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Lundi 18 juin 2007
J'entends ce midi sur R.T.L. une auditrice parlant de l'"Affaire" Hollande-Royal... Bon, les journalistes l'avouent eux-mêmes : ils étaient tous au courant depuis longtemps et le public n'était pas sensé le savoir ! Aujourd'hui, tout le monde est au courant, et ils ont le droit d'en parler parce que Ségolène Royal a donné un interview à deux journalistes. Surtout parce que des gens bien intentionnés ont voulu saboter les débats de dimanche soir en "balançant" ce "scoop" prévu pour ce lundi matin !
 
Mais, lorsque la même auditrice a fait le parallèle avec le couple Nicolas Sarkozy-Cécilia... (Martin ?)  Jérome Godefroid lui a coupé la parole sous prétexte que c'était l'heure des informations ! Il lui restait quand même trois minutes ! Là, tous les journalistes sont au courant, mais ils n'ont pas le droit d'en parler. Ils n'ont pas le droit de dire que Cécilia a trahi Nicolas, de parler des pressions énormes qu'a subi Cécilia pour revenir avec Nicolas pour la campagne présidentielle, de demander de quel contrat a fait l'objet ce retour, quelles ont été les exigences de La Première dame de France qui ne voulait pas l'être ! Ils n'ont pas le droit de rappeler qu'elle n'a pas voté au deuxième tour des présidentielles, qu'elle l'a plaqué sans vergogne au G8, etc... Faudra t'il qu'elle écrive un bouquin pour que les journalistes acceptent de parler de ce que tout le monde sait ? (Il faudrait qu'elle trouve un "nègre" !). Faudra t-il que ce soit le Public qui informe les journalistes ?
 
Bien cordialement,
 
Confucion
 
Lundi 18 juin 2007
LEMONDE.FR   Mis à jour le 18.06.07 | 11h40 


Voir sur le site ci-dessous cette nouvelle mise à jour en résultats définitifs:
 


http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-823448,54-920934,0.html


carteLeMonde1.jpg

Lundi 18 juin 2007


L'UMP a raté le Grand Chelem... C'est la grande surprise de ce deuxième tour. La majorité présidentielle avait tout pour réussir la "vague bleue" claironnée haut et fort depuis le 6 mai: un président élu confortablement et conforté par les sondages de popularité, une opposition déconfite et divisée, des médias complaisants... Et malgré ces conditions idéales, le score de l'UMP est inférieur aux prévisions, au point que les membres du gouvernement doivent se défendre sur les plateaux télé et rappeler que, quand même, ils ont gagné! Ce qui est exact.

Il y a un vrai paradoxe dans le résultat du scrutin: le parti socialiste se retrouvera avec un groupe parlementaire bien plus important que dans l'assemblée sortante, sans l'avoir véritablement mérité pour être honnête. Depuis sa défaite à l'élection présidentielle, le PS a étalé sur la place publique ses divisions -au point d'avoir droit, désormais, à deux allocutions les soirs de scrutin, celle de François Hollande, et celle de Ségolène Royal...-, et si tout le monde a à la bouche le mot de "rénovation", celle-ci se prépare dans des conditions peu convaincantes.

Fallait-il que le camp "bleu" de Nicolas Sarkozy ait été mauvais pour ne pas avoir capitalisé, comme il l'espérait et comme tous les sondages le lui avaient prédit, sur le succès de son candidat le 6 mai. L'affaire de la TVA sociale a assurément été LA gaffe de campagne de Jean-Louis Borloo, donnant à ses adversaires leur premier véritable argument de campagne. Mais cela n'explique pas tout.

Tout s'est passé comme si les électeurs avaient jugé préférable de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier sarkozyste. Trop risqué, pas très rassurant. Or, le paysage politique qui se dessinait était celui d'une concentration de quasiment tous les pouvoirs (à l'exception des régions et de quelques villes) entre les mains d'un parti, certains diront, sans trop de risque, d'un clan. Ce qui s'est passé dans les médias ces dernières semaines donne la mesure du risque de cette concentration.

