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Vous pouvez prendre connaissance de la contribution "Combattre et proposer" et la signer en allant sur http://www.congresutileetserein.com/

Samedi 21 juin 2008

Deux heures et demie de discussion entre socialistes sans même évoquer - si ce n'est de manière cursive et parfaitement consensuelle - le congrès de Reims. Cela s'est passé dans la soirée du jeudi 19 juin au Mans, dans les locaux de la fédération de la Sarthe.

A l'invitation de l'association locale Désirs d'Avenir, qui regroupe les partisans de Ségolène Royal, et de la fédération du PS, Jean-Louis Bianco, député des Alpes de Haute-Provence, et Stéphane Le Foll, député européen et bras droit de François Hollande, ont fait assaut d'amabilités sur le thème de la construction européenne "de gauche". "Nous sommes capables de dégager une majorité forte sur ce sujet", affirme le premier, "royaliste" convaincu, alors que le second acquiesce, rappelant que le PS se définit comme "un parti européen" dans sa nouvelle déclaration de principes.

Les interventions du public seront consacrées à l'évolution comparée du cours du baril en euros et en dollars, aux causes du non irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne, à l'adhésion de la Turquie à l'UE ou à l'orientation de l'aide au développement. Des prochaines échéances statutaires, il ne sera pas question. "Alors que Sarkozy est en train de nous faire faire revenir à une réglementation sociale d'avant 1936, personne n'a envie de se complaire dans nos guéguerres internes", assure Nicolas Landy, nouvellement élu conseiller municipal au Mans.

En avril, la fédération de la Sarthe avait pourtant créé un petit incident diplomatique en refusant d'octroyer des salles de réunion à Désirs d'Avenir. Tout paraît être rentré dans l'ordre. "Ceux qui ont peur de Ségolène Royal sont ceux qui ont peur du renouveau", affirme Emmanuel Dubois, responsable départemental des partisans de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, pas mécontent d'avoir réuni plus de 70 militants dans une ambiance aussi apaisée.

A ses côtés, Nelly Heuzé, conseillère générale du Mans et "ségolâtre" assumée - elle avait organisé "les 24 heures du Mans pour Ségolène", une marche par équipes à travers la ville avant le premier tour de l'élection présidentielle -, ne s'inquiète "absolument pas" d'être la seule élue locale à avoir ouvertement apporté son soutien à Mme Royal dans la perspective du congrès. "J'ignore ce qui se passera à Reims mais, dans les fédérations, il y aura des alliances locales qui se concluront indépendamment de ce qui se sera négocié au plan national", assure Mme Heuzé qui évoque "un phénomène de double appartenance chez certains militants". Qu'est-ce à dire ? "Vous savez, il y a des gens, comme moi, qui sont très "François et Ségolène"", répond Claude Beilin, enseignante retraitée et ardente supportrice de la présidente de la région Poitou-Charentes dont elle avoue pourtant "ne pas du tout aimer les citations à connotation biblique".

Un axe Royal-Hollande ? Hypothèse largement prématurée, certifie M. Bianco. "Lorsqu'en septembre, François Hollande annoncera le nom du candidat qu'il soutient pour lui succéder - et ce ne sera ni Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë -, il perdra 70 % de ses soutiens", assure l'ancien ministre des affaires sociales.

Jean-Michel Normand

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Samedi 21 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Etaient Présents :

 

Valenton :                   Désiré, Carmen

Bonneuil :                   Christine, Michel, Patrizia, Jean-Marie,

Créteil :                       Marie-José, Michaël

Maisons-Alfort :           Nat-Sy

Alfortville :                  Catherine, Seddik, Maryvonne

 

Animateurs :    Christine, Michaël

Synthèse    :    Désiré et Maryvonne 

 

THEME DU DEBAT : "Comment favoriser la réussite éducative"

 

La réunion commence avec un tour de table des participants.

