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Plus de quatre Français sur dix peuvent encore changer d'avis sur le choix de leur candidat au premier tour de la présidentielle, selon un sondage paru dimanche.
Les plus indécis sont les moins de trente ans. 56% d'entre eux hésitent encore sur le choix d'un candidat.
- le 08/04/2007 - 18h03
A la veille du début de la campagne officielle pour l'élection présidentielle (qui implique notamment la stricte égalité du temps de parole et d'antenne pour les 12 candidats), voici un sondage que les candidats devraient prendre au sérieux à deux semaines du 1er tour. Plus de quatre Français sur dix (42%) peuvent encore changer d'avis sur le choix de leur candidat préféré au premier tour du scrutin, soit dix-huit millions d'indécis, selon un sondage CSA, paru ce dimanche dans Le Parisien et Aujourd'hui en France. 58% des personnes interrogées sont quant à elles "tout à fait sûres" de leur choix.
Il apparaît dans ce sondage que davantage d'hommes (65%) que de femmes (51%) sont sûrs de leur vote (contre respectivement 35% et 49% encore indécis). Autre révélation : plus on est jeunes, moins on est sûr. 56% des moins de 30 ans hésitent encore, contre 47% pour les 30 à 49 ans et 33% pour les plus de 50 ans.
Les plus sûrs de leur choix sont ceux qui votent pour Jean-Marie Le Pen (68%), puis ceux qui choisissent Nicolas Sarkozy (65%), Ségolène Royal (62%). Seuls 48% de ceux qui pensent voter pour François Bayrou au premier tour en sont certains. Environ 44,5 millions de Français seront appelés aux urnes le 22 avril pour le premier tour de la présidentielle. Il ne leur reste plus que quinze jours pour arrêter leur choix.
Note : d'après diverses informations trouvées sur Internet on "assisterait" à une montée régulière des votes LE PEN
Lire aussi sur Marianne de samedi dernier l'article sur la manipulation des instituts de sondage.....
Le limogeage d'un ministre à quinze jours de l'élection présidentielle serait-il un non événement ? Cela expliquerait le grand silence autour de la « démission », hier, d'Azouz Begag. A moins qu'il ne s'agisse d'un stratégie pour mieux étouffer des révélations qui dérangent…
Un quart de page dans Le Monde, sept petites lignes dans Le Figaro : le limogeage, hier, d'Azouz Begag, est à peine un événement, en tout cas sûrement pas un sujet de une. Côté UMP, on cherche à minimiser. Et pour cause. Tout commentaire un peu trop relayé risquerait de faire de la publicité au livre à l'origine de la révocation du ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances. Un ouvrage dangereux, à quinze jours de l'élection présidentielle. Un tissu de « mensonges éhontés », selon Nicolas Sarkozy. La défense n'est pas encore au point face à un déballage très embarrassant : dans Un Mouton dans la baignoire (Fayard), dont Marianne publie les bonnes feuilles ce samedi, Azouz Begag lève en effet le voile sur le caractère violent du candidat de l'UMP.
« Tu es un connard ! »
Petit extrait. Azouz Begag, las de passer pour le « beur de service » aux ordres de Nicolas Sarkozy, lâche à quelques journalistes cette « petite phrase » : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy ! » Comme il le rappelle dans son livre, Libération en fait le titre d'un article. Lui assume, amusé. Mais on n'éclabousse pas impunément le ministre-candidat. Pour ce trait d'esprit malheureux, Azouz Begag essuie d'abord les remontrances de Villepin puis, sur un tout autre ton, celles de Nicolas Sarkozy en personne. Attention, ça fait mal : « Je décroche. C'est l'offensé. Il me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom.. Azouz Sarkozy ! (…) » Je suis cloué à mon téléphone. A chaque fois que j'essaie de placer un mot, il me coupe : « J'en ai rien à foutre, de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule… » » Et ce n'est que début. La suite dans le numéro de Marianne dans les kiosques dès demain !
Vendredi 06 Avril 2007
Anna Borrel