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pour une "vraie force d'opposition constructive.."

 
         

 

 

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Vendredi 13 juillet 2007

 

Monsieur le Président, je partage votre refus d’utiliser le droit de grâce comme instrument de gestion de prisons surpeuplées et donc inhumaines. Je partage votre analyse sur l’absence de sens symbolique des décrets de grâce collective ou des lois d’amnistie hors contexte de circonstances sociales exceptionnelles telles que la guerre d’Algérie ou les troubles civils en Nouvelle-Calédonie. Que signifient en effet ces libérations massives de détenus dont la sortie n’est pas préparée et que tous les professionnels considèrent comme des facteurs de récidive ? Que signifient, en termes de pardon social et de réintégration sociale, ces bonus obtenus sans efforts des bénéficiaires alors que les détenus comme la société savent parfaitement que ces raccourcissements de peines ne sont qu’un moyen de gestion de prisons surpeuplées ?

Je partage votre volonté de maintenir un droit au pardon transparent accordé à titre individuel pour des condamnés qui, par un acte exceptionnel, auraient accompli une forme de rédemption sociale les réintroduisant dans la communauté nationale. Le problème avec vous, Monsieur le Président, c’est que derrière de fortes affirmations, sur des thèmes que beaucoup peuvent partager, apparaissent comme toujours le désir de stigmatiser et la rupture entre l’affirmation publique et la réalisation concrète. Pourquoi vous sentez-vous encore une fois obligé, pour vous dégager d’un risque majeur d’explosion pénitentiaire dans les mois à venir, de renvoyer aux juges d’application des peines la charge des conséquences de votre refus de signer un décret de grâce ?

PRATIQUES RÉGALIENNES

On vous dit homme pressé, je vous espère président qui ne se précipite pas car, quand il s’agit du cours de vies humaines, bousculer une tradition républicaine, même injuste, nécessite un peu de préparation. Or, où sont les éducateurs prêts à suivre les détenus en libération conditionnelle ? Où sont les policiers et gendarmes chargés d’assurer le suivi des libérés ? Dans un excellent rapport, Jean-Luc Warsmann, aujourd’hui président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, appelait encore récemment le gouvernement à mettre les moyens dédiés à l’exécution des peines à hauteur de l’enjeu social : nous les attendons toujours.

Vous comprendrez aussi qu’après vos attaques incessantes, quand vous étiez ministre de l’intérieur, contre les juges de l’application des peines, on voit déjà pointer vos accusations contre ces juges "irresponsables" s’ils ont remis en liberté par anticipation un détenu qui, une fois libéré, récidive. Vous n’êtes donc pas crédible quand vous leur demandez d’assumer la personnalisation des peines.

Vous ne pouvez tenir un double langage aux citoyens, aux juges et aux détenus : soit vous admettez la personnalisation des peines, vous la défendez et vous en acceptez les risques ; soit vous la refusez. Mais vous ne pouvez à la fois vous décharger de vos responsabilités sur les juges et ne pas leur donner les moyens d’assurer dans de bonnes conditions les libérations conditionnelles.

Pour que l’on vous croie, il faudrait que vous donniez à votre ministre de la justice les moyens humains et budgétaires d’un programme d’amélioration des conditions de détention, actuellement indignes de l’humanisme français, et de sortie du système pénitentiaire. Encore faudrait-il que vous arrêtiez de vendre à nos concitoyens la prison comme pivot du système de condamnation alors qu’elle doit en être la peine sommitale. Encore faudrait-il que, avant d’évoquer la personnalisation des peines, vous donniez à l’Etat les moyens d’exécuter les peines prononcées par les juges : or le taux d’exécution de ces peines est dramatiquement bas. Qu’avez-vous fait en ce domaine au ministère de l’intérieur ?

Un Etat crédible en matière pénale est un Etat qui a un taux d’élucidation de plus de 50 % des crimes et délits, et non pas de 35 % comme la France, qui sanctionne rapidement sans être expéditif, qui fait exécuter les peines prononcées.

