presse. Aujourd’hui, ils sont poursuivis par des chiens de chasse qui devraient traquer d’autres lièvres.

Et voilà que Nicolas Sarkozy jette une nouvelle injure à la face des forces armées en leur imposant la présence, lors du défilé du 14 juillet, du président syrien Bachar El Assad. Responsable de l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983 qui avait coûté la vie de 58 parachutistes français, la Syrie ne s’est jamais excusée à ce jour.

Communiqué de Ségolène Royal - 10 juillet 2008

Jeudi 10 juillet 2008

PARIS - Ségolène Royal a répété jeudi que le nouveau cambriolage de son appartement était "une affaire politique", évoquant "une façon très particulière de chercher à intimider, de chercher à faire peur".

"Un certain nombre de mes amis, de mes proches, de mes collaborateurs se sont vus dérobés leurs ordinateurs aussi il y a quelques mois", a révélé sur RTL la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, "souvent de manière concomitante".

"Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique puisque (...) le domicile d'une des principales opposantes est mis à sac", a expliqué Ségolène Royal.

Mme Royal a souligné que l'affaire est intervenue à "un moment politique sensible" alors qu'elle s'apprêtait à présenter sa contribution pour le congrès socialiste.

Selon elle, c'est sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy" et de "la façon dont Nicolas Sarkozy enrichit ses amis milliardaires et appauvrit le reste des Français" qui lui a valu ces nouveaux désagréments.

"Ce n'est pas la première fois que mon appartement est mis à sac, c'est la deuxième fois, mon domicile a déjà été visité et fouillé pendant la campagne présidentielle, a rappelé Mme Royal.

"J'espère que cette fois l'enquête ira jusqu'au bout et que nous trouverons les responsables", a-t-elle confié, estimant que "dans n'importe quelle autre démocratie le pouvoir en place se serait ému de ce qui se passe".

"Soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence" a affirmé Mme Royal, qui a dénoncé "des méthodes qui sont inacceptables dans une démocratie".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en veut pour preuve le laps de temps durant lequel l'effraction s'est déroulée, "entre 20h30 et 22h30 à un moment où comme l'ont souligné les policiers il n'y a pas de cambriolage".

Interrogée sur les réactions à ses propos, elle a souhaité "retenir la solidarité très forte des élus socialistes d'une façon générale", mais a dénoncé en revanche "la violence et la vulgarité des réactions des responsables de l'UMP" qui contribuent à créer "un climat assez détestable aujourd'hui en France".

"Je ne souhaite à personne (...) même pas à ceux qui ont parlé de moi de cette façon là qu'il leur arrive ce qui m'est arrivé", ajoutant qu'elle et sa famille vivent un moment "déstabilisant parce qu'on se sent vulnérable". dépêche AP

Mardi 8 juillet 2008
Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la perte d'influence des mouvements de grève, Ségolène Royal a affirmé mardi que le président de la République "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit" car "il vit dans un autre monde".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déclaré sur RTL que pour le chef de l'Etat "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", évoquant "une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France" de la part de Nicolas Sarkozy.

"On se croirait revenu sous l'Ancien Régime où le Roi s'amuse, le Roi dilapide l'argent, le Roi soigne ses amis, le Roi enrichit ceux qui sont déjà riches et pendant ce temps là le peuple s'appauvrit", a dénoncé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Mme Royal a également mis en garde la majorité contre tout excès de triomphalisme face à des grèves moins importantes qu'auparavant : "Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on a plus les moyens (...), parce que ça coûte cher", a-t-elle averti.

"Les gens sont désespérés, c'est très difficile aujourd'hui pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a prévenu Mme Royal, pour qui "présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes".

Dépêche de presse - 8 juillet 2008

Vendredi 4 juillet 2008
Réjouissons-nous de la libération d'Ingrid Betancourt et des otages qui l'accompagnaient !
Le moment n'est pas, ne devrait pas être, à la polémique politicienne.

