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Vous pouvez prendre connaissance de la contribution "Combattre et proposer" et la signer en allant sur http://www.congresutileetserein.com/

Samedi 28 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Pour tous ceux qui n'ont pu se rendre à la Maison de la Chimie ce matin et pour tous ceux qui souhaitent se rendre compte par eux-mêmes du contenu de la contribution que Ségolène Royal s'apprête à déposer dans le cadre du Congrès du PS,
rendez-vous sur le site internet
http://www.congresutileetserein.com où vous pourrez la télécharger.

Nous essaierons dans les jours qui viennent de développer chacun des points qui y sont abordés.
Pour vous donner envie d'en savoir plus, vous trouverez ci-dessous un avant-goût tout de même, avec les principaux points traités dans cette contribution :

1- Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France
- la vraie nature du sarkozysme : de la rupture à la déchirure
- le capitalisme perd la tête
- non, la gauche n'est pas conservatrice !
- une autre politique est possible, vite !

2- Faire du socialisme une force neuve dans le siècle
- une lucidité radicale
- un grand parti porteur d'espoir
- de nouvelles formes de militantisme
- le respect des militants

3- Mettre l'économie au service de l'humain
- rééquilibrer le rapport de force entre le capital et le travail
- agir vraiment contre la vie chère
- faire enfin la révolution fiscale
- oui à l'innovation des PME, non à la rente du CAC
- un nouveau regard sur l'immigration

4- Bâtir un Etat préventif qui attaque les inégalités à la racine
- l'éducation, encore l'éducation, toujours l'éducation
- le droit des travailleurs à être bien formés, des entreprises compétitives
- bien vivre dans l'après-pétrole
- lutter très tôt contre la violence

5- Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver
- faire de chacun l'acteur de sa santé
- bâtir un système de retraite transparent, universel et personnalisé

6- Reconnaître la France métissée comme une chance
- la jeunesse n'est pas un problème mais une partie de la solution
- lutter contre les discriminations envers les quartiers populaires
- la laïcité, garante de la République

7- Oser enfin la démocratie "jusqu'au bout"
- faire confiance aux élus locaux
- moderniser le Parlement
- encourager la démocratie participative
- garantir la liberté de la presse
- porter haut l'exigence de justice et des Droits de l'Homme
- la démocratie au secours de l'Europe
- Pour un ordre mondial juste : des institutions internationales à la hauteur de leurs missions

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Samedi 28 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Peu lui importe que ses adversaires la disent en perte de vitesse et que certains grands élus aient pris leurs distances. Ségolène Royal compte transformer son handicap dans l'appareil socialiste en avantage auprès des militants. Estimant, contrairement à la plupart de ses adversaires, ne pas avoir à préparer dès maintenant le terrain de ses futures alliances, l'ancienne candidate à la présidentielle 2007 a les coudées franches et se dit déterminée à en profiter.

A cinq mois du congrès de Reims, elle compte sur l'efficacité d'un discours que ses fidèles qualifient de "carré". Sa contribution, rendue publique, samedi 28 juin, à Paris, s'en prend vivement au bilan du président de la République.

Dans ce texte conçu de manière "participative" mais auquel elle a imprimé sa marque, Mme Royal dénonce "la mainmise du clan Sarkozy", passé "de la rupture à la déchirure". Elle s'en prend à "une politique archaïque masquée par les lunettes de la modernité branchée, un mélange inquiétant de Silvio Berlusconi et de Doc Gynéco, avec une montre de 50 000 euros au poignet".

Considérant que le PS souffre d'un déficit de combativité, le texte assure que "l'heure n'est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale". Pour autant, il n'est pas question de se retrancher derrière "la défense des grandes conquêtes sociales d'hier, sans en proposer de nouvelles".

Parmi ses orientations, la présidente de la région Poitou-Charentes reprend le concept, très consensuel au sein du PS, "d'Etat préventif (…) capable de suivre les individus dans tous les moments de leur vie" et confirme son engagement en faveur d'un système de retraite "unifié et personnalisé" sur le mode suédois.

