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Mardi 22 mai 2007

 
 
22/05/2007 18:18
 
PARIS (AFP) - Les premiers tiraillements au sein du gouvernement avec ses membres issus de la gauche ont surgi quelques jours après la formation de l'équipe Fillon.
 
Le plus emblématique d'entre eux, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, exclu du PS dès l'annonce de sa nomination, a publié un communiqué pour faire savoir qu'"il ne soutient pas" le candidat UMP, Arnaud Danjean, qui se présente face au socialiste Arnaud Montebourg aux législatives. Ce communiqué a été publié au moment où François Fillon lançait la campagne des législatives des 10 et 17 juin depuis Matignon avec les parlementaires de sa majorité.
 
M. Kouchner a précisé qu'il ne soutenait pas M. Dangean "en dépit de l'amitié et de l'admiration qu'il lui porte depuis le Kosovo".
 
M. Danjean a été membre du cabinet de Michel Barnier puis de Philippe Douste-Blazy au quai d'Orsay. Au sein de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), il avait auparavant accompli des missions notamment au Kosovo. Il s'y était lié avec M. Kouchner alors haut-commissaire de l'ONU. M. Danjean avait laissé entendre qu'il ne désespérait pas de recevoir l'appui du "French doctor" dans la 6ème circonscription de Saône-et-Loire que détient depuis 10 ans, M. Montebourg, ex-porte-parole de la candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal.
 
C'est Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui avait provoqué le premier accroc, lundi. Il avait contesté les franchises sur les soins prévues par Nicolas Sarkozy, jugeant que ce n'était "pas une bonne mesure" et qu'il "ne l'approuverait pas".
 
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, temporisait en déclarant qu'"un gouvernement, ce n'est pas un régiment". Après avoir reçu M. Hirsch, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot minimisait le désaccord, évoquant des exonérations pour "les situations sociales les plus dégradées".
 
L'ancien président d'Emmaüs France s'est dit, mardi, "rassuré" (????!!!!) par ces précisions. "Je n'ai pas à faire une chose dans un sens, qui est d'aider les gens en difficulté à s'en sortir, et ne rien dire sur une réforme qui peut être en contradiction avec ce que je fais" de l'autre, a-t-il cependant averti.
 
Le nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, s'est montré un peu mal à l'aise. Interrogé lundi à Bruxelles, il était resté flou sur la volonté de Paris de bloquer ou non dès juin les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. Revenu à Paris, il a cependant assuré mardi être "à l'aise avec la position de Nicolas Sarkozy sur la Turquie" .Interpellé sur les franchises médicales, il n'a pas été très clair. "Sur le principe, cela doit se débattre et doit être regardé", a-t-il dit. Il a néanmoins assuré que ce n'était "pas la mesure avec laquelle (il) pourrait être le moins à l'aise compte tenu de la pratique dans certains pays".
 
Le PS a saisi l'occasion au vol, pointant dans un communiqué les "désaccords et la cacophonie" gouvernementale et fustigeant "la posture gênée et ambigüe" de M. Jouyet. Bernard Kouchner, le 12 avril lors du point de presse quotidien du PS, s'était opposé à la franchise, une proposition "hypocrite" et très mauvaise".
 
 
                                                                                                                                                      Mais que croyaient ils donc ces ralliés "opportunistes" ?
Mardi 22 mai 2007
LE MONDE | 22.05.07 | 11h09
 
