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Samedi 29 mars 2008

Chères amies, Chers amis,

Le calendrier du Congrès au cours duquel le Parti socialiste arrêtera ses orientations politiques et désignera sa future direction ainsi que ses cadres aux différents échelons de son organisation est maintenant connu.

Il s’agit d’un temps fort dans la vie du grand parti démocratique qu’est le Parti socialiste car ce processus conduira, par les contributions des militants, les débats dans les sections et fédérations puis le vote des adhérents, à la rénovation et la clarification que les Français sont nombreux à attendre de nous. Ils seront nombreux à suivre nos débats : les socialistes doivent être très nombreux à y participer.

Ce sera une condition du rayonnement du PS et de la force de son projet.

Si vous souhaitez être acteurs de ce temps fort, vous le pouvez. En adhérant à Désirs d’avenir, vous avez manifesté votre volonté d’être partie prenante d’un mouvement d’espoir : vous pouvez aller au-delà aujourd’hui en rejoignant le Parti socialiste.

Pour pouvoir se prononcer le 23 octobre sur les différents projets qui seront soumis aux militants, il faudra avoir adhéré avant le 31 mars 2008 : n’attendez pas pour le faire en ligne à l’adresse
http://adherer.net/perl/getHtml.pl

Je compte sur vous pour apporter votre pierre à la vitalité démocratique du Parti socialiste et à la construction d’une alternative politique forte et crédible et, au terme du processus, pour exprimer vos choix.

Amitiés,

Jean-Pierre Mignard

Si vous avez déjà "franchi le pas" et adhéré en 2006 ou 2007, vous pourrez participer aux débats et au vote en vous mettant à jour de cotisation d'ici là

Lundi 17 mars 2008

Ségolène Royal voit un vote sanction et un vote d'espérance

Pour Ségolène Royal, le second tour des élections municipales a constitué à la fois un vote sanction 22-copie-5.jpgpour le gouvernement et un "vote d'espérance" de la part des Français.

"Le mouvement du premier tour s'est amplifié au second", a déclaré dimanche soir sur TF1 l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.

"Nous devons être à la hauteur des espoirs que les électeurs placent en nous ce soir pour transformer ce vote sanction en vote d'avenir", a-t-elle ajouté.

Les élections municipales se sont déroulées "dans un contexte de profonde inquiétude", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Il nous faudra réparer ce que le gouvernement a détruit et abîmé depuis huit mois aux côtés des Français contre les formes de régression à laquelle la droite condamne la France", a-t-elle dit.

Ségolène Royal a demandé au gouvernement "de renoncer aux mesures fiscales injustes et d'augmenter les retraites et les salaires, comme il s'y était engagé".

Ségolène Royal somme le gouvernement de revenir sur ses réformes

Evoquant un "vote-sanction", Ségolène Royal a appelé dimanche le gouvernement à "entendre le 21-copie-7.jpgmessage des Français" adressé lors du second tour des municipales et à "changer sa politique et son comportement", en revenant notamment sur ses réformes fiscales et les franchises médicales.

"Le gouvernement a dit il y a quelques jours qu'il entendrait le message des Français, alors qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement", a lancé l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur TF1.

"Dans l'immédiat, je lui demande de renoncer aux mesure fiscales injustes, celles déjà prises et celles qui se préparent. Je lui demande d'augmenter vraiment les retraites et les salaires comme il s'y était engagé", a-t-elle déclaré, et d'ajouter: "je lui demande de rétablir l'accès aux soins en supprimant les franchises médicales".

"Les inégalités n'ont jamais été aussi insolentes", a-t-elle estimé, promettant que les élus locaux du PS et de la gauche, auxquels les Français ont montré leur "confiance" dimanche, devront "réparer ce que le gouvernement a détruit et abîmé depuis huit mois".

