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Jeudi 15 mars 2007
Jeudi 15 mars 2007
Dominique Strauss-Kahn (PS) a affirmé mercredi que François Bayrou était "une illusion absolue" car le candidat UDF est "majoritairement, historiquement, idéologiquement un homme de droite et donc un adversaire pour les socialistes".
"Il n'y a pas d'alliance à faire avec François Bayrou. Je ne suis pas pour un accord", a-t-il affirmé sur Europe 1. Il a toutefois reconnu une "divergence tactique" au sein du PS vis-à-vis du candidat UDF, qui talonne Ségolène Royal dans les intentions de vote au premier tour.
 

 

 

 

Jeudi 15 mars 2007

Selon le syndicat de la magistrature, une enquête pré-disciplinaire a été ouverte à l'encontre d'une magistrate soutenant Ségolène Royal. Aucune procédure ne semble en revanche avoir été engagée à l'encontre du juge Bruguière qui "revendique son appartenance à l'UMP".

Le syndicat de la magistrature (SM) dénonce mercredi 14 mars une enquête pré-disciplinaire ouverte sur demande du Garde des Sceaux Pascal Clément à l'encontre de Josiane Bigot, magistrate, conseillère à la Cour d'appel de Colmar, pour avoir pris publiquement la parole en faveur de Ségolène Royal.

Jeudi 15 mars 2007
Progressivement nous intégrerons cet agenda dans la Rubrique AGENDA à droite de la page d'accueil - Le webmaster
SAMEDI 17 MARS: -Ségolène Royal invité de France Europe Express à 23h sur France 3.
-Meeting de Lionel Jospin à Lens( Présence de Ségolène Royal encore à confirmer.)
DIMANCHE 18 MARS:-Meeting de Ségolène Royal  Parc des Expositions à Paris et non plus Villepinte.
- Ségolène Royal (PS) invitée du "Grand Jury" RTL - Le Figaro - LCI à 18 h 30.
JEUDI 22 MARS: Grand meeting de Ségolène Royal à Marseille pour le lancement officiel de la campagne.

VENDREDI 23 MARS: Déplacement de Ségolène Royal à Rome.
JEUDI 29 MARS:   Ségolène Royal se rendra le matin aux marché des hérolles dans la Vienne.
Pour s'y rendre à partir de Poitiers: prendre la direction Poitiers jusqu'a Montmorillon par Lussac les Chateaux ou Chauvigny. Ensuite Montmorillon jusqu'a la Trimouille jusqu'a Saint Benoit d'Usseau (departementale 121) et la prendre la direction du marché des Herolles et vous s'y etes.
-Grand meeting de Ségolène Royal à Limoges.
LUNDI 2 AVRIL: Ségolène Royal sera en comission Permanente à la région Poitou Charentes et vous pouvez venir y assister car elle est ouverte au public.
MARDI 3 AVRIL: Ségolène Royal rencontre l'association Démocratie et Dialogue.
JEUDI 5 AVRIL: Grand meeting de Ségolène Royal à Bordeaux.
MERCREDI 11 AVRIL: Grand meeting de Ségolène Royal à Metz
MARDI 17 AVRIL: Grand meeting de Ségolène Royal à Nantes.
JEUDI 19 AVRIL: Grand meeting de Ségolène Royal à Lille.
 DIMANCHE 22 AVRIL: Ségolène Royal vote dans les Deux Sévres à Melle.
JEUDI 24 AVRIL:Meeting de Ségolène Royal  à Montpellier.
DIMANCHE 27 AVRIL: Meeting de Ségolène Royal  à Lyon.
VENDREDI 4 MAI: Grand meeting de fin de campagne à Poitiers en présence de Ségolène Royal.
DIMANCHE 6 MAI: Ségolène Royal vote à Melle dans les Deux Sévres.
Jeudi 15 mars 2007

Petite Analyse prospective et sans prétention ….pourquoi je pense que Ségolène va gagner ?
 
Quatre Candidats « existent » dans les sondages : Sarkozy – Royal – Bayrou – Le Pen.
Qui parmi eux a le plus de mouron à se faire ?
Je pense que c’est Sarkozy, car il doit faire face à 7 MENACES :
 
1/         La seule configuration de 2nd Tour où il aurait de bonnes chances de gagner = face à  Royal, car probablement Bayrou appellerait plus ou moins clairement à voter pour lui, après avoir négocié ce qu’il fallait pour les législatives et les postes de ministres.
            Face à Bayrou au 2nd tour, Sarkozy perdrait sans l’ombre d’un doute car la gauche et une partie de la Droite actionnera alors le TSS, comme en 2002 face à Le Pen.
            Première MENACE : le Tout Sauf Sarkozy !!!
 
2/         Le problème majeur et paradoxal de Sarkozy = donc que Bayrou ne prive pas Royal du 2nd Tour…Or Bayrou monte, monte…et après avoir ‘mordu’ à gauche, il mord à présent dans l’électorat potentiel de Sarkozy, ce qui est sans doute explicable par le fait que devenant un candidat crédible dans les médias, des gens de Droite pas vraiment accrocs à Sarkozy et voulant voter « utile » pour éliminer Royal…« zapperont » plus facilement sur Bayrou avec la conscience plus tranquille que les « zappeurs de gauche » qui risqueraient un 2nd 21 Avril.
            Deuxième MENACE : sa véritable Proximité politique avec Bayrou !!!
 
