"Le démocrate exige que tous les citoyens prennent le départ sur la même ligne.
L'homme de droite estime qu'on devrait en arrêter quelques uns en route.
L'homme de gauche voudrait qu'ils finissent tous premier."
Desirs d’Avenir
Vous pouvez prendre connaissance de la contribution "Combattre et proposer" et la signer en allant sur http://www.congresutileetserein.com/
"Le démocrate exige que tous les citoyens prennent le départ sur la même ligne.
L'homme de droite estime qu'on devrait en arrêter quelques uns en route.
L'homme de gauche voudrait qu'ils finissent tous premier."
Le député PS de Seine-Maritime, Laurent Fabius, a présenté mardi 24 juin, sa contribution au congrès de Reims en novembre,
intitulée "reconstruire à gauche", qui prône un "socialisme solide, crédible, audible" avec une forte présence de la puissance publique.
Gérard Collomb, le maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des
Bouches-du-Rhônes et Manuel Valls, le député-maire d'Evry ont présenté ensemble leur texte :
la ligne claire. Cette alliance inhabituelle de "barons locaux" se situe sur la ligne réformiste et tape fort sur "la rue de
Solférino" et les "présidentiables".
Mercredi 25 juin, Martine Aubry, a livré sa "vision" de l'avenir du monde, du pays et du PS dans sa contribution intitulée "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer". La maire de Lille, qui souhaite "restaurer les valeurs historiques du socialisme" avait choisi le Café
Rouge, à Paris, pour présenter la "contribution nationale des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais", selon les termes de Pierre Mauroy, assis à sa
droite.
Ségolène Royal, s'est placée, lors de la présentation de sa contribution "Combattre et proposer", samedi 28 juin, à la pointe du combat anti-gouvernemental, et a transformé la présentation de son texte en "premier grand rassemblement contre
la politique" de Nicolas Sarkozy.
Alors que les médias font de Bertrand Delanoë le grandissime "favori" pour reprendre la tête du PS, sa contribution n'a pas ému grand monde... Pour cause, celle-ci a été simplement mise en ligne ici lundi 30 juin. Intitulée "clarté,
courage, créativité ", cette contribution de 20 pages a pour sous-titre "choisir maintenant pour agir demain".
Les strauss-kahniens et les amis d'Arnaud Montebourg ont présenté dimanche 29 juin
leur contribution menée par Pierre Moscovici, qualifiée de "discours de la méthode" pour les prochaines échéances
électorales. Le député du Doubs, candidat au poste de premier secrétaire, a voulu présenter un texte qui soit "une vraie force" pour "proposer un chemin pour gagner en 2012" en évitant trois
"écueils": "présidentialisation du parti, (...) immobilisme et combinaisons".
Jean-Marc Ayrault : "Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste". Le député-maire de Nantes propose au PS de s'enrichir de "l'expérience
du militantisme original de l'Ouest".
Gérard Collomb - Jean-Noël Guérini - Vincent Feltesse - Manuel Valls : "La ligne claire".
"Transformer la force locale du Parti socialiste en force de propositions au niveau national."
Tel est l'objectif de ces élus locaux,
respectivement maire de Lyon, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, président de la communauté urbaine de Bordeaux, et député-maire d'Evry.
Bertrand Delanoë : "Clarté, courage, créativité : choisir maintenant pour agir demain". Dans sa contribution, le maire de Paris reconnaît "l'efficacité du marché pour produire des richesses" mais critique "la propension du capitalisme financier à déplacer la prise de risques des actionnaires vers les salariés".
Marc Dolez : "Debout la gauche !" Pour le député du Nord, "l'état du Parti socialiste est tel" qu'il faut une "insurrection militante".
Henri Emmanuelli - Benoît Hamon : "Reconquêtes". Les chefs de file du Nouveau Parti socialiste appellent le PS à s'éloigner des modèles sociaux-démocrates européens. Ils appellent à "renouveler les équipes" du PS, sans "laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti socialiste".
Laurent Fabius : "Reconstruire à gauche". Le député de Seine-Maritime formule "dix propositions pour reconstruire la gauche". Il souhaite que le PS "réponde aux questions de fond posées par l'électorat populaire".
Gérard Filoche. Figure de la gauche du PS, membre du conseil national, présente la contribution de son courant "Démocratie et socialisme".
Jacques Fleury : "Et si le parti restait socialiste ?". L'ancien député refuse
"l'abdication des socialistes devant l'idéologie libérale et capitaliste".
Gaëtan Gorce - Louis Gautier : "Une contribution ?" Le député de la Nièvre et le délégué national du PS aux questions stratégiques s'adressent d'abord aux militants lassés d'être réduits "au rôle de supporter".
Géraud Guibert et le pôle écologique : "Pour un socialisme écologique". Le pôle écologique du PS milite pour "la nécessaire conciliation des intérêts économiques, des besoins sociaux et des impératifs écologiques".
