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Vendredi 1 juin 2007
31/05/07
Ségolène Royal à Privas
Depuis Privas, Ségolène Royal a demandé jeudi à ses électeurs du 6 mai de "se remettre en mouvement", contre les projets gouvernementaux qui "creusent les inégalités" et pour "imaginer la gauche de demain".

Pour Ségolène Royal, le scrutin des élections législatives ne sera "pas mauvais" pour le PS, dont l'effectif des députés pourrait progresser "un peu".

Depuis le début de la semaine, Ségolène Royal multiplie les déplacements. Elle s'est arrêtée jeudi à Lyon, devenue un bastion "ségoléniste" au PS autour du maire Gérard Collomb, et devait achever sa journée à Digne, chez son ex-directeur de campagne Jean-Louis Bianco, candidat à sa réélection.

A Privas, Mme Royal s'est souvenue de l'affluence lors de sa première réunion publique en mars 2006.

"Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", a-t-elle déclaré.

"Tout ce que j'ai accumulé comme énergie, je vous le rends et le mets à votre disposition pour vous remettre en mouvement. Ne restez pas chez vous et mobilisez-vous bien.

Ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités
" : baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".

A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", Ségolène Royal a demandé à ses électeurs de substituer "une vague de toutes les couleurs.


Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle
" .

Pour Ségolène Royal, il s'agit maintenant d'"imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires". Elle veut aussi "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet.

"Continuez à venir à Désirs d'avenir, venez au Parti socialiste. L'heure est venue de faire un parti de masse" .

Sur la situation au sein du PS Ségolène Royal a réaffirmé lundi qu'elle "ne s'interdit rien" et qu'elle n'entend pas "se précipiter", ni s'engager dans "des affrontements". Elle veut garder toute sa liberté et ne pas "être sous pression de qui que ce soit".
Vendredi 1 juin 2007
01/06/07
Ségolène Royal a commenté vendredi à Marseille les projets de la ministre de la Justice Rachida Dati visant à abaisser la majorité pénale à 16 ans, reprochant au nouveau gouvernement d'aller vers le "tout carcéral".

"Nous attendons des mesures urgentes sur la question des jeunes, et notamment de l'emploi. Là, on ne voit rien à l'horizon. On entend parler de l'abaissement de la majorité pénale pour les jeunes de 16 ans; ce qui est plus urgent pour empêcher la délinquance, c'est de donner du travail aux jeunes et la réussite scolaire".

L'abaissement de la majorité pénale, "c'est le tout carcéral, ca veut dire qu'à 16 ans, la solution ce sera la prison et non plus la prévention ou l'éducation. Comment ne pas voir qu'une école qui ouvre c'est une prison qui ferme!".

Le gouvernement est en train d'"agiter aujourd'hui une nouvelle loi sur la pseudo prévention de la délinquance, une nouvelle loi répressive par ceux-là mêmes qui ont eu cinq ans pour régler ce problème".

Une opposition constructive, lucide et déterminée

Ségolène Royal a promis "une opposition constructive, lucide et déterminée", affirmant qu'à l'Assemblée nationale, chaque proposition de la droite devra trouver en face d'elle "un contre-projet" prouvant qu'existent "des alternatives".

"Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche moderne d'opposer à chaque fois un contre-projet pour que les Français comprennent qu'il y a des alternatives aux projets de Nicolas Sarkozy".

"Voilà la nouvelle opposition qu'il faudra mettre en place. Bannissons les aigreurs, les mots qui font mal. Ce qu'attendent les Français, ce ne sont pas les petites phrases mais une alternative crédible".

Ségolène Royal a appelé les Français à avoir conscience de ce que prépare le nouveau gouvernement, comme la franchise médicale qui "va frapper les personnes âgées de plein fouet".

"C'est maintenant qu'il faut ouvrir les yeux, c'est maintenant qu'il faut mettre en place des garde-fous", car "sous le masque de la bienveillance universelle, les bras ouverts à tous, figure imposée qui ne durera que le temps des élections legislatives, on voit comment (le gouvernement) va s'y prendre".

Selon la députée des Deux-Sèbres, "faire obstacle à toutes les promesses qui ont été faites au Medef, voilà l'enjeu des législatives".

Elle s'en est prise au contrat de travail unique, "finalement une généralisation du CPE". "On peut leur faire confiance, ils vont la réaliser cette promesse, sans la sécurité sociale professionnelle"
Vendredi 1 juin 2007
WebTV du PS, mercredi 30 mai 2007 |
 
Le député européen est revenu lors du point presse quotidien de campagne sur l'annonce par Nicolas Sarkozy d'une déduction fiscale pour les emprunts immobiliers en cours en vue de l'achat d'une résidence principale, lors de son discours au Havre, le 29 mai : "une nouvelle démonstration de la politique inégalitaire du gouvernement". Benoît Hamon a, par ailleurs, commenté la situation de Lagardère, actionnaire du groupe EADS, soupçonné de délit d'initié.
 
