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Ségolène Royal confie à «Libération» son état d’esprit et sa conception du Parti
socialiste. |
Désirs d'Avenir
Créteil - Bonneuil
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Ségolène Royal confie à «Libération» son état d’esprit et sa conception du Parti
socialiste. |
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Ségolène Royal a-t-elle changé ?
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SégolèneRoyal ? Ce sont ses adversaires qui en parlent le mieux... Mais pas toujours comme on l'imagine ! «A l'écrit, c'est sans doute moins punchy, mais plus maîtrisé. A l'oral, c'est plus politique, moins sociétal. A l'évidence, elle se prépare mieux», juge le député strausskahnien Jean-Christophe Cambadélis. «Elle a su conserver son capital médiatique, elle s'est convertie à l'opposition frontale contre Sarkozy, ajoute un fabiusien qui ne s'est pourtant jamais montré tendre vec elle. On sent qu'elle a travaillé sur le fond, je la trouve beaucoup plus solide quand elle s'exprime.» N'en jetez plus ! Ces deux-là ne sont pas soudainement tombés sous le charme de la présidente de Poitou-Charentes. Ils sont même convaincus, plus que jamais, de lui barrer la route. Mais leurs compliments empoisonnés trahissent une évolution. Comme le résume le second : «Il va falloir qu'on affine nos critiques.» Ségolène Royal a-t-elle vraiment changé ? Un an après sa défaite à la présidentielle, la candidate continue d'intriguer ses «camarades» socialistes. Pas sur ses intentions, bien sûr. Depuis le 16 mai au soir, il n'est plus permis à quiconque d'en douter : «Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination cette belle mission de chef du Parti socialiste», a-t-elle déclaré à Paris devant ses partisans. Et qu'importe si, dans la langue de Solférino, on dit plutôt «premier secrétaire»... Le vocabulaire choisi reflète pour le coup parfaitement sa pensée. «Elle sait désormais précisément où elle va, c'est la générale en chef», constate le député-maire de Laval, Guillaume Garot. Membre de son «conseil politique», il mesure le chemin parcouru depuis septembre dernier, où «elle ne souhaitait même pas qu'on
évoque le sujet». |
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OLIVIER DE LAGARDE |
Le contre révolutionnaire de Neuilly sur Seine manifestait déjà sont dégoût de Mai 1968 quelques petites années
après. Histoire de suivre les préceptes de grand papa et de contrer les vilains gauchistes.

Aujourd'hui il continue sur
le même registre. Avoir un ennemi, c'est toujours mieux que d'avoir un programme construit. Cela demande moins d'efforts et tant qu'il n'est pas mort on peu s'amuser !
En 68, Nicolas était un peu jeune encore.....
Libéralisme et socialisme peuvent-ils se marier en politique ou en économie ?
« Je suis un libéral, je suis un manager, un entrepreneur » clame Bertrand Delanoë et aussitôt Ségolène Royal s'exclame : « Au XXI° siècle, être libéral et socialiste c'est
totalement incompatible » et elle ajoute « le libéralisme c'est le mot de nos adversaires politiques, un terme synonyme de capitalisme débridé, d'écrasement des bas salaires et de
creusement des inégalités ». Ce à quoi Bertrand Delanoë répond à son tour : je parlais plutôt de libéralisme politique. Aux Etats-Unis, en effet, le qualificatif de libéral est réservé à la
gauche, aux progressistes. Mais appelons un chat un chat : le libéralisme, c'est le marché et la libre circulation des denrées et des hommes.
Le libéralisme français est une abolition des règles et des barrières
Le libéralisme français est aussi un anti corporatisme, avec le décret d'Allarde et la loi Le Chapelier, deux textes révolutionnaires. Le premier abolit les corporations, les jurandes, les
guildes, les réglementations tatillonnes des corps de métiers, le second punit pénalement le délit de coalition (interdit concrètement les syndicats et les droits de grève). Au départ, donc, le
libéralisme est une abolition des règles et des barrières.
Cependant ce n'est pas l'anarchie, au contraire, car l'Etat est là, il est fort, c'est l'Etat-gendarme, un état sévère qui punit toute entorse à la liberté économique, qui réprime les grèves et
ne protège absolument pas les salariés. Tout va changer avec les deux guerres, qui sont les grandes accoucheuses de l'Etat moderne, un état social et protecteur, l'Etat-providence, sérieusement
malmené aujourd'hui.
Mais à côté de cela, nombre d'entrepreneurs réclament une intervention publique… Non pas pour soutenir les salariés, mais au nom des grands travaux, de la recherche, du progrès, mais ils ne
remettent absolument pas en cause la liberté d'entreprendre. Cette république des grands managers libéraux paraît aujourd'hui un mythe dans la mesure où les grandes entreprises ne sont plus liées
à la nation. Le libéralisme de Bertrand Delanoë, patron d'une grosse, très grosse PME, serait-il celui des PME ? Là, pour le coup, il rejoindrait le gouvernement.
La phrase du jour : « Laissez-faire, laissez
passer » (Vincent de Gournay 1752)
Ancienne Mairie - Centre Marius Sidobre 26, rue Emile Raspail 94110 ARCUEIL RER ARCUEIL - CACHAN
En espérant vous retrouver nombreux ce soir !