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Samedi 26 avril 2008

Ségolène Royal sur France Inter (voir la vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/x577qr_segolene-royal-france-inter_news



Ségolène Royal a estimé vendredi sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait donné, lors de son interview télévisée de la veille, une "feuille de déroute" à son gouvernement.

Nicolas sarkozy a cumulé les "aberrations", "les improvisations", les "contre-vérités". Sur la laïcité "en confirmant que les clercs et les prêtres donnaient du sens à la vie", le président a dit "des monstruosités".

Nicolas Sarkozy a aussi fait preuve de "malhonnêteté" en imputant les difficultés de la France "à des chocs extérieurs".

"Il est en train de payer la masse des mensonges qu'il a proférés pendant la campagne présidentielle", a lancé Mme Royal estimant que la France "est tirée vers le bas".

"Le Premier ministre avait dit qu'il attendait de cette émission une feuille de route. Je crois que le Premier ministre a eu surtout une feuille de déroute".

"On est plus inquiets après l'émission qu'avant. On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel".

Quant au mea culpa du chef de l'Etat sur un certain nombre de sujets, elle y a vu "un truc de communication". "En clair, ça veut dire +je me suis trompé+".

Nicolas Sarkozy "n'a pas répondu sur les préoccupations des Français" notamment sur le pouvoir d'achat, privilégiant "la redistribution entre les précaires" et "a donné une image de la France en situation d'échec en particulier sur l'éducation nationale, ce qui est faux".

"Ce qui est en train de se passer, c'est de la brutalité, c'est beaucoup d'arrogance. J'ai vu un Nicolas Sarkozy parfois méprisant à l'égard des Français".

"Sur la politique étrangère, il ne nous a pas rassuré et au contraire c'est extrêmement inquiétant" soulignant ses propos "aberrants" dans le but de

 

 

"justifier qu'il se couche devant la Chine".



Pendant la campagne présidentielle, les "bourdes"  de Mme ROYAL ont été mises en exergue par ses adversaires et parfois par d'autres qui n'étaient pas de ses adversaires et on découvre  maintenant que ce n'était que des vérités.
Dans une situation mondiale difficile elle aurait sans aucun doute eu aussi des difficultés, mais ce qu'elle n'aurait jamais fait c'est distribuer aux plus riches ce qui manque aux  plus déshérités.
Quant à la qualification d'incompétence qui a été donnée d'elle : on voit le résultat avec un certain Nicolas qui démolit tout par la sienne.
Gouverner c'est prévoir = son horizon et sa qualification sont plus que limitées.

Et où est donc son point de croissance arrachée avec les dents ?
Bien fragiles ses petites quenottes. Elles ne se sont pas abimées  sur sa propre augmentation ! Quelle indécence......

Samedi 19 avril 2008

Ségolène Royal se rendra à la Martinique aux obsèques d'Aimé Césaire. De ce fait la table-ronde sur l'avenir de la laïcité française initialement prévue samedi est reportée, ainsi que l'émission Dimanche + programmée le dimanche 20 février

Ségolène ROYAL est arrivée à Fort de France Vendredi

Samedi 19 avril 2008

 J’apprends avec infiniment de tristesse la mort d’Aimé Césaire, dans sa ville de Fort de France pour laquelle, jusqu’au bout, il s’est passionné. En ce jour de deuil, je pense à la peine de sa famille, de ses proches, de celles et ceux qui ont combattu et bâti à ses côtés, de celles et ceux auxquels il passa le flambeau en gardant, pour ses chers Foyalais, une attention et une écoute de tous les jours.

Je me souviens de sa main prenant la mienne à la mairie de Fort de France et de ces mots d’encouragement qu’en janvier 2007, il m’avait prodigués en me faisant ce beau et généreux cadeau : accepter la présidence d’honneur de mon comité de soutien. Je me souviens de la fierté et de la reconnaissance que j’en avais éprouvé. Elles ne m’ont pas quittée.

Une grande voix s’est éteinte, celle d’un homme de conviction, de création, de témoignage, qui fut sa vie durant un éveilleur de conscience, un éclaireur de notre temps, un démineur d’hypocrisies, un porteur l’espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l’humaine dignité.

Aimé Césaire n’est plus et déjà il nous manque mais sa parole incandescente continue de nous accompagner, portée par l’œuvre d’un immense poète qui ne se déroba pas au rendez-vous de l’histoire.