Claude Gueant, secrétaire général de l'Elysée a dit dans un communiqué officiel que "la France et Sarkozy ne sont pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt".
La presse étrangère confirme cela et précise même que Nicolas Sarkozy jouait encore recemment la stratégie de négociations avec les FARC.

Nicolas Sarkozy n'a été mis au courant de l'opération des militaires Colombiens que dans les dernières minutes alors même que George W. Bush savait depuis de nombreuses heures ce qui se préparait. Le président Uribe l'a confirmé, il voulait remettre la France et son président à sa place.

Par ailleurs, les propos de Ségolène Royal ont été sortis de leur contexte puisque lors de son intervention, elle a appelé au respect des retrouvailles familiales si longtemps attendus et à la nécessité de n'alimenter aucune polémique. Ségolène Royal appelle simplement le gouvernement à faire preuve d'un peu de décence.

La vidéo qui suit démontre fort bien que la nouvelle polémique anti Royal lancée par l'UMP pour tenter de démolir l'adversaire que Sarkozy craint le plus.
Le lien:
http://www.dailymotion.com/video/x60nyn_royal-sarko-yade-ingrid-et-les-autr_news

L'équipe de DA94 www.desirsdavenir94.org
Samedi 28 juin 2008

Ségolène Royal a dévoilé sa contibution pour le congrès du PS : : AFP

Ségolène Royal présentait, ce matin, sa contribution pour le congrès du Parti socialiste, en novembre. L’occasion pour elle de fustiger le Président Sarkozy.

 

Ségolène Royal, en présentant ce matin sa contribution pour le congrès du Parti socialiste, a exhorté plus d'un millier de partisans enthousiastes à "avancer droit devant en ne regardant que les dégâts de la droite pour les combattre".

 

Dirigeant ses traits contre le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis la rupture "alors que la France connaît aujourd'hui une grave déchirure", elle a fustigé l'"étrange mélange entre Berlusconi et Doc Gyneco avec des montres à 50.000 euros! Non ce n'est pas la France!".

La candidate à la succession de François Hollande s'est voulue consensuelle à l'intérieur du parti: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis".

Elle a engagé ses militants à ne pas s'attacher "à ce que font les autres au sein du PS. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu."

Mme Royal a également appelé "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates". "Qu'ils nous rejoignent !", a-t-elle lancé.

Elle s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

 

L'ancienne candidate à la présidentielle, dont la contribution s'intitule "Combattre et proposer", a fait un discours offensif lors de cette réunion de trois heures, qu'elle a qualifiée de "premier grand rassemblement contre (la) politique" de Nicolas Sarkozy. "Avec vous, nous voulons combattre et nous voulons proposer", a-t-elle lancé.

Ouest-France samedi 28 juin 2008
Vendredi 13 juin 2008

Chers amis,

Demain, lors de la Convention nationale, les socialistes vont adopter leur nouvelle déclaration de principe.

Je sais qu’il y a bien du scepticisme autour de cette démarche, et ce n’est pas l’adoption unanime d’un texte qui suffira d’ailleurs à le lever, chacun le sait.

Mais je veux vous convaincre que cet exercice n’est pas anodin.

Ce texte, c’est en quelque sorte la carte d’identité du Parti socialiste. C’est celui qui permet à chaque militant, chaque adhérent, de répondre aux questions simples qui nous sont parfois posées : Qu’est-ce qu’être socialiste ? Pour qui, pour quoi luttez-vous ? Comment vous situez-vous par rapport au capitalisme et à l’économie de marché ? Quel est votre idéal ? Quels sont vos moyens d’actions ?

Ces derniers temps, les socialistes pouvaient donner l’impression qu’il y avait autant de réponses à ces questions (pourtant anciennes) que de dirigeants ! Il n’est donc pas inutile d’y mettre bon ordre, d’actualiser nos valeurs, nos références, nos principes.