Périgueux, Toulouse, Strasbourg, Colombes : raz-de-marée pour le Parti socialiste et ses alliés
24-copie-4.jpg

La vague est définitivement rose au soir du second tour des élections municipales, dimanche 16 mars, même si la droite a symboliquement réussi à conserver Marseille. Selon un sondage CSA Dexia, le rapport de forces gauche-droite s'est établi à 49,5 % pour le PS et ses alliés contre 47,5 % à l'UMP et ses alliés. Il était de 47 % - 45 % au premier tour, toujours en faveur de la gauche.Malgré l'appel des deux camps à une plus forte mobilisation des électeurs, le scrutin a été marqué par une abstention sensiblement identique – et record depuis 1959 – (34,5 % selon les instituts de sondage) à celle du premier tour.

VILLES QUI ONT BASCULÉ À GAUCHE

Que ce soit à Périgueux, Strasbourg, Saint-Etienne, Evreux, Quimper, La Seyne-sur-Mer ou encore Roanne, la gauche a ravi nombre de mairies à la droite. A Périgueux, chef-lieu de la Dordogne, où le premier ministre était venu en personne soutenir son ministre de l'éducation, Xavier Darcos, maire sortant UMP, a été battu de justesse (49,58 %) par le candidat socialiste Michel Moyrand (50,42 %).

Autre grand succès pour la gauche : Colombes (92). Le socialiste Philippe Sarre reprend la ville, tombée aux mains de la droite en 2001, avec 53,60 % contre 46,40 % pour la liste UMP menée par la maire sortante Nicole Goueta, sur laquelle figurait, en troisième position, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade.

A Strasbourg, la gauche réussit également à reprendre une mairie qu'elle avait perdu en 2001 : le socialiste Roland Ries est élu avec 58,33 % des voix contre 41,67 % à la maire sortante, Fabienne Kelle. Metz aura aussi son premier maire de gauche depuis 1848, en raison surtout des divisions à droite. Le socialiste Dominique Gros obtiendrait 48 % des voix face au maire sortant DVD-UMP Jean-Marie Rausch (28,2 %) qui, à 78 ans, sollicitait un septième mandat, selon Ipsos-Dell.

Autre fief de la droite qui bascule à gauche : Reims, où la socialiste Adeline Hazan est élue avec 56,07 % des voix face à la candidate UMP Catherine Vautrin (43,93 %), qui a sûrement pâti des divisions de la droite au premier tour. Autre camouflet pour la droite à Caen, où la liste d'union de la gauche menée par le socialiste Philippe Duron a remporté l'élection municipale avec 56,26 % des suffrages, dans une ville qui n'a jamais été gérée par la gauche. Même scénario à Amiens, l'ancien ministre Gilles de Robien, maire UMP depuis 1989, va cèder sa place au socialiste Gilles Demailly, qui l'emporte avec 56,21 % contre 43,79 % pour M. de Robien.

A Toulouse, le candidat socialiste a également créé la surprise en remportant cette ville traditionnellement à droite. Pierre Cohen arrive en effet en tête avec50,42 % des suffrages face au maire centriste sortant Jean-Luc Moudenc (app-UMP), qui recueillerait 49,58 % des voix. La gauche remporte également une autre ville symbole, Pau, où se présentait le président du MoDem, François Bayrou, battu avec 38,81 % des suffrages contre 39,76 % pour la liste de la socialiste Martine Lignières-Cassou et 21,42 % pour le maire sortant Yves Urieta (ex-PS soutenu par l'UMP).

VILLES QUE CONSERVE LA GAUCHE

Les socialistes gardent également Lille, où la maire sortante Martine Aubry réalise un plébiciste avec 66,56 % des voix, à la tête d'une liste de gauche à laquelle se sont joints au second tour les Verts et le MoDem, face au candidat de l'UMP Sébastien Huyghe (33,44 %). Autre ville que la gauche conserve et que la droite espérait pouvoir conquérir : Angers, où le maire sortant, Jean-Claude Antonini (PS), devancé au premier tour, a réussi à retourner la tendance en remportant l'élection avec 50,62 % des voix face à l'UMP Christophe Béchu (49,39 %). Le maire sortant divers gauche d'Hénin-Beaumont (62), Gérard Dalongeville, a réussi à conserver sa mairie en obtenant 51,94 % des voix, contre 28,83 % au Front national. Montpellier reste aussi dans le giron de la gauche, avec la réélection d'Hélène Mandroux.