A propos du discours en meeting de Nicolas Sarkozy
Puisque Nicolas Sarkozy préside, gouverne, fait campagne, et tout à la fois, je veux noter ici les impostures qui caractérisent le début de son mandat à l’opposé de ses promesses de campagne présidentielle.Il a rappelé hier qu’il tiendrait toutes ses promesses et ferait tout ce qu’il a promis. Dans deux domaines au moins il n’a pas mis en acte ses promesses :
 le mandat de la Banque Centrale Européenne ne sera pas révisé, car Nicolas Sarkozy veut limiter son intervention à une discussion sur la monnaie, alors que pour aller plus loin, une discussion s’imposait avec Angela Merkel. Il a donc reculé.
 Il n’a pas osé poser son veto à la poursuite des négociations avec la Turquie pour l’entrée dans l’Union européenne et dit qu’il n’utilisera pas au prochain Conseil européen cette possibilité. C’est selon nous une bonne chose, mais elle prouve bien que sa posture de campagne présidentielle ne visait qu’à séduire l’électorat du Front National.
A propos de la pensée unique dont le Président de la République a souhaité s’affranchir, je lui conseillerais de se l’appliquer à lui-même. En prenant un peu plus la défense de la liberté de la presse par exemple -si toutefois il laisse parler les journalistes- ou si lui–même ou ses amis intervenaient moins quand un papier gêne.
Son discours est l’inverse de ses actes quand il dit vouloir installer un contre pouvoir sain, alors qu’il organise un pouvoir solitaire.
Ces contradictions deviennent insupportables, y compris dans le concret de ce qui touche les Français. Ainsi en est-il de ses propos concernant les classes moyennes qui ne seraient pas les seules à supporter les efforts demandés.
Toutefois, les mesures annoncées disent exactement le contraire, notamment concernant les franchises de santé, le bouclier fiscal et la suppression de l’ISF, dont les effets seront directement portés comme un fardeau de la rigueur par les catégories moyennes.
Enfin, l’annonce confirmée par Nicolas Sarkozy de déductions fiscales sur les intérêts d’emprunts pour l’achat immobilier, qui répond au slogan d’une France propriétaire, laisse plus de questions que de réponses : quels emprunts sont concernés ? pour quel coût ?
A défaut de connaître le choix entre crédit d’impôt et déduction fiscale, la cible ne sera sans doute pas les classes populaires.
Toutes ces mesures s’opposent au grand discours d’une France réconciliée.
Bref, l’imposture de Nicolas Sarkozy se résume à sa référence à Danton « de l’audace, de l’audace, toujours de l’audace … et la France sera sauvée ». Mais Danton abolissait les privilèges quand Sarkozy abolit l’ISF. Il n’y a pas de révolution à élire un président de droite après un autre président de droite. C’est une imposture qui devient insupportable.
A propos d’EADS
Les soupçons de délit d’initié se précisent pour Arnaud Lagardère. Mais le sentiment d’une certaine impunité perdure et contredit l’idée de moralisation qu’avance Nicolas Sarkozy.
Je lui suggérerai donc de téléphoner un peu moins à « son frère » pour des suggestions de démission ou de contrôle d’articles de journalistes, et un peu plus pour une explication sur les conditions de la vente de ses actions EADS et pour mettre de l’ordre dans sa famille.
 

Point presse du 30 mai : Benoît Hamon
envoyé par PartiSocialiste
Vendredi 1 juin 2007
Tournée marathon hier de Ségolène Royal pour soutenir les candidats PS.
 

Par David REVAULT D'ALLONNES

QUOTIDIEN : vendredi 1 juin 2007

Ségolène Royal, le retour. La candidate défaite a repris la route électorale, hier, pour une tournée marathon entre Rhône, Ardèche et Alpes-de-Haute-Provence. Avec un double objectif : soutenir les candidats aux législatives et se repositionner sur le devant de la scène.

9 heures, à bord du «King Size R» 

Ses projets restent à affiner, mais ses ambitions demeurent. «Des stratégies nouvelles sont à inventer.» Dans le petit jet Beechcraft qui l'emmène à Lyon, la finaliste de la présidentielle s'interroge. Certes, elle assure refuser une «logique de congrès» et «l'instrumentalisation» de sa personne que viseraient certains camarades. Mais le parti est bien dans sa ligne de mire. «L'alternance en 2012» nécessite un «dépassement» du PS, explique Royal, qui nourrit «l'ambition d'en faire un parti de masse en déclenchant une nouvelle vague d'adhésions». Notamment auprès des «jeunes des quartiers». Entre «système verrouillé» et «haines recuites», elle pointe les carences du parti : «Ce qui a pesé, c'est le manque de clarté sur les orientations politiques. Comment le Smic à 1 500 euros a-t-il pu être moins crédible que "travailler plus pour gagner plus" ?» Et de s'offrir une nouvelle fois les éléphants, qui «auraient pu réfléchir s'ils s'entendaient entre eux». Avant de revisiter le feuilleton de la campagne : «Un projet sans candidat, une bataille de désignation, la construction d'un programme présidentiel... Ça ne tient pas debout. Le calendrier était un élément de faiblesse.» François Hollande appréciera.