 

PREAMBULE par Michaël :

 

synthèse des réformes en cours engagées par le gouvernement Fillon dans l'éducation nationale, à savoir :

· La formation des enseignants dont les différents concours seront directement intégrer à l'université avec des recrutements à BAC+5 au lieu de BAC+3 comme cela est le cas actuel.

· La suppression de 11 000 postes d'enseignants dont 9800 dans le public et 1200 dans le privé.

· La disparition programmée des IUFM

· La réduction du nombre d'heures d'enseignement


Les participants ont décrié :
· Le manque de concertation dans la mise en place des réformes et la mise en application des lois avant promulgation.
· La non prise en compte de l'intérêt global de l'enfant : les enfants sont les "grands oubliés" de ces réformes ! leur charge de travail est énorme.
· Chacun s’est insurgé sur le fait que les Familles ne seraient plus maître de l’organisation de leur vie ! De quel droit cela reviendrait à l’Ecole ?

Ils ont rappelé la position de Ségolène qui privilégie  la qualité du travail au détriment de la logique de marché, d'entreprise prônée par le gouvernement dans l'enseignement.

 

1 - Quels sont les freins à une réelle égalité des chances ?

· Déception par les chiffres comptables annoncés par le gouvernement.
· La réforme engagée dans le primaire par le gouvernement vise à  empêcher les enfants de réfléchir alors que les élèves ont un meilleur niveau qu’auparavant.
· Le retour à des méthodes d’enseignement, notamment en ce qui concerne la lecture, va creuser les inégalités : En abandonnant le "Lire c’est comprendre, donner du sens à l’écrit" pour revenir à une méthode syllabique qui fait acquérir un mécanisme de base en occultant  la lecture compréhension, c’est réduire les chances des enfants des milieux socio-culturels défavorisés de devenir "enfant-lecteur", c’est-à-dire chercheur de sens et explorateur de textes. Rien de tel pour que les futurs citoyens deviennent des "moutons" incapables d’analyse politique ou autre…..
· La suppression des structures de soutien aux élèves en difficulté qui existaient.
· L'égalité passe par la reconnaissance du droit à la différence, l'assimilation des concepts est un accompagnement.
· Le gouvernement veut rendre l'enfant responsable de son échec scolaire.
· L'école de nos jours produit l'agitation, du fait de la pression institutionnelle, de la logique marchande.

Pas de moyens, beaucoup d'effet d'annonces, au bout du compte tout le monde se perd.
 

 

2 – Comment faire en sorte que chaque élève puisse réussir ?

· Il faut protéger la cellule familiale (logement digne, pouvoir manger, pouvoir travailler). On ne peut pas vivre dans un appartement de type 2 à six et étudier convenablement.

· Seul un système laïc permet l'intégration, le respect de la neutralité.

· Il faut AGIR sur les conditions de travail des enseignants et non pas sur leur temps de travail.

· Mettre en place des programmes de formation permanente performants pour les enseignements.

 

Beaucoup de recommandations des participants. Il faut :
· Créer un statut de l'étudiant afin de lui donner les moyens  de faire des études sans "enchainer avec des petits boulots" ;

· Reconstruire le schéma éducatif en favorisant le dialogue pour arriver à un diagnostic partagé ;
· Valoriser le travail manuel ;
· Reconstruire les systèmes d’orientation en milieu scolaire ;

· Remettre en place dans les établissements les centres d’information et de documentation tenus par un adulte compétant où les élèves trouveront une assistance permanente culturelle ;

· Mutualiser les projets associatifs, partager les échanges et les expériences locales, regrouper les associations autour d’un projet commun POUR AIDER les familles à se réintégrer socialement ;
· Développer les instituts médico-associatifs, notamment pour réinsérer les enfants exclus.

