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Vendredi 2 février 2007
LEMONDE.FR | 02.02.07 | 19h32  •  Mis à jour le 02.02.07 | 19h55
 
La bataille entre les partisans des candidats à l'élection présidentielle se poursuit sur les sites de partage de vidéos. La vidéo "Le Vrai Sarkozy", publiée par des militants anti-Sarkozy en juillet 2006, continue de battre des records d'audience sur Dailymotion, YouTube et GoogleVideo. Des jeunes de l'UMP ont tenté de répondre, dans un premier temps, par une vidéo vantant les mérites de leur candidat : "Le vrai Sarkozy" a été diffusée notamment par les blogs officiels de l'UMP.
Mais elle n'a pas connu le succès escompté : un peu plus de 36 000 visites sur Dailymotion, bien peu en comparaison des 1,5 million de visionnages de la vidéo anti-Sarkozy. La riposte n'a pas tardé : une vidéo intitulée "La Vraie Ségolène" circule sur le Net, recensant les "bourdes" de la candidate socialiste. L'internaute ayant posté la vidéo se défend d'appartenir à l'UMP et dénonce l'"insouciance, la légèreté et la méconnaissance des choses fondamentales" de Mme Royal. "Pour le bien de la France, elle ne doit pas être présidente", affirme-t-il, donnant également une liste de liens vers des sites proches de l'UMP qui critiquent la candidate socialiste, comme "paslesroyal" ou "désirdevent", parodie du site de désirsdavenir
Vendredi 2 février 2007
30/01/2007
Avec Nicolas Sarkozy, rien n’est impossible
même le pire ! 


1) Il faut que Nicolas Sarkozy démissionne du Ministère de l’Intérieur :

Comment accepter que des réunions de campagne de l’UMP se tiennent au Ministère de l’Intérieur ?

Comment accepter qu’il parte à la Réunion faire sa campagne à l’élection présidentielle en tant que Ministre de l’Intérieur ?

2) Dans « la Tribune », Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy tombe le masque et dévoile le vrai projet de Sarkozy :

- Limitation du droit de grève,

- Instauration d’une franchise pour les dépenses de santé, c’est-à-dire d’une médecine à deux vitesses,

- L’augmentation de la TVA, c’est-à-dire la pénalisation de la consommation populaire.
Vendredi 2 février 2007
Libération 2/2/2007
Les mots sont importants, leurs auteurs ne le sont pas moins.
Ainsi, l'auteur choisi pour la préface italienne du dernier livre de Nicolas Sarkozy mérite d'être cité puisqu'il s'agit du leader post-fasciste Gianfranco Fini.
J'avoue mon incrédulité lorsque j'ai reçu la couverture de Testimonianza (Témoignage, en VF, sorti il y a quelques semaines en Italie) de la part d'un ami romain.
Pour ceux qui connaissent peu la politique italienne, Gianfranco Fini dirige l'Alliance Nationale.
Son parti est l'héritier du MSI, parti fasciste italien dont il a conservé le logo : une flamme tricolore, qui a aussi inspiré le Front National en France. Et, comme le FN*, Alliance Nationale, en quête de respectabilité, se définit désormais comme un parti de "centre-droit".
Voir préfacer un livre de candidat à la présidentielle par Fini est inquiétant. La pré-campagne a été marquée par des débats un peu futiles sur l'expression "Sarko Facho"  (notamment après une chanson de Renaud). Aujourd'hui, les contacts du candidat UMP avec les post-fascistes de l'Alliance Nationale méritent de faire partie du débat public.
Vendredi 2 février 2007
Vendredi 2 février 2007
Vendredi 2 février 2007
Compte-rendu du débat participatif EDUCATION – Saint MAUR (94)
 
 
Thème
EDUCATION, Formation, Accès à l’emploi
Synthétiseur(s)
Roger LETELLIER et Marie-Noelle CLIQUOT
Section(s)
Section de Saint MAUR 94 (Val de Marne)
Débat(s)
du 19/12/06 à Saint MAUR (une trentaine de personnes à maj PS)
animé par Roger LETELLIER et Marie-Noelle CLIQUOT
Date
19/12/06
Compte Rendu le
30/01/07
Version défininive
Initié déjà lors de l’élaboration du Projet Socialiste, ce débat s’est trouvé enrichi lors de conversations et par des échanges de courriels qui s’en sont suivis.
 
