Désirs d'Avenir
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Depuis 48 heures, une vidéo "volée" circule sur le net dont les chaînes de télévision se font l’écho d’une manière permanente ce vendredi soir.
Elle est volée mais peu importe, elle est surtout tronquée ! Les propos, ainsi montés, ont donc fâchés les professeurs (certainement à juste titre).
Une précision : la base de ce montage est une vidéo de janvier 2006.
Cela rappelle étrangement la manipulation faite d'une interview de Bourdieu diffusée il y a peu de temps mais faite en 1999 et sortie de son contexte (cette manipulation a été ensuite auto censurée par le site DAILY MOTION). Qui a donc intérêt à ce genre d'exercice à 6 jours des élections internes ?
Rappel d’une intervention de Ségolène Royal en octobre 2006 :
Chère camarade, cher camarade,
Notre monde a profondément changé depuis la fin de la guerre froide. L’Europe a été réunifiée dans la paix et c’est une immense chance. Mais elle ne pèse pas assez sur la scène internationale et la France ne pèse plus assez en Europe. Or, le monde a besoin de l’Europe et l’Europe a besoin de la France. L’unique hyperpuissance, les Etats-Unis, a parfois préféré la force au droit, suscitant la rancoeur des humiliés dont s’emparent les fanatismes. D’autres puissances s’affirment, comme la Chine ou l’Inde, et vont jouer un rôle central dans les années à venir. La mondialisation économique et culturelle multiplie les interdépendances mais s’impose sans que soient construites les solidarités nécessaires. Des dangers nouveaux apparaissent comme le terrorisme et la prolifération nucléaire. Enfin, nous sommes face à une responsabilité majeure : assurer la survie de notre planète en mettant fin à la dégradation de l’environnement.
Ce monde est à la fois dangereux et riche de potentialités. Si je suis élue, la France se mobilisera contre les désordres du système international, pour construire un ordre international juste. Je veux mieux protéger la France et les Français des menaces multiformes que provoque l’instabilité internationale. Mais je veux aussi créer les conditions d’un nouveau dynamisme en Europe et dans le monde. Une politique étrangère, ce sont des intérêts à défendre mais aussi des valeurs et une ambition pour son pays. Une action exemplaire dans le domaine de l’environnement en sera une pierre angulaire. Je prends ici quatre engagements :
Protéger
L’Europe, telle qu’elle se bâtit aujourd’hui, n’exploite pas assez ses atouts de très grande puissance économique et commerciale. Elle n’est pas assez politique, elle ne protège pas suffisamment ses citoyens contre les effets pervers de la mondialisation. Elle n’a pas suffisamment coordonné son effort de défense et n’a pas de véritable politique étrangère commune. Je veux revitaliser l’ambition européenne, en lien avec nos partenaires, redonner le goût et l’envie de l’Europe à nos concitoyens, autour de projets concrets, au premier rang desquels l’environnement et la recherche. Contre le terrorisme et la prolifération nucléaire, contre le changement climatique et les dommages infligés à l’environnement, contre l’exploitation de la misère humaine par les passeurs des filières d’immigration clandestine, contre le moinsdisant social et l’ultralibéralisme, la France doit être à la pointe de ces combats dans et avec l’Europe. L’Union européenne poursuivra sa construction, nécessaire pour faire face aux puissances de demain, en faisant la démonstration de son utilité pour tous. C’est ce que j’appelle l’Europe de la preuve.
Construire
Face aux tristes prophètes du déclin, je veux redonner à nos concitoyens la fierté d’être Français et d’agir dans le monde, pour la paix, pour le développement, pour l’excellence environnementale. Nous avons notre contribution spécifique à apporter à un monde plus juste. Je veux promouvoir un multilatéralisme moderne, fondé sur une organisation des Nations-unies plus efficace pour la promotion de la paix et sur une solidarité rénovée pour le développement qui est au coeur de la démarche des socialistes. Nos militaires contribuent au maintien de la paix dans beaucoup de zones de crise. Mais nous pouvons faire plus et mieux, en organisant notre politique étrangère autour de nos valeurs républicaines, à rebours de tout choc des civilisations. Nous devons introduire, dans les organismes internationaux, les critères sociaux et environnementaux. Nous devons revoir de fond en comble notre politique d’aide au développement qui est insuffisante et n’arrive pas toujours aux personnes qui en ont besoin. Enfin, nous devons être au coeur de l’économie du savoir, de la connaissance et de l’innovation, qui dessine les contours du monde de demain et je donnerai toute leur place aux Français de l’étranger dont le dynamisme doit être reconnu et valorisé.