Deux propositions, surtout, sont à retenir. La première se définit comme la volonté de "révolutionner la fiscalité". Il s'agirait de fusionner impôt sur le revenu et CSG, de généraliser le prélèvement à la source, de supprimer "l'essentiel des niches fiscales (73milliards d'euros)" et de prélever les cotisations patronales maladie et famille sur la valeur ajoutée et non sur la masse salariale.

L'autre préconise "la fusion du Sénat et du Conseil économique et social, comme le proposait Pierre Mendès France dès les années 1960, combinée à l'obligation de sa saisine préalable sur les projets de loi qui modifient le droit social". "Les sénateurs, poursuit le texte, seront élus autrement en tenant compte de l'importance des populations et par un collège électoral vraiment représentatif des collectivités territoriales".

Soucieuse de baliser un terrain où elle était très attendue, la contribution s'attache à clarifier les relations avec le MoDem. L'idée est de "conserver la stratégie d'alliance née à Epinay qui consiste d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche" mais, ensuite, de faire "appel dans les élections à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet".

Le texte est incisif sur les questions de discipline interne au PS. "Dès lors qu'il y a eu débat et vote, il faut en être solidaire mais si ce n'est pas le cas, la démission de ses responsabilités dans ces instances doit devenir la règle", insiste la contribution. Celle-ci précise au passage que "l'enjeu de ce congrès n'est pas de faire le programme de gouvernement de 2012" et ne fait aucune autre allusion à la prochaine élection présidentielle. Ségolène Royal aimerait y voir un peu plus clair sur le congrès de Reims avant de se projeter au-delà.

Jean-Michel Normand in Le Monde le 28 juin 2008
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Vendredi 27 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Chers amies, chers amis,

Le moment du dépôt des contributions au Parti socialiste est venu.
Comme vous le savez déjà, Ségolène Royal et toute son équipe présenteront leur contribution, dans deux jours :

Samedi 28 Juin de 10h à 13h

à la Maison de la Chimie
28 rue Saint Dominique, Paris 7ème
(Métro/RER Invalides, Bus n°63/69/83/93)

Soyez nombreux à assister à cet événement important, lors duquel de nombreuses personnalités prendront la parole, parmi lesquels :

Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres) - Jean-Louis Bianco (député des Alpes-de-Haute-Provence) - Michèle Delaunay (députée de Gironde) - Aurélie Filipetti (députée de Moselle) - Guillaume Garot (député de Mayenne) - Edouard Martin (délégué CFDT au comité de groupe européen d'Arcelor-Mittal) - Louis Mermaz (sénateur de l’Isère) - Jean-Pierre Mignard (Président de Désirs d’avenir) - Ariane Mnouchkine (metteur en scène) - Bertrand Monthubert (président de l’association Sauvons la recherche) - Vincent Peillon (député européen) - Thomas Piketti (chercheur en économie) - Edwy Plenel (directeur de la publication de Mediapart) - François Rebsamen (maire de Dijon) - Najat Vallaud-Belkacem (conseillère régionale Rhône-Alpes).

Privatisation de la sécurité sociale, atteintes au pluralisme des médias, abandon de la politique industrielle, désengagement de l’Etat sur l’amélioration des conditions de travail, précarisation de la recherche, perte du pouvoir d’achat, irresponsabilité environnementale : ensemble, nous nous mobiliserons contre toutes les conséquences dramatiques de la politique menée par le gouvernement.

Pendant les débats au sein du Parti socialiste, le combat continue.

En espérant vous voir nombreux samedi,

L’équipe de Ségolène Royal

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Jeudi 26 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

 

 

De la part d'ANDRE LE COZ :
Si vous souhaitez participer à la présentation publique de la contribution que Ségolène Royal déposera dans le cadre du congrès du Parti socialiste,
Si vous préférez vous y rendre, en compagnie d'autres personnes et échanger vos impressions avec elles, 

rendez-vous à la station DAUMESNIL en tête du quai direction BALARD 
samedi 28 mai 2008 à 8h30 IMPERATIVEMENT.