 

POUR REUSSIR LA MISE EN PLACE D'UN GRAND PROJET PEDAGOGIQUE AMBITIEUX POUR NOS ENFANTS, IL FAUT LES MOYENS BUDGETAIRES +++++


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Jeudi 19 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal





Salle Jules VALLES 69 rue Pasteur VILLEJUIF

Attention la rue Pasteur semble être en sens unique dans le sens de la fléche (à 1 km environ de la porte d'Italie)
Accès par le métro LEO LAGRANGE
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Jeudi 19 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Xavier Bertrand pourrait non seulement être le ministre du Travail qui aura mis fin aux 35 heures, mais aussi celui qui aura permis qu'on bosse jusqu'à 60 ou 65 heures par semaine. Le Conseil des ministres des Affaires sociales européen a adopté le 9 juin à Luxembourg un projet de nouvelle directive sur le temps de travail. Le plafond maximal de 48 heures par semaine demeure la règle dans l'Union. Mais la directive introduit une « clause de non-application » qui permet d"augmenter la durée du travail au-delà de 60 heures. Il suffirait que la clause soit prévue « dans une convenntion collective,  un accord entre partenaires sociaux ou la législation nationale ».

Jusqu'à présent; la France était préservée par la loi interne qui fixe des durées maximales bien inférieures. Or cette protection  pourrait bien disparaître avec la future loi que présentera cette semaine

Xavier Bertrand sur la représentativité et le temps de travail. La philosophie de ce texte, qui modifie ou supprime 60 articles du code du travail, est de renvoyer toutes les discussions sur les horaires au niveau des entreprises, qui pourront passer des accords avec leurs syndicats, avec pour seuls butoirs... les règles européennes.

Reste un obstacle de taille sur le chemin de la directive: le Parlement européen, qui est

Co décisionnaire en matière sociale

Marianne2

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Jeudi 19 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

c'est officiel: en France, plus on est riche, moins on paye d'impôt sur le revenu! Ce fait, dénoncé depuis longtemps par Marianne, est devenu une vérité de la République, validé par

la publication du rapport de la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur les

« niches fiscales ».

Ces fameuses « niches » représentent aujourd'hui pour l'Etat un manque à gagner de 73 milliards d'euros, contre une cinquantaine en 2002. Voilà qui en dit déjà long sur la gestion des gouvernements successifs. Mais le pire, c'est qu'à force de dégrèvements et autres crédits d'impôt les plus riches des Français parviennent à s'affranchir de la contribution commune, au sens de l'article 13 de la Déclaration des droits de l'homme  et du citoyen.

Selon le rapport du député socialiste Didier Migaud et de son collègue UMP Gilles Carrez, les 1 000 premiers bénéficiaires des niches fiscales, dont , le revenu annuel moyen atteint 1,2 million, ne payent que 100000 d'impôt en moyenne là où ils devraient en payer 400000.

Pis encore, 150 d'entre eux n'acquittent aucun Iimpôt! Certains perçoivent même un chèque u Trésor!

Contrairement à l'engagement de 1789, quand on est très riche en France, on ne contribue pas « à raison de ses facultés ».! Comme sous l'Ancien Régime, une poignée d'aristocrates parviennent à se dégager de l'impôt citoyen. Pour une poignée de privilégiés, l'impôt progressif devient régressif.

Et que dire de l'attitude de l'Etat devant Total ? On a vu un ministre de la République remercier le groupe pétrolier pour « sa contribution » volontaire « de 30 à 40 millions d'euros » au financement de la « prime à la cuve », versée aux ménages non imposables se chauffant

au fioul. Faute d'avoir le courage de taxer une part réellement significative des 12 milliards d'euros de super bénéfices de Total, l'Etat en vient  à lui demander  l'aumône, comme le roi de France suppliait le clergé réputé « exempt d'impôt » de lui faire un « don gratuit ».

Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, ne voit aucun inconvénient à ce privilège d'un

nouveau corps, celui des pétroliers.

Pendant ce temps, le tiers état, celui des particuliers ou celui des petites entreprises, paye l'impôt. Comme avant la Révolution ? .

