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Samedi 23 juin 2007
Samedi 23 juin 2007

A l'attention de : Bureau National du Parti Socialiste & Premier Secrétaire

Nous, militants de base du parti socialiste, réclamons une consultation directe, soit un vote des adhérents en section, afin d'avancer le calendrier du prochain congrès : il est ridicule d'attendre fin 2008 comme si le résultat des municipales allait changer quoi que ce soit au constat de trois échecs successifs à la présidentielle et de deux autres aux législatives. La rénovation doit commencer maintenant, justement parce qu'elle ne s'accomplira pas du jour au lendemain.

Selon le titre 6 des statuts du parti, il suffit que 15% des adhérents demandent cette consultation sur la date du congrès pour qu'elle ait lieu :

6.11 Consultation directe des adhérents

Sur proposition du (de la) premier(e) secrétaire du Parti,
du bureau national,
de 35 fédérations,
ou A LA DEMANDE D'AU MOINS 15% DES ADHERENTS...

Imposez-vous dans le débat ! Signez la pétition (infra), faîtes-la signer autour de vous, exigeons la tenue d'un congrès anticipé et redonnons la parole aux militants !

Lien vers le texte :
http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html

par Désir d’avenir Montréal publié dans : Rénovation en marche
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Samedi 23 juin 2007
Le calendrier pour la « rénovation » proposé par François Hollande a été accepté à l'unanimité par le Conseil national du PS, après des débats qui ont sévèrement mis en cause Ségolène Royal.

 

 

« Elle est où ? » Cette question criée par un membre du Conseil national du Parti socialiste donne le ton. C'est en l'absence remarquée de Ségolène Royal que se déroulera la séance. Pierre Mauroy, Jean-Luc Mélenchon ou encore Laurent Fabius en profitent pour lâcher, dès l'entrée, quelques commentaires bien sentis sur la candidate. Et malgré les dénégations de François Hollande devant la presse, qui affirme que « le parti est uni » et que la candidate à l'élection présidentielle « mérite le respect », la réunion va rapidement se transformer en règlement de comptes entre partisans et opposants de Ségolène Royal. Lors de son allocution, le premier secrétaire propose un calendrier pour la « rénovation » tant attendue, qu'il soumet au vote du Conseil. Un vote qui, au fil de la matinée, prend des allures de référendum pour légitimer la direction du parti contre les velleités de l'ex-candidate à l'élection présidentielle.

La motion que propose François Hollande prévoit, dès septembre, la création de trois forums qui s'interrogeraient sur le socialisme dans la mondialisation, la solidarité et les sécurités. Une commission de la rénovation serait créée en parallèle et des « assises de la gauche » prévues pour la fin de l'année. Ensuite, ce sera le Congrès, après les élections municipales, en 2008. Exit donc, les suggestions de la candidate qui appelait de ses vœux une consultation « rapide » des militants et la désignation à court terme du candidat socialiste pour 2012. Selon Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, cette désignation ne serait à l'ordre du jour qu'à l'horizon 2010, après les élections locales et les européennes.

Avant le vote de la motion Hollande, les contributions qui se suivent à la tribune montrent l'image d'un parti qui règle ses comptes après la défaite. Cible privilégiée : Ségolène Royal. En témoigne les sifflet qui accueillent la déclaration de Gaëtan Gorce, fidèle de la présidente de Poitou-Charentes et démissionnaire, cette semaine, du bureau national du PS. « Il faudrait, si j'en crois notre secrétaire, que rien ne change. Continuer comme avant », lance-t-il avant de réclamer « un changement d'équipe » à la direction du parti pour mettre fin à « un système qui nous paralyse depuis 20 ans ». Les huées reprennent pendant l'intervention de François Rebsamen. Bien qu'il promette de voter pour la motion de François Hollande « dans un souci d'unité et d'apaisement », l'ex-codirecteur de campagne de la candidate estime « curieux de lancer un tel chantier sans le faire valider ou sans même consulter les adhérents sur la méthode choisie. » Les amis de Ségolène Royal entendent faire peser la légitimité des militants contre celle de la direction. Tant et si bien que François Hollande reprend la parole pour rappeler qu'il peut, lui aussi, se prévaloir du soutien des militants puisque « les responsables procèdent des adhérents ».
Après une douzaine d'interventions de cadres du parti, la motion de François Hollande est finalement votée à l'unanimité moins trois voix : celles de Manuel Valls, de Gaëtan Gorce et du député Jean-Patrick Gille. Précision d'importance : les partisans de la présidente de Poitou-Charentes – Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, David Assouline et Julien Dray - ont quitté la salle avant le vote. Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont, eux aussi, dû partir plus tôt… Au final, l'actuelle direction du parti sort néanmoins renforcée de ce Conseil très animé. Et les détracteurs de Ségolène Royal se réjouissent : « nous étions venus pour empêcher une tentative de putsch, lance Jean-Luc Mélenchon au sortir de la séance, le putsch n'a pas eu lieu ! »