Les électeurs ont donc choisi d'ériger le PS au rang de véritable contre pouvoir. Il disposera d'un groupe parlementaire conséquent pour mener bataille, dès cet été, afin de s'opposer comme il se doit à certains des projets de la majorité UMP, même s'il n'aura pas les moyens de les bloquer. Sans cette opposition parlementaire cohérente, la seule contestation se serait trouvée dans la rue, ce qui n'est pas sain en démocratie.

Reste au PS à prendre la mesure de ce paradoxe. Il a plus que sauvé les meubles d'abord et avant tout parce que les Français n'ont pas voulu d'un pouvoir hégémonique des fidèles de Nicolas Sarkozy. Crédible comme contre-pouvoir, il ne l'est pas comme pouvoir alternatif. Les socialistes -mais toute la gauche est concernée par ce défi- doivent profiter de ce défi pour se réinventer et offrir une alternance convaincante. S'ils en restent au niveau de leur guerre des chefs, ils ruineront le crédit que leur rend ce sursaut inespéré du deuxième tour.

Pierre Haski -  Rue89    19H18    17/06/2007

Lundi 18 juin 2007

Le résultat des élections législatives a surpris tous les observateurs, jusqu’aux sagaces analystes de Betapolitique.

C’est d’ailleurs la première surprise de ce scrutin : les sondages se trompent à nouveau...

Au moins 18 élus communistes (ils trouveront bien deux apparentés pour créer leur groupe). Plus de 200 socialistes et apparentés (+50), seulement 310 UMP (-40). Ce scrutin, paradoxalement, marque un progrès de la gauche.

Oh, certes, on est loin d’une vague rose et la France devra subir au moins 5 ans la politique extrêmement droitière de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la "bande du Fouquet’s". Mais on est loin aussi des 440 députés UMP annoncés il y a une semaine.

Alors, que c’est-il passé ?

Ce n’est pas l’unité retrouvée du PS, sa modernisation incroyable en une semaine et la force de ses propositions qui expliquent, à elles seules, ce résultat. Hélas. Bien qu’il faille reconnaître que Fabius, en obligeant Borloo (qui va avoir des soucis) à se dévoiler sur la TVA "sociale" a rendu un fier service à son camp. Et que le Parti socialiste s’est bien engouffré dans cette brèche.

Non, il y a d’autres explications, qu’il est sans doute intéressant d’analyser, car elles vont sans doute peser dans toute la séquence politique à venir :
- les dérapages de Copé, Devedjian, Noachovitch et autres adeptes de la "droite décomplexée" ont sans doute commencé à produire leurs fruits. Il y a quand même à l’UMP une sacré bande de salopards, qu’il fallait quand même bien faire taire...
- La gauche est à la ramasse, et la boîte à baffe est officiellement ouverte ce soir. Mais au moins elle semble avoir compris, cette fois-ci, qu’elle est au pied du mur et qu’elle doit se rénover. Et elle a quand même su faire taire ses querelles avec une certaine dignité.
- Avec la TVA sociale, les calculs sur le nombre de bénéficiaures de l’exemption d’impôts sur les transmissions (moins de 90 000 familles), la taxe sur les soins appelée "franchise", les Français découvrent qu’ils ont affaire à une droite dure, très dure. Une opposition solide ne peut pas faire de mal ;
- les Français ne détestent pas autant les socialistes que leurs adversaires ne semblent le penser. Ce point est à intégrer et c’est d’ailleurs une pierre dans le jardin de leur candidate à la présidentielle. ils ont choisi le Président qu’ils estimaient le plus prêt, mais cela ne signifie pas, loin de là, rejet de la gauche de gouvernement. A méditer.
- Et puis, voyons-le, le quinquennat de Sarkozy ne commence pas si bien que cela. Le Fouquet’s, le Yacht, Eric Besson, les compliments au dicateur sanglant Poutine... et cette droite dure qui piaffe et rêve de passer à l’action, et ces tentatives de cacher ce qui se prépare, et les purges qui commencent un peu partout, et cette photo dans une bibliothèque pleine de trous à côté d’un drapeau américain en kit, et cette 18e loi sur l’immigration que prépare Hortefeux, et les médias toujours aussi complaisants et les journalistes qui deviennet conseillers à l’Elysée et les conseillers de Sarko qui prennent la direction de TF1. Ca ne sent pas bon tout cela.