3/         L’autre tendance prévisible concerne l’électorat Front National.
Même si la « LePenisation des esprits » a progressé, grâce aussi à Sarkozy qui emprunte sans vergogne au FN…il est probable que certains sondés continuent à masquer leur intention de voter Le Pen, et déclarent Sarkozy (=le plus proche en vocabulaire et idées) aux sondeurs. Et à pareille période en 2002, Le Pen était même plus bas dans les sondages qu’aujourd’hui.
Il est donc très possible qu’au moment de voter le 22 Avril, il y aura un vase communicant entre Le Pen et Sarkozy, au détriment de ce dernier…
Troisième MENACE : l’original FN préféré à la copie Sarkozy !!!
 
4/         L’électorat a souvent sanctionné les sortants, et Sarkozy n’apparaît plus comme un candidat de rupture (mot à présent tabou à l’UMP), mais bien comme de plus en plus le candidat de la Droite Sortante, soutenu par Juppé, Raffarin, Villepin, etc. et bientôt CHIRAC lui-même qui ne va sans doute pas se priver de le soutenir à fond en une sorte de « Baiser de la Mort ».
            Quatrième MENACE : la sanction au Sortant ou le fardeau Chirac !!!
 
5/         Le vote des banlieues n’est peut-être pas suffisamment correctement pris en compte, surtout avec les inscriptions massives sur les listes électorales. Et celui-ci, quels que soient les artifices du Ministre de l’Intérieur, ne peut que favoriser ses concurrents. 
Cinquième MENACE : le vote « anti-Kärcher » des « Racailles » de Banlieue !!!
 
6/         Les Médias Français (TV, Radio, Presse Quotidienne, Hebdos) ont outrageusement favorisé Sarkozy et tenté de lyncher médiatiquement Royal. Mais à présent, les Médias ont trouvé un os à ronger (Bayrou), ont constaté que Royal générait des audiences records (donc est une « bonne cliente ») et enfin vont avoir les coudées moins franches avec le démarrage de la campagne officielle où il faut respecter des règles…
            Sixième MENACE : l’Epuisement de son « Pain Blanc » médiatique !!!
 
7/         Sarkozy a prétendu le 14 janvier avoir changé…mais dans l’inconscient collectif, premièrement ce « J’ai changé » ne peut signifier que « ce n’était pas bien avant » et « je suis inconstant car si j’ai changé je peux aussi rechanger », et deuxièmement les Français ne peuvent oublier notamment : la tendance Communautariste de Sarkozy, sa volonté de modifier la fameuse Loi de 1905 (Séparation Eglise/Etat), ses atteintes répétées à l’indépendance de la Justice, sa tendance Atlantiste et son comportement de Félon quand – bien que Ministre d’Etat en poste et N°2 du Gouvernement - il critique sévèrement la Politique Etrangère Française depuis le bureau de G. BUSH, sa volonté profonde de « RUPTURE » (mot qu’il ne prononce plus par peur de se dévoiler) et de démolition du Système Social Français, sa nature profonde LIBERALE, son côté Liberticide et « FN bis », etc.
            Septième MENACE : le syndrome IGLESIAS « Non, Je n’ai pas channngé… »
 
Je pense donc que la conjonction et sans doute la convergence de plusieurs de ces sept menaces (il pourrait en parer une ou deux à la fois, mais pas plus) rend possible, voire probable, un 2nd tour Royal – Bayrou…même si cela semble contraire aux sondages actuels.
Et dans ce cas, qui l’emporterait ?
Ma conviction est que ce serait Royal, contrairement aux sondages actuels. Pourquoi ?
Tout simplement parce que Sarkozy – ne pouvant se permettre de voir Bayrou Président, sous peine de disparaître politiquement – va faire ce qu’il sait bien faire et a toujours fait à l’image de son Père en politique = TRAHIR…..
Chirac a trahi Chaban et Giscard….Balladur et Sarkozy ont trahi Chirac…Sarkozy trahira donc Bayrou et agira bien sûr en coulisses pour que Royal soit élue, afin de cristalliser sur sa propre personne le leadership de l’Opposition, en attendant la prochaine Présidentielle.
L’autre raison du succès potentiel de Royal est que la « Quadrature du Cercle » politique derrière laquelle se dissimule à ce jour Bayrou ne pourra faire illusion lors d’un 2nd Tour où les deux candidats en lice sont obligés de se positionner clairement pour gagner.
Voilà pourquoi je pense que Ségolène ROYAL  bénéficiera – comme Mitterrand en 1981 – de la trahison de ses adversaires et sera ainsi élue :

1ère PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

Jeudi 15 mars 2007
Jeudi 15 mars 2007
LE MONDE | 09.03.07 | 14h28  •  Mis à jour le 09.03.07 | 16h20
 
Pour garder la tête froide, lisez cet excellent article du Monde.
 