 

 

Samedi 23 Juin 2007

 

C'est quoi cette "rénovation" ? Comme en 2002 Guignol continue et Sarkozy a bien 20 ans de tranquillité devant lui.......
"Hâtez vous lentement" surtout , vous êtes si bien entre  vous, n'est ce pas Mesdames et Messieurs du Conseil  National.

Vous ne valez guère mieux que Jospin qui a si allégrement laché la partie puis essayé de revenir en "sauveur". 
Interrrogez vous donc d'abord avant vos 'foruns bidons" du pourquoi de la désaffection des classes populaires et très prochainement des autres classes. 


N'est ce pas François : vive la démocratie, et les militants "taisez-vous"! surtout les militants au "rabais" dont tu as été si fier de les voir venir grossir tes rangs !
Eh bien non, on en a marre de vos "petits" arrangements, de vos mesquineries et réglements de comptes.
Et puis François tu as 
 18 mois devant toi pour préparer ta "Niéme" synthèse !!!!  C'est formidable ! Une de plus.....
Tu as aussi du temps devant toi pour préparer ton boulot de  "dans deux ans"
Samedi 23 juin 2007

Le tout nouveau député de Tours s'est distingué en votant contre la motion de François Hollande au Conseil national du PS. Explication.

  

Ils étaient trois à voter contre la motion de François Hollande au Conseil national du Parti socialiste : le très Ségoliste Gaëtan Gorce, Manuel Valls, qui a réclamé à la tribune la démission de François Hollande, et… Jean-Patrick Gille. Ce tout nouveau député de Tours, qui peut se réjouir d'avoir battu l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres, explique à Marianne2007.info les raisons de son refus.

Marianne2007.info : Pourquoi avez-vous voté non à la motion que François Hollande a présenté ce matin au Conseil national du Parti socialiste ?
Jean-Patrick Gille : Mais parce qu'il fallait passer pas une décision collective, pas par une commission caricaturale pour organiser le débat sur la rénovation ! Il fallait reposer les choses. Il y a eu de graves désillusions chez les électeurs ces derniers temps. Pendant ma campagne législative, j'ai eu peur que certains ne mettent à exécution leur menace d'un vote sanction vis-à-vis du PS ! Et le problème, c'est que ce qu'on voit se dérouler aujourd'hui, c'est l'œuvre d'un syndicat : ils sont tous solidaires pour que rien ne bouge !

Vous ne croyez pas à la rénovation que propose François Hollande ? Il a promis qu'il ne briguerait plus le poste de premier secrétaire au prochain Congrès…
Oui, mais il est encore là pour un an ! Il remet sa candidature en jeu, mais il nous laisse l'immobilisme. Et que va-t-on dire aux nouveaux adhérents ? Vous avez vu François Rebsamen se faire siffler lorsqu'il a parlé des nouveaux adhérents ? Dans ma fédération, ils représentent la moitié des militants. Mais, à l'heure où il faudrait qu'ils se réinscrivent, tout ce pourquoi on leur propose de voter, ce sont les désignations des candidats aux municipales. Les vrais décisions, ils ne pourront les prendre qu'en 2008 ! Croyez-vous vraiment qu'ils vont rester jusque-là ?

Est-ce que vous pensez que Ségolène Royal a eu raison de ne pas venir ?
Je ne sais pas. J'apprécie Ségolène Royal, on a fait la campagne avec elle mais je ne la soutiens pas particulièrement. Je refuse d'avoir à choisir entre elle d'un côté et le parti de l'autre.

 

 
Samedi 23 juin 2007

La quasi-totalité des membres du conseil national du Parti socialiste ont voté en faveur de la mise en place de forums thématiques à l'automne, puis d'assises de la gauche fin 2007, avant un congrès pour trancher la ligne politique et renouveler la direction, en mars 2008.