Faire participer
Le président de la République doit savoir affronter les crises en temps réel mais il doit expliquer aux Français le sens de la politique étrangère de la France, car les Français sont concernés, dans leur vie, par l’état du monde. Je veux revaloriser le rôle du Parlement en matière de politique étrangère et de défense ainsi que dans la conduite des négociations commerciales internationales, comme le prévoit notre projet. Notre jeunesse a soif d’engagement : je veux stimuler sa générosité, notamment via le service civique, et donner toute leur place au travail des ONG et à la coopération décentralisée, au service d’une présence de la France renouvelée dans le monde.
Faire de la France le pays de l’excellence environnementale J’en prends l’engagement : la France sera le pays de l’excellence environnementale. Je ne céderai pas sur cet enjeu essentiel, je l’imposerai à toutes les pesanteurs, y compris dans le domaine agricole, à tous les lobbies dans l’industrie, dans les transports, partout, là où il faut lutter au quotidien pour que les valeurs collectives, pour que l’accès aux biens publics au niveau de la planète, l’emportent sur les logiques financières. La promotion de l’environnement est une exigence, pour nous et pour nos enfants, mais elle est aussi une chance, car c’est là que sont les emplois de demain.
Géopolitique, prolifération, nucléaire, terrorisme : quelles solutions préconises-tu pour rendre efficace la non-prolifération nucléaire ? Quelle position adopter à l’égard de l’Iran, du Pakistan et de la Corée du Nord ? Quelle sortie de crise pour les conflits en Afghanistan, en Côte-d’Ivoire, dans la région des Grands Lacs, en Somalie et au Moyen-Orient ?
La prolifération nucléaire est une menace qu’il faut prendre au sérieux : elle mine la crédibilité de la dissuasion et fait courir de graves risques d’instabilité à certaines régions du monde très fragiles. Il faut donc faire respecter le droit international et d’abord le Traité de non prolifération (TNP). Celuici prévoit des mesures de contrôle confiées à l’Agence internationale pour l’énergie atomique afin de prévenir le passage du nucléaire civil au nucléaire militaire. C’est dans ce cadre que l’AIEA a repéré des dissimulations de programmes inquiétantes de la part de l’Iran. Si les grandes puissances auxquelles le TNP autorise le nucléaire veulent garder une crédibilité, il faut qu’elles aussi marquent une volonté d’apaisement et de respect du droit international. Et je regrette que les États-Unis n’aient pas ratifié le Traité sur l’interdiction des essais nucléaires (TICE).
En ce qui concerne, l’Afghanistan qui affronte encore la misère et le terrorisme, la présence d’Al-Qaïda sur son territoire interdit tout désengagement. La France a envoyé ses soldats pour participer au retour de la stabilité et pour bloquer l’expansion terroriste. Elle doit continuer à assumer ses responsabilités, très attentive à la sécurité de ses troupes. En Côte d’Ivoire, il faut travailler à la réconciliation nationale. La seule issue est l’application des résolutions de l’ONU, y compris la dernière, donnant les moyens à un Premier ministre respecté de conduire le pays à des élections transparentes.
L’Iran poursuit son programme d’enrichissement de l’uranium qui pourrait être utilisé à des fins militaires. C’est un vrai risque, parce que le gouvernement iranien actuel a multiplié les déclarations menaçantes à l’égard d’Israël et parce que d’autres pays de la région peuvent être tentés de se doter à leur tour de l’arme nucléaire. A ce stade, il y a encore place pour la négociation, en essayant de rassembler l’Europe, les Etats- Unis, la Russie et si possible la Chine. La voie de la diplomatie, c’est aussi savoir reconnaître le rôle important que doit jouer l’Iran dans la région.
Dans le conflit israélopalestinien, quelle sera la position de votre gouvernement ? Respect des deux peuples ? Condamnation des colonies ? Quelle aide pour favoriser un processus de paix juste ?
Mon gouvernement se fondera sur le respect des résolutions de l’ONU et sur les principes énoncés notamment par François Mitterrand et partagés par les responsables lucides et de bonne volonté : Israël a le droit de vivre en sécurité, les Palestiniens ont droit à un État viable. Malgré les drames noués sur cette terre, une majorité des peuples israélien et palestinien continue à souhaiter ardemment la paix. Une majorité des Israéliens est favorable à l’existence d’un État palestinien.
La priorité c’est que l’Europe rétablisse son aide financière et humanitaire au peuple palestinien. Rien ne pourra se construire tant qu’il y aura des enfants non soignés dans les territoires et des fonctionnaires qui peinent à nourrir leur famille parce qu’ils ne sont plus payés. Les conditions d’une paix juste et durable sont connues. Elles passent par une négociation d’ensemble garantissant la sécurité d’Israël, la viabilité du futur Etat palestinien, un statut pour Jérusalem et traitant la question des réfugiés. Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au Moyen-Orient, réunissant, sans exclusives, tous les acteurs de la région et les médiateurs impliqués dans le processus de paix (Europe, Etats-Unis, Russie, ONU). Établir une paix juste pour mettre un terme aux souffrances et aux affrontements est d’autant plus nécessaire que le conflit mine la sécurité de la région et constitue un terreau pour le recrutement de membres d’Al-Qaïda.
