Journal de France 2 : Le sous-titre anti-Sarko

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Journal de France 2 : Le sous-titre anti-Sarko

La porte-parole de Luttee Ouvrière a dnouveau appelé mardi 1er mai, à voter pour la candidate socialiste Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle.
La candidate de Lutte Ouvrière, écartée au premier tour, a appelé, mardi 1er mai, à voter Ségolène Royal pour le second. Si ce vote "ne permet pas de changer la vie, il peut permettre cependant d'écarter Sarkozy son arrogance et son mépris du monde du travail. C'est le souhait d'une grande partie de l'électorat populaire et c'est aussi le mien ", a-t-elle expliqué.
Au second tour dimanche, "le choix sera entre un candidat qui est un ami proclamé du grand patronat, un ennemi ouvert des travailleurs et une candidate qui, faute de vouloir affronter le grand patronat, ne pourra rien pour les classes populaires".
"Solidarité"
"Par solidarité avec tous ceux qui ne veulent pas que Nicolas Sarkozy soit élu président, j'ai appelé, dès le soir du premier tour, à voter Ségolène Royal, sans réserve mais sans la moindre illusion. Quant à changer la vie ou, simplement, rejeter la politique pro-patronale, il faudra de puissantes luttes sociales. Il n'y a pas d'autre voie", conclut la porte-parole de LO.
Arlette Laguiller, qui a recueilli 1,33% des voix au premier tour, a donné le 22 avril, pour la première fois, une consigne de vote claire pour le second tour. "Je voterai moi-même pour Ségolène Royal, et j'appelle ceux qui m'ont fait confiance et l'ensemble des électeurs à voter pour Ségolène Royal", a déclaré la candidate de Lutte ouvrière qui briguait l'Elysée pour la sixième et dernière fois.
(AP) NOUVELOBS.COM | 02.05.2007 | 11:01
En réponse à la polémique qui l’accuse de relations privilégiées avec les patrons des grands médias, Nicolas Sarkozy dénonce «la violence des attaques à son endroit» en accusant le quotidien Libération de tentatives pour le «démolir».
Nicolas Sarkozy est revenu aujourd'hui sur les polémiques sur sa proximité avec certains patrons de grands médias, demandant qui pouvait croire que les médias soient à sa «solde».
«On me dit que les médias sont à ma solde. Mais qui peut croire une chose pareille, quand on voit le déchaînement qu’a suscité ma candidature, mon projet», a-t-il déclaré sur France Inter.
Le quotidien Libération «fait campagne ouvertement pour Ségolène Royal, et tous les jours essaye de me démolir», a déclaré M. Sarkozy.
«Libération appartient à M. Edouard de Rothschild qui n’est pas parmi les plus modestes de France. Est ce que je dois en conclure que Mme Royal est liée aux puissances de l’argent?» a-t-il demandé.
«Le Nouvel Observateur appartient à M. Perdriel, l’une des grandes fortunes françaises. Le Nouvel Observateur a choisi Ségolène Royal, est-elle pour autant prisonnière des puissances de l’argent?» a-t-il ajouté.
«La totalité de la presse a pu constater la violence des attaques à mon endroit», a-t-il dit.
Le candidat UMP a également répété qu’Arnaud Lagardère (dont le groupe possède notamment Europe 1, le Journal du Dimanche, Paris-Match, des titres régionaux) et Martin Bouygues (dont le groupe possède TF1), qui entretiennent des relations d’amitié avec lui, «n’étaient pas» à son meeting de Bercy, contrairement à ce qu’avait dit le secrétaire national du Parti socialiste, Français Hollande.
M. Sarkozy a été accusé par ses adversaires d’avoir exercé des pressions pour tenter d’empêcher la tenue du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, ce qu’il a fermement démenti.
Par Libération.fr avec AFP
LIBERATION.FR : mercredi 2 mai 2007
Que faire??... Un Sarkothon pour cause de Victimisation? Prépare-t-il son grand numéro de la victime pour le débat de ce soir?..
Un tel ENFANT doit-il vraiment être Président de la République? lui qui tient une si grande partie des medias!.. Quelle fourberie!
Les médias sont-ils au service de Sarkozy ? Et, si oui, qui passe les plats ? Alors que l'organisation du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a continué vendredi de défrayer la chronique (lire ci-contre), la question d'une certaine intrusion pour rester poli du candidat Sarkozy dans les médias se repose avec une méchante acuité. Suite d'un long feuilleton, lors duquel l'homme a su déployer un large registre : grosse colère (récemment, en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3, parce qu'il n'avait pas de loge), invectives directes à des journalistes, remerciements douteux, par exemple à Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005, quand il ne s'agit pas d'abus de pouvoir caractérisé. C'est bien Nicolas Sarkozy qui, lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur, a exigé et obtenu le limogeage du patron de Paris Match, qui avait eu l'outrecuidance de montrer Cécilia en compagnie d'un autre que lui en une. Caractère autoritaire ? Manque de respect pour l'indépendance des médias ? Ce qui est sûr, c'est ce que le candidat jouit d'un formidable réseau de copains qui tiennent le haut du pavé dans les médias.