(Mea culpa du webmaster pour un fausse information de ligne de métro diffusée hier au soir et corrigée vite  heureusement)

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Jeudi 26 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Bonjour à tous,
Vous trouverez ci-dessous le message que j'ai reçu aujourd'hui et qui me paraît (lui aussi) hautement important.
Pour ceux qui n'auraient pas accès à Internet entre le samedi 28 juin midi et le mardi 1er juillet au soir, ou qui ne sauraient guère comment remplir un formulaire par Internet, n'hésitez pas à me dire si vous souhaitez ou non faire partie des signataires de la contribution en question et je le ferai pour vous.
Amitiés et, j'espère, à samedi pour ceux qui pourront être au rendez-vous !
Marianne Boulc'h (
marianneboulch@hotmail.fr)

Après des mois de débat participatif dans le cadre de la démarche "Congrès Utile et Serein", notre contribution est désormais prête.
Ségolène Royal présentera samedi matin ce texte, fruit du travail de milliers de personnes qui veulent que le congrès du PS soit utile aux Français.
Vous pourrez vous rendre, dès samedi 28 juin, à midi, sur le site
Congrès utile et serein (www.congresutileetserein.com) pour signer cette contribution en ligne.
Le recueil des signatures doit être très rapide, car nous remettons le texte de la contribution ET les signatures au Parti socialiste le 2 juillet. Nous avons donc trois jours seulement pour signer la contribution.
Soyons nombreux à rejoindre le changement.
Merci à tous.

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Jeudi 26 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Nicolas Sarkozy a annoncé une reprise en main spectaculaire de la télévision publique: c'est l'exécutif qui nommera son président.



Sarkozy caricaturé en De Gaulle (Jiho).

C'est la mesure la plus commentée par l'auditoire: alors que la "commission pour la nouvelle télévision publique" -dont le rapport de 77 pages peut être téléchargé- préconisait une nomination du PDG par le conseil d'administration (et non plus par le CSA), le Président s'est déclaré partisan d'un système "simple et robuste":

"Une nomination par l'exécutif (sur avis conforme du CSA en l'espèce) sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle."

En gros, un système conforme au projet de loi de réforme des institutions, et qui fera de France Télévisions un équivalent d'EDF. Un lien plus direct avec l'Etat-actionnaire, donc. Dans la cour de l'Elysée, le président du CSA, Michel Boyon, n'a pas répondu à la question "à quoi sert désormais le CSA?"

La question du financement n'est pas totalement tranchée

Autre annonce de Nicolas Sarkozy, la suppression de la publicité après vingt heures dès le 1er janvier 2009, et non au 1er septembre 2009 comme préconisé par la commission. Cette nouvelle s'accompagnerait d'un petit tour de magie budgétaire: Copé et consorts prévoyaient une compensation de 450 millions d'euros en 2009, mais à partir du 1er septembre, donc. Avec la nouvelle décision du Président, cette somme serait par conséquent étalée sur un an… Frédéric Lefèbvre, un député UMP proche de Nicolas Sarkozy et principal lobbyiste de l'audiovisuel privé à l'Assemblée, en est convaincu: "La compensation sera de 450 millions d'euros en 2009, c'est clair. Jusqu'ici, tout le monde racontait n'importe quoi."

Le président de la République n'a pas été très clair sur ce point. Un flou qui laisse redouter le pire, puisque la suppression totale de la publicité -prévue le 1er décembre 2011- coûterait 1,2 milliards d'euros, en incluant le budget nécessaire au remplissage des trois heures quotidiennes libérées. Selon un syndicaliste reçu par Nicolas Sarkozy avant son discours, la compensation s'élèverait à 800 millions d'euros par an en l'absence totale de publicité.

Par ailleurs, le Président a aussi annoncé que la taxe pour les fournisseurs d'accès Internet et opérateurs mobiles serait de 0,9% de leur chiffre d'affaires, et non plus 0,5%. La taxe sur les télévisions privées sera de 3%.