Hervé Nathan-Marianne

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Mardi 17 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Poolp a lu sur Le grand soir ce récit d'anticipation réaliste de Marc : "Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l’école que nous voulons ?"

 

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une grande marque. La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.

La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé pour maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congé. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l’école l’an dernier, à 5 ans. L’école maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l’accueil et le goûter n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une grande marque. La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.

La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé pour maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congé. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l’école l’an dernier, à 5 ans. L’école maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l’accueil et le goûter n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.

Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l’école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l’aider pour les devoirs, ils font trop d’heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l’école, pour aider son grand-père, qui n’a presque pas de retraite.

Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n’oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu’il n’avait pas de papiers... Enzo fait très attention :

Chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l’assurance, et ses parents n’ont pas les moyens.

L’an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l’école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L’EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d’enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.

Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu’il n’y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d’Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l’usine est partie là-bas. Il ne l’a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s’appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c’est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l’école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c’était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.

Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n’est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c’est épuisant. » Surtout qu’elle dort dans le salon chez Enzo, elle n’a pas assez d’argent pour se payer un loyer.

Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l’abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d’Arc et les dix commandements par coeur. C’est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…

 

Enzo se demande pourquoi il est là.

Pourquoi Saïd a dû partir.

Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.

Pourquoi et comment les usines s’en vont en important le travail.

Pourquoi ils sont si nombreux en classe.

Pourquoi il n’a pas une maîtresse toute l’année.

Pourquoi il devra prendre le bus.

Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.

Pourquoi on le punit ainsi.

Pourquoi il n’a pas de lunettes.

Pourquoi il a faim.

 

Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l’école que nous voulons ? (texte repris d’une diffusion de la liste contre base élève de L’Aveyron)

 

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Lundi 16 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Elle a atteint un niveau historique en mai: + 3,7% sur un an, son plus haut niveau depuis la création de cette zone en 1999.

 

 

 

 

L'inflation en zone euro a atteint un nouveau record historique en mai, à 3,7% sur un an, son plus haut niveau depuis la création de cette zone en 1999, a indiqué lundi l'office européen des statistiques, dans un climat de grogne contre le gazole cher.

 

 

Dans une deuxième estimation, l'office européen des statistiques Eurostat a revu en hausse un premier chiffre donné fin mai.

Eurostat avait alors estimé que la hausse des prix avait atteint 3,6% le mois dernier, revenant à un niveau record déjà atteint en mars.

L'inflation avait ensuite connu une légère décélération en avril, à 3,3%, mais de courte durée.

L'inflation est tirée depuis plusieurs mois par la flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires.

En France, les routiers en colère contre le gazole cher organisent lundi dans tout le pays une série d'opérations de protestation à l'appel des trois principales organisations du secteur. Leurs collègues espagnols sont également mobilisés depuis plusieurs jours.
LIBERATION.FR : lundi 16 juin 2008
AFP
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Lundi 16 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Chères amies, Chers amis,

La consultation «
Congrès utile et serein » est désormais close. Nous tenons à vous remercier pour votre participation active.


Grâce à vous, 2 500 textes de proposition ont été postés sur le site internet ou envoyés par courrier. Environ 220 réunions se sont tenues autour des 10 questions proposées, partout en France.

Nous vous invitons à venir participer le 28 juin à une grande réunion de présentation de la contribution dont nous sommes tous co-auteurs avec Ségolène Royal et tous ceux qui soutiennent la démarche « Congrès utile et serein ».


La réunion se tiendra

le samedi 28 juin
de 10h à 14h
à la Maison de la Chimie
28, rue Saint Dominique, Paris 7ème
Métro/RER « Invalides », Bus n°63/69/83/93.


Venez nombreux et invitez largement l'ensemble de nos camarades socialistes.