Le programme socialiste est très discret sur les questions militaires. Quelle est votre position vis-à-vis de l’OTAN ? Quelle stratégie voulez-vous mener vis-à-vis de l’Europe de la défense ?
Le projet socialiste propose une nouvelle politique de défense au service de la paix et de la démocratie. Dans un monde où pèsent de nouvelles menaces, en particulier le terrorisme et les risques de prolifération nucléaire, pas question de baisser la garde. Dans les discussions avec nos partenaires européens, nous aurons à définir ensemble sur quels domaines et de quelle façon nous devons répartir les investissements.
La priorité est de donner un véritable contenu à l’Europe de la sécurité et de la défense. Nous avons des points de désaccord, en particulier sur l’OTAN et sur la relation avec les États- Unis : débattons-en sans arrogance ni préjugés. Nous avons aussi beaucoup de points d’accord : traduisons-les en politiques communes, en coopérations fortes en termes d’équipements, de développements technologiques, de renseignement, d’industries d’armement. Depuis la chute du mur de Berlin, l’OTAN, construite dans une logique de guerre froide face à l’ex-URSS, s’est transformée. La tentation permanente des États-Unis est d’élargir le champ d’action de l’OTAN et ses domaines d’intervention. De fait, c’est pour eux un formidable instrument d’influence. Aussi devonsnous avoir une approche précise et décomplexée : reconnaître le rôle de l’Alliance dans la solidarité transatlantique ; maintenir le statut spécifique de la France, garant de l’indépendance de nos choix de sécurité ; refuser une OTAN qui jouerait au « gendarme du monde » et se substituerait à l’ONU.
Mais la clé de tout, je le répète, c’est d’avancer plus vite et plus fort dans la construction d’une défense européenne.
De quelle manière comptez-vous tenir compte du refus du Traité constitutionnel européen exprimé par les Français en 2005 ? Pensez-vous favoriser la construction d’une Europe plus sociale ? De quelle manière ?
Je suis la seule à rassembler à la fois partisans du oui et partisans du non au Traité européen. Aujourd’hui l’Europe est bloquée, la France est isolée. Je veux débloquer l’Europe et sortir la France de l’isolement. Le monde a besoin de l’Europe, facteur de paix et d’équilibre, l’Europe a besoin de la France. Commençons par redonner confiance dans une Europe dont on aura clarifié objectifs et fondements.
Les Européens refusent une compétition entre les États membres à travers les instruments de la fiscalité et du droit social, ou plutôt de l’absence de droits sociaux. Contre le dumping social, je veux qu’il soit établi qu’une entreprise qui délocalise ne bénéficie pas de fonds européens.
Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le strict respect des libertés syndicales, voilà les éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen. Nous devons mettre en place des critères de convergences sociaux pour mesurer les progrès réalisés en matière de salaires, d’emploi, de conditions de travail, d’égalité hommefemme, d’accès à la formation professionnelle, de santé au travail.
Bâtissons l’Europe par la preuve :
• une Europe des énergies renouvelables, avec un programme d’investissement massif rapidement débattu et misen oeuvre, avec une fiscalité européenne très incitative en faveur des économies d’énergie et des énergies renouvelables ;
• une Europe de la recherche, en promouvant ou en renforçant les réseaux entre équipes de recherche, en augmentant fortement le budget européen de la recherche, en sortant du pacte de stabilité les dépenses de recherche et d’innovation ;
• une Europe des transports, avec un budget propre européen auquel serait affecté une petite part de la fiscalité sur les carburants ;
• une Europe des services publics, avec l’adoption de la directive préparée par le groupe socialiste au Parlement européen. Une réforme institutionnelle permettant à l’Europe de fonctionner à 27 est nécessaire. Le traité constitutionnel est caduc. Il faut en prendre acte et repartir sur de nouvelles bases. Je souhaite que la présidence allemande du premier semestre 2007 pose les jalons d’une adaptation institutionnelle pour une Europe plus efficace. Je souhaite que la présidence française du deuxième semestre 2008 soit en mesure d’avancer sur un accord entre Etats membres.
La coopération avec l’Afrique est essentielle pour notre pays, pas seulement au titre de la solidarité avec les populations africaines, mais aussi parce que ce qui s’y passe est crucial pour notre avenir : émigration, sécurité, risque sanitaire, risque écologique… En matière de coopération, dites-nous ce que vous voulez faire, annoncez que nous respecterons nos engagements internationaux.