Le gouvernement est à peine installé que surgissent les divergences. A l'origine du premier accroc public, Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a manifesté son opposition à la création d'une franchise sur les actes de soins. Sur France Inter, lundi 21 mai, il a indiqué que cette proposition, inscrite dans le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy, n'était pas "une bonne mesure. J'ai dit il y a quinze jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure. Est-ce que je [l]'approuverai ? La réponse est non". Et il a ajouté : "Je peux être convaincu, mais je pense vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire."
A l'origine, l'instauration de cette franchise devait être entendue comme "un facteur de responsabilisation des patients", comme l'a précisé Roselyne Bachelot, la ministre de la santé. Après avoir reçu M. Hirsch lundi dans l'après-midi, elle s'est efforcée de minimiser l'incident en expliquant, dans un communiqué, que "cette franchise (…) serait accompagnée des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées". Les deux responsables ont promis de se revoir "très bientôt pour définir les conditions de mise en œuvre de cette réforme".
LE DÉFICIT DE L'ASSURANCE-MALADIE EN HAUSSE
Alors que cette mesure n'avait pas été retenue lors de la réforme Douste-Blazy de la Sécurité sociale d'août 2004, la franchise devrait contribuer au retour à l'équilibre des comptes. Initialement évalué à 3,9 milliards d'euros dans la loi de finances, le déficit de l'assurance-maladie pourrait bien dépasser 5 milliards d'euros en 2007. Le comité d'alerte sur les comptes de la Sécurité sociale devrait d'ailleurs demander aux dirigeants de la caisse d'assurance-maladie ainsi qu'au gouvernement d'engager un plan supplémentaire de réduction des dépenses.
Sur les modalités pratiques, le candidat Sarkozy est resté dans le vague. La franchise intégrale portant sur les premiers 100 euros de soins non remboursés rapporterait 2,8 milliards d'euros. Une franchise de 25 euros sur les quatre principaux actes de soins (consultations, pharmacie, biologie et hôpital) produirait un gain de 1,8 milliards d'euros. En marge d'un entretien au Monde du 23 janvier, le nouveau chef de l'Etat avait évoqué des franchises familiales et un montant de 10 euros.
LE PS S'ENGOUFFRE DANS LA BRÈCHE
Aucune précision n'a ensuite été apportée sur l'éventuelle substitution du prélèvement d'un euro sur chaque consultation médicale instauré par la réforme de 2004, ainsi que des 18 euros sur les actes chirurgicaux dont l'impact est assez faible. Enfin, il reste à savoir si cette franchise sera compensée par les mutuelles et les assurances complémentaires.
Lors de sa rencontre avec MmeBachelot, l'ancien président d'Emmaüs-France a insisté sur la nécessité de "connecter" la réforme du système de soins et celle sur les minima sociaux. "Il y aura une articulation entre les deux chantiers", a expliqué M. Hirsch, pour éviter que l'instauration de franchises ne provoque des effets "pénalisants" sur les populations défavorisées, notamment à propos des seuils de prise en charge lorsqu'elles reprennent un emploi.
Le PS s'est engouffré dans la brèche de ce désaccord. Gérard Bapt, député de la Haute-Garonne, estime que "le problème n'est pas celui de la responsabilisation des patients mais de corriger les graves inégalités d'accès aux soins qui dissuadent les familles les plus modestes du recours aux soins primaires".
Dans la soirée, Xavier Bertrand, ministre du travail et ancien ministre de la santé, a tenté de calmer le jeu : "Un gouvernement, ce n'est pas un régiment." Sans pour autant se prononcer sur le fond des interrogations soulevées. 
Michel Delberghe
 
 
Mardi 22 mai 2007

L'année dernière, la dette des ménages français a représenté plus des deux tiers de leur revenu disponible, selon les chiffres de l'INSEE.

 

(Reuters)

(Reuters)

Selon les comptes financiers de la nation publiés mardi 22 mai, les ménages français ont atteint un niveau d'endettement record en 2006, avec une dette de plus des deux tiers de leur revenu disponible.
L'étude réalisée conjointement par la Banque de France et l'INSEE indique que le taux d'endettement a atteint un nouveau record au regard de leur revenu disponible brut, à 68,4%, après 64,1% fin 2005".
Rien d'alarmant puisque l'étude souligne que "ces niveaux demeurent toutefois sensiblement inférieurs à ceux de la zone euro, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis" 

Assurances-vie

De même, si l'endettement s'est accru à un "rythme soutenu", les ménages ont accumulé des actifs financiers, "notamment en assurance-vie", précise l'étude.
Malgré un relèvement des taux appliqués aux nouveaux emprunts, les prêts à l'habitat ont augmenté de 15% l'an dernier, tandis que la dette générale des ménages est en hausse de 11,3% en 2006 contre 11;2% l'année d'avant. En effet, les nouveaux crédits, auxquels on a soustrait les remboursements, s'élèvent à 84,0 milliards d'euros, après 72,5 milliards en 2005. 