Amitiés socialistes,
L'équipe de «
Congrès utile et serein »
publié dans : L'avenir du PS
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Lundi 16 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Sarkozy a annoncé la suite des mesures d'économie du train de vie de l'Etat, validé les projets de loi sur la réforme pénitentiaire, l'offre raisonnable d'emploi, le service minimum d'accueil à l'Education Nationale.

Une Présidence économe en trompe-l'oeil
Nul besoin de crier au loup: les dépenses de l'Elysée ne représentent que 35 millions d'euros par an, sur un budget de fonction de l'Etat de 232 milliards d'euros. Mais les petits détails de cette inflation font mal. Davantage qu'un symbole, ils révèlent le peu de considération que le chef de l'Etat témoigne pour la mesure. En 2007, le Président à peine élu a éprouvé le besoin de faire dépenser 500 000 euros pour rénover ses salles de bains et autres salons présidentiels. On se souvient qu'il avait tardé à s'installer à l'Elysée.

En 2007, sans le dire, il s'est octroyé une belle augmentation personnelle (+29%), avant celle de +140% qu'il a fait voter pour l'année 2008.

En 2008, il va se faire aménager un "
AIR FRANCE ONE, sur le modèle du Boeing présidentiel américain. Il est vrai qu'il qu'une flotte de 7 avions à sa disposition, sans compter les prêts gracieux de son ami Vincent Bolloré.

Le porte-parole de l'Elysée, Luc Chatel, se risque au mensonge et au ridicule pour expliquer ces "petits" écarts : Sarkozy travaille 3 fois plus que Chirac (donc 8% d'augmentation de son budget, ce n'est si élevé), et en plus il a rapporté 50 milliards d'euros de contrats. Un peu de sérieux, Mister President !

Une réforme pénitentiaire en trompe l'oeil
Il y a quelques jours, Rachida Dati a présenté sa réforme pénitentiaire. Elle était attendue pour l'automne dernier. Près d'une an après la loi antirécidive et la justice des mineurs, qui a précipité dans des prison, sans rationalité. Il y a un an, la population carcérale était de 52 000. Au 1er juin dernier, elle atteignait
64 000 individus, pour un peu moins de 51 000 places. Un taux record de surpopulation depuis 2004.
On aurait pu imaginer que le gouvernement annonce un large plan de moyens en faveur des conditions pénitentiaires, à la hauteur de ses ambitions répressives. Que nenni ! Rachida Dati a suggéré ... de généraliser le bracelet électronique en lieu et place, sous conditions, de la détention provisoire. Cela concerne ... 2% des détenus. Attendiez-vous un plan de construction de prisons ?

Une baisse du chômage en trompe l'oeil
Le candidat Sarkozy avait promis la baisse du chômage. L'électeur crédule avait compris que la Sarkofrance serait celle du plein emploi à temps complet. Q
ue nenni ! Nicolas Sarkozy évacue, vague après vague, les chômeurs des statistiques officielles. Le chômeur de 2012 sera un survivant des purges statistiques et autres radiations d'indemnités. Baisser le chômage ne signifie pas augmenter l'emploi. Les Français commencent-ils à comprendre ?
Voici cette semaine le fameux projet de "l'offre raisonnable d'emploi." Un chômeur ne pourra refuser plus de deux offres d'emploi correspondant à son profil à moins de 30 kilomètres de son domicile, sous peine d'être radié. Le communiqué officiel est habile pour présenter un chantage comme une garantie ! «Le salaire de l'emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l'allocation perçue après un an» et ne pourra être inférieur au salaire minimum. Vous être trop bon, Monsieur Wauquiez ! Que ce dernier reconnaisse que la fraude aux indemnités chômage ne concerne que 2% des allocataires importe peu au gouvernement.