Les syndicalistes priés de quitter l'Elysée

Cette question du financement n'a donc pas totalement été tranchée. Ce qui semble inquiéter Patrick de Carolis. Visiblement très heureux du satisfecit décerné par Nicolas Sarkozy sur son "virage éditorial" -l'expression désigne principalement les pièces de théâtre et fictions littéraires-, il l'a laissé entendre à demi-mot, à la sortie du petit cocktail où seuls les plus célèbres journalistes étaient conviés:

"Sur le plan financier, nous allons maintenant travailler à un plan d'affaires [...] pour arriver à un équilibre financier, qui est absolument nécessaire."

Le président Sarkozy a aussi répété qu'"aucune chaîne ne sera privatisée".

Côté mondanités, il a plaisanté un moment avec son ami Michel Drucker et les producteurs Paul Amar et Serge Moati, juste après avoir claqué la bise à Arlette Chabot, la directrice de l'information de France 2.

Pendant ce temps, les membres de l'intersyndicale de l'audiovisuel public, qui avaient été reçus par Nicolas Sarkozy et Christine Albanel juste avant la remise du rapport, étaient poliment mais fermement reconduits à l'extérieur de l'Elysée. Pour éviter que leur voix ne vienne troubler la belle fête sarkozyenne? "Des policiers nous ont empêché de rejoindre la rue du Faubourg-Saint-Honoré, où nous attendaient des journalistes qui devaient nous interviewer", raconte l'un d'entre eux. Ils s'en émeuvent dans le communiqué qui relate leur rencontre avec le Président. Ils estiment que "le service public n'a pas plus de perspectives que le 8 janvier dernier".


A cette allure il ne faudra pas attendre 2012 pour avoir une France transformée en champ de décombres.

Comme le pré&cise un commentaire ci-dessous mis dans la journée je pense que l'on peut dire qu'on s'approche d'une certaine forme de dictature. Entendez-vous le gouvernement parler, une assemblée nationale et un sénat s'exprimer ?
Oh ! ils disent t peut-être quelques mots mais c'est bien timide et surtout avec le petit doigt sur la couture du pantalon ou de la robe.


 

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Jeudi 26 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Présentation de la contribution de S. Royal ce samedi 

Je t'écris au sujet de la présentation de la contribution de Ségolène Royal ce samedi. Je souhaite 

savoir si vous avez prévu un départ collectif de St Maur. En raison de la forte mobilisation, je te 

conseille de prévoir large en ce qui concerne les horaires. A Arcueil, par exemple, nous prévoyons 

un départ à 08h30. L'idéal étant que tous nos amis du Val de marne soient à la salle 
à 09h00 au 
plus
tard Ceci nous permettra d'être bien installés. Ce serait bien que tu puisses me dire, le cas échéant, 

combien de personnes seraient concernées par ce déplacement. Les socialistes de toute la France auront les
yeux rivés sur nous. En attendant de te lire,

Amitiés,

Benoît 


Bien évidemment ce message n'est pas exclusif pour St Maur mais s'adresse à tous ceux qui lisent DA Créteil.

Le webmaster

 

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Mercredi 25 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Ce matin sur RTL, le ministre du Budget a tenté de rassurer les patients sur le déremboursement des médicaments pour les affections de longue durée : les gentilles mutuelles s'occuperont de tout !



Dérembourser de 65% certains médicaments pour les patients atteints d'affections de longue durée (ALD), actuellement pris en charge à 100% par la sécurité sociale : l'idée, lancée hier comme si de rien n'était par le directeur de la Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) Frédéric van Roekeghem, a bien évidemment déclenché ce que les journaux appellent une « vive polémique ». Un vrai bordel, en fait. D'autant qu'hier soir sur France 2, Roselyne Bachelot en rajoutait en estimant que cette proposition « méritait d'être étudiée ». Du coup, ce matin, sur RTL, Eric Woerth, ministre du Budget, se voulait rassurant. Mais même s'il a fait mine de faire machine arrière, il a en fait bel et bien enfoncé le clou.