L’état de grâce ne sera peut-être pas aussi long que cela.

L’été approche. La rentrée sera passionnante.

BETAPOLITIQUE | 18 juin 2007 | Raphaël Anglade

Lundi 18 juin 2007

L'appel a été entendu. Le «chèque en bleu» contre lequel Libération mettait en garde samedi n'a pas été honoré. Les électeurs ont signifié leur refus d'une chambre monocolore et d'un pouvoir total conféré à un seul homme. «Magic Sarkozy» n'a pas tout à fait atteint ses objectifs. Avant même de commencer, l'état de grâce s'étiole quelque peu. Le Président a remporté une victoire incontestable. Mais la France entre en Sarkozie les yeux ouverts, avec un soupçon de méfiance. Bonne nouvelle pour le débat démocratique, en tout cas.

L'équipe du Président confirme son intention d'avancer vite. La France en sortira-t-elle changée ? C'est évidemment l'intention du Président. On hésite parfois entre Bonaparte et Thatcher. Un consulat libéral ? Un conservatisme de rupture ? Les comparaisons sont vaines : le sarkozysme est un phénomène nouveau dans la vie politique française. Sa stratégie consiste à adapter la France au modèle dominant de la mondialisation comme le veulent des classes dirigeantes, qui enrageaient de voir Chirac si timide dans cette entreprise. La rupture Sarkozy, c'est la rupture avec les inhibitions de la droite française, qu'une longue domination culturelle de la gauche avait rendue incertaine d'elle-même. Nous sommes désormais dans la right pride, la fierté conservatrice : les valeurs de droite l'emportent désormais sur celles d'une gauche sur la défensive malgré sa résistance d'hier.

Sarkozy jouera cette partie à sa manière, qui l'éloignera de sa propre caricature. La boulette du Paloma ou celle de la TVA sociale ne se reproduiront pas tous les jours... 

Candidat de droite, il mord sur le Front national par un verbe identitaire et répressif. Mais dans le discours de lancement de sa campagne, qui lui donna sur Ségolène Royal une avance décisive, il cite Jaurès, Zola, Hugo. Il est libéral, mais à Bercy il est aussi interventionniste, comme dans l'affaire Alstom. Il veut rétablir les finances publiques, mais sa politique économique prévoit des dépenses nouvelles et des baisses d'impôt. C'est un keynésianisme pour riches et classes moyennes qui s'annonce, bien éloigné des maximes orthodoxes de Bruxelles. Il y a du Fregoli dans ce président-là, toujours vêtu d'un habit neuf qu'on n'attend pas.
Pour cette raison, en dépit d'une bonne résistance dans l'ultime scrutin, la tâche de l'opposition reste difficile. Cette droite hybride, plus réformatrice que conservatrice, suppose une attitude qui ne soit pas pavlovienne. Il faudra séparer le bon grain de l'ivraie, encourager les bonnes réformes si elles adviennent et combattre sans faiblesse l'injustice probable des autres. Mais surtout ne pas rester enfermé dans la suicidaire défense du statu quo. La tentation se fera jour, confortée par le nombre honorable des députés de gauche élus dimanche. Elle serait fatale. Sarkozy a remporté une victoire culturelle avant d'être électorale. C'est donc la culture politique de la gauche qu'il faut repenser en priorité (plus que les tribulations d'un couple...). Tâche qui ne se réduit pas au face-à-face entre modernistes et orthodoxes. Un seul exemple : il faut une vision plus offensive, plus positive de la mondialisation, processus à la fois progressiste et risqué. Les réformistes le veulent, mais aussi une partie des militants altermondialistes, qui ont renouvelé notre culture politique plus que la gauche officielle.
Sans jamais cesser de faire du journalisme, Libération prendra sa part dans cette réflexion. Dès la rentrée, notre journal organise un grand forum civique à Grenoble. Tous sont conviés, qu'ils croient au sarkozysme ou qu'ils n'y croient pas, qu'ils souhaitent une autre gauche ou tout simplement de nouvelles pratiques politiques. Les défaites sont parfois fructueuses : c'est le moment d'appliquer cette maxime d'avenir.

