FORT-DE-FRANCE, 26 jan 2007 (AFP) - Le poète Aimé Césaire, ancien homme fort de la Martinique, a salué vendredi le retour au pays de "la petite Martiniquaise", Ségolène Royal, à l'issue d'un entretien à Fort-de-France avec la candidate PS à la présidentielle, à qui il a exprimé sa "confiance".
"Je suis très ému d'avoir une petite Martiniquaise" de retour sur l'île où "elle a passé trois ans de sa vie dans son enfance", a déclaré M. Césaire à la presse après sa rencontre avec Mme Royal dans son bureau à l'ancien Hôtel de Ville.
En dépit de ses 96 ans, le chantre de la négritude a tenu à raccompagner Mme Royal sur le perron, sous les acclamations de 200 sympathisants aux cris de "Ségolène présidente! Ségolène présidente!".
"La Martinique est inquiète. Nous sommes dans un monde nouveau il faut une politique nouvelle, avec des fondements précis: la liberté, l'égalité, la fraternité et je me permets d'ajouter l'identité, car il y a une identité martiniquaise", a poursuivi le fondateur du Parti progressiste martiniquais (PPM, autonomiste).
"Nous vous faisons confiance, vous nous apportez la confiance, et je me permets l'espérance", a ajouté le poète, qui lui a offert son oeuvre "Poésie" avec comme dédicace: "A Ségolène Royal qui représente pour nous l'espérance, pour lui dire notre confiance dans la Martiniquaise qu'elle a failli être".
Ségolène Royal, qui a entamé jeudi une visite de quatre jours en Martinique puis en Guadeloupe, s'est dite "profondément touchée de l'accueil". "C'est un grand bonheur d'être dans une ville où j'ai grandi et passé trois années de mon enfance. Je retiens votre message de liberté, d'égalité, de fraternité et d'identité culturelle, et aussi le rayonnement de votre pensée sur les valeurs fondamentales qui nous unissent", a déclaré la candidate, en robe à motifs et veste crème.
Serge Letchimy, président du PPM, a apporté un soutien clair à Mme Royal. "Nous te soutenons fortement, massivement. Nous nous mobiliserons pour que tu accèdes aux responsabilités suprêmes", a déclaré le maire de Fort-de-France.
Mme Royal a visité vendredi matin le Couvent Saint-Joseph de Cluny, où elle a été élève.
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Ségolène Royal a mis en garde jeudi Nicolas Sarkozy, à 7.000 kilomètres de distance, qu'elle n'entendait pas laisser l'Etat devenir un "système clanique".