1. Constats partagés au cours du débat
 
Grandes Tendances
« Pépites » et Témoignages
Constat attristé des lieux, dû aux évolutions sociologiques mettant en causes
- les rapports d’AUTORITE
                                   (Enseignants et Parents)
- les accès diversifiés au SAVOIR
                                   (TV et Internet)
- le LIEN SOCIAL distendu
                                entre les divers partenaires
 (Eléves-Parents-Enseignants-Associations ext.)
- L’EDUCATION ne concerne l’ECOLE, donc l’Education Nationale que dans un rapport 1/5.
Un élève est éveillé en moyenne 5.000 h/an dont seulement 1.000 au sein de « l’Ecole ».
        c’est une source d’INEGALITE
- Les MEDIA, outils pourtant si utiles, sont trop souvent concurrents et dispersifs.
Le temps LIBRE est trop à VENDRE, surtout
aux cerveaux en formation, plus « disponibles »
Poursuivre la réflexion
                               Merci de consulter, pour plus de détails, si nécessaire :
Annexe A « L’éducation à l’école et hors de l’école »        Page 3     par : Hervé Madoré
Annexe B « L’éducation et les Média - Pour une Lenteur» Page 5           : RL et M.Noelle Cliquot
Annexe C « Ecole du Savoir Vivre Ensemble –Philo »       Page 7           : RL et Olivier Dumont
Annexe D « Transversalité des disciplines»                         Page 8          : Roger Letellier
Annexe E « Education artistique, pourquoi ? »                    Page 9           : Roger Letellier
 
2. Causes de la situation actuelle
 
Grandes Explications
Pépites et Témoignages
Donc, suite …
- Manque de Lien Social,
- Manque de personnalisation et d’adaptation
La massification des études n’entraine pas la démocratisation des connaissances
- La taille trop industrielle de certains établissements.
 
- Dialogue difficile entre les institutions du
 Ministère et les Syndicats d’enseignants
 
 
- Modèle finlandais à étudier et adapter.
- Le manque d’identification des élèves, ajouté à une orientation hâtive, conduit à des contraintes
donc, à l’insatisfaction, l’incompétence ou au manque de compétivité.
-notion de PLAISIR et de DESIR d’apprendre
 
- L’EN devrait être plus ouverte …
        … aux partenaires extérieurs.
Poursuivre la réflexion
- Comment établir des relations plus confiantes et plus positives entre l’EN, pièce maîtresse de l’édifice, et les différents partenaires impliqués, les associations de parents d’élèves, d’éducation populaire, sportive et culturelle.
- Comment corriger le manque de maîtrise de la langue française dans les familles d’émigrés.
 

 
3. Propositions
 
Grandes Idées
Pépites et Témoignages
- Identification précoce des éleves
ET trouver les méthodes d’enseignement adaptées à chacun.
 
- Retisser un Lien social fondé sur le
RESPECT et la CONFIANCE entre les différents partenaires sociaux.
- Rentabiliser les acquis dans une discipline pour une autre
 
- Donner plus de place à l’imaginaire, pour plus de créativité et le goût de la recherche
 
- Taille des Etablissements a réduire
- Carte scolaire a revoir
 
- Constitution d ‘Equipes pédagogiques plus
   complices complices et solidaires
 
- Harmoniser les financements de l’E.N.
 (Mairie-Département-Région) par l’Etat
 
- Média et Internet (cf Annexe B)
 
- « ZEP » RENFORCEMENT de ce qui précède + CHOIX des enseignants + Ecole des Parents
 
- ORIENTATION APRES une culture générale,
   nécessaire pour la future Formation Continue.
       Créer des liens Ecole – Entreprises
 - Découverte des métiers
 - Partenariats (Enseig. Technique et Sup.)
 
- Mise en place d’EQUIPES RESSOURCES
rompues aux méthodes particulières
(Stella Baruk, Freinet, etc…)
 
- Imaginer une matière « Lien Social », pour débattre, dès la maternelle et à l’école primaire, anticipatrice de la Philosophie en fin de cursus.
- TRANSVERSALITE des DISCIPLINES
(Litt – Hist - Math – Musique etc)
 
- EDUCATION ARTISQUE à remettre en place, pour la Solidarité et du groupe
 
- Max pour les collèges 500 élèves
- Mixité sociale et raciale, source de progrès
 
- Formation plus pédagogiques des enseignant
   (I.U.F.M.)
 
