Par ONDINE MILLOT - LIBERATION : jeudi 19 juillet 2007
Désirs d'Avenir
Bonneuil / Choisy-le-Roi / Créteil / Saint-Maur
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Plus qu'une séance d'introspection, le besoin de marquer que la "rénovation" du Parti socialiste ne se fera pas sans elle. "Je suis là, et bien là", a affirmé Ségolène Royal à la sortie du séminaire réunissant, lundi 16 juillet, son équipe de campagne présidentielle puis élargi aux élus et responsables du PS qui en avaient constitué l'ossature. Après avoir semblé vouloir se tenir à l'écart des échéances internes du parti, l'ancienne candidate s'est dite prête à "assumer (ses) responsabilités devant les instances du PS". Elle répond ainsi au souhait de certains de ses partisans, comme Jean-Marc Ayrault, qui plaident pour qu'elle s'inscrive dans la constitution d'"un bloc rénovateur majoritaire" au sein du PS.
Si elle souhaite revenir sur les raisons de la "défaite" et soumettre sa campagne à un examen critique, ce sera, avertit-elle, "sans complaisance mais sans masochisme". "J'ai beaucoup appris au cours cette campagne, je ne suis plus la même après qu'avant", consent la présidente de la région Poitou-Charentes, qui assure avoir "maintenant bien identifié (ses) forces et (ses) propres faiblesses".
"MUTATION POLITIQUE"
Au premier rang de ces "faiblesses", la réunion de lundi - à laquelle avaient été invités plusieurs intervenants extérieurs tels que Brice Teinturier, le directeur du département politique de TNS Sofres, l'éditorialiste Jacques Julliard ou l'universitaire Olivier Duhamel - a souligné les "difficultés de calage" avec la Rue de Solférino. Dans une longue contribution sur la "mutation politique", ce dernier a pointé les "archaïsmes" du PS. S'il reconnaît à la candidate "un charisme aussi indiscutable qu'inexplicable", l'ancien député européen estime que cela restera insuffisant tant que n'aura pas été résolu "le problème du nouveau parti à inventer". "La droite est devenue hégémonique, analyse M. Duhamel, il nous faut absolument inventer des manières collectives de penser et d'agir, sans quoi nous n'avons aucune chance de revoir l'alternance, hors peut-être l'hypothèse où, un jour, la droite s'autodétruirait à nouveau comme elle a si bien su le faire par le passé."
Pour les "royalistes", la chose est entendue. Les causes de l'échec préexistaient aux "raisons conjoncturelles" qui n'ont fait que sceller l'"antériorité de la droite dans la refondation idéologique". L'ancienne candidate est convaincue que sa campagne a permis de faire émerger un certain nombre de valeurs mais que celles-ci n'ont pas été suffisamment portées par le PS. "Il nous faut repérer les valeurs qui ont été comprises par les Français et les réponses que je n'ai pas pu apporter", indique Mme Royal. Elle a annoncé la mise en place de "groupes de travail thématiques" et d'un "groupe de coordination" pour mener à bien cette analyse, qui sera "mise à disposition du PS". De son côté, elle en livrera "une première synthèse" le 25 août, à l'occasion de la Fête de la rose à Melles, dans son département des Deux-Sèvres.
Mme Royal entend ainsi continuer à mener son propre travail de réflexion, "avec une parole libre", sans couper les ponts avec le PS. "Ne
soyez pas désemparés, nous allons continuer à porter la rénovation", a-t-elle lancé à ses fidèles.
lemonde.fr / 17-07
Des nouvelles de l'Ex!.... Sans oublier Clearstream, le compte bancaire au Japon, etc.. etc...
Le Parti socialiste ne votera pas les propositions de réformes des institutions du président de la République lors du Congrès si le projet n'inclut pas l'introduction de proportionnelle à la chambre basse, a annoncé mercredi le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale André Vallini.
"Si la proportionnelle ne figure pas dans les propositions du président de la République, nous ne pourrons pas voter ces propositions", a déclaré le député de l'Isère sur la chaîne Public Sénat.
Evoquant des "bruits de couloir" selon lesquels Nicolas Sarkozy voudrait plutôt augmenter la dose de proportionnelle au Sénat, André Vallini a jugé cette éventualité "pas vraiment satisfaisante". "Nous, nous voulons vraiment de la proportionnelle à l'Assemblée nationale", a-t-il souligné.
L'élu, qui a expliqué vouloir aller "plus loin" que les autres membres de son parti, a plaidé pour que la mesure s'applique à une centaine de députés, contre les "60, 80 pour les plus audacieux" avancés par ses "amis" du PS.
