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François Hollande et Ségolène Royal ont pointé du doigt l'augmentation des "violences aux personnes" et les "politiques extrêmement blessantes" mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur.

François Hollande et Ségolène Royal (AP)
A l'heure où il quitte le ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy "aura été celui qui, jusqu'au dernier moment, aura fait des politiques extrêmement blessantes", a estimé lundi 26 mars François Hollande.
"Il quitte son ministère à un moment symbolique", a affirmé le Premier secrétaire du PS sur France-Inter, évoquant l'interpellation d'une directrice d'école maternelle à Paris la semaine dernière. "Il aura été celui qui, jusqu'au dernier moment, aura fait des politiques extrêmement blessantes pour l'image que nous devons donner de notre pays".
Et de dresser le bilan de Nicolas Sarkozy place Beauvau. "Jamais les violences aux personnes, les agressions physiques n'ont atteint ce niveau-là dans notre pays, et il serait là, en train de se réjouir de son propre bilan?"
"Jamais, statistiques officielles, il n'y a eu autant de voitures brûlées que dans la période où il a été lui-même aux responsabilités", a-t-il ajouté. "Jamais nous n'avons connu trois semaines d'émeutes urbaines dans notre pays. Voilà le bilan du ministère de l'Intérieur version Sarkozy".
Les craintes du PS
"S'il sautait une étape et devenait demain président de la République et ministre de l'Intérieur -car nul doute qu'il poursuivrait sous une autre facette son action- je crains une logique d'affrontement, je crains une logique de conflit, je crains une logique de stigmatisation, je crains une logique d'exclusion", a encore estimé François Hollande.
Peu de temps auparavant, Ségolène Royal avait elle aussi qualifié d'"échec" le bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, en pointant l'augmentation "des agressions" et "des atteintes aux personnes".
La candidate socialiste a estimé sur Canal + que c'était "le moment de rendre des comptes" et de "faire un bilan".
"La sécurité s'est dégradée (...) la question des banlieues n'est pas résolue", a-t-elle dit.
Selon Ségolène Royal, après les émeutes de l'automne 2005, il n'y a eu "aucune mesure en profondeur".
(NOUVELOBS.COM | 26.03.2007 | 11:51 Avec AP)
La candidate socialiste veut revoir la fiscalité de l'assurance-vie et plafonner les niches fiscales. Pour elle, la fiscalité doit être "au service de l'emploi et du travail".
C'est une menace à peine voilée que laisse planer Ségolène Royal sur la fiscalité de l'assurance-vie : dans une interview au " Journal des finances " paru samedi, elle affirme que, " en privilégiant des placements sans risque tels que l'assurance-vie, les Français optent pour des supports qui, in fine, ne sont pas consacrés à l'investissement productif ". " Le levier fiscal est déterminant dans ce choix ", indique-t-elle en pointant la possibilité de transmettre en franchise de droits jusqu'à 150.000 euros.
L'abattement s'applique, en effet, dans la limite de 152.500 euros, au-delà de laquelle s'applique un taux forfaitaire de 20 %. " Nous réformerons la fiscalité pour la mettre au service de l'emploi et du travail ", ajoute, de façon plus générale, Ségolène Royal. Celle-ci prend également position pour le plafonnement des niches fiscales " afin de rendre l'impôt plus juste ". Et elle évoque un durcissement de l'imposition sur la fortune, via une réforme du bouclier fiscal, " car les mesures récemment adoptées par l'UMP et l'UDF pour favoriser les détenteurs de gros patrimoines méritent d'être corrigées ".
[ 26/03/07 - 10H21 ] - lesechos.fr
LILLE (Reuters) - Ségolène Royal a demandé que "l'énergie de la jeunesse soit le carburant de la France", dimanche lors du congrès de l'Unef et a affirmé que le thème de l'identité nationale n'était pas "politiquement dépassé.""Je voudrais que la jeunesse regarde le monde sans en avoir peur", a lancé la candidate socialiste aux 800 étudiants congressistes réunis à Lille, dans le Nord.