-
 
 
- Education à l’Image – Pub (contrôle BVP)
   Formation Internet Profs et Elèves
 
- Enseignants volontaires et EXPERIMENTES
 
 
- La BONNE PLACE de CHACUN selon ses
 aptitudes et ses GOUTS identifiés
- Remotiver les jeunes pour les filières professionnelles en développant les stages « découvertes »
 
Poursuivre la réflexion
 
CHOISIR sa vie par PLAISIR et s’y EPANOUIR,
mais ne plus subir des orientations imposées
 
RESUSSIR sa vie, objectif de l’EDUCATION, selon la devise
« FAIS CE QUE VOUDRAS»
de RABELAIS, célèbre St Maurien
 
 
4. Organiser la suite du débat, localement
 
NOUS SOMMES et SERONT PRETS dès le 11 FEVRIER 2007

 
ANNEXE A
L’éducation à l’école et hors de l’école.
 
 
La vie éveillée d’un enfant représente environ 5000 heures par an (13h par jour), il en passe 1000 à l’école. Chaque enfant dispose donc, chaque année, de 4000 heures éveillées hors de l’école. Une partie est utilisée à son alimentation, aux transports domicile-école, aux devoirs scolaires… mais au moins la moitié (2000h) est disponible pour ses loisirs et donc aussi pour un autre moment et un autre modèle d’éducation.
 
Mais le débat sur l’éducation au Parti socialiste, et en dehors, se réduit quasiment à l’école et à l’éducation nationale. Il conviendrait pourtant de traiter de l’éducation comme d’un processus global : «l'accompagnement d'une personne dans un chemin qu'elle tracera progressivement elle-même »[1]. L’éducation est une responsabilité collective, tout le tissu social doit exercer ensemble cette responsabilité.
 
L’école est obligatoire mais on sait qu’elle comble peu les inégalités sociales. L’éducation dans le temps de loisir, laissée à l’initiative individuelle, est encore plus inégalitaire. Si tous les enfants ont sensiblement la même école, ils n’ont pas le même temps libre.
 
L’utilisation du temps libre par les enfants et les jeunes crée des inégalités qui s’aggravent considérablement depuis 25 ans en fonction d’évolutions sociales[2]:
-le travail des femmes s’est généralisé, 44,5% des femmes de 25 à 54 ans exerçaient une activité en 1968 contre 78,7 % en 2001 ;
-la structure familiale s’est bouleversée. En milieu urbain les séparations représentent près de 50% des mariages. Les grands-parents par leur éloignement et leurs activités de loisirs sont moins disponibles ;
-les programmes de télévision pour la jeunesse sont passés de quelques heures par jour à des émissions 24h sur 24h ;
-le statut des enfants change, ils ont accès plus jeune à des formes d’autonomie.
 
L’environnement évolue, les problèmes de prise en charge des enfants en dehors du temps scolaire sont de plus en plus aiguës et sont certainement une des raisons des récents désordres sociaux. La situation de 2006 n’est pas comparable à celle de 1960.
 
Aussi est-il plus que jamais nécessaire que soit renforcé, pour l’éducation de l’enfant, un « tiers lieu »[3] un lieu qui ne soit ni l’école ni la famille où il puisse rencontrer des adultes qui n'ont avec lui aucun pouvoir d'autorité familiale ou institutionnelle. L’association, quand elle existe, peut remplir cette vocation de tiers lieu qu’elle soit sportive, culturelle, de jeunesse... Mais l’association n’est pas suffisamment considérée ni organisée comme un lieu d’éducation, elle n’est souvent reconnue que pour l’apprentissage d’activités (musique, sport, théâtre…) et rarement comme un lieu d’échanges et un moment pour le développement de capacités qui facilitent l’intégration sociale : initiative, responsabilité, créativité, anticipation…
 
L’analyse sommaire des moyens consacrés par l’Etat au temps scolaire et au temps de loisir est édifiante et montre également qu’il existe des marges de manœuvre.
Cette constatation de la sous utilisation d’un tiers lieu dans l’éducation des jeunes est encore plus aiguë dans les quartiers défavorisés. Ainsi, plusieurs rapports[4] sur la politique de la ville[5] montrent que les acteurs locaux et nationaux du sport et de la culture en sont totalement absents. Il y a un abandon de ces espaces à l’exception d’opérations ponctuelles conduites à l’issue d’évènements violents.  
 
A côté de la formation tout au long de la vie qui fait référence à la possibilité de mener des études hors des cursus habituels il serait pertinent de travailler sur un concept d’éducation dans tous les instants de la vie. Plutôt que de charger l’école de toutes les responsabilités, il convient d’aider le milieu associatif à fonder une ‘nouvelle éducation populaire’ et de lien social.
 