 

François Hollande

 

François Hollande

(c) Reuters

 

Réunis samedi 23 juin en conseil national à Paris, pour examiner les raisons de leurs défaites électorales en 2007, les socialistes ont très largement adopté en début d'après-midi le calendrier de refondation proposé par François Hollande.
Au terme d'un vote à main levée, le calendrier du Premier secrétaire a été adopté par une très large majorité des 306 membres du conseil national du PS (son "parlement", composé de 204 personnes et 102 présidents de fédération départementale). Seul un membre s'est abstenu, et trois ont voté contre, Manuel Valls, Gaëtan Gorce et le député Jean-Patrick Gilles. Une partie des partisans de Ségolène Royal n'a pas pris part du vote, mais François Rebsamen a notamment voté pour.

"Ca n'a jamais été un soutien à François Hollande"

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius n'ont eux aussi pas pris part au vote alors qu'ils avaient annoncé leur soutien au calendrier de François Hollande. "Ils ont eu ce qu'ils voulaient: le retard du calendrier. Ca n'a jamais été un soutien à François Hollande", ironisait un proche de Ségolène Royal sous couvert d'anonymat.
Le calendrier de refondation proposé par François Hollande prévoit trois forums thématiques à l'automne, puis des assises de la gauche fin 2007. Le congrès se tiendra après les municipales de mars 2008, pour trancher la ligne politique et renouveler la direction. François Hollande, qui fêtera ses dix ans à la tête du PS le 27 novembre, restera en poste jusqu'à cette date, mais ne se représentera pas. Enfin, un congrès sera convoqué en 2010 pour choisir le candidat pour l'Elysée en 2012.

Une "commission de rénovation"

Le texte du Premier secrétaire prévoit par ailleurs la création d'une "commission de rénovation" et une convention nationale du PS mi-décembre pour ratifier la liste des candidats du parti aux élections municipales, cantonales et sénatoriales.
Les partisans de Ségolène Royal -absente-, minoritaires au sein du conseil national, n'ont donc pas obtenu gain de cause. Ils réclamaient pour certains un vote des militants sur ce calendrier à la rentrée et un congrès anticipé à l'automne. Le 12 mai dernier, Ségolène Royal avait en outre réclamé que le candidat du PS pour la présidentielle de 2012 soit désigné rapidement après les législatives lors d'un congrès extraordinaire à la rentrée.
Tapant du poing sur la table, François Hollande a sévèrement renvoyé les "ségolénistes" dans les cordes sur ces deux points, les accusant implicitement de vouloir prendre la base du PS à témoin. Pas question de vote sur la refondation, a-t-il d'abord grondé. "Les militants seront consultés et pourront délibérer à l'occasion du congrès" de 2008, a-t-il martelé. "Je ne laisserai pas s'installer l'idée qu'il pourrait y avoir d'un côté les responsables et les militants" de l'autre, a-t-il tempêté, franchement agacé.

Vers une motion Royal

Lors du congrès, "chacun pourra déposer sa motion (...), son texte, sa stratégie, sa ligne", a-t-il lancé, alors que Ségolène Royal a déjà annoncé qu'elle déposerait pour la première fois sa propre motion au congrès en vue de s'emparer de la direction du parti. "Ceux qui ne se sont jamais comptés devant les militants disent ce qu'il aurait fallu dans les congrès, dans les instances et dans les lieux de décision. Ceux-là, expérience faite, ils iront au congrès!", a-t-il mis au défi.
Le patron du PS a également rejeté l'idée d'un congrès anticipé à l'automne. "Cette formule aurait l'avantage de la rapidité, de la visibilité -même si tout n'est pas forcément bon à voir- mais je ne la crois pas aujourd'hui la bonne réponse", a-t-il répliqué. "Nous ne serions pas au rendez-vous de cette exigence sur les idées, sur le contenu et sur la refondation".
 

NOUVELOBS.COM | 23.06.2007 | 15:39 (AP) 


Allez ouste!... Dehors les adhérents, et notamment ceux "à 20 euros"!.. On reste entr'éléphants, bien soutenus par nos hobereaux de province..
On créé une "commission de rénovation" pour se retrouver entre nous, les vieux de la vieille.. Parce que quand il y a danger, même si on est pas d'accord, on se serre les coudes.. 
Peu importe la démocratie dans le parti et au sein des sections, on va faire notre petite cuisine ensemble, se re-répartir les mêmes rôles, les mêmes territoires...
On reste avec nos alliances historiques: PC et Verts à 2-4%... pour rester heureux dans l'oppposition..
On va ratifier pour les Municipales les mêmes hérauts, soutenus par leur cour la peur au ventre..
Et surtout on n'analyse pas les causes de la défaite. Visiblement, ils sont tous d'accord pour taper sur Ségo, en l'accusant d'avoir la rage.
On ne va pas s'interroger pourquoi les classes populaires ne votent plus pour nous (smic à 1500 euros et 35 heures).. On va rester dans l'immobilisme molasson de synthèses à n'en plus finir...