VILLES QUE CONSERVE LA DROITE

La droite réussit à garder de justesse Marseille. Après un long suspense, le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin l'a finalement emporté selon les dernières estimations avec 51 % sur son concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini (49 %), battu dans le secteur clef, le 3e, par l'ancien ministre UMP Renaud Muselier. Dans un Paris qui sera très majoritairement à gauche, la droite a réussi à conserver la totalité des huit arrondissements qu'elle détenait, notamment le 5e, qui n'est revenu que d'extrême justesse à la liste du maire sortant Jean Tiberi, en place depuis 25 ans. Avec 41,33 %, Christian Estrosi, qui a annoncé qu'il quittait son poste de secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, est arrivé à Nice devant la liste d'union à gauche menée par Patrick Allemand (33,17) et le DVD Jacques Peyrat (25,50 %). Jean-Maire Bockel, ex-PS soutenu par l'UMP, réussit également à sauver sa mairie de Mulhouse. Il est réélu de justesse avec 43,16 % devant le socialiste Pierre Freyburger (42,57 %) et le FN Patrick Binder (14,27 %). Le parti majoritaire garde aussi Le Havre, Orléans, Vannes, Moulins, Beauvais, Saint-Brieuc et Perpignan.

VILLES QUE CONQUIERT LA DROITE

Pratiquement la seule ville que la droite réussit à épingler à son tableau de chasse : Calais, une victoire cependant facilitée par le désistement inattendu du candidat du Front national qui, en mesure de se maintenir au second tour, avait finalement renoncé, expliquant vouloir laisser le champ libre au parti majoritaire. L'UMP Natacha Bouchart, à la tête d'une liste d'ouverture, remporte cette ville aux mains du PCF depuis 37 ans, en battant le maire sortant Jacky Hénin avec 54,02 % des suffrages.La droite l'emporte également à Gap (UMP) et Mont-de-Marsan (MoDem-UMP), Agen (Nouveau Centre) et Châtellerault (Nouveau Centre).

 
par Arnaud Fage publié dans : Ségolène Royal présidente en 2012
Jeudi 13 mars 2008
DDA A la une [13/03/08]

Message de Ségolène Royal


Lettre aux adhérents de Désirs d'Avenir
 
Chers Amis,

Dimanche dernier, c’est un vote d'espoir que nous avons exprimé. Le premier tour du scrutin municipal a placé la gauche largement en tête avec 47 % des suffrages. Je félicite tous les maires, qui, parce qu’ils ont su moderniser leur ville avec un sens reconnu de l’intérêt général, ont été réélus dès le premier tour, notamment Jean-Claude Boulard au Mans, Gérard Colomb à Lyon, Michel François Delannoy à Tourcoing, François Hollande à Tulle, Jean-Marc Ayrault à Nantes, François Rebsamen à Dijon, Manuel Valls à Evry, Maxime Bono à La Rochelle. Mais je félicite aussi ces candidats de gauche qui, dès le premier tour, ont conquis des bastions de la droite : Jean-François Debat à Bourg-en-Bresse, Guillaume Garot à Laval, Valérie Fourneyron à Rouen, Joaquim Pueyo à Alençon, Christophe Sirugue à Chalon-sur-Saône, Christian Teyssedre à Rodez.

Toulouse Cette poussée de premier tour doit maintenant être confirmée et amplifiée dimanche prochain. Et là, je pense à tous ces candidats qui sont en bonne position pour gagner ou conserver des villes, petites, moyennes ou grandes comme Blois avec Marc Gricourt, Saint Brieuc avec Danielle Bousquet, Angoulême avec Philippe Lavaud, Caen avec Philippe Duron, Reims avec Adeline Hazan, Strasbourg avec Roland Ries, Lille avec Martine Aubry, Paris avec Bertrand Delanoë, Toulouse avec Pierre Cohen, Marseille avec Jean-Noël Guérini et bien d’autres encore.

Aujourd’hui, la France a besoin d’initiatives et de confiance. Pourtant c’est la méfiance qui domine, et, je le vois bien souvent, le désarroi. Le gouvernement a voulu réformer en heurtant les gens de plein fouet, en les braquant, dans le mépris total de ceux qui étaient les plus fragilisés. Il a confondu la brutalité avec la réforme.