Le temps libre des enfants et des jeunes, en particulier des plus défavorisés, ne peut être laissé uniquement à la télévision, à l’oisiveté. L’Etat à un rôle à jouer dans ce domaine.
 
 
                                                                                                Hervé Madoré

 
ANNEXE B
L’EDUCATION et les MEDIAS
ou Pour un Ecole de la Lenteur (titre plus provocateur)
 
Cette Ecole de la Lenteur pourrait donner des cours intensifs et de rattrapage aux journalistes,
par exemple !!!... tant ils peuvent parfois confondre vitesse et précipitation.
Nous le savons tous, et c’est encore une histoire d’éducation, trop portée sur le dogme du « scoop » et c’est encore pire quand ils évoluent dans une certaine presse.
 
Les médias prennent une importance de plus en prégnante dans notre vie quotidienne, dans nos habitudes, dans nos accès à la connaissance, à la culture et à l’information.
Nos enfants, les élèves, sont, bien entendu, particulièrement concernés, et les messages, les images si nombreuses, le zapping aidant, qui leur sont destinés doivent être soigneusement contrôlés.
Ce texte est une suite ou un complément de celui consacré au temps extra scolaire.
 
Séparons, si vous le voulez bien, la Télévision de l’Internet, bien que fonctionnant tous deux avec un écran individuel, destiné à un très petit nombre, contrairement à celui du Cinéma, mais passons…
 
La TELEVISION est regardée en moyenne plus de 3 heures par jour… Si l’on considère que certains citoyens limitent leur consommation et celle de leurs enfants, que dire des autres … qui sont toujours les mêmes, les plus défavorisés, les plus livrés à la solitude.
Il s’agit donc d’une addiction, d’une pathologie… Il est même prévu un microbe redoutable pour les plus jeunes, la game boy.
Il faut rappeler la « maladresse », pourtant pleine de sincérité, d’un dirigeant de TF1, marchand de temps de cerveaux disponibles, aux annonceurs les plus pervers quand ils s’adressent aux cerveaux en cours de formation, profitant honteusement de la télévision garde d’enfants…
La publicité représente, paraît il, 2% du PIB, c’est utile à la croissance… la croissance de QUI ?
 
Cessons d’enfoncer les portes ouvertes. Un peu de raison. Que la Télévision publique fasse son travail.
Elle sait très bien le faire quand elle le veut ou y est incitée.
Quant aux autres, il y a les conventions signées avec le CSA, en échange de la diffusion hertzienne gratuite. Le Projet et notre candidate prévoit la réforme de ce CSA, son ouverture aux utilisateurs.
Souhaitons également celle du BVP (Bureau de Vérification de la Publicité), pour l’instant essentiellement constitué de professionnels qui s’entendent très bien entre eux.
Cela concerne tous les publics, mais une rigueur plus grande est indispensable pour les plus jeunes.
Pourquoi pas l’interdiction pure et simple de publicité dans les émissions enfantines ?
Pour rompre cette addiction. L’éducation à l’image, évoqué également, rendra le sens de l’analyse critique si nécessaire par ailleurs, n’en déplaise aux tenants du libéralisme le plus débridé.
 
Il n’est donc pas inutile et même encourageant de consulter, là encore, le site de la section Culture, thème si voisin du nôtre. Cette fois ci, les réponses de Ségolène ROYAL aux questions n°5 et 6,
sur le blog DA94 Créteil-St Maur ou en cliquant sur
                                  http://www.sectioncultureps.net/spip.php?article36
 
L’INTERNET est une chose merveilleuse et magique … quand il marche.
Mais là encore, son usage demande un minimum de sens critique, de doute méthodique, bref, d’éducation.
Sur le web, on trouve de tout, y compris des « inexactudes » que personne ne corrige, sauf le marché ?
Même s’il est utilisé par des tranches d’âge plus élevées, le slogan « Vu à la TV » s’y applique, aux dépends de la crédibilité et de l’autorité du professeur. C’est l’écran qui a raison…
N’importe quel enseignant a pu relever, lors de la correction de copies, des multiplications suspectes de ce genre « d’inexactitudes », par copier coller.
Et il semblerai que cette façon d’apprendre soit plus volatile, se mémorise moins, reste virtuelle. Elle donne l’impression que puisque la machine sait, on la retrouvera et il est inutile de « se prendre la tête ».
Et quand on a besoin d’étudier sérieusement le moindre texte reçu, on l’imprime … ???
Ecologiquement, c’est paradoxal, pour le moins.
 