« Nègre » était une insulte, il en fit une fierté et l’étendard d’un combat pour la dignité et l’égalité vraie, que toujours il relia à l’émancipation de tous. Car il n’y avait pour lui de véritable universel qu’enrichi des singularités et des apports de chacun. « Ma bouche, écrivait-il dans le somptueux Cahier d’un retour au pays natal, sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ». Il a tenu parole, fidèle au parti-pris de toute une vie.

Je me souviens d’avoir relu son Discours sur le colonialisme lorsqu’en 2005, il nous fallut contrer l’offensive négationniste d’un gouvernement qui osait affirmer les « bienfaits » de la période coloniale. Un demi-siècle plus tôt, Césaire avait déjà tout dit : « on me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés ». Et aussi cela que nous aurions tort d’oublier : les violences de la de la conquête coloniale et du système qui en a résulté, ont déshumanisé le colonisateur autant que le colonisé. Elles ont contribué à cet « ensauvagement d’un continent » dont l’Europe, devenue cible de barbaries rôdées ailleurs avant d’être déchaînées sur son propre territoire, fit à son tour la terrible expérience.

Lucide, Aimé Césaire ne le fut pas seulement sur les méfaits de ce qu’il appelait « la chosification » coloniale et son déni d’humanité. Il savait que les lendemains d’indépendance ne sont pas forcément radieux lorsqu’au temps épique de la lutte succède celui des choix et que doit prévaloir la vigilance contre le risque de nouvelles oppressions succédant aux anciennes. Son Roi Christophe, comme il l’a dit souvent, n’est pas seulement un héros haïtien aux prises avec lui-même et avec l’exercice du pouvoir mais « l’oeil grossissant » de tous les dilemmes post-coloniaux.

Lucide, Aimé Césaire le fut aussi, avec bien de l’avance sur ses contemporains, quand il prit ses distances avec le régime qui dépêcha ses chars à Budapest et trahissait, à ses yeux, une espérance fraternelle devenue alibi du despotisme.

Mais il n’était pas de ceux que les ruses amères de l’histoire et la difficulté du chemin conduisent à l’abandon, à la résignation, à l’acceptation du désordre des choses et de l’injustice si prompte à revêtir de nouveaux masques. Sa parole prophétique n’était porteuse d’aucun renoncement mais d’une haute exigence et d’une profonde humanité.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, les fils et les filles de Césaire sont si nombreux de par le monde, écrivains auxquels il a ouvert la voie, militants dont il a fortifié les raisons, citoyens auxquels il enjoignait de toujours « concilier le possible et le souhaitable sans sacrifier l’un à l’autre, sous peine d’appauvrissement », hommes et femmes qu’il a aidés à voyager en eux-mêmes pour mieux comprendre le monde et tâcher d’y agir juste.

Sa langue effervescente a, comme le dit son ami René Depestre, fait œuvre de marronnage dans les veines d’un français qu’il a su recréer et rendre hospitalier à des mots, des sons, des formes, des rythmes qui sont aujourd’hui notre patrimoine littéraire commun. Il n’aimait pas ce qu’il appelait « la littérature des mots d’ordre ». Il croyait au pouvoir d’une langue de haute tenue, audacieuse et rebelle. Il voulait que son théâtre donne la poésie à voir. Il s’adressait à tous sans jamais en rabattre sur l’impétueuse beauté de textes écrits, disait-il, dans les plis et les interstices de l’action, sans jamais simplifier l’humaine complexité dont est tissée l’histoire.

Il en appelait aussi à entendre ce qu’il y a derrière les mots, à commencer par cette soif d’égalité qui le conduisit jadis à défendre la départementalisation puis à tirer les leçons de ses promesses mal tenues. Député, son verbe subjuguait même ceux qui ne partageaient pas ses idées. Maire de Fort de France, il voulut pour les Foyalaises et

les Foyalais le bien-être et des conditions de vie dignes. Il racontait comment, élu sans l’avoir vraiment voulu, il s’attela à la tâche en commençant par des travaux d’assainissement, jusque là délaissés, et en voulant pour chacun le droit à un toit décent. Jamais il ne se lassa d’arpenter sa ville et d’écouter ses habitants.

Il tenait la culture pour vitale et la voulait bien commun, partagé entre tous. Car elle est, disait-il, ce que l’humanité a inventé « pour rendre le monde vivable et la mort affrontable ».