Tous, nous avons le sentiment d’entrer dans une période à risque parce que le gouvernement n’a pas pris la mesure des problèmes, parce qu’il n’a pas de cap. Aujourd’hui, trois français sur quatre vivent avec moins de 1900 euros nets par mois, la moitié des retraités touchent une pension inférieure à 700 euros, les prix augmentent parfois de 30%. La droite baisse les impôts pour certains et les augmentent pour tous les autres. Taxe sur la santé avec les franchises médicales, hausse du rendement de la TIPP et de la TVA, création d'un impôt sur les séjours hôteliers, taxation de la publicité, retour en clair-obscur de la TVA sociale : le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un paquet fiscal qui coûte 15 milliards chaque année, 75 milliards sur cinq ans.

Afin de lutter contre le déclin qui s’annonce, nous devons choisir de bonnes équipes pour nos territoires. J’ai sillonné toute la France pour épauler de nombreux candidats aux élections municipales et cantonales. Les équipes qui portent nos valeurs sont les meilleures parce qu'elles font de la politique autrement. Ce sont des équipes au travail, à l'écoute, sérieuses, qui rendent compte, qui tiennent leurs engagements, qui respectent tout le monde. C'est cela que nous attendons de la politique et c'est cela que nous proposons à nos concitoyens.

D’ici dimanche, il nous incombe de rassembler toutes les forces progressistes à gauche et au centre, sur des idées fortes. J’appelle de mes vœux un rassemblement fondé sur des valeurs communes, sur des projets partagés, partout où cela est nécessaire et possible : je crois qu’il y a une nouvelle voie à ouvrir. De nombreuses villes ont d’ores et déjà donné l’exemple. Il faut amplifier le mouvement.

Amis, nous devons tous voter massivement dimanche prochain pour sanctionner une majorité qui reste sourde au premier désaveu que les citoyens lui ont infligé le 9 mars. La victoire de la gauche aux élections municipales sera celle de tous les Français qui désirent trouver dans l'action publique des réponses concrètes aux problèmes qu'ils rencontrent. Alors, régions, départements et communes agiront dans le même sens et seront au service de tous.

À très bientôt,

Ségolène Royal
 
Signature Ségolène Royal
Vendredi 7 mars 2008

 

Chères amies, chers amis,

Je sais que beaucoup d'entre vous sont très fortement investis, comme Ségolène Royal, dans les élections cantonales et municipales pour faire gagner la gauche partout en France. Il est en effet essentiel que nous mobilisions pour faire voter en masse.

Nous espérons que ces élections permettront de voir les Français nous accorder une confiance dans le plus grand nombre de territoires possibles afin de leur proposer des solutions justes au quotidien. Chaque élu de gauche aura à cœur d'améliorer la santé, l'éducation, l'emploi et la qualité de vie pour tous ses concitoyens.

Si les Français choisissent de nous accorder massivement leur confiance, nous devrons en être dignes après le 16 mars pour répondre à l'exaspération qui s'exprime de plus en plus ouvertement face à un gouvernement qui multiplie les errements.

En un mot, il nous faut construire ensemble une alternative forte et crédible face à un délitement au sommet l'Etat qui est intervenu encore plus vite que prévu et qui sape de nouveau la confiance dans l'action publique.

Cette reconstruction pourra se faire si, partout en France, nous travaillons dès le lendemain du 16 mars pour répondre à cette attente en 3 temps :

- Débattre d'abord sur ce qui a été défait depuis 10 mois pour aboutir à une telle impasse

- Proposer ensuite des réponses adaptées par rapport aux urgences nouvelles sur la construction d'un Etat impartial, l'égalité dans l'accès aux soins et à la justice ou encore l'invention d'un nouveau pacte entre l'économie et environnement

- Convaincre enfin largement au sein du peuple de gauche pour transformer le PS afin qu'il soit à la hauteur des espérances que l'électorat place en lui

J'ai confiance en vous pour imaginer un avenir meilleur pour tous

Amitiés,

Jean-Pierre Mignard

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