Sur sa propre responsabilité, pas le moindre mot. Mieux vaut pointer celle de François Bayrou, à ses yeux pas assez bien disposé : «Il aurait eu un groupe parlementaire, il aurait été à Matignon... Il n'a pas eu la moitié de l'audace que j'ai eue.» 

11 heures, Lyon, place Ambroise-Courtois 

«Vous connaissez la candidate ?» demande Royal. «Oui, c'est vous», répondent les ados. «Bah non, c'est Najat», rectifie-t-elle. Accueillie à l'aéroport par Gérard Collomb, maire de Lyon, et ­ pur hasard ­ Jean-Michel Aulas, le très libéral patron de l'Olympique lyonnais, venu prendre son jet, Ségolène Royal assure la promotion de Najat Belkacem, son ancienne porte-parole, candidate dans la 4e circonscription. Seul, ou presque, le candidat Azouz Begag regarde avec envie la forêt de micros et caméras qui, comme aux plus belles heures de sa campagne, accompagne l'ex-candidate sur le marché. «C'est une façon de ne pas faire comme Jospin en 2002, de dire que l'aventure continue, estime Belkacem. Beaucoup ne veulent pas parler des législatives comme d'un troisième tour. Mais pour moi, c'en est un.» Royal s'engouffre dans une voiture, direction Vaulx-en-Velin, puis La Duchère. Quelques fans, à grands cris, lui donnent rendez-vous «dans cinq ans». 

12 h 45, Lyon, berges du Rhône 

Ségolène Royal pose au milieu de tous les candidats du département, sur une péniche. Gérard Collomb, lyrique : «Les forces de l'avenir sont avec toi !» L'intéressée, elle, appelle à «toutes les formes de résistance» contre le côté obscur du gouvernement. «Il faut un groupe parlementaire le plus fort possible, en capacité de proposition, dans le prolongement de ce que vous avez défendu dans le pacte présidentiel.» Et d'égrener les thématiques de sa campagne, «hausse des bas salaires», «Etat impartial» et, bien sûr, «démocratie participative». Du pur Royal dans le texte.

16 heures, Privas 

Esprit de Privas, es-tu là ? Dans la salle d'une école, Ségolène Royal invoque le «souvenir tellement extraordinaire» de ce meeting de mars 2006 pour une municipale partielle qui l'avait vue véritablement émerger dans la compétition interne. «Tout est parti de Privas. Donc tout redémarre de Privas.» La dame en blanc des primaires est-elle de retour ? «Je vous propose la vague blanche, puisque je suis en blanc», ose-t-elle, avant de corriger : «C'est une vague de toutes les couleurs dont nous avons besoin, pas d'une vague bleue.» Question d'opposition. Mais aussi de position : «J'ai besoin d'être en appui sur des parlementaires nombreux pour continuer le travail.» Car «il y a des lendemains à préparer...» 

20 h 30, Digne-les-Bains 

En meeting dans le fief de Jean-Louis Bianco, son ex-directeur de campagne, Ségolène Royal récidive sur sa stratégie de l'entre deux tours : «Il faut ouvrir notre parti, [...] attirer vers nous tous ceux qui veulent construire autre chose.» Premiers visés : «Les républicains du centre.» Quant à ses propres camarades, l'ex-candidate leur délivre la consigne : «Ce que les Français attendent de nous, ce ne sont plus les petites phrases.» Juste les grands desseins ?

 
Vendredi 1 juin 2007
Alors que François Fillon demande à ses ministres candidats aux législatives de démissionner en cas de défaite, Alain Juppé n'a pas la partie gagnée à Bordeaux, où Ségolène Royal est arrivée en tête dans sa circonscription.
 
 
Les jours d'Alain Juppé comme ministre d'Etat sont-ils comptés ? Parmi les ministres candidats aux législatives, il est le seul dont l'élection n'est pas totalement assurée. Or François Fillon avait expliqué le 23 mai dernier que tout ministre battu devrait quitter le gouvernement.