Retraits massifs sur les PEL

En parallèle, les ménages ont continué d'accumuler des actifs financiers, en particulier des contrats en assurance-vie, soient attiré 88,8 milliards d'euros de flux de placements en 2006 (82,0 milliards en 2005). Une augmentation que l'on peut imputer aux retraits massifs sur les plans d'épargne logement (PEL) (-23,9 milliards d'euros) à la suite de la modification du régime fiscal de ceux-ci.
Les Français ont également réduit leurs dépôts, dont le flux net retombe à 17,6 milliards d'euros (34,7 milliards en 2005). Tandis que, grâce à deux relèvements successifs de la rémunération des livrets A, bleus etc, le flux net de placements à vue "retrouve son niveau de 2004" (24,3 milliards d'euros après 14,8 milliards en 2005).

Entreprises et administrations

Le flux d'endettement des sociétés non financières a quant à lui connu une hausse de 63,9 miliards d'euros contre 39,1 en 2005. "L'encours de la dette des sociétés non financières, rapporté à leur valeur ajoutée, s'élève à 109,7% fin 2006, après 107,4% fin 2005, se rapprochant du point haut de fin mars 2002", relève l'étude.
L'étude note également que, "pour la première fois depuis 1999", la dette financière brute de l'Etat a diminué, revenant à 990,3 milliards d'euros fin 2006 contre 1.023,3 milliards en 2005, grâce aux recettes de privatisations et aux changements intervenus dans la gestion de la trésorerie,
En revanche, le besoin de financement des administrations de sécurité sociale s'est creusé (-5,6 milliards d'euros après -2,6 milliards en 2005).

NOUVELOBS.COM | 22.05.2007 | 07:50

Des chiffres qui révèlent bien le bilan désastreux du gouvernement dans lequel agissait M.Sarkozy!

Mais voyons cher collègue, M. Sarkozy étant le candidat de la "rupture" il n'avait donc pas de bilan. C'était donc  un "ectoplasme" sans responsabilités dans les précédents gouvernements....!!!!! Il y en a 53% dont une grande majorité de personnes à moyens limités qui l'ont pensé : le réveil va être douloureux dans quelques semaines ou mois.Déjà sans attendre bien longtemps notre "haut commissaire" fraîchement nommé le constate (Martin Hirsch)

 Le 2éme webmaster(YC)

Mardi 22 mai 2007
Mardi 22 mai 2007
 
 L'ex-candidate «représente le mieux les valeurs de gauche» pour 41 % des sympathisants, qui souhaitent que le PS s'allie à la fois avec le Modem de Bayrou et la LCR de Besancenot.
  