François Hollande : "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France". L'actuel premier secrétaire du PS, qui ne briguera pas sa
reconduction en novembre, fixe un "nombre limité de priorités" à son parti, jugeant que "l'esprit de catalogue" a rendu parfois "illisible" la vision
socialiste.
Pascal Jacquemin : "Pour le socialisme du XXIe siècle".
Pierre Larrouturou et "Nouvelle Gauche". Le délégué national du PS chargé de l'Europe présente une contribution intitulée "Urgence sociale".
Marylise Lebranchu : la contribution de Mme Lebranchu. L'ancienne ministre de Lionel Jospin reproche
au PS de n'avoir pas su, depuis 2007, mesurer "l'adéquation ou non de notre discours en direction de la population".
Frédéric Leveillé : "Unité et refondation".
Marie-Noëlle Lieneman - Paul Quilès : "Changer". La députée européenne et l'ancien ministre critiquent un PS "en décalage avec le peuple de gauche".
Jean-Luc Mélenchon : "Réinventer la gauche". Le sénateur de l'Essonne appelle au rassemblement de la gauche du PS, au rapprochement avec Olivier Besancenot et le Parti communiste.
Pierre Moscovici - Arnaud Montebourg : "Besoin de gauche". Ces députés posent comme priorité la nécessité de faire émerger"la nouvelle gauche européenne", qui irait vers "une croissance plus respectueuse de l'environnement", en s'appuyant sur une plus forte régulation des marchés.
Ségolène Royal : "Combattre et proposer". Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, l'heure est "à la lucidité radicale". Parmi ses orientations, elle reprend le concept "d'Etat préventif (…) capable de suivre les individus dans tous les moments de leur vie" et suggère notamment une profonde réforme de la fiscalité.
Utopia : "Socialistes,
altermondialistes, écologistes". Le petit courant Utopia propose une contribution radicalement écologiste et très ancrée à gauche, en rupture avec le projet actuel du PS.
Ci-dessous une lettre écrite par Alain Lamarque et reprise par Philippe Gailhardis, animateur DA91, sur le blog http://renovationps.20minutes-blogs.fr/
Bonjour,
Nous sommes en pleine course aux signatures et la plupart des élus comme des simples militants sont encore dans l'expectative. Certains par simple opportunisme, pour voler au secours de la
victoire le moment venu, les autres, plus nombreux, parce qu'il y a un tel cafouillage au sein du parti qu'ils ne savent plus très bien où ils en sont eux-mêmes.
Lors des présidentielles, tu as été parmi les premiers à soutenir Ségolène Royal. Depuis, beaucoup de choses se sont passées: une campagne magnifique, une défaite, sans parler des fameuses "bourdes", la plupart montées de toutes pièces par des médias aux ordres.
Quelles raisons aurions-nous aujourd'hui de changer de tête de file?
La défaite électorale? Mitterrand a perdu en 65 et en 74, Jospin en 95, pourtant leur leadership n'a jamais
été contesté. Il faut du temps pour installer un leader dans la tête des Français. Contrairement aux Américains, ils n'aiment pas les petits nouveaux surgis de nulle part.
Aucun autre leader socialiste n'a la même capacité de susciter l'enthousiasme des militants et des citoyens partout où elle se déplace – et tout spécialement dans ces quartiers populaires
habituellement si éloignés des socialistes. Les candidats PS l'ont bien compris pendant les municipales, quand ils se bousculaient pour qu'elle vienne les soutenir.
C'est vrai que Ségolène a commis des erreurs. C'est vrai aussi que le métier de candidat aux présidentielles n'est pas facile et qu'elle a dû l'apprendre dans les pires conditions, y compris au plan personnel. C'est vrai aussi qu'elle a beaucoup mûri depuis.
La contribution qu'elle présente n'est pas foncièrement différente des autres contributions. Mais il me semble qu'elle dénonce le système Sarkozy de façon plus implacable qu'aucune autre, et elle a bien raison. Qu'elle est la plus cohérente, en paroles et en actes, dans sa conception jaurésienne du socialisme comme «la démocratie poussée jusqu'au bout» - jusqu'au respect des militants! Qu'elle est aussi plus précise et radicale qu'aucune autre sur les sujets où le PS avait manqué de crédibilité aux dernières présidentielles: les impôts, les retraites, l'écologie. Et, comme toujours, ses vues sur l'éducation et la sécurité sont complètes et sans tabou.
Mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est que le PS doit se choisir un leader et un candidat dès maintenant. En 2011, il sera trop tard. On ne gagne pas les présidentielles avec un candidat sorti du chapeau, à l'issue d'une campagne interne qui laisse le parti divisé et les plaies mal refermées.
Prétendre qu'il faut préserver notre candidat, le mettre en quelque sorte au frigo pour le ressortir tout frais au bon moment, est une fumisterie. Ceux qui disent ça ne le disent que parce qu'ils attendent que leur propre champion soit disponible, revenu de Washington ou enfin réconcilié avec les sondages.