Laurent JOFFRIN - LIBERATION : lundi 18 juin 2007
Lundi 18 juin 2007
Les socialistes, qui renforcent leur présence dans l'Assemblée nationale avec 185 sièges contre 314 pour l'UMP, appellent au débat interne. Ségolène Royal veut tracer "la nouvelle frontière de la gauche", DSK veut "adapter le PS au monde d'aujourd'hui". Conseil national samedi.

Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal

 

Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal

(c) Reuters

 

Six semaines après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, le Parti socialiste a réalisé un bon score dimanche 17 juin aux législatives, renforçant contre toute attente sa présence à l'Assemblée nationale.
Malgré une participation aussi faible qu'au premier tour, le PS s'est attribuer 185 sièges contre 140 dans la chambre sortante.
En 1997, 241 députés socialistes avaient fait leur entrée au Palais-Bourbon à la faveur de la dissolution prononcée par Jacques Chirac.
Plus qu'un sursaut des abstentionnistes, les principaux dirigeants socialistes ont mis cette défaite moins sévère qu'annoncée par les sondages sur le compte de leur campagne unitaire contre le projet de "TVA sociale" du gouvernement.
Une mesure qui leur a permis de mettre en sourdine les divergences internes - ravivées en début de semaine par la nouvelle main tendue de Ségolène Royal à François Bayrou.

Pas de vague bleue

"La vague bleue annoncée qui devait déferler n'a donc pas eu lieu", s'est félicité le premier secrétaire du PS, François Hollande, évoquant un résultat électoral supérieur de 25% par rapport aux législatives de 2002.
Laurent Fabius a salué un "rebond spectaculaire" du PS et de la gauche. Au soir du premier tour, l'ancien Premier ministre socialiste s'était opposé au ministre de l'Economie, Jean-Louis Borloo, sur les projets qu'il qualifiait de "cachés" de la majorité présidentielle en matière de fiscalité.
Pour Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius réélu en Seine-Saint-Denis, une trentaine de candidats PS "peuvent envoyer des fleurs à Fabius. Il les a sauvés!".
Contrairement à ce qu'elle avait fait au soir du premier tour le 10 juin, où elle avait pris la parole quelques minutes après François Hollande rue de Solférino - donnant l'image d'un parti à deux têtes - Ségolène Royal s'est exprimée dimanche à Melle, au cœur de la circonscription des Deux-Sèvres dont elle était député depuis 1998 et où elle ne se représentait pas.

Nouvelle frontière

La présidente de la région Poitou-Charentes qui se voit en première opposante à Nicolas Sarkozy a tracé "la nouvelle frontière de la gauche", identifiant quatre thèmes de travail pour l'opposition ("travail pour tous", lutte contre le réchauffement climatique, invention de nouvelles relations Nord-Sud et diminution de la dette - un thème cher à l'électorat centriste).
La plupart des proches de l'ancienne candidate à l'Elysée ont sauvé leur siège alors qu'ils étaient en mauvaise posture au soir du premier tour, notamment Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire), Jean-Louis Bianco (Alpes-de-Haute-Provence) ou encore Julien Dray (Essonne). Le nombre de "Ségolénistes" est un enjeu crucial pour peser au sein du futur groupe parlementaire.
Après ce marathon électoral qui se termine mieux qu'ils ne l'avaient craint, les socialistes ouvriront samedi le chantier de la refondation avec leur Conseil national - le parlement du parti - sur fond de bataille pour le leadership du parti.

Congrès en 2008

François Hollande a confirmé sur TF1 qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat lors du congrès de 2008 mais souligné qu'il resterait à la tête du PS jusqu'à cette date.
Officiellement, le Conseil national devait entamer l'examen des causes de l'échec du 6 mai. La réunion devrait surtout être l'occasion pour le premier secrétaire de présenter un calendrier de travail pour les mois à venir, comprenant notamment la date du prochain congrès ainsi que des "signes du renouvellement", a-t-on appris dans son entourage.
Jack Lang, réélu dans le Pas-de-Calais, a rouvert les hostilités en dénonçant les "luttes fratricides" de ces dernières semaines. "La politique réclame de la part de ses dirigeants un peu de dignité et de noblesse", a intimé l'ancien ministre de la Culture.
"Le débat doit commencer tout de suite. Mais débat ne veut pas dire division", a temporisé Dominique Strauss-Kahn sur France 2, confortablement réélu dans le Val-d'Oise. "Le combat commence", a-t-il estimé. L'ancien ministre de l'Economie a en outre jugé que "le moment est venu d'adapter le Parti socialiste au monde d'aujourd'hui, à la fois sur les idées mais aussi sur les hommes et les femmes"