Il y a dans cette nouvelle déclaration de principe des avancées qui méritent d’être soulignées. Les idées font leur chemin car, avec ce texte, bien des acquis de la campagne présidentielle font leur entrée dans la carte d’identité de notre parti.

En voici quelques exemples parmi d’autres :

-      L’écologie : La déclaration de principe dit que le socialisme moderne a pour tâche essentielle, avec l’émancipation sociale, la sauvegarde de la planète et l’invention d’un nouveau modèle de développement, en rupture avec le productivisme qui a longtemps fait partie des références à gauche. Certes, il était temps. Mais c’est la première fois que l’environnement acquiert cette place centrale dans une déclaration de principe socialiste.

-      Le PS réaffirme qu’il incarne une critique du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la mondialisation et de la financiarisation. Ici, rien de neuf, mais cela va mieux en le disant ! Surtout, la déclaration clarifie ce que nous opposons au capitalisme: une économie sociale et écologique de marché, combinant secteur privé dynamique et secteur public efficace.

-      La démocratie est affirmée comme une fin et un moyen dans ses quatre piliers : démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative.

-      Et puis, de nombreuses références sont inscrites dans notre déclaration de principe pour la première fois : la place centrale du travail et le refus de l’assistance, une conception exigeante de la citoyenneté comprenant droits et devoirs, la sécurité des biens et des personnes pour tous, notre définition de la Nation française, le féminisme, des affirmations telles que « le PS est un parti décentralisateur » qui hier auraient soulevé de longs débats...

-      S’y ajoute le respect des règles et des militants et l’exigence que les décisions collectives soient respectées.

Bien sûr, cette nouvelle déclaration ne clôt pas notre débat de congrès, elle l’ouvre. Elle n’est pas un aboutissement de la rénovation, mais un point de départ. Mais que tout cela soit désormais inscrit dans le patrimoine commun des socialistes, et qu’ils se rassemblent autour de lui, oui, je m’en félicite.

Mardi 10 juin 2008

Ségolène Royal, a critiqué samedi devant des militants socialistes à Bordeaux "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", à propos notamment de la flambée du prix des carburants.

 

Si "les caisses sont vides" c'est "parce qu'ils les ont vidées", a Ségolène Royal, qui a jugé que l'on était face à "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", particulièrement face à la hausse des prix de l'énergie.

Dans ce cadre, elle a appelé à "prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif", afin d'investir "80% de ces profits dans les énergies renouvelables" et de "préparer l'après-pétrole".

"Notre principale priorité, ce doit être de s'opposer de toutes nos forces" à la politique menée par le gouvernement, a également affirmé Ségolène Royal, qui a en outre jugé que "sur la scène internationale Nicolas Sarkozy ne fait pas particulièrement honneur à la France".

A propos du processus de désignation du prochain Premier secrétaire du Parti socialiste, qui doit intervenir lors du congrès du PS en novembre à Reims, Ségolène Royal a jugé que le "calendrier est extrêmement long, sans doute trop long".

"Nous avons besoin d'un leader, d'une équipe, d'un projet", a-t-elle poursuivi, ajoutant que "malheureusement, les socialistes allaient devoir attendre le mois de novembre".

En début d'après-midi, la présidente de la région Poitou-Charentes s'était également rendue dans le Lot-et-Garonne, dans le cadre d'un déplacement sur le thème du grand âge et de la maladie d'Alzheimer.

Samedi 7 juin 2008
La victoire de Barack Obama

Je suis très heureuse du beau succès de Barack Obama à l'issue des élections primaires démocrates aux Etats-Unis et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Dès le départ, avant même qu’il ne devienne favori, j’avais soutenu sa candidature Il a fait preuve de courage, de sincérité et d’honnêteté.Pour la gauche américaine, c'est un choix historique que de s’être trouvé un porteur d'espoir. Il a prouvé, durant des Primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir. Barack Obama représente l’Amérique d’aujourd’hui et de demain, l’Amérique métissée. Les jeunes, de toutes origines, se sont mobilisés massivement en sa faveur. Quel plus beau symbole de l’espérance que peut représenter un politique de son rang ?