Cette vie droite qui fut celle d’Aimé Césaire, cet engagement auquel il resta obstinément fidèle, cette fermeté de conviction qui jamais ne s’abaissa en sectarisme borné, ce refus vibrant du mensonge et du mépris, cette mise en garde contre « les vainqueurs omniscients et naïfs » qui se trompent et nous trompent, cette éblouissante leçon d’humanité qu’il nous laisse en héritage, à nous d’en être dignes.

Merci, cher Aimé Césaire, de nous avoir donné, par votre exemple et par votre œuvre, le courage de penser loin des poncifs et d'agir pour le seul motif qui vaille : humaniser, ici et maintenant, un monde tenaillé par l’inquiétude et balafré de violences, dont les peuples ont soif de justice et de fraternité.

 

 
Samedi 12 avril 2008

 

Pour un Congrès utile et serein : comment participer ?


Chers amis,

L'initiative intitulée « Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ? » a lancé le mouvement d'une vaste consultation participative, destinée à préparer les échéances qui attendent le Parti socialiste. Je suis heureuse aujourd'hui de vous annoncer l'ouverture du site qui servira de support à la consultation, http://congresutileetserein.com/

Ce site est un espace de débat ouvert, structuré autour des dix questions posées par les premiers co-auteurs de l'initiative. Il accueille les contributions de toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer au renouvellement des idées à gauche, militants et sympathisants du Parti socialiste, citoyens engagés dans le mouvement syndical ou associatif, élus et intellectuels.

La consultation aboutira au début du mois de juillet à la rédaction d'un texte élaboré de manière participative. Pour tenir ce calendrier serré, il est important que vous envoyiez vos contributions personnelles ou vos comptes-rendus collectifs d'ici au 7 Juin (contact@congresutiletserein.com). Les synthèses seront mises en ligne sur le site à partir de la deuxième semaine de juin.

Je compte sur votre mobilisation pour cette étape essentielle à la construction d'un Parti socialiste fort, porteur d'un projet crédible et capable de faire renaître l'espoir chez nos compatriotes. Je souhaite que partout en France et notamment dans vos sections, vous soyez les fers de lance d'une réflexion porteuse de joie et d'avenir.

Amitiés,

Ségolène Royal
--
Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf

 




Ségolène Royal : «avoir le courage de menacer la Chine»


Ségolène Royal en compagnie de la soeur du Dalai-Lama, Jetsun Pema.




Casino: Au tour de Sarkozy...

Nouveau rebondissement dans l'affaire du casino de Gujan-Mestras. Si dans l'un des volets de ce dossier, le parquet de Paris a blanchi Bernard Laporte, la cour d'appel de Paris, a, elle, ce vendredi, ordonné l'instruction

d'une plainte déposée par la gérante de cet établissement, Frédérique Ruggieri. Elle vise Nicolas Sarkozy, soupçonné de "favoritisme" quand il était ministre de l'Intérieur.

L'affaire du casino de Gujan-Mestras (Gironde) n'est pas terminée. Bien au contraire, elle s'est enrichie ce vendredi d'un nouvel épisode. Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a rendu espoir à Frédérique Ruggieri. Les magistrats ont en effet ordonné l'instruction d'une plainte que la gérante du casino du lac de la Magdeleine avait déposée en mars 2007 pour "favoritisme" contre le ministère de l'Intérieur. Les faits incriminés se sont eux étalés de 2005 à 2007, période durant laquelle le ministre de l'Intérieur n'était autre que Nicolas Sarkozy. La plaignante accuse la place Beauvau d'avoir usé de son influence et des liens entre l'actuel chef de l'Etat et les dirigeants des grands groupes que sont Partouche ou Barrière, pour protéger les intérêts de ces derniers. Au détriment de son "petit" casino, lésé, selon elle, par plusieurs décisions ministérielles "anormalement" défavorables et par ailleurs toutes cassées par le tribunal administratif de Bordeaux.