André Vallini s'est par ailleurs dit favorable à l'augmentation du nombre de députés à 600 au lieu de 577 actuellement, expliquant que le ratio était de 1 pour 100.000 "dans toutes les démocraties modernes", les Etats-Unis exceptés.
"Ce n'est pas populaire, je sais", a-t-il admis.
Nicolas Sarkozy a officiellement installé mercredi le comité de 13 "sages" chargé de réfléchir sur les institutions sous la présidence de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.
Ce comité, dont l'ancien ministre socialiste Jack Lang et l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud sont les vice-présidents, devra rendre ses conclusions d'ici le 1er novembre, pour une réunion du Congrès à Versailles fin 2007 ou début 2008, a précisé le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à l'Elysée.
Edouard Balladur a souligné que le comité procéderait à des auditions "jusqu'à la fin du mois de septembre" et rédigerait son rapport "de la fin septembre à la fin
octobre".
pf/ir -
in latribune.fr
Il est amusant que, suite aux déclarations de Jack Lang qui disait entr'autre que la fonction de premier ministre pouvait être supprimée
vue la dérive sarkozienne relative aux institutions, ce dernier, lors de son discours d'ouverture de cette commission théodule refusait!..
Cette comission devant rendre ses propositions au 1er Novembre, je me pose la question de savoir si, les termes des propositions ne convenant pas à notre Président, ce dernier n'enterrerait pas
ces réformes institutionnelles!...
De là à dire que c'est du pipeau..
Les syndicats organisent une journée d'action nationale le 31 juillet contre cette proposition avancée par le Premier ministre.

Le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand (c) Reuters
"Aujourd'hui, il n'y a pas de projet“, a déclaré le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité Xavier Bertrand au sujet du service minimum dans
l'Education nationale. “Et je ne suis même pas sûr, à titre personnel -je sors de mon champ ministériel- que ce soit forcément une loi. Parce que, de quoi est-il question? De l'accueil et de la
prise en charge des enfants", a-t-il dit jeudi 19 juillet sur France 2.
“Ce sujet, les parents d'élèves en parlent depuis des années“, a-t-il lancé avant d'assurer qu'il “ne doit plus y avoir de question qu'on laisserait de côté". A propos de "cette question
légitime, il faut apporter des réponses pragmatiques", a souligné Xavier Bertrand.
La veille, il déclarait au micro de France Inter que le service minimum dans l'Education était “indispensable“. Il estimait ainsi normal que l'école accueille les enfants même en temps de
grève.
Les députés ont notamment entériné la disposition la plus controversée du texte qui écarte l'excuse de minorité, dans certains cas, pour les mineurs de plus de 16 ans.
Les députés ont adopté mercredi soir le projet de loi sur la récidive, qui instaure des peines plancher en cas de récidive et écarte l'excuse de minorité dans certains cas pour les mineurs.
Le texte a été adopté par 144 voix contre 93. Les groupes UMP et Nouveau centre ont voté pour, tandis que les socialistes et le groupe "Gauche démocrate et républicaine" l'ont rejeté.
La garde des Sceaux Rachida Dati s'est félicitée de cette adoption. Le projet de loi, déjà approuvé par le Sénat le 5 juillet dernier, sera soumis à la commission mixte paritaire avant son vote définitif d'ici la fin de la session extraordinaire.
"Ce projet de loi équilibré respecte les principes de proportionnalité et d'individualisation des peines", estime dans un communiqué Rachida Dati. "Il a pour objet de marquer un coup d'arrêt à l'inquiétante progression de la récidive des mineurs, sans remettre en cause la spécialisation des juridictions pour mineurs et la priorité donnée aux mesures éducatives".
Le projet de loi fixe des peines minimales applicables tant aux majeurs qu'aux mineurs en cas de récidive. Il ne remet pas en cause le principe constitutionnel d'atténuation de la responsabilité pénale des mineurs, mais prévoit qu'elle soit écartée pour les multirécidivistes de 16 à 18 ans ayant commis un crime ou délit violent ou de nature sexuelle. Ils encourront la même peine que les majeurs.
Le texte instaure par ailleurs une obligation de soins pour les délinquants sexuels condamnés à des peines de prison. Les détenus qui refuseront les soins proposés
par le juge d'application des peines ne pourront bénéficier ni des réductions de peine, ni d'une libération conditionnelle.
(AP) in NOUVELOBS.COM | 19.07.2007 | 07:06
Personnellement, je ne comprends pas cette loi. L'ordonnance de 1945 permettait déjà de juger des mineurs. A trop faire de lois, on
oublie d'aller étudier les anciennes, on oublie de promulguer et d'en décréter l'application, etc...
Et puis, déjà que nous sommes en manque de logements sociaux... Déjà que les prisons sont surpeuplées....