Aux États-Unis, le 4 février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines, fraternellement unis.

De tous les procès instruits contre lui, Barack Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son envie de rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.

A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent  expérimentés, il a euun jugement lucide sur l'intervention américaine en Irak, et c'est, pour en finir avec les errements des années Bush, un atout de poids.

Je lui souhaite aujourd'hui de trouver, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés. C'est une des conditions de la victoire.


Les 35 heures

J'estime que la droite a trahi la parole donnée aux partenaires sociaux, qui avaient signé un compromis historique. Pour se réformer de façon juste et durable, la France a besoin du dialogue social entre organisations représentatives, c'est-à-dire d'une vraie démocratie sociale. Aujourd’hui plus que jamais. Et c’est cette condition que le gouvernement vient de mettre à mal.

Le 10 avril dernier, la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont conclu un accord inédit sur les nouvelles règles du dialogue social en France. Pour démocratiser le dialogue social, les partenaires sociaux estiment que tout accord devrait être désormais signé par des syndicats représentants une majorité des salariés concernés. Symbole de ce compromis historique, la CGT et la CFDT avaient même accepté qu'un accord majoritaire assouplisse, à titre expérimental, les règles relatives aux contingents d'heures supplémentaires.

C'est cette avancée fondamentale de la démocratie sociale que la droite a piétiné en permettant à des organisations minoritaires d'assouplir les contingents d'heures supplémentaires fixés par la loi. Un sacrifice de l’intérêt général pour donner des gages à une droite aux abois. Au final, un formidable gâchis.


L'éducation et les annonces de Nicolas Sarkozy

Dans l'éducation, les coup durs sont déjà donnés. 11 000 postes supprimés en 2007/2008, 20 000 suppressions prévues pour l'année prochaine. La vraie « réforme » de l'éducation de Nicolas Sarkozy est à observer de ce côté-là, beaucoup plus que dans ses dernières annonces.
Les intentions et les promesses de réforme sont souvent floues et n'engagent que ceux qui y croient encore. "Imaginer un lycée beaucoup plus souple." Pourquoi pas ? Mais qui peut nous dire comment le gouvernement va traduire ce vœu pieu en actes concrets ?

Sur la formation des enseignants, les annonces ont, pour une fois, été précises. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont voulu supprimer les IUFM sans le dire explicitement, pour faire des économies. La formation des enseignants se ferait donc à l'université, tout simplement. Sans aucun enseignement qualifiant. L'inquiétude des professeurs et de ceux qui souhaitent le devenir est légitime.

Je continue de prétendre qu’une autre politique éducative est possible.


Les émeutes de la faim

La crise alimentaire dans le monde est sans précédent. Elle touche des centaines de millions personnes dans les pays les plus pauvres de la planète.

Les causes sont bien connues : hausse de la demande des grands pays émergents, développement de l'élevage au détriment des cultures, hausse du prix de l'énergie, accidents climatiques...

Les propositions de Nicolas Sarkozy ne sont pas à la hauteur du drame actuel et de la capacité d'initiative de la France : une meilleure coordination des organisations internationales, même si elle est indispensable, est nettement insuffisante.

Je rappelle que l'aide publique au développement a diminué depuis un an, repassant en dessous du seuil de 0, 5 % de la richesse nationale, cela sous les coups de butoir d’une politique étrangère incohérente et au mépris des engagements pris par la France il y a quelques années.

Il nous faut commencer par respecter nos engagements internationaux pour l'aide publique au développement, sous forme de subventions "cash" et non pas de simples annulations de dette.

Je propose aussi qu'on étudie un mécanisme de stabilisation des prix agricoles dans les pays pauvres, sous la responsabilité de la Banque mondiale. La crise actuelle nous montre que nous ne pourrons nous passer plus longtemps d'une politique agricole mondiale.


Ségolène Royal

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