Ségolène Royal s'est engagée mercredi à établir la transparence sur les questions d'environnement et de santé lors d'un débat participatif sur ces thèmes à Domérat, dans l'Allier.
"S'il y a un sujet où la transparence, le débat, font progresser très rapidement les prises de conscience et les décisions politiques, c'est bien la question de l'environnement", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle devant près de 1.000 personnes.
"Sur tous ces sujets, chaque fois qu'il y a eu du secret, chaque fois que les experts ont décidé pour les autres, on a eu des catastrophes", a-t-elle ajouté.
L'ancienne ministre de l'Environnement de François Mitterrand est accompagnée pour ce débat de Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé, et de Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace France, qui a récemment rejoint son équipe comme conseiller à l'environnement.
"Les Français sont de plus en plus informés, et vous avez bien raison, il y a une exigence d'information que je veux apporter aux Français", a déclaré Ségolène Royal.
"Je ne crois pas qu'il y a des experts qui savent tout, qui décident de tout, et que la population doit courber l'échine pour accepter les décisions qu'on lui impose", a-t-elle ajouté.
Très applaudie, la candidate est entrée sous une musique rythmée dans la salle polyvalente organisée dans la configuration désormais classique des débats participatifs : pas d'estrade et un espace ouvert au milieu où les orateurs se succèdent.
Dans l'après-midi, Ségolène Royal avait rencontré des agriculteurs dans un hôtel de Montluçon, sa visite d'une exploitation agricole ayant été annulée en raison des fortes chutes de neige.
Lors de cette table ronde, elle s'est engagée à organiser des "Etats généraux de l'agriculture" fin 2007 pour aborder l'ensemble des problèmes de la profession et notamment la répartition des aides agricoles.
Elle a également rencontré une délégation de la fonderie Bréa, un fournisseur de l'industrie automobile placé en redressement judiciaire l'an dernier qui emploie quelque 530 personnes.
Reuters
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