Nouveau concept : les mutuelles au grand coeur

Ainsi, le ministre a-t-il expliqué, en préambule, que seuls les médicaments qui « ne sont pas liés directement » à l'affection dont souffre le patient, les médicaments « de confort, d'accompagnement », étaient concernés. Sans préciser où commence le confort - là où s'arrête la douleur, peut-être ? Puis, Eric Woerth a promis que cette mesure « ne change rien pour le patient » : « les mutuelles prendraient le complément, donc le malade serait bien remboursé à 100% ». Il s'agit d'un simple « transfert entre l'assurance maladie et la mutuelle », « l'assuré social ne verrait pas la différence » a martelé le ministre du Budget. Oubliant au passage que 8% de ces patients n'ont pas de mutuelle !
Quant aux mutuelles, Eric Woerth assure, juré craché, qu'elles n'en augmenteraient pas pour autant leurs cotisations. D'où tient-il une telle certitude ? Pas des mutuelles, puisqu'il précise qu'« il faut en discuter avec elles ». De sa foi dans le grand cœur des complémentaires santé, sans doute !


Mercredi 25 Juin 2008 - 13:07
Bénédicte Charles
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Mercredi 25 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

LE MONDE | 24.06.08 | 14h05  •  Mis à jour le 24.06.08 | 14h05


L
a préparation de la future loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Lopsi), que le gouvernement souhaiterait soumettre au conseil des ministres à l'automne, oppose deux camps. D'un côté, les tenants d'un arsenal judiciaire toujours plus développé, de l'autre, ceux qui reconnaissent l'efficacité des nouveaux instruments, mais s'inquiètent pour les libertés publiques. Trois chantiers prioritaires illustrent les crispations.

 

Le fichier Périclès. La direction de la gendarmerie nationale a fait procéder, depuis quelques mois, à de discrets essais liés à la mise en place d'un fichier informatique, dénommé "Périclès". Ce système d'analyse sérielle permet d'effectuer des rapprochements entre affaires et de lutter contre tout type de délinquance.

Mais ce type de fichier contient de nombreuses données liées à la vie du citoyen : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphone portable, factures, autant de détails qui ne figurent jamais dans les procédures judiciaires. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) n'a pas encore été saisie du dossier.

Les gendarmes assurent, en mettant en avant onze garanties autour de Périclès, que cet arsenal demeurera sous contrôle judiciaire. Reste que dans la dernière version de la Lopsi, dont Le Monde a eu connaissance, on parle de "traitements automatisés de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes". Ces données ne seraient plus "collectées au cours de procédures judiciaires pénales", comme cela apparaissait dans le texte initial. Il faut voir là le résultat d'un intense lobbying des gendarmes.

Dans un courrier daté du 3 juin adressé au ministère de l'intérieur, le général Guy Parayre, directeur général de la gendarmerie nationale, avait réclamé la suppression de cette mention qui, selon lui, conduisait "à priver de tout effet la réforme envisagée". Conclusion du général Parayre, au cas où sa missive ne serait pas suivie d'effet : "Il me paraît imprudent dans ces conditions d'exposer la ministre (Michèle Alliot-Marie) sur ce sujet sensible lors d'un débat parlementaire sans doute délicat, pour un résultat final qui ne procurera aucun progrès..." Manifestement, il a été entendu.

Les pouvoirs des juges. Le secrétaire général de la défense nationale (SGDN), Francis Delon, milite pour limiter l'accès des juges d'instruction aux lieux de pouvoir tels que les ministères ou les services secrets.

Si l'avis du SGDN est suivi, ce qui paraît être le cas, les perquisitions dans des lieux protégés ne seront plus possibles que sous certaines conditions. Le projet d'article est ainsi rédigé : "Lorsqu'un magistrat envisage de procéder à une perquisition dans des lieux classifiés ou abritant des secrets de la défense nationale, il remet à l'autorité administrative compétente une décision écrite et motivée indiquant la nature de l'infraction, (...) les raisons justifiant la perquisition et l'objet de celle-ci."