Un grand réseau
D'abord, il y a Martin Bouygues, le plus proche de tous, son meilleur ami et, ça tombe bien, patron de TF1 (soit un tiers de l'audience télévisuelle). Mais il y a aussi Arnaud Lagardère, son «frère», patron du groupe qui abrite en son giron Europe 1, Paris Match, le JDD, etc. C'est sans compter avec Serge Dassault, déçu du chiraquisme, et propriétaire du Figaro, Bernard Arnault, le témoin de son mariage avec Cécilia, et propriétaire de la Tribune, ou encore François Pinault, propriétaire du Point avec qui Sarko partage entre autres la même passion du vélo. Et alors ? Tous ces patrons-actionnaires ont-ils le petit doigt sur la couture et peuvent-ils vraiment mettre leurs journalistes au garde-à-vous ? Pas si simple. Mais certains faits sont troublants.
La télé sous influence
Coups de fil, conseils, pressions, et sans doute et aussi une bonne dose d'autocensure de la part des chaînes de peur de déplaire, l'ombre de Sarko plane sur les JT. La crise des banlieues de 2005 en est l'illustration toute spéciale. Novembre de cette année-là, 7 à 8 (TF1) saisit en caméra cachée une provocation policière envers des jeunes. Savon du directeur de l'information. Le dimanche suivant, l'émission contrebalance avec les interviews de maires de banlieues chaudes. Le 10 novembre, cette fois, c'est France 2 qui diffuse dans son JT les images du tabassage de jeunes par des policiers. Ceux-ci sont suspendus. Arlette Chabot décide d'ôter le reportage du site web de France 2 : «Nous ne voulions pas tomber dans la surenchère.» En août dernier, le ministre de l'Intérieur, invité à TF1 pour une interview, en profite pour passer un savon mémorable à un journaliste. La raison ? Un reportage sur les sans-papiers de Cachan, jugé trop complaisant. En juin 2005, quand Canal + songe à se débarrasser de Karl Zéro à la déontologie variable, Sarkozy appelle Bertrand Méheut, patron du groupe, pour l'en dissuader. Pour le coup, il n'est pas le seul, puisque Laurent Fabius s'est lui aussi fendu d'un coup de fil. Autre affaire : le 7 mars 2006, la veille d'un délicat voyage du ministre aux Antilles, TF1 annonce que le joker de PPDA sera désormais le journaliste noir et antillais Harry Roselmack. Un bien beau hasard n'arrivant jamais seul, Sarkozy est déjà au courant. Le 17 février, recevant Place Beauvau le club Averroes, qui défend l'image des minorités dans les médias, le ministre de l'Intérieur avait en effet annoncé la nouvelle : il y aura, cet été, un Noir au 20 heures. D'ici à ce que ce soit Sarkozy qui ait lui-même soufflé l'idée à Bouygues... Plus récemment, ainsi que le raconte cette semaine le Canard enchaîné, Claude Guéant, directeur de campagne de Sarkozy, a tenté de s'assurer auprès de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, que les émissions de Georges-Marc Benhamou, récent soutien de l'UMP, seraient bien reconduites à la rentrée. Raté : Carolis l'a envoyé sur les roses. Mercredi dernier encore, lors de l'interview de Sarkozy sur TF1 par PPDA et François Bachy, un détail amusant : plusieurs plans ont montré que, sous la table, le candidat de l'UMP avait enlevé ses chaussures. Sarkozy en chaussettes ! Il se croit chez lui, ou quoi ?
Brouillage sur les ondes
Est-ce un hasard si les Guignols s'en donnent à coeur joie sur un si zélé Jean-Pierre Elkabbach qui, du haut d'Europe 1, pratiquerait à outrance des interviews cire-UMP ? En tout cas, en février 2006, le Canard enchaîné révèle que Jean-Pierre Elkabbach, directeur de la station, a pris conseil auprès de Nicolas Sarkozy sur le choix d'un journaliste politique. «C'est normal, fanfaronne Sarkozy. J'ai été ministre de la Communication.» Et il ajoute : «Je les connais, les journalistes.» De son côté, Elkabbach revendique sa «méthode» de recrutement, qui consiste, dit-il, à prendre l'avis des politiques, mais aussi de syndicalistes ou d'associations : «Je fais cela pour tous les services parce que je veux avoir les meilleurs... Je ne peux pas interdire aux politiques de me donner leur avis. Mais, ensuite, je décide à 100 % moi-même.»
Pressions sur la presse
C'est sans doute sur Paris Match que les interventions de Nicolas Sarkozy ont été les plus directes et les plus pressantes. Témoin, l'incroyable limogeage de l'ancien patron de Paris Match, Alain Genestar. Témoin aussi, depuis, le chouchoutage du candidat. Ah ! ce titre «Un destin en marche», dont a bénéficié Sarkozy en décembre dernier (sans parler des huit pages lui étant dédiées). Mais si c'était tout. Très déboussolant aussi, le tout récent «outing» de Joseph Macé-Scaron, actuellement directeur adjoint de la rédaction de Marianne (1) , dans l'émission On refait le monde du 16 avril sur RTL : «J'ai été démissionné du Figaro Magazine [en juin 2005], tout simplement parce que j'ai refusé de tailler des pipes à M. Nicolas Sarkozy.» Direct. Autant que les coups de fil de Sarkozy à Edouard de Rothschild (actionnaire de référence de Libération ) pour se plaindre...
(1) Les Inrockuptibles du 24 avril.
Par Raphaël GARRIGOS, Catherine MALLAVAL, Isabelle ROBERTS
QUOTIDIEN : samedi 28 avril 2007