Une diplomatie en trompe l'oeil
Avec un peu de recul, la politique étrangère de la France depuis un an produit peu de résultats ;
Sarkozy avait deux priorités : il voulait d'abord sortir l'Europe de ses blocages institutionnels. "Son" Traité simplifié de
273 pages (puisqu'il s'en ait attribué la paternité) vient de sombrer après le refus irlandais de jeudi dernier. Ce traité était "le" chantier européen de Sarkozy. Pour le reste, il a passé 14 mois à défendre l'Union de la Méditerrannée, un projet qui irrite et exclut une vingtaine de membres de l'Union; il a agacé Angela Merkel ; affaiblir l'axe franco-allemand historique.
Sarkozy voulait ensuite rallier les dictateurs de la planète au droit international : à coup de centrales nucléaires et de courbettes diplomatiques, il a tout fait.
Coucher avec l'ennemi pour quel résultat ? Kadhafi a libéré, moyennant finances, les infirmières bulgares, mais il a refusé, comble de l'ironie, l'Union de la Méditerranée. Sarkozy a dû se joindre à Bush pour attirer la Syrie loin de l'Iran. Belle affaire ! Cette courbette de trop serait-t-elle payée par l'envoi de renforts français en Afghanistan

Un Président qui n'a pas changé
A chaque étape importante, Nicolas Sarkozy a changé... en surface. C'était son slogan de campagne présidentielle. Le 14 janvier 2007, il annonçait aux Français: "j'ai changé." Ces derniers jours, il a paru
conciliant : un déjeuner avec Chirac, puis l'inauguration de sa fondation; quelques reportages bien choisis sur son épouse Carla Bruni, qui nous expliquait qu'elle apportait de la sérénité à son mari; un sommet franco-allemand très diplomate; une lettre aux militaires pour les rassurer. Bref, Nicolas se calme et écoute.

Nicolas Sarkozy n'a pas changé.

Nul besoin de chercher loin, les faits viennent à nous.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

Retrouvez
Sarkofrance et les chroniques de juan

Dimanche 15 Juin 2008 - 02:11
Juan
publié dans : la présidence de(s) Sarkozy
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Lundi 16 juin 2008

communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Sarkozy a annoncé la suite des mesures d'économie du train de vie de l'Etat, validé les projets de loi sur la réforme pénitentiaire, l'offre raisonnable d'emploi, le service minimum d'accueil à l'Education Nationale.

Une Présidence économe en trompe-l'oeil
Nul besoin de crier au loup: les dépenses de l'Elysée ne représentent que 35 millions d'euros par an, sur un budget de fonction de l'Etat de 232 milliards d'euros. Mais les petits détails de cette inflation font mal. Davantage qu'un symbole, ils révèlent le peu de considération que le chef de l'Etat témoigne pour la mesure. En 2007, le Président à peine élu a éprouvé le besoin de faire dépenser 500 000 euros pour rénover ses salles de bains et autres salons présidentiels. On se souvient qu'il avait tardé à s'installer à l'Elysée.

En 2007, sans le dire, il s'est octroyé une belle augmentation personnelle (+29%), avant celle de +140% qu'il a fait voter pour l'année 2008.

En 2008, il va se faire aménager un "
AIR FRANCE ONE, sur le modèle du Boeing présidentiel américain. Il est vrai qu'il qu'une flotte de 7 avions à sa disposition, sans compter les prêts gracieux de son ami Vincent Bolloré.

Le porte-parole de l'Elysée, Luc Chatel, se risque au mensonge et au ridicule pour expliquer ces "petits" écarts : Sarkozy travaille 3 fois plus que Chirac (donc 8% d'augmentation de son budget, ce n'est si élevé), et en plus il a rapporté 50 milliards d'euros de contrats. Un peu de sérieux, Mister President !