La coopération avec l’Afrique est essentielle pour notre pays, au titre de la solidarité. Ce qui s’y passe est crucial pour notre avenir. Les pays pauvres, notamment en Afrique, doivent sortir de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. Là se situe la vraie réponse aux migrations de la misère. La question de l’émigration ne peut pas, en effet, être déconnectée de celle du co-développement. C’est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays que l’on peut tarir l’immigration clandestine.
France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d’Afrique. Nous devons mettre en place des politiques coordonnées, à l’échelle européenne (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et, en même temps, penser ensemble un nouveau partenariat avec l’Afrique.
Il faut repenser de fond en comble la coopération et le développement en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l’eau, l’école, l’environnement, la santé et en favorisant les micro-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces projets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des crédits bancaires. Il faut aussi que l’aide des pays riches arrive directement à ceux qui en ont besoin, à travers la coopération décentralisée et les ONG.
À quelques jours du vote des adhérents du Parti Socialiste, «creusot-infos» donne la parole à trois soutiens des trois candidats à la candidature. Maire du Creusot, ancien ministre, André Billardon explique pourquoi il soutient Ségolène Royal.
«Nous vivons un moment historique : pour la première fois en France, l’élection d’une femme démocrate et de gauche à la Présidence de la République est envisageable.
Ségolène Royal à l’Elysée, ce serait une autre alternance : le fait qu’elle soit une femme n’est pas en soi suffisant mais il serait hautement symbolique que le Parti Socialiste présente une candidate au mandat le plus élevé de nos institutions.
Ségolène Royal a toutes les qualités pour être cette candidate : conseillère de François Mitterrand à l’Elysée, quatre fois Ministre, quatre fois élus députée dans des circonscriptions difficilement gagnables, Présidente de région, elle n’a plus à démontrer ses compétences.
Fidèle à son Parti et à la Gauche, elle est en même temps porteuse d’une véritable rénovation et de l’espoir de lever en 2007 les blocages de la politique. Pour répondre à une nouvelle demande politique, il faut en effet s’affranchir de la grille de lecture traditionnelle, trop éloignée des attentes et de la vision de la réalité de la société. / Femme de terrain, elle parle du sociétal et c’est important car cela touche à la vie des Françaises et des Français.
Une nouvelle politique de gauche à l’écoute de la société est possible avec Ségolène Royal à la Présidence d’une république démocratique et participative».
André Billardon
Maire du Creusot
Le Jeudi 09 novembre 2006 @ 03:59:18 - Creusot Infos
Déclaration de Ségolène Royal : « J’ai, en effet, une vision plus prudente que mes deux collègues à propos de l’accès de l’Iran au nucléaire civil. Bien sûr que l’enrichissement de l’uranium n’est pas le même, mais quand on contrôle le nucléaire civil, on contrôle en effet une partie de l’enrichissement de l’uranium. On sait, on le voit bien en France, les conditions de sécurité qui entourent les centrales nucléaires civiles. Je considère que c’est une première étape. Dans la mesure où les Russes ont proposé des coopérations dans le cadre de nucléaire civil à l’Iran, je pense que cette solution est beaucoup plus prudente tant que le régime iranien n’aura pas évolué. Donc, je maintiens ma position qui consiste à dire qu’il vaut mieux trouver des coopérations pour produire de l’électricité, mais en ne permettant pas aux Iraniens de contrôler tout le processus du nucléaire civil. »
1 - Le Traité de non prolifération nucléaire reconnaît le droit des pays signataires d’avoir recours au nucléaire civil. Mais ils doivent se soumettre au contrôle de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA). Or c’est bien le problème avec l’Iran : l’Agence a découvert des activités nucléaires civiles non déclarées. Il y a donc risque de prolifération.
2 - L’Union européenne considère que le droit de l’Iran à accéder au nucléaire civil ne peut être admis qu’à la condition que toutes ses activités nucléaires ainsi découvertes soient mises à plat et contrôlées. Elle a proposé, dès lors que l’Iran se soumettrait au contrôle de l’AIEA et renoncerait à ses activités proliférantes, de lui construire des centrales nucléaires. L’Iran a refusé. Par ailleurs, l’Union européenne soutient la proposition russe d’enrichissement de l’uranium en Russie pour l’Iran, à des fins pacifiques. A ce jour, l’Iran n’a pas donné suite à cette proposition.
3 - A ce jour, le Conseil des Gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et le Conseil de Sécurité de l’ONU ont décidé de refuser à l’Iran la maîtrise du cycle complet de production, y compris à des fins civiles, tant que la position de l’Iran n’évoluerait pas.
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Aujourd’hui, la question qui est posée à la communauté internationale est donc bien celle de l’accès de l’Iran au nucléaire civil. La position de Mme Royal de refuser que l’Iran puisse contrôler la totalité de la filière, même civile, tant que l’Iran n’aura pas évolué, est donc la seule qui soit cohérente avec le droit international et avec les enjeux de la non-prolifération.
Christophe Chantepy