Samedi 23 juin 2007

Les socialistes viennent d'inventer les défaites victorieuses. La fête de la défaite, orchestrée par Ségolène Royal le soir du 6 mai, avait troublé les esprits. Depuis dimanche soir règne au PS un climat d'autosatisfaction surréaliste. La débâcle électorale, aux termes de quatre tours de scrutin, a bien pourtant eu lieu. S'enorgueillir de quelques dizaines de députés de plus a quelque chose de pathétique. Se draper de la légitimité de 17 millions de voix, dont une majorité a plus voté par rejet que par adhésion à la candidate, a quelque chose de dérisoire.

 

Cette réaction en dit long sur l'état du PS. Les socialistes n'auraient-ils encore rien compris ? Voulaient-ils réellement exercer le pouvoir ? Il est permis d'en douter tant ils ont accumulé échecs et fautes stratégiques. Chez certains dirigeants, les vieux réflexes "molletistes" resurgissent : "Laissons le pouvoir à la droite, il y a trop de coups à prendre dans un environnement économique hostile à la social-démocratie, replions-nous sur nos positions locales qui font vivre le PS." Et puis la droite se charge de nommer au gouvernement les socialistes les plus impatients... Les socialistes ont les yeux rivés sur les élections municipales au nom desquelles le congrès de la refondation est différé.

La légitimité électorale est devenue au PS exclusive de toute autre, interdisant et stérilisant toute réflexion de long terme. Avec ses 40 000 élus (un militant sur trois avant la vague d'adhésions de 2006), le PS est devenu une machine électorale professionnalisée dominée par des luttes de pouvoir essentiellement locales. Il a perdu ainsi toute autonomie par rapport aux enjeux de pouvoir, d'où un certain désinvestissement intellectuel. L'horizon des socialistes se borne de plus en plus aux prochaines échéances électorales, le pragmatisme prenant le pas sur toute considération de plus long terme.

Les victoires aux régionales et européennes de 2004 doivent de ce point de vue être méditées : elles ont eu alors valeur d'absolution de l'échec de 2002, redonné crédit à la thèse voyant dans le 21 avril un "accident". Elles ont abusé les socialistes sur leur capacité de victoire et l'ont conduit à abandonner le terrain de la rénovation. Pour le PS, les élections intermédiaires vont peut-être devenir les élections centrales entre deux élections nationales !

La foi que les socialistes mettent dans les sondages traduit bien la prégnance de ce "court-termisme" et cet électoralisme. Les enquêtes d'opinion sont devenues l'unique étalon des socialistes, leur seul critère de jugement, leur unique boussole ! Ils ont pesé sur la désignation de la candidate socialiste lorsqu'elle était au sommet d'une popularité qui a trompé les militants. Ségolène Royal, l'"opinionomane", a suivi avec un zèle constant pendant la campagne des sondages qui ont déterminé largement sa stratégie, le choix de ses thèmes de campagne, le ciblage de l'électorat "bobo" et de l'électorat centriste, au mépris des orientations du parti, avec le succès final que l'on sait.

C'est sur la foi des sondages qu'elle s'est mise à distance de l'appareil socialiste, de son projet, de ses "éléphants", voire de ses militants, jugés ringards. Par un stupéfiant coup de force rhétorique, elle reproche pourtant aujourd'hui à ce même parti de ne pas l'avoir soutenue.

Les socialistes sauront-ils prendre le temps de la réflexion ? Le "séisme" du 21 avril n'a pas conduit les socialistes à entreprendre une véritable rénovation organisationnelle, pourtant indispensable. Les congrès de Dijon et surtout du Mans n'ont clarifié ni la ligne idéologique du PS ni amorcé un renouvellement de ses pratiques et de ses dirigeants. Le PS qui a affronté les échéances de 2007 était socialement peu représentatif, refermé sur lui-même, peu en prise avec la société et incapable de la mettre en mouvement et d'en mesurer les évolutions.

La véritable "rénovation sociale-démocrate" n'est peut-être pas là où on l'a croit. Elle ne tient à un aggiornamento qui, s'il n'a pas pris la forme d'un Bad Godesberg, a bien eu lieu. Elle passe par la réinvention d'un parti plus militant et mieux ancré socialement. Le "socialisme du réel" que d'aucuns appellent de leurs voeux est à ce prix.


Rémi Lefebvre est professeur de sciences politiques à l'université de Reims.

LE MONDE | 22.06.07 | 14h29

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