Une réforme pénitentiaire en trompe l'oeil
Il y a quelques jours, Rachida Dati a présenté sa réforme pénitentiaire. Elle était attendue pour l'automne dernier. Près d'une an après la loi antirécidive et la justice des mineurs, qui a précipité dans des prison, sans rationalité. Il y a un an, la population carcérale était de 52 000. Au 1er juin dernier, elle atteignait
64 000 individus, pour un peu moins de 51 000 places. Un taux record de surpopulation depuis 2004.
On aurait pu imaginer que le gouvernement annonce un large plan de moyens en faveur des conditions pénitentiaires, à la hauteur de ses ambitions répressives. Que nenni ! Rachida Dati a suggéré ... de généraliser le bracelet électronique en lieu et place, sous conditions, de la détention provisoire. Cela concerne ... 2% des détenus. Attendiez-vous un plan de construction de prisons ?

Une baisse du chômage en trompe l'oeil
Le candidat Sarkozy avait promis la baisse du chômage. L'électeur crédule avait compris que la Sarkofrance serait celle du plein emploi à temps complet. Q
ue nenni ! Nicolas Sarkozy évacue, vague après vague, les chômeurs des statistiques officielles. Le chômeur de 2012 sera un survivant des purges statistiques et autres radiations d'indemnités. Baisser le chômage ne signifie pas augmenter l'emploi. Les Français commencent-ils à comprendre ?
Voici cette semaine le fameux projet de "l'offre raisonnable d'emploi." Un chômeur ne pourra refuser plus de deux offres d'emploi correspondant à son profil à moins de 30 kilomètres de son domicile, sous peine d'être radié. Le communiqué officiel est habile pour présenter un chantage comme une garantie ! «Le salaire de l'emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l'allocation perçue après un an» et ne pourra être inférieur au salaire minimum. Vous être trop bon, Monsieur Wauquiez ! Que ce dernier reconnaisse que la fraude aux indemnités chômage ne concerne que 2% des allocataires importe peu au gouvernement.

Une diplomatie en trompe l'oeil
Avec un peu de recul, la politique étrangère de la France depuis un an produit peu de résultats ;
Sarkozy avait deux priorités : il voulait d'abord sortir l'Europe de ses blocages institutionnels. "Son" Traité simplifié de
273 pages (puisqu'il s'en ait attribué la paternité) vient de sombrer après le refus irlandais de jeudi dernier. Ce traité était "le" chantier européen de Sarkozy. Pour le reste, il a passé 14 mois à défendre l'Union de la Méditerrannée, un projet qui irrite et exclut une vingtaine de membres de l'Union; il a agacé Angela Merkel ; affaiblir l'axe franco-allemand historique.
Sarkozy voulait ensuite rallier les dictateurs de la planète au droit international : à coup de centrales nucléaires et de courbettes diplomatiques, il a tout fait.
Coucher avec l'ennemi pour quel résultat ? Kadhafi a libéré, moyennant finances, les infirmières bulgares, mais il a refusé, comble de l'ironie, l'Union de la Méditerranée. Sarkozy a dû se joindre à Bush pour attirer la Syrie loin de l'Iran. Belle affaire ! Cette courbette de trop serait-t-elle payée par l'envoi de renforts français en Afghanistan

Un Président qui n'a pas changé
A chaque étape importante, Nicolas Sarkozy a changé... en surface. C'était son slogan de campagne présidentielle. Le 14 janvier 2007, il annonçait aux Français: "j'ai changé." Ces derniers jours, il a paru
conciliant : un déjeuner avec Chirac, puis l'inauguration de sa fondation; quelques reportages bien choisis sur son épouse Carla Bruni, qui nous expliquait qu'elle apportait de la sérénité à son mari; un sommet franco-allemand très diplomate; une lettre aux militaires pour les rassurer. Bref, Nicolas se calme et écoute.

Nicolas Sarkozy n'a pas changé.

Nul besoin de chercher loin, les faits viennent à nous.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

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Sarkofrance et les chroniques de juan

Dimanche 15 Juin 2008 - 02:11
Juan
publié dans : la présidence de(s) Sarkozy
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Jean Jaurès Discours à la jeunesse 1903


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