Dans un entretien au Journal du dimanche, vous avez déclaré ne pas comprendre que la justice, qui se veut indépendante, demande des décrets de grâce. Vous êtes mal informé par votre ministre de la justice. Les juges ne sont pas demandeurs de ces pratiques régaliennes qui violent la séparation des pouvoirs et l’égalité des citoyens devant la loi. C’est votre administration pénitentiaire qui panique, à juste titre, face à la surpopulation carcérale.

De grâce, Monsieur le Président, sur un sujet aussi délicat que la sécurité des Français, mettez vos propos en cohérence avec vos pratiques gouvernementales.


13 juillet 2007 | Dominique Barella, Le Monde


Ancien président de l’USM,

Ancien président de la formation parquet du Conseil supérieur de la magistrature

Vendredi 13 juillet 2007

* Vu dans la presse ce matin: Le frère de Rachida Dati jugé pour trafic de drogue...



* Cécilia en Lybie:
C'est beau, c'est grand, c'est sympa, humain et tout et tout, mais... Son mari explique ce voyage pour ce que Cécilia est une mère. 
Certes, mais, visiblement il n'y a plus de ministres ni de conseiller du président pour s'acquitter de cette mission.
Et bien entendu, elle a dû voyager en Airbus "République Française", c'est à dire à nos frais..

Après le discours d'Epinal, nos institutions vont-elles être dirigées par l'Elysée et uniquement par le couple people? Pourquoi ne pas faire d'économies en évitant de nommer un gouvernement ?...

Vendredi 13 juillet 2007

Discuté à l'Assemblée, le dispositif prévoyant la quasi-suppression des droits de succession indigne la gauche, qui dénonce le "cadeau magistral" accordé aux plus riches. 

L'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale (c) AFP

Le dispositif sur les droits de succession a provoqué des remous dans les débats à l'Assemblée nationale, jeudi 12 juillet soir. La gauche a bloqué les discussions, se disant "choquée par le cadeau magistral" accordé aux plus riches.

Les tentatives des députés UMP d'élargir les exonérations déjà prévues dans le projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), dit "paquet fiscal", ont mis le feu aux poudres. C'est l'adoption d'un amendement de Louis Giscard d'Estaing, portant à 30.000 euros (contre 20.000 dans le texte) les donations en numéraire totalement défiscalisées, qui a particulièrement fait sortir l'opposition de ses gonds.

"On ose passer cela", ce texte qui fait "un cadeau magistral à une toute petite partie de la population", s'est écrié Jean-Louis Idiart (PS), rappelant qu'actuellement "89% des successions en ligne directe sont exonérées de droit", selon le rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP).
"Nous frisons l'obscénité", "vous lâchez les cordons de la bourse", "c'est déjà un avantage fait à une toute petite minorité et vous en rajoutez encore!", ont dénoncé André Cacheux (PS) et Roland Muzeau (PCF).

 
Moqueries
 

Pendant que Jean-Pierre Brard (app.PCF) dénonçait le passage évoquant une "donation en espèce", Charles de Courson (Nouveau centre) lui a rétorqué: "ce n'est pas de la fraîche", terme d'argot pour désigner des billets. "C'est une expression du 18e siècle, ce n'est pas pour verser en billet avec des valises", a-t-il ironisé, joignant le geste à la parole sous les rires.
De son côté, Arnaud Montebourg (PS) s'est élevé pour rappeler qu'il y a "500.000 décès par an et 89% des successions exonérées de droits de succession". "Les 4% supplémentaires de succession que vous souhaitez représentent 20.000 successions, qui bénéficient de 1,7 milliard d'allègement, soit un chèque de 85.000 euros pour chacune", a-t-il précisé.

Demande de précision


Par ailleurs, la gauche met en doute le chiffrage d'un amendement de Marie-Anne Montchamp (UMP), adopté jeudi, et qui porte de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour une donation ou une succession en faveur d'une personne handicapée qui n'est pas l'héritière directe. La ministre de l'Economie Christine Lagarde a évalué le coût de cette mesure à 20 millions d'euros, sans préciser le nombre de personnes concernées. "L'évaluation a été faite sur la base de statistiques et d'enquête sur le nombre d'handicapés en 2006", a-t-elle expliqué.  A plusieurs reprises, les élus de gauche lui ont réclamé des précisions immédiates. La ministre les leur a promises pour le lendemain matin.