L'effet de surprise disparaîtrait de fait. D'autant que l'autorité administrative est alors censée transmettre cette "décision" du juge au président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), seul habilité à déclarer une " déclassification temporaire, totale ou partielle" du lieu visé par le magistrat. La perquisition, si elle est autorisée, se ferait alors en sa présence. Par ailleurs, "les saisies et les mises sous scellés" ne pourraient " porter que sur des documents non classifiés ou déclassifiés". Seul le président de la CCSDN pourra prendre connaissance des "informations classifiées" et décider, ou non, de les transmettre au magistrat instructeur. Le ministère de l'intérieur ne souhaite pas inclure ces dispositions dans la future Lopsi.

 

Les "captations" informatiques et sonores. La loi devrait permettre, à l'avenir, d'introduire dans les ordinateurs des citoyens un "cheval de Troie" informatique. Il sera possible, avec l'aval d'un juge, "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère", et ce pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois. Le dispositif technique pourra être mis en place à toute heure, en s'introduisant dans tout lieu, ou via "la transmission par un réseau de communications électroniques".

Par ailleurs, les enquêteurs pourront plus facilement placer des micros afin d'intercepter les conversations.

Gérard Davet

 

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Mardi 24 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

LEMONDE.FR | 24.06.08 | 09h15  •  Mis à jour le 24.06.08 | 12h28

Jeudi 26 juin, l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (Uncam) présentera lors de son conseil une feuille de route, publiée par Le Figaro, pour ramener son déficit de 4,1 milliards d'euros cette année, à 2,8 milliards d'euros en 2009. Pour ce faire, Frédéric van Roekeghem, directeur de l'Uncam, révèle aux Echos qu'il faudra "opérer un redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros".

Dans un entretien accordé au quotidien d'information économique, il détaille les mesures proposées pour fournir un tel effort, avec en ligne de mire le retour à l'équilibre des comptes pour 2011. Parmi les nouveautés, et outre les recommandations classiques de baisse des prix des médicaments et de maîtrise des prescriptions, la réforme de la prise en charge des maladies graves devrait alimenter les débats.

"Nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liées à l'accroissement de la prévalence de pathologies lourdes et chroniques : actuellement, 40 % de la population concentre 90 % des remboursements", constate Frédéric van Roekeghem. Le directeur propose ainsi de se pencher sur les dispositifs des affections de longue durée (ALD). Actuellement, les 8 millions de bénéficiaires d'un dispositif ALD sont pris en charge à 100 % pour leurs soins. Or, selon Frédéric van Roekeghem, leur nombre augmente de 4 % par an, pour un coût qui progresse, lui, de 6 %.

LE DÉREMBOURSEMENT PARTIEL DE CERTAINS MÉDICAMENTS

L'Uncam propose ainsi de freiner cette hausse du nombre de bénéficiaires. "La réglementation prévoit que le dispositif est réservé aux maladies 'longues et coûteuses', ce qui n'est pas toujours le cas, notamment dans le domaine cardio-vasculaire", justifie le directeur de l'Uncam. Les cas d'hypertension artérielle ou certains types de diabète pourraient donc être exclus des nouveaux dispositifs. En décembre 2007, la Haute Autorité de santé avait déjà préconisé de retirer certaines pathologies de la liste des 32 ALD.

Pour éviter un mauvais accueil, l'Uncam prévoit que cette nouvelle disposition concernant les ALD ne s'applique pas rétroactivement, mais uniquement aux nouvelles demandes. Une autre mesure devrait cependant attirer l'attention : le déremboursement partiel de certains médicaments. Ceux à vignette bleue, actuellement remboursés à 100 % pour les bénéficiaires d'un dispositif ALD, ne le seraient plus qu'à 35 %. Une décision qui devrait permettre une économie de 250 millions d'euros.

Frédéric van Roekeghem explique que ce déremboursement pourra s'effectuer sans augmentation de charges pour les malades, le ticket modérateur étant transféré vers les organismes complémentaires. Encore faut-il que le patient souscrive à une telle assurance, ce qui n'est pas le cas de 8 % de la population française.

Le Monde.fr

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Agenda

 

[28/06/08]

VENEZ NOMBREUX

 

 

Thèmes de réflexion

"Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux" Chateaubriand dans les Mémoires d'Outre-Tombe

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
Jean Jaurès Discours à la jeunesse 1903


"Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes pour inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle."

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