Le maire de Bordeaux se présente dans la 2e circonscription de Gironde, en plein cœur de sa ville. Une circonscription aux mains de la droite depuis 60 ans. En 2002, Alain Juppé avait été facilement élu, avec 55,49% des voix. Mais deux ans plus tard, son successeur, Hugues Martin, aujourd'hui son suppléant, avait enregistré lors d'une législative partielle quatre points de moins, avec 51,26%, ne gagnant que de 566 voix. Surtout, lors du deuxième tour de l'élection présidentielle, Ségolène Royal est arrivée en tête avec 54,66% des voix dans la circonscription. Il n'en fallait pas moins pour que la gauche se mette à imaginer une possible victoire, pour le coup historique.

« Arrangements avec la République »
« Je ne m'estime pas favorite. C'est un peu David contre Goliath, avec une presse locale qui traite mieux Alain Juppé. Mais je suis porteuse d'une très forte responsabilité, celle de permettre aux Bordelais de concrétiser leur vote de la présidentielle», explique Michèle Delaunay, la candidate du Parti socialiste. Elle dénonce « le subterfuge » qui consiste selon elle à présenter Alain Juppé et non Hugues Martin « pour permettre à la droite de garder la circonscription ». Le suppléant d'Alain Juppé récuse l'accusation. Et pense « qu'il n'y aura pas de difficultés pour la victoire. S'il y a une incertitude, elle n'est pas très grande ».

Pour Michèle Delaunay, « la participation sera une des clefs du scrutin ». Car si Alain Juppé a été réélu maire de Bordeaux à l'automne dernier, « c'est avec 55% d'abstention. Seul un électeur sur quatre a voté pour lui », souligne la candidate PS, qui espère que les électeurs de gauche se mobiliseront pour ce scrutin. A moins que ce soit ceux de droite. L'épée de Damoclès qui pèse sur la tête d'Alain Juppé pourrait tout aussi bien mobiliser le camp d'en face.

Mais selon Michèle Delaunay, Alain Juppé court en réalité peu de risques. Samedi dernier, le premier ministre François Fillon a quelque peu modifié sa règle pour les ministres-candidats. En cas de défaite, ils devront démissionner, « sauf exception », a-t-il ajouté. Une précision toute destinée à son ministre d'Etat selon la candidate PS. « Le sauf exception permettra encore une fois tous les arrangements avec la République », dénonce Michèle Delaunay. « La règle sera appliquée à Bordeaux », répond Hugues Martin, qui assure qu'en cas de défaite « Alain Juppé ne serait plus ministre ».
 

Jeudi 31 Mai 2007
François Vignal
 
Vendredi 1 juin 2007
Reuters  jeudi 31 mai 2007, mis à jour à 21:55
Ségolène Royal appelle la gauche à former une opposition "constructive, lucide et déterminée" face à la politique de Nicolas Sarkozy.
A Digne où elle était venue soutenir la candidature aux législatives de son directeur de campagne présidentielle, Jean-Louis Bianco, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée a fait un nouvel appel du pied aux électeurs centristes.
"Ce que les Français attendent de nous c'est une alternative crédible (...) C'est aussi de nouvelles convergences. C'est d'attirer vers nous tous ceux qui veulent construire autre chose. C'est la condition des victoires futures", a-t-elle assuré devant près de 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès.
Cette mission "nous appartient à nous socialistes, hommes et femmes de toutes les sensibilités de la gauche mais aussi (...) tous les républicains du centre - je le dis très clairement", a-t-elle insisté. "Eux-aussi ont envie d'un Etat impartial".
L'opposition parlementaire, dont elle ne fera pas formellement partie, ne se représentant pas, devra remplir "quatre missions": "devoir de vigilance, de surveillance, de proposition et de protection".
"Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche moderne qui doit se lever d'opposer un contre-projet pour que les Français ouvrent les yeux et comprennent qu'il y a des alternatives à la politique de Nicolas Sarkozy", a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée.
"C'est maintenant qu'il faut ouvrir les yeux", a souligné Ségolène Royal à dix jours du premier tour. "Faire obstacle à toutes les promesses qui ont été faites au Medef voilà l'enjeu des législatives", a-t-elle estimé, accusant le président de "boulimie du pouvoir" et d'avoir adopté le "masque de la bienveillance universelle, ouvert à tous".
C'est "une figure imposée qui ne durera que le temps des législatives", a-t-elle assuré. Derrière ces premières annonces, "on voit déjà poindre le déficit démocratique, cette absence d'écoute, le retour des vieux dogmes de la droite".
Après les attaques tous azimuts qui ont fusé au sein du PS après sa défaite présidentielle, elle a lancé un appel à l'unité. "Bannissons les aigreurs, les mots qui font mal. Ce que les Français attendent de nous ce ne sont plus les petites phrases".
Vendredi 1 juin 2007
Ségolène Royal : meeting législatives Zenith Paris - kewego
Ségolène Royal : meeting législatives Zenith Paris

le 29/05/07

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