Pour l'année 2006, par exemple, la Commission supérieure des jeux (CSJ), qui dépend du ministère de l'Intérieur, refuse à Frédérique Ruggieri le droit d'exploiter cent machines à sous supplémentaires, alors que dans le même temps les casinos de la côte arcachonnaise, détenus par les grands groupes, sont allègrement servis. Sous la pression, la place Beauvau lâche finalement du lest et autorise l'exploitation de cinquante nouvelles machines. Avec un bémol toutefois, celle-ci est différée au mois d'octobre, soit après la pleine saison estivale, plaçant ainsi le casino du lac de la Magdeleine au bord de la faillite. Du coup, ce vendredi, malgré tous ces malheurs, Frédérique Ruggieri a logiquement accueilli avec soulagement la décision prise par la cour d'appel de Paris. "J'ai espoir que la lumière soit faite sur le complot dont a été victime le casino de Gujan-Mestras. Il y a eu manifestement acharnement", a-t-elle réagi, satisfaite.

D'autant plus satisfaite que le 7 mars dernier, le parquet de Paris avait classé sans suite une autre de ses plaintes dans ce même dossier. Celle-ci, déposée en octobre dernier pour "tentative d'extorsion de capital", visait Bernard Laporte, financièrement impliqué dans des casinos aquitains. Le secrétaire d'Etat aux Sports, alors sélectionneur de l'équipe de France de rugby, était accusé par Frédérique Ruggieri d'avoir monnayé 10% du capital de son casino contre un geste de Nicolas Sarkozy pour régler ses malheurs. "J'en ai rien à foutre de son casino!", avait vertement commenté Laporte sur le sujet en mars 2007. "Si je suis ami avec Sarkozy, ce n'est pas pour l'emmerder et encore moins pour en profiter", avait-il ajouté, reconnaissant toutefois avoir abordé le sujet avec Frédérique Ruggieri, mais sur le ton de la plaisanterie.
par Arnaud Fage publié dans : Ségolène Royal présidente en 2012
Samedi 5 avril 2008
4 avril 2008 - DESIRS D'AVENIR NATIONAL - SEGOLENE ROYAL

Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions. Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun. Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS. Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2). C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela. Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS. La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite. L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.

 

1) Les dix sources d’inquiétude des Français

1. un capitalisme qui perd la tête ;

2. la dégradation du niveau de vie ;

3. les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. une planète menacée d’autodestruction.



2) Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.



3) Les dix questions à trancher

1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?

2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?

6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?

7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

Vendredi 4 avril 2008
Ségolène Royal, le 27 mars 2008 à Poitiers















04/04/2008 09:45

 

© AFP

 

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal annonce lancer une "consultation participative" des adhérents du PS via Internet en vue du congrès du parti en novembre, dans un texte à paraître dans le quotidien Le Monde daté de samedi.
Ce texte, qui lance véritablement la bataille du congrès de novembre, est la première concrétisation de la volonté de l'ex-candidate à l'élection présidentielle de prendre les rênes du parti, alors que s'ouvre la succession du premier secrétaire François Hollande.
La consultation, placée sous le titre général "comment le congrès du PS peut être utile aux Français" doit aboutir cet été, précise le texte, au dépôt d'une "contribution", stade préalable aux motions soumises au vote des adhérents.
La "consultation participative" lancée par Mme Royal s'appuie sur dix questions de fond, que les socialistes doivent "trancher", qui pourront être modifiées ou complétées par les adhérents du PS dans une première phase de la consultation.
"Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo-révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir: de quelle façon", interroge la première question.
Parmi les autres thèmes abordés, "comment produire et répartir autrement la richesse", "quels contre-pouvoirs dans l'entreprise", "comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices sociales", "comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays"...
La dernière question concerne le PS lui-même, qui doit "intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d'engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux", et "doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective".
"Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement?", interroge Mme Royal.
Parmi les 19 signataires de ce texte figurent Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération du Nord, l'une des plus puissantes du PS, Manuel Valls, de nouveaux venus comme les députés Guillaume Garot et Michèle Delaunay, ainsi que des personnalités fidèles à Ségolène Royal: François Rebsamen, officieux numéro deux du parti, Jean-Louis Bianco, Michel Sapin, Jean-Jacques Queyranne, etc.
"C'est le premier texte (dans le parti, en vue du congrès), avec une novation unique à ma connaissance dans les annales : la démocratie participative appliquée à la construction d'une contribution" au congrès du mois de novembre, a déclaré M. Bianco, interrogé par l'AFP.
Le député des Alpes-de-Haute-Provence a estimé que, "évidemment", la logique voulait que ce travail débouche non seulement sur une contribution mais sur une motion dans un second temps.
Publier ce texte dix jours après l'annonce de la date du congrès "nous donne du temps pour lancer un débat de fond, sérieux", a-t-il ajouté.

 

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