 

Défaut de majorité absolue


Depuis le début des débats sur le "paquet fiscal", la gauche souligne l'importance des mesures accordées aux plus riches, en regard des 25 millions d'euros dédiés au lancement de l'expérimentation sur le revenu de solidarité active (RSA), également inscrite dans ce texte. La séance de jeudi a été levée prématurément, après que le président du groupe Gauche Démocrate et républicaine (GDR), Jean-Claude Sandrier (PCF), eut demandé la vérification de quorum (présence dans l'hémicycle de la majorité absolue des députés). Faute de quorum, les députés ne sont pas parvenus à passer au vote de l'article sur les droits de succession.

NOUVELOBS.COM | 13.07.2007 | 07:56

Vendredi 13 juillet 2007
 

 

C'est aujourd'hui que le monarque républicain lance sa réforme constitutionnelle et pas n'importe où, de la bonne ville d'Epinal, la même où un autre président roi de France et pas n'importe lequel, Charles de Gaulle, avait fait connaître, le 29 septembre 1946, sa manière de voir la France en grand et ses institutions en solide. Vision majestueuse évidemment avec un chef de l'Etat dont la puissance serait contrebalancée, mais non entravée, par un gouvernement solidaire et actif, mais surtout par un parlement qui fait les lois et contrôle le pouvoir. Tout est dans l'équilibre ou plutôt le déséquilibre qui fut si manifeste sous de Gaulle, notamment à ses débuts, et qui l'est tout autant sous Sarkozy aujourd'hui. Car le nouveau Président a commencé d'asseoir très fortement son pouvoir en effaçant le Premier ministre et son équipe gouvernementale. L'exercice de son autorité au parlement pour les nominations aux postes stratégiques n'a pas souffert discussion.

Les réformes que va faire miroiter Nicolas Sarkozy à Epinal sont-elles de nature à rééquilibrer le rapport de forces en faveur du Parlement, à créer cette « démocratie irréprochable » qu'il prétend souhaiter ? L'intitulé fait un peu peur. Il n'est pas de « démocratie irréprochable ». La démocratie est la démocratie justement parce qu'on peut lui reprocher quelque chose. Il n'y a que la dictature qui prétende à la perfection, mais la démocratie peut toujours s'améliorer. Surtout si elle va plus loin, beaucoup plus loin que ce que propose Nicolas Sarkozy.

On aura compris que le nouveau chef de l'Etat veut, à l'américaine, se retrouver en première ligne, sortir du domaine réservé, s'occuper de tout et être responsable de tout. C'est pour cela que le monarque souhaite pouvoir s'exprimer directement devant le parlement, ce qui est impossible actuellement sans modification de la Constitution. Mais pas question de copier le modèle américain jusqu'au bout, de supprimer le Premier ministre ou de renoncer à cette prérogative fondamentale : le droit de dissolution. Sa majesté conserve dans sa main ce feu nucléaire dont elle peut user selon son bon vouloir. « La France n'est pas prête, dit-on à l'Elysée, pour un régime purement parlementaire ou purement présidentiel ». Pourtant, Nicolas Sarkozy envisagerait d'accorder au parlement plus de moyens de contrôle sur les nominations ainsi que sur les dépenses publiques, et une maîtrise plus importante de son ordre du jour. Il souhaiterait aussi créer un statut de l'opposition et même introduire une dose de proportionnelle comme la gauche le souhaite. Avant les municipales, qui promettent d'être difficiles, le Président veut ainsi entraîner les socialistes dans sa réforme constitutionnelle, afin de les piéger, de les désarmer encore davantage qu'ils ne le sont. Pour mieux les impliquer, le chef de l'Etat a donc commencé de mettre sur pied cette fameuse commission de réforme des institutions qui devrait être présidée par Edouard Balladur, mais à laquelle est invité du beau monde, c'est-à-dire du monde de gauche. Jack Lang comme on le sait, mais aussi Olivier Schramek, l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, et Guy Carcassonne qui, lui, travailla longtemps avec Michel Rocard, ainsi que le gaulliste anarchiste et ancien président de Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud. Mais il devrait y avoir d'autres surprises du chef de l'Etat qui veut jouer l'ouverture à fond, car les battants ouverts tout grand font les battus de demain.