 
 
Jamais les sondages d'opinion n'ont eu autant d'influence au cours d'une campagne présidentielle. Après avoir successivement consacré Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, les voilà qui semblent faire de François Bayrou leur favori. Il est facile de savoir à l'avance ce que seront les conséquences politiques d'une telle onction statistique : couverture médiatique toujours plus intense du candidat, mobilisation des soutiens et démoralisation des adversaires.
Si les effets de la publication des sondages sur les électeurs restent difficiles à démontrer, leur influence sur les acteurs politiques et la manière dont s'écrivent les récits de campagne est avérée. Comment, face à cette avalanche de données, garder la tête froide ? Les raisons le plus souvent avancées pour dénoncer le caractère délétère de cette information ne sont pas les bonnes. Manipulation des données par les instituts de sondage ? Aucun observateur sérieux ne peut l'affirmer. Si l'on peut s'interroger sur les raisons qui conduisent tel organisme à publier tel chiffre à tel moment, la probabilité de "bidonnage" est presque nulle, la réputation de l'institut éventuellement impliqué ayant trop à y perdre. Manipulation des sondeurs par les citoyens eux-mêmes ?
S'il est tentant de penser que certains sondés jouent avec les sondages pour tromper les oracles, aucune certitude scientifique ne permet d'étayer une telle affirmation. Il reste qu'une pédagogie élémentaire des sondages s'impose. Qu'il suffise de rappeler cinq données d'évidence, de celles que tout spécialiste de l'instrument a en tête, mais qui restent trop souvent oubliées au moment du commentaire.
1. Les sondages ne sont représentatifs que des gens qui acceptent d'y répondre. Aujourd'hui, une fraction non négligeable des personnes contactées par les instituts de sondage se dérobe au questionnement sous des prétextes divers : une sur deux aux Etats-Unis, un pourcentage quelque peu inférieur dans les rares chiffres fournis par les instituts français. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes politiques si l'on était sûr que ce public de volontaires possédait les mêmes caractéristiques politiques que ceux qui ne répondent pas. Comment en être sûr ? Dans quelle mesure les chiffres publiés reflètent-ils l'opinion de la population des "invisibles" qui choisissent de ne pas la donner ? Nul ne le sait.
 
2. Certains chiffres sont systématiquement "redressés" par les instituts. Les données brutes obtenues par les enquêteurs diffèrent sensiblement des données publiées dans les journaux. La raison en est simple : le fait que certains électeurs hésitent à déclarer leur opinion ou refusent de répondre aux sondeurs oblige les instituts à redresser les chiffres, jusqu'à les multiplier parfois par deux, comme dans le cas des intentions de vote pour Jean-Marie Le Pen. Si ces redressements sont nécessaires et reposent sur des techniques plus ou moins éprouvées, ils ouvrent une marge de manoeuvre aux instituts et laissent subsister de fortes approximations. Deux mesures s'imposent : que ces techniques de "pondération" fassent l'objet d'une large publicité et que les chiffres "bruts" soient systématiquement publiés aux côtés des chiffres "redressés".
3. Une intention déclarée n'a rien à voir avec un vote. Le travail des instituts se heurte à une autre difficulté : comment être sûr que les personnes qui leur répondent iront voter, et qui plus est pour le candidat déclaré ? La mesure du degré de motivation de l'électeur est extrêmement difficile. Certains scores apparaissent ainsi comme des trompe-l'oeil, dès lors qu'ils reposent sur des intentions non arrêtées. Il en va ainsi aujourd'hui des électeurs déclarés de François Bayrou, beaucoup moins certains de leur choix que ceux de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal. L'une des solutions pourrait être de ne publier les intentions de vote que de ceux dont le choix semble définitif. Cela obligerait sans doute les instituts à augmenter sensiblement la taille de leurs échantillons, pour que ceux-ci restent crédibles statistiquement.
4. La mesure des intentions de vote pour le second tour n'a pas de sens. Dans toutes les enquêtes à ce jour, Ségolène Royal est présentée comme devançant François Bayrou au premier tour et battue par Nicolas Sarkozy au second, ce dernier étant lui-même battu par François Bayrou, selon certaines hypothèses testées. Un tel schéma démontre par l'absurde que les enquêtes d'intentions de vote au second tour n'ont de signification politique qu'à partir du moment où le premier est passé. Au soir du premier tour, tout est remis à plat.
5. Une fraction importante des électeurs fait son choix à la dernière minute. Les enquêtes réalisées en 2002 ont semblé montrer qu'entre un quart et un cinquième de l'électorat s'est décidé lors de la semaine précédant le scrutin. Dans la plupart des élections récentes, en France et ailleurs, des mouvements d'opinion de dernière minute ont déjoué les anticipations des sondages.
Dans ces conditions, comment succomber encore à l'illusion d'un quelconque caractère prophétique des sondages ? Il serait dommage que nous ne tirions pas collectivement les leçons du 21 avril 2002 et qu'assourdis par le commentaire incessant de cette "course de chevaux", nous détournions notre attention des véritables enjeux politiques de cette campagne.

Loïc Blondiaux est professeur à l'Institut d'études politiques de Lille.

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