Le «peuple de gauche» aime encore Ségolène Royal. Notre «Baromètre populaire»-LH2 réalisé pour Libération auprès des sympathisants de gauche l'indique clairement : la défaite à la présidentielle n'a pas porté un coup politique fatal à Ségolène Royal. Forte des 16,8 millions de voix qui se sont portées sur son nom, l'ex-candidate reste «la personnalité socialiste qui représente le mieux les valeurs de la gauche» pour 41 % des électeurs de ce bord.
Pas assez soutenue. Elle devance largement son seul véritable rival, Dominique Strauss-Kahn, qui ne recueille que 28 %. Cet écart est encore plus important chez les électeurs socialistes (47 % contre 30 %) et dans les catégories populaires (43 % contre 25 %), ce qui constitue deux bons points pour elle dans la bataille interne qui s'annonce au PS. Les autres personnalités citées (Fabius, Hollande, Montebourg) ne font que de la figuration avec un score de 7 %.
Si Ségolène Royal reste populaire à gauche, c'est essentiellement parce que son camp ne lui fait pas porter la responsabilité personnelle de l'échec du 6 mai. Interrogés sur les causes de la défaite, les sympathisants de gauche citent en premier «le fait que le Parti socialiste n'ait pas assez soutenu Ségolène Royal» (66 %), puis «le travail de Nicolas Sarkozy» (51 %) et «le manque de renouvellement des idées de gauche» (50 %). Ce qui relève de la responsabilité directe de la candidate est nettement moins cité, que ce soit sa personnalité (35 %) ou son programme (30 %). Autre atout dans le jeu de Ségolène Royal, les sympathisants PS sont encore plus nombreux à penser de la sorte : 71 % incriminent le manque de soutien de leur parti. En revanche, les classes populaires sont plus sévères que l'ensemble de la gauche sur le programme de la candidate : 42 % des ouvriers et employés lui attribuent la responsabilité de la défaite. «Ségolène Royal est pour une large part  dédouanée de l'échec de la présidentielle», constate François Miquet-Marty, directeur des études politiques de l'institut LH2.
Avec un tel capital, l'ancienne candidate est donc bien placée pour peser sur les orientations futures du PS. A cet égard, 37 % des sympathisants de gauche souhaitent que le PS «prenne plus clairement une orientation sociale-démocrate», alors qu'ils ne sont que 14 % ­ et à peine 7 % chez les ouvriers-employés ­ à préférer «une orientation antilibérale». Les autres (45 %) souhaitent que le PS «rassemble ces deux sensibilités».
 
Infréquentable. En terme d'alliances, les sympathisants de gauche sont très oecuméniques. Ils veulent que le PS s'allie avec les Verts (87 %), le Mouvement démocrate de François Bayrou (64 %), la LCR d'Olivier Besancenot (59 %), le Parti communiste (55 %), le Parti radical de gauche (54 %) et le MRC de Jean-Pierre Chevènement (51%). La possibilité d'une alliance avec François Bayrou est largement approuvée.
Avant le premier tour, l'ex-candidat UDF était dénoncé par les dirigeants du PS comme un homme de droite infréquentable. Là encore, la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours est légitimée dans l'opinion de gauche. Sans que celle-ci ne rejette pour autant la perspective d'une alliance avec le trotskiste Olivier Besancenot. «Les sympathisants de gauche aspirent à une gauche fédérée autour d'un Parti socialiste plus ouvert», affirme François Miquet-Marty. Le politologue diagnostique un «désir d'ouverture» qui s'explique par un «triple contexte» : la nécessité pour la gauche de reconstruire une stratégie de victoire, la faiblesse électorale des partenaires historiques du PS et «le succès de la thématique de l'ouverture illustrée par les positionnements de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy». 
Dans l'opinion de gauche, un schéma semble ainsi se dessiner : Ségolène Royal à la tête d'une alliance allant de Bayrou à Besancenot.
Un scénario sans doute plus facile pour elle que de prendre la tête d'un PS allant de Dominique Strauss-Kahn à Laurent Fabius.
 
Par Jean-Dominique MERCHET
LIBERATION : mardi 22 mai 2007
Mardi 22 mai 2007

 

Le Parti socialiste souligne "le peu de crédibilité d'un gouvernement hétéroclite", après l'opposition de Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, à la mise en place de la franchise médicale voulue par Nicolas Sarkozy.

Martin Hirsch

Martin Hirsch (Sipa)

Après que Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté au sein du gouvernement Fillon, a désapprouvé, lundi matin 21 mai sur France Inter, l'instauration d'une franchise médicale pour financer la Sécurité sociale, le Parti socialiste a ironisé sur "la cacophonie gouvernementale (qui) commence".
Dans un communiqué, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'Egalité et au Partenariat équitable, a affirmé: "l'opposition très nette de Martin Hirsch à la franchise médicale montre le peu de crédibilité d'un gouvernement hétéroclite". Selon lui, "alors que François Fillon a annoncé une application 'scrupuleuse' du programme de Nicolas Sarkozy, les débauchages médiatiques laissent déjà la place à la cacophonie et aux désaccords publics".
Nicolas Sarkozy a prévu, dans son programme, la mise en place de franchises sur les soins pour financer la Sécurité sociale.

NOUVELOBS.COM | 21.05.2007 | 17:30

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