Si la gauche bloquait, coinçait et ne permettait pas d'aboutir à la majorité parlementaire des 3/5e nécessaires pour modifier la Constitution, le Président pourrait tout à fait en appeler au peuple. Organiser un référendum portant à la fois sur les institutions et sur le mini traité européen. On l'envisage à droite, on l'appréhende à gauche, car l'on sait que la division ferait à nouveau des ravages dans les rangs. Et comment s'opposer à nombre de réformes qu'on partage, qu'on a même développées pendant la campagne, comme la possibilité pour le Président d'aller royalement s'expliquer devant les élus. Il est vrai qu'à cette époque-là, les socialistes imaginaient encore pouvoir l'emporter. On est toujours plus monarchique quand on pense s'asseoir sur le trône, et toujours plus parlementaire quand on n'a plus de chances d'y accéder avant de longues années, de très longues années. Au PS, on est tellement fasciné par Sarkozy qu'on redoute même d'en avoir pris non pas pour 5 ans mais pour 10 ans. 10 ans au moins ! Car on ne croit pas que le roi limite à deux le nombre de ses mandats. Pourtant il l'a promis mais il a promis tant de choses qu'il sera dur de tout tenir.
 

Jeudi 12 Juillet 2007 - 14:02
Nicolas Domenach - marianne2007.info
Vendredi 13 juillet 2007
Le 12 juillet 2007
 
Bonjour à tous,
 
D'accord avec Jean-Norbert. Cependant, la chance du PS c'est que Sarkozy ne drague que ceux qui ont déjà trop servi : Il recherche ceux qui sont comme lui : ceux qui ont atteint leur niveau d'incompétence. (Cf "Principe de Peter). Ceux qui ne pourront plus faire d'ombre à sa petite personne. Il est partout, mais il fait beaucoup de vent, ça nous débarrasse des feuilles mortes ! S'il cherche à les ramasser une par une, il n'est pas au bout du compte !  Et ça fait de la place pour les jeunes.
 
Il est justement temps de reconstruire le PS, ou La Gauche, comme on veut ! Dans un groupe de quelques 17 millions d'électeurs, en remplacement des DSK, Jack Lang, et autres Fillons - (oh, pardon, je voulais dire félons !) - il n'est pas douteux que se lèvent des Femmes et des Hommes de valeur qui pourront bientôt faire regretter à Sarkozy d'avoir fait les mauvais choix !  
 
Il prétexte l'Ouverture ! 
En réalité, ce qu'il veut, c'est que les Français... "la ferment" !
 
Sa technique, c'est de dire à Fillon, justement :
 
Mes ennemis, les socialistes, je m'en charge !
Protège-moi de nos amis de l'UMP.
 
De ce côté-là, ça commence à grogner, à s'agacer, à se fissurer(1). Il n'est pas sûr qu'il ait fait le bon choix ! Il ferait mieux de se souvenir de cet adage : "qui trop embrasse mal étreint ! "
 
Et, conclusion empruntée au Canard de cette semaine : pour lui, "...l'important, c'est d'aller plus vite que les réalités, car, quand elles vous rattrapent, ce qui arrive forcément, on ne parle plus de course en tête, mais de fuite en avant !
 
 
Amitiés Royalo-Socialistes,
 
Confucion
 
(1) De Yves Jégo, - d'après le Canard - :  "Je ne suis pas une femmme, je n'appartiens pas à une minorité visible, je ne suis pas de gauche et je suis fidèle à Nicolas... Je n'ai donc aucune chance de devenir ministre"
 
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Jean-Norbert a écrit :
 