"Je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme une charge ou une menace", a-t-elle ajouté en rappelant l'affaire du Contrat premier embauche (CPE) proposé au printemps dernier par le gouvernement Villepin.
Ségolène Royal a détaillé le contenu de son programme présidentiel en matière d'enseignement supérieur, avec en toile de fond, le souhait de "remettre l'éducation au coeur de la République."
"La République doit tenir ses promesses. Chaque enfant né sur le territoire français est un enfant qui a des talents à déployer et de l'énergie à donner à l'intérêt général. A ce moment-là, on fonde une identité nationale", a-t-elle ajouté.
"Poser la question de l'identité nationale ne consiste pas à se demander d'où l'on vient mais affirmer ce que l'on veut vivre ensemble", a-t-elle ajouté. "L'identité nationale n'est pas quelque chose de politiquement dépassé."
Pour la candidate socialiste, chaque étudiant doit pouvoir bénéficier d'une "allocation d'autonomie", d'un montant encore non défini, afin de faciliter son parcours universitaire et de préparer son entrée dans la vie active.
"La précarité du monde étudiant est responsable de l'échec universitaire et il faut la combattre", a-t-elle ajouté.
L'autre volet de cette « allocation autonomie » concerne la mise en place d'un prêt gratuit de 10.000 euros par étudiant "afin que chacun puisse réaliser, dans un souci d'égalité des chances, son projet de vie".
En ce jour particulier de l'anniversaire du Traité de Rome, Ségolène Royal a également manifesté son envie de développer la mobilité des étudiants français en Europe.
"Je veux créer un nouveau programme Erasmus. Je souhaite que chaque étudiant ait la possibilité de partir un semestre à l'étranger, et pour cela, je triplerai les bourses", s'est-elle engagée.
La candidate socialiste a clos son discours en promettant d'augmenter de 10% chaque année les dépenses de recherche et de l'enseignement supérieur" en cas de succès le 5 mai prochain.
liberation.fr
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a stigmatisé l'échec de Nicolas Sarkozy à la tête du ministère de l'Intérieur, quelques heures avant son départ de la place Beauvau pour devenir candidat à la présidentielle à plein temps.
Il est temps que le candidat de l'UMP rende des comptes, a déclaré la candidate socialiste sur Canal+.
"On a vu monter la délinquance de masse, au sens où les atteintes aux personnes ont augmenté de plus de 80%", a-t-elle dénoncé.
"On observe aussi que la question des banlieues n'est pas résolue. Les émeutes dans les banlieues (...) n'ont fait l'objet d'aucune mesure en profondeur", a-t-elle déploré.
"Aujourd'hui la colère gronde dans les quartiers, les problèmes ne sont pas réglés, les services publics n'ont pas été rétablis, la police de proximité a été supprimée", a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes.
Interrogé sur France Inter, François Hollande a estimé de son côté que Nicolas Sarkozy quittait le ministère de l'Intérieur "à un moment symbolique", quelques jours après l'intervention des forces de l'ordre pour arrêter un sans-papier devant une école du XIXe arrondissement. La directrice de l'établissement a été placée en garde à vue vendredi pendant quelques heures pour s'être opposée à l'opération.
Nicolas Sarkozy "aura été celui qui jusqu'au dernier moment aura fait des politiques extrêmement blessantes", a jugé le premier secrétaire du PS.
"Jamais les violences aux personnes, les agressions physiques n'ont atteint ce niveau-là (...) Jamais on a eu autant de voitures brûlées. Jamais nous n'avons connu trois semaines d'émeutes urbaines dans notre pays. Voilà le bilan du ministère de l'Intérieur version Sarkozy", a-t-il déclaré.
"S'il sautait une étape et devenait demain président de la République (...) moi je crains une logique d'affrontement (...) de conflit (...) de stigmatisation (...) d'exclusion".
26/03/2007 - 09h44 - boursier.com