Prétendre que le premier secrétaire doit être autre que le candidat, c'est refuser la réalité de la cinquième république. Nous ne pourrons mettre en place notre sixième république que si nous gagnons la présidence avec les armes de la cinquième république. On ne gagne pas de bataille sans général-en-chef et la bataille que nous avons à gagner est aussi cruciale que rude.
Merci pour ton travail. Dans ta Ville comme dans ton département, tu pratiques le socialisme « par la preuve » et c'est ainsi, non par des incantations pseudo-révolutionnaires, que nous saurons reconquérir l'opinion et vaincre la fatalité qui veut que le seul luxe restant aux RMIstes soit de voter comme des millionnaires.
Amitiés Socialistes,
"Ici, les gens viennent faire de la politique avec le sourire, ce qui n'est pas toujours le cas au PS", s'émerveille Rita Raynaud, "ségoliste" convaincue, chargée ce matin-là de faire signer la contribution aux participants. "L'engouement reste intact ; c'est extraordinaire, on se croirait toujours en campagne", s'étonne Pascal Terrasse, député et président du conseil général de l'Ardèche. La prise de distance de certains anciens soutiens de Mme Royal tels Michel Sapin, Pierre Mauroy et plusieurs présidents de conseils régionaux ne l'inquiète pas. "Les militants ne votent plus selon les consignes qu'on leur donne. Ils se vont se prononcer selon ce qu'ils liront", assure-t-il. Si la volonté de recréer l'ambiance des primaires socialistes de 2006 est manifeste, pas question pour autant de se laisser entraîner dans ce qui pourrait apparaître comme un simple remake. Pour ces retrouvailles, à cinq mois du congrès de Reims, rien n'est laissé au hasard.
IMPRESSIONNER L'ADVERSAIRE
Candidate au poste de premier secrétaire, Mme Royal n'apparaît jamais seule. Elle est constamment entourée de plusieurs dizaines de personnes composant une garde rapprochée savamment dosée. En signe d'ouverture, elle prend soin de faire monter à la tribune quelques "grands témoins" extérieurs au PS, tels la metteur en scène Ariane Mnouchkine, Edouard Martin, délégué CFDT d'Arcelor-Mittal, Bertrand Monthubert, président de Sauvons la recherche ou le journaliste Edwy Plenel. Ségolène Royal veille aussi à ne recourir qu'au compte-gouttes aux expressions emblématiques ("ordre juste", "démocratie participative", "tout se tient") de son parcours à la présidentielle.
Estimant que le PS souffre d'un déficit de combativité, Mme Royal n'hésite pas à consacrer cette réunion comme "le premier grand rassemblement contre la politique" du "clan Sarkozy". Le message est clair : le rôle de leader de l'opposition était vacant, c'est désormais la présidente de la région Poitou-Charentes qui l'occupe.
Quant à la présidentielle de 2012, elle n'y fait référence que pour préciser que cette échéance "n'est pas (son) obsession". Sans jamais évoquer ses concurrents, elle lance un appel aux socialistes n'ayant pas encore rallié un camp à la rejoindre. "Régionaliste", Mme Royal s'adresse aux grands élus qui, autour de Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, ont mobilisé une partie de l'appareil derrière une contribution qualifiée de "très utile, respectable et de qualité". A Mme Royal, qui se dit pourtant peu portée sur la mécanique des congrès socialistes, il n'a pas échappé que la séquence des contributions consiste à impressionner l'adversaire.




Ségolène Royal a dévoilé sa contibution pour le congrès du PS : : AFP
Ségolène Royal, en présentant ce matin sa contribution pour le congrès du Parti socialiste, a exhorté plus d'un millier de partisans enthousiastes à "avancer droit devant en ne regardant que les dégâts de la droite pour les combattre".
Dirigeant ses traits contre le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis la rupture "alors que la France connaît aujourd'hui une grave déchirure", elle a fustigé l'"étrange mélange entre Berlusconi et Doc Gyneco avec des montres à 50.000 euros! Non ce n'est pas la France!".
La candidate à la succession de François Hollande s'est voulue consensuelle à l'intérieur du parti: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis".
Elle a engagé ses militants à ne pas s'attacher "à ce que font les autres au sein du PS. Je les appelle à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu."
Mme Royal a également appelé "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates". "Qu'ils nous rejoignent !", a-t-elle lancé.
Elle s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".
L'ancienne candidate à la présidentielle, dont la contribution s'intitule "Combattre et proposer", a fait un discours offensif lors de cette réunion de trois heures, qu'elle a qualifiée de "premier grand rassemblement contre (la) politique" de Nicolas Sarkozy. "Avec vous, nous voulons combattre et nous voulons proposer", a-t-elle lancé.
[28/06/08]
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