Le fait que DSK soit pressenti au Poste de DG du FMI est loin de me réjouir, contrairement à certains, voire certains socialistes.
J’ai à ce titre bien du mal à intégrer la notion que l’on souhaite faire passer, au sein même du PS, à savoir que certains talents se mettraient ainsi au service de la France.
Il est vrai qu’au soir de l’élection de Sarkozy, DSK s’était dans l’instant suivant la proclamation des résultats, déclaré disponible pour une rénovation sociale-démocrate au sein du PS.
Est-ce ainsi, en briguant ce poste-décrié-, qu’il souhaite donner du sens à cette déclaration?
J’y vois pour ma part l’aboutissement d’une ambition personnelle (que je ne juge pas) mais certainement pas la promotion d’un socialiste. DSK est pressenti non parce qu’il est socialiste mais en raison de compétences autres. Très bien.
Mais gare aux dommages collatéraux…Doit-on faire et si oui à quel moment, la différence entre le DSK technicien et celui homme politique. La confusion des genres sera faite, et pas parmi les mieux intentionnés.
Le PS n’a, à mon avis rien à gagner dans cette affaire :
En l’état on assiste actuellement au soutien d’un libéral par un libéral (tendance dure d’un camp adverse, pour des raisons que l’on devine), et par d’autres libéraux, pour l’accession à la tête d’une organisation à vocation libérale.
Il y avait déjà eu l’accession de Pascal LAMY à la direction de l’OMC… Est –ce bien la place d’un socialiste, m’interrogeais-je ? Est on encore –peut on encore !- être socialiste en dirigeant une telle organisation ?
De tels exemples ( !) me font penser au DRH d’une société, qui voterait socialiste avec conviction le dimanche, et qui le lundi, avec zèle et sans état d’âme, mettrait en œuvre un plan social au sein de son entreprise, au seul profit de ses actionnaires. Le boulot et les idées on vous dit !
Il se trouve simplement que DSK n’est pas un militant lambda, et que ses paroles et ses actes sont signifiants, par ce qu’il est un personnage public, élu de la Nation, représentant une frange de la population, faisant partie de la direction du PS.
Que l’on invoque l’intérêt de la France me parait risible. Madame Veil avait les mêmes raisons lorsqu’elle s’est ralliée à Nicolas Sarkozy, et elle fut – légitimement à mon avis- vilipendée à cette occasion. Alors balayons devant notre porte.
Que dirait-on des meilleurs butteurs qui marqueraient des buts contre leur équipe, pour se mettre ainsi, selon eux, au service du Football ?
Je tiens à dire que je ne m’y retrouve pas en tant que militant socialiste.
Quant au FMI, on connait le sens de ses interventions, qui les conditionne à la mise en œuvre « d’indispensables réformes » : entre autres en taillant dans les dépenses publiques, en incitant à privatiser, en préconisant l’austérité, la dérégulation du travail, la non augmentation du SMIC etc
Est-ce dans de telles mesures que l’on doit se reconnaître, si l’on est un tant soit peu de gauche (c’est ce qui m’a fait adhérer au PS, je précise).
La réponse pour moi est évidente. Elle l’est peut-être moins pour d’autres, qui ont un profil plus carriériste. Se pose alors la question de la solubilité des convictions.
Je ne crois pas que les socialistes doivent se féliciter de l’accession de l’un des leurs à ce type de fonction. Cela ne fait qu’ajouter à la confusion qui règne actuellement au sein du Parti Socialiste.
Une clarification urgente s’est révélée nécessaire après le résultat des élections. Au nom d’échéances électorales futures, elle n’aura pas lieu avant longtemps. Trop longtemps.
En attendant voilà le travail…
Et ce n’est pas fini :
Jack LANG est sur la brèche…là encore dans l’intérêt de la France.
La Bessonite serait-elle contagieuse ?
Ou le virus de l’individualisme serait-il d’autant plus fort que l’on monte dans la hiérarchie ?
Salutations de gauche.
 
et non moins amicales
Jean-Norbert PAILLARD
Vendredi 13 juillet 2007

L'Assemblée nationale a adopté un amendement qui porte la majoration des heures supplémentaires à 25% du salaire horaire. Le dispositif coûtera "6 milliards d'euros en année pleine", estime Christine Lagarde. "Injuste et très coûteux", selon l'opposition.

 L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 juillet le dispositif sur les heures supplémentaires.
Ce dispositif prévoit la déduction du paiement des heures supplémentaires du revenu imposable des salariés et la réduction des cotisations sociales, pour l'employé comme pour l'employeur.
L'article premier du projet de loi travail, emploi et pouvoir d'achat (TEPA) présenté par Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, débattu depuis mardi par les députés dans le cadre d'une procédure d'urgence, sera applicable à partir du 1er octobre 2007.