Bien sur, il s’agit bien d’une évolution technologique fondamentale. Elle permet de disposer d’une documentation inimaginable il y a encore fort peu, bien sur, mais à condition de savoir déjà ce que l’on souhaite y trouver….
 
Il paraît donc indispensable d'associer l'Education Nationale à ces nouvelles technologies de façon active, obligatoires et performantes.
Pour cela il faudra régler des problèmes récurrents tels que:
- organisation du temps de travail des enseignants et accès à la salle informatique avec des postes qui fonctionnent et sont réparés grâce à des contrats de maintenance souvent inexistants car trop chers pour l'établissement.
- formation des enseignants par des stages d'établissements organisés pour les motiver et les inciter à travailler en équipes.
 - accès autorisés ou facilités à des logiciels "intéressants" ou "éducatifs" qui, pour l'instant sont inabordables car doivent être achetés sur les crédits pédagogiques pour l'heure "minables".
 
Ce nouvel outil merveilleux se révèle encore être à double tranchant pour certains qui rêvent d'aller vite et de réfléchir un minimum, on trouve des corrigés de dissertation tout prêts sur le web…
 
Ce qui va à l'encontre des exigences des études, des arts et du développement du sens critique, mais ce qui les conforte dans l' uniformité qui règne actuellement et leur permet de se glisser vite dans le moule que les medias leur proposent à longueur d'année et ceci depuis si longtemps.
La tâche est d'autant plus difficile que leurs parents ont déjà subi cette mode du zapping, et
sans garde-fous.
 
Et pourtant, c’est génial, cela nous permet de travailler, de communiquer et aussi d’entreprendre cette formidable démarche de « démocratie participative ».
Mais nous vous proposons un petit jeu …
Pour lui trouver une jolie métaphore ou une périphrase … (Audiard à consulter),
tapons « CHANTECLER », vous savez, ce coq qui, pour faire lever le soleil, a tant besoin d’avoir ses griffes bien ancrées dans la terre …   Essayer, vous allez voir …
Avant de tomber sur ce magnifique texte d’Edmond Rostand, il y a une avalanche d’hôtels où vous n’irez jamais et de magasins qui proposent ce dont vous n’avez pas besoin.
Mais on fini par trouver… le bouquin à vendre, au moins…Ben alors …
Qui donc a dit du mal des clics de souris et de la rapidité d’accès à l’information ?
Pas nous … Internet est un outil formidable, un peu comme l’économie,
 
                                    Il a besoin d’un peu de déontologie, c’est tout…
 
                                                                                                            Roger LETELLIER
                                                                                                            Marie Noelle CLIQUOT
ANNEXE C
Pour une ECOLE du SAVOIR VIVRE ENSEMBLE
 ou « Solidarité » de 10 à 12h
 
Pourquoi la PHILOSOPHIE est elle réservée aux classes terminales ???
J’ai entendu le récit d’une enseignante en maternelle relatant des conversations magnifiques et un débat de très haut niveau (mais à la taille de ses bambins) à propos de la vie et de la mort…
Ceci à l’occasion du décès d’une grand mère et de la mort d’un poisson rouge (pardon de l’amalgame).
Les enfants en étaient sortis grandis, plus sereins, et elle, éblouie …
Mais il s’agissait d’une initiative individuelle, de celles que certains enseignants savent avoir.
 
En effet, c’est dès le plus jeune âge, dès les premiers pas dans une vie collective, qu’il faut aborder les règles des comportements humains, encourager la réflexion et le dialogue.
Certes, il n’est pas obligatoire de visiter Aristote, Platon et Kant quand on a 5 ans, mais on peut imaginer une progression au cours de la scolarité…
 
Il y a eu des expériences sur la philosophie au primaire, qui sont très prometteuses. En effet, le philosophe se pose au fond souvent des questions d’enfants, et y donne des réponses d’adultes.
Il y a une réelle curiosité des enfants pour ce type de question. Cela peut être tout à fait intéressant.
C’est une question que me posent de nombreuses personnes : « pourquoi n’y a-t-il pas de la philosophie avant ? ». Remarque : il faudra trouver des professeurs de philosophie prêts à faire de la pédagogie (certains sont réticents). D’autres refuseraient le rôle d’un professeur de morale ou de civisme. Les professeurs de philo sont jaloux de leur totale indépendance d’idée.
Mais c’est bien sûr idée à creuser. Il serait souhaitable pour commencer par généraliser des expériences … penser à la formation des professeurs, et soumettre à la concertation cette idée pour que les professeurs se l’approprient.
 