"Tout n'était pas joué"

"Ce que les Français ont montré à ce second tour c'est qu'on ne pouvait pas leur proposer n'importe quoi, le débat qu'il y a eu sur la 'TVA sociale' notamment, sur l'absence de hausse du smic, tout cela a montré aux Français que tout n'était pas joué, qu'il fallait réagir", a déclaré l'ancien ministre sur TF1.
Pour Marie-Noëlle Lienemann, l'un des piliers de la gauche du PS, le PS doit désormais s'interroger sur le "décalage" entre la défaite présidentielle et le score de dimanche. La bonne tenue de la gauche est selon elle la preuve que "quand on joue collectif, la gauche est capable de se redresser" - une critique à peine voilée adressée à Ségolène Royal.
Benoît Hamon, l'un des tenants du Nouveau parti socialiste, est sur la même longueur d'ondes. "On peut dire merci à Fabius d'avoir levé le lièvre de la TVA sociale, merci à Hollande d'avoir mis le parti en ordre de bataille sur ce thème et on se souviendra longtemps de ceux qui parlaient d'autre chose", a déclaré de son côté à Reuters Benoît Hamon. 

NOUVELOBS.COM | 18.06.2007 | 09:09 (Reuters)

Lundi 18 juin 2007

On attendait le « tsunami bleu » au Parlement, et on a eu une…vaguelette de gauche ! C'est l'avantage de la démocratie : en donnant la parole au peuple, on s'aperçoit souvent de sa grande sagesse. Car les électeurs ont été d'une grande finesse lors de ces quatre tours des élections « présidentielle-législatives ». Dans un premier temps, ils ont donné un large mandat à Nicolas Sarkozy. Et dans un deuxième, ils ont choisi de l'encadrer, en portant davantage de députés de gauche (surtout socialistes) à l'Assemblée nationale que dans la précédente législature. Ils ont donc entendu les appels (dont celui de Marianne) à sauver la représentativité du Parlement. Mais le message est plus fort encore : si Sarkozy peut et doit gouverner, puisqu'il dispose d'une majorité, il ne peut pas tout faire en s'appuyant sur sa seule légitimité. Son slogan « je dit tout avant parce que je ferai tout après », d'où l'on comprenait que son élection valait referendum sur tous les éléments de son programme, est déjà affaibli. Non, il ne peut pas « tout » faire, et d'ailleurs, il le sait déjà. Un exemple ? La TVA « sociale ». Son expérimentation est inscrite « noir sur blanc » dans les engagements présidentiels. Et pourtant, devant la méfiance, pour ne pas dire l'hostilité de l'opinion, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont été contraints de faire retraite, même momentanément.

On ne peut que se féliciter du vote des Français. Ils ont mis un coup de frein à la dérive bonapartiste du président de la République. Ils ont aussi démontré qu'un espace demeure pour s'opposer, par le débat démocratique, au pouvoir en place, qui pourtant, cumule les positions de force : l'Assemblée, le Sénat, le conseil constitutionnel, le CSA, etc…

Reste à l'opposition, en particulier au Parti socialiste, à profiter de cette chance (on n'ose dire la dernière) pour se refonder de fond et comble. Si les électeurs les ont sauvés d'une défaite humiliante, ce n'est pas pour qu'il demeurent ce qu'ils sont actuellement, c'est à dire impuissants politiquement, mais au contraire qu'il préparent la relève, une nouvelle génération d'hommes et de femmes, armés d'idées neuves, de convictions puissantes, de solutions pratiques afin que dans cinq ans, les Français puissent s'en saisir afin de bâtir leur avenir.

 

Dimanche 17 Juin 2007 -
Hervé Nathan - marianne2007.info
 
Lundi 18 juin 2007

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Précision : l'accés par département n'est pas actif = c'est une simple "photo" (pour plus de détails reportez vous à la carte FR3 dont le lien a été donné dans la soirée) 
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