Moins de cotisations sociales


Les députés ont adopté une série d'amendements, notamment celui portant à 25% du salaire horaire la majoration pour les heures supplémentaires pour toutes les entreprises, y compris celles de 20 salariés ou moins, soumises actuellement à un taux de 10% pour les quatre premières heures.
En contrepartie, ces entreprises de 20 salariés ou moins bénéficieront jusqu'au 31 décembre 2008 d'une réduction forfaitaire de cotisations sociales qui devrait être fixée par décret à 1,50 euro de l'heure. Cette réduction devrait être de 50 centimes pour les autres entreprises.
La mesure pèse à elle seule 6 milliards d'euros, soit la moitié du "paquet fiscal", selon le gouvernement. Il s'agit de mettre en œuvre le slogan de Nicolas Sarkozy, "travailler plus pour gagner plus", mais beaucoup -même à droite- qualifient le dispositif d'"usine à gaz".

220 heures supplémentaires par an maximum

Objectif affiché: répondre au problème de pouvoir d'achat, "revaloriser" le travail en rompant avec le "malthusianisme" des 35 heures et gagner "un point de croissance".
Tous les salariés sont théoriquement concernés, ceux du privé comme du public, à temps plein comme à temps partiel, ou les cadres au forfait. Soit, selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, "22 millions de personnes".
Selon le rapport du député UMP Gilles Carrez, rapporteur du budget, un salarié qui touche par exemple 1.206 euros net par mois gagnera 645 euros de plus chaque année s'il fait une heure supplémentaire par semaine et 2.576 euros de plus s'il fait quatre heures de plus. Un salarié à 35 heures a le droit de faire jusqu'à 220 heures supplémentaires par an maximum.

"6 milliards d'euros en année pleine", selon Lagarde

La question était plus délicate pour les cadres non dirigeants, dont les heures sup' sont difficilement quantifiables. Le gouvernement a donc décidé que les cadres au forfait en heures sur une base annuelle bénéficieront de la mesure pour les heures supplémentaires effectuées au-delà de 1.607 heures par an. Pour ceux en forfait en jours, ce sera au-delà de 218 jours travaillés.
Mais voilà: le gouvernement reconnaît lui-même que la facture de la mesure est incertaine. "C'est un point intéressant!", a grincé Arnaud Montebourg (PS). Christine Lagarde avance ainsi le chiffre de "6 milliards d'euros en année pleine", soit "49%" du coût du "paquet fiscal". Or, le rapporteur UMP Gilles Carrez parle, lui, de 5,98 milliards au total sur trois ans d'ici 2009...

"Appât électoral"

"Appât électoral", "poudre aux yeux", mesure "injuste et très coûteuse pour les finances publiques": l'opposition a sonné la charge contre la promesse phare de Nicolas Sarkozy. Premières critiques de la gauche: les salariés ne décident pas des heures supplémentaires et les salariés modestes non imposables seront partiellement exclus du dispositif.
L'impact sur l'emploi est fortement contesté. "Les entreprises préféreront profiter de la mesure plutôt que d'embaucher", s'est inquiété le député Pierre-Alain Muet (PS), ancien conseiller économique de Lionel Jospin à Matignon. Plus grave, la gauche redoute une dérive des comptes sociaux du fait de l'exonération des charges avec, à la clé, une hausse de la TVA. "Vous videz les caisses de l'Etat et les caisses des régimes sociaux!", a accusé le député communiste Jean-Pierre Brard.
A droite aussi, on critique une "usine à gaz". Jusqu'à la présidente du MEDEF Laurence Parisot, qui a demandé au gouvernement de "reconsidérer" sa copie, "pas favorable aux très petites entreprises de moins de 20 salariés". 

NOUVELOBS.COM | 12.07.2007 | 19:14 (avec AP)

Vendredi 13 juillet 2007


Le rapport de Jean-Pierre BEL sur la réforme des institutions.

 

Pendant la campagne présidentielle, Ségolène ROYAL avait demandé à Jean-Pierre BEL, président du Groupe Socialiste au Sénat, de réfléchir sur la réforme des institutions.

Le rapport qu'il lui avait remis le 8 février 2007, intitulé "Pour une nouvelle République", peut être versé au débat qui vient d'être relancé :

> Télécharger le rapport au format PDF.

 DA

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