Pourquoi ne pas imaginer d’instituer une matière, constante dans le cursus, mais évolutive, jusqu’à son titre, d’ailleurs, si nécessaire, pour en arriver à la Philosophie, mais pas trop tard.
Libre cours, Entretiens, Humanisme, Savoir vivre, Fraternité ou SOLIDARITE, peu importe
Quand il n’y aura plus que le titre à trouver…
Ce pourrait permettre le retour aux leçons de morale (avec prudence) et d’instruction civique.
En liaison avec le professeur d’histoire, l’enseignement LAIQUE des religions et des cultures.
 
Le professeur chargé de ce cours (pour le collège et le lycée) pourrait avoir un statut particulier.
Puisque particulièrement formé à cette discipline de LIEN SOCIAL, il pourrait être chargé des relations entre enseignants, en liaison avec le chef d’établissement, et avec les parents, leurs associations. Il sera en première ligne pour détecter et traiter les cas difficiles dès leur apparition.
Pour ce faire, il aurait moins d’heures de cours que ses collègues, pour lui permettre une plus grande disponibilité à l’écoute des différents partenaires.
On pourrait aussi imaginer qu’il puisse suivre ses classes sur plusieurs années, autre type de lien, de suivi. Egalement, si possible, suivre les activités « extra scolaires », ou en être au moins informé.
Son profil sera de formation philosophique, sociologique et psychologique, si possible.
Il est clair que la motivation, la diplomatie et le sens du dialogue seront prioritaires.
 
Cette idée, qui n’est pas nouvelle du tout d’ailleurs, est soumise au débat.
Je ne doute pas qu’il aura lieu … il est indispensable.
 
                                                                                                Roger LETELLIER
                                                                                                Olivier DUMONT
ANNEXE D
 
Pour une TRANSVERSALITE des DISCIPLINES
 
Ce titre un peu compliqué pour dire simplement qu’il me semble invraisemblable d’entendre un élève ou un étudiant dire qu’i est « nul en maths et bon en français » ou le contraire.
 
Certes, l’égalité des chances ne signifie pas égalité des aptitudes, mais justement, donnons la chance à chacun d’être apte à comprendre dans une matière jugée difficile ce qu’il a assimilé facilement dans une autre, et cela peut tenir à peu de choses… et c’est pas cher.
N’importe qui d’entre nous a le souvenir d’un « Oui, mais c’est bien sur », au hasard d’un cours ou d’une rencontre avec un professeur.
 
La dissociation entre les matières littéraires et scientifiques est à combattre.
En plus, historiquement, c’est une erreur, nos savants de naguère étaient aussi des philosophes.
Que dire de Léonard de Vinci, rangé dans le tiroir des artistes…
 
Le lien entre les maths et la philo, c’est la déduction logique pour une démonstratioin « par la preuve », sans compter le doute méthodique cartésien.
Celui entre les maths et la musique est aussi évident, pour la symétrie et les fractions.
Un alexandrin, même de Racine, avec ses deux hémistiches, c’est équation, avec des mots.
Dit par un comédien, c’est aussi de la musique et du vocabulaire agréable.
 
1830, c’est Les 3 Glorieuses, mais aussi Gavroche, Hernani et sa bataille, la création de la Symphonie fantastique … etc…
 
Ces méthodes existent. Stella Barruck se sert d’outils de géomètres ou de maçons pour expliquer Thalès et Pythagore. Les enfants ont l’impression de ne pas travailler, en plus.
Sont elles recommandées dans les IUFM ?
 
Ces interactions peuvent permettre une compréhension plus rapide, de rentabiliser les acquis.
Elles donnent de la CHAIR à ce qui peut paraître trop virtuel et déshumanisé, dont rebutant.
Elles servent aussi, accessoirement, à constater que ce que l’on apprend est UTILE.
 
Cette surprise passée ou cette découverte faite, donc le plus vite possible, l’attention croît et l’échec scolaire peut alors reculer, éventuellement… Nous en avons tous des souvenirs.
 
L’éducation artistique est aussi une passerelle dans ce sens. Une pratique théâtrale tisse des liens avec les textes, le goût des mots, le plaisir de dire et d’entendre, de comprendre et de faire comprendre.
 
Voilà que le lien entre les disciplines devient du lien social… Je rêve ?
 
 
 
                                                                                                            Roger LETELLIER
ANNEXE E
 
Une EDUCATION ARTISTIQUE, pourquoi ?
 
Son rétablissement est heureusement prévu dans le PROJET SOCIALISTE.
Ségolène ROYAL indique l’intérêt particulier qu’elle y porte dans la réponse qu’elle a faite à la Section Culture du parti. (à consulter sur le blog DA94 Créteil) ou lire la réponse à la question n°2 sur
                                  http://www.sectioncultureps.net/spip.php?article36
 
En effet, outre la richesse culturelle évidente et une certaine détente ludique, l’exercice des disciplines artistiques enseigne d’autres vertus, bien utiles pour la démocratie, surtout participative.
 
1- l’entretien et de développement de l’imagination.
L’étincelle créatrice, initiale, est nécessaire pour commencer quoique ce soit, comme pour faire un problème de math ou une rédaction. Après, et seulement après, on développe et on exécute.
A ceci près que dans le cas du théâtre ou de la musique, on JOUE.
 
2- la pratique du sens critique et du « doute méthodique »
Il y a mille façons de dire un texte, de faire un tableau, d’interpréter une pièce musical. Il faut choisir, donc s’interroger, douter, entendre les critiques et les avis, pour atteindre son objectif espéré, à savoir, sinon plaire, mais convaincre et générer l’émotion souhaitée, permettre à l’auditeur ou au spectateur d’ouvrir son propre imaginaire. Ce n’est pas du REVE que d’étendre cela aux autres disciplines, car
 
        ces deux premiers points sont la source de la RECHERCHE et de l’EVOLUTION.
 
3- le goût du travail bien fait, car il s’agit aussi d’un travail, et ce n’est pas le plus simple.
Sinon, la sanction est immédiate et reçue en pleine face. Le public siffle ou la salle est vide, qu’elle soit de classe ou de spectacle. Point d’attente de corrections ou de résultat du bac.
Si oui, une bonne exécution, aussi ardue soit elle, devient du PLAISIR.
 
4- la solidarité et l’écoute des autres
Pour la réussite d’un spectacle ou d’un concert, la SOLIDARITE est VITALE.
Une défaillance de l’un, quelque soit l’importance de son rôle artistique, technique ou ouvrier, affectera le travail des autres et la réussite globale. Tout le monde le sait, même les metteurs en scène ou chefs d’orchestre les plus dictatoriaux, selon certaines légendes. Mais il faut avoir pratiqué, tout simplement.
N’importe quel comédien nous dira que pour bien « jouer », il faut d’abord savoir écouter le partenaire.
Que dire des musiciens, bien sûr. Leur réactivité dépend de la qualité de leur ECOUTE des AUTRES.
 
5 ou 4bis- le respect et la complicité
A quelques expressions près, on se bat nettement moins dans les salles de spectacles que dans les stades de football… Mais, Domenech, entraîneur de l’équipe de France, fait faire du théatre à ses joueurs, comme par hasard, (n’allez pourtant pas imagier Zidane en perruque Louis XV, ce ne serait pas sérieux), mais probablement ce qui peut résumer ces 3 derniers points
 
                        La SOLIDARITE et le RESPECT du rôle de chacun.
 
La peinture, et plus généralement, les arts graphiques, activité moins collective, développera la créativité individuelle et la connaissance de soi. On rejoindra l’écriture. ou la composition.
 
Mais, au milieu de ce paradis, il y a un HIC… et de taille.
Hormis quelques stars qui les fascinent, les gens de pouvoirs, économiques et politiques, considèrent que les artistes ne sont pas sérieux. Ils manquent trop de docilité, ils interrogent, interpellent, imaginent.
Et puis, il y a beaucoup de rebelles. Alors, apprendre cela à tout le monde, à l’école, en plus …
D’où la lenteur du processus auquel Ségolène Royal fait allusion.
A droite, trop souvent, que Malraux nous pardonne, ce n’est pas de la lenteur, les freins sont bloqués et la marche arrière enclenchée, pour être fin prêt dès qu’on pourra les desserrer.
Et puis, tout cela, c’est du temps perdu. Le temps libre, il est à VENDRE.
 
Il ne s’agit pourtant pas de former des « artistes » professionnels en grand nombre, bien au contraire, mais de former les esprits de façon un peu moins rigide, un peu plus imaginative.
 
Pour plaider cette cause, appelons à la barre Rabelais, si vous le permettez. En plus, comme ce texte est écrit à Saint Maur, où il résida naguère, c’est commode.
 
Les moutons de Panurge et l’Abbaye de Thélème.
 
Dans un monde riche en couleurs, faisons un peu de noir et blanc…
On peut donc imaginer que les moutons de Panurge fassent rêver la droite.
C’est l’idéal, pour le peuple…
L’Abbaye de Thélème me semble un meilleur objectif pour nous.
Mais sa devise « Fais ce que voudras », n’est pas facile à gérer, pourront dire je ne sais plus qui…
 
Et alors, pourquoi ne pas relever le défi ? Il est à « craindre » qu’on ait plus le choix, d’ailleurs.
Il s’agit, justement, d’éducation et d’ORIENTATION.
 
En tous cas, il serait peut être souhaitable que la lecture de Rabelais soit davantage recommandée dans les IUFM. Qui prétendra qu’un pâtissier soit moins heureux qu’un cadre supérieur ?
 
Et puis, il paraît que le PLAISIR de Vivre est lié au DESIR… d’AVENIR ?
 
Mais alors, Ségolène Royal serait UNE ARTISTE ???
 
                                                                                                            Roger LETELLIER
 
 


[1] L’impossible métier de pédagogue. Francis Imbert. ESF, 2000.
[2] Le règne des loisirs. Loisirs culturels et sportifs, dynamiques socio-spatiales, édition de l’Aube, DATAR dirigé par Armel Huet et Guy Saez, 2002.
[3] Dictionnaire personnel. Philippe Meirieu. Tiers lieu : Un lieu où il puisse faire des choix en fonction de ses goûts personnels, sans craindre de peiner ses parents ou de s'écarter du programme ; un lieu où il puisse parler plus librement avec des adultes …qui lui permettent d'accéder à une forme d'autorité absolument nécessaire à la formation du citoyen : l'autorité que confère la compétence et le fait d'incarner le bien commun dans
Vendredi 2 février 2007

Le débat participatif de ce soir sur la jeunesse est une occasion de rappeler ce qu'elle a déjà proposé pour les jeunes:

EMPLOI:

- Ségolène Royal a promis que "pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de six mois". Il bénéficiera soit d'un emploi-tremplin (dispositif créé par les régions socialistes depuis 2004 pour remplacer les emplois-jeunes), soit d'un "stage rémunéré", soit d'une "formation professionnelle rémunérée". Elle appelle également les entreprises à une "mobilisation nationale" et les encourage à mettre en place "une forme de tutorat pour des jeunes en apprentissage et rémunérés".

- Elle s'est engagée à créer "500.000 emplois-tremplins pour les jeunes" dans les régions sur la durée du quinquennat.

POUVOIR D'ACHAT:

- La candidate du PS s'engage à créer une "allocation d'autonomie" pour qu'il n'y ait "plus de jeunes étudiants dans des situations de paupérisation". Le projet adopté par le PS le 1er juillet propose que les étudiants ou demandeurs d'emploi de 18 à 25 ans bénéficient d'une allocation dans le cadre d'un "programme d'entrée dans la vie active" (EVA).

- Elle veut que chaque jeune bénéficie à 18 ans d'un "crédit gratuit de 10.000 euros" pour "réaliser son premier projet de vie".

- "La République paiera le permis de conduire" des jeunes en apprentissage dans les métiers manuels, a promis Ségolène Royal. Il s'agirait d'une généralisation au niveau national de ce qu'elle déjà mis en oeuvre dans la région Poitou-Charentes qu'elle préside.

LOGEMENT:

- Les régions auraient la responsabilité de lancer des programmes de logement pour les jeunes travailleurs et jeunes étudiants, dans le cadre de la "nouvelle étape de la régionalisation" qu'elle appelle de ses voeux. Pour ce faire, la députée des Deux-Sèvres veut que l'Etat transfère aux régions "les moyens d'engager un programme massif".

- Elle préconise la création d'"un service public de la caution en contrepartie de loyers encadrés".

EDUCATION NATIONALE:

- L'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire propose "un soutien scolaire individuel et gratuit", une "augmentation de la présence adulte dans les établissements" ou la scolarisation obligatoire dès trois ans.

SECURITE:

- Lors de la primaire au PS, Ségolène Royal avait suggéré que les jeunes primodélinquants soient placés dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes".

AP

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