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Samedi 11 août 2007

Les Echos 07/08/07 

 

Pour tenir l'objectif d'un déficit public limité à 2,3 % du PIB en 2008, le gouvernement veut ramener le solde de la Sécurité sociale en dessous de 8 milliards d'euros. En dépit d'un effort important côté dépenses, des recettes supplémentaires seront sans doute nécessaires.

Les nouvelles franchises non remboursées sur les soins (médicaments, actes paramédicaux, ambulances) ne suffiront pas. Le gouvernement est à la recherche de mesures supplémentaires pour boucler le budget 2008 de la Sécurité sociale, qui sera présenté à la mi- septembre. La contrainte laissée aux ministres concernés (Eric Woerth, Roselyne Bachelot, Xavier Bertrand) avant leur départ en vacances est simple : pour tenir l'objectif d'un déficit public limité à 2,3 % du PIB en 2008, un effort très substantiel doit être réalisé sur le régime général de la Sécurité sociale, dont le déficit sera proche de 12 milliards d'euros cette année.

Côté Etat, une pause dans la réduction du déficit budgétaire est en effet attendue (en raison du coût du « paquet fiscal »), et la situation financière des régimes de retraite complémentaire (Arrco, Agirc) devrait commencer de se détériorer sérieusement en 2008. A tout le moins, le gouvernement veut, dès lors, ramener à moins de 8 milliards d'euros le déficit de la Sécurité sociale l'année prochaine, ce qui correspondrait à une réduction du solde d'un tiers, voire aller vers les 6 milliards.

Plan Alzheimer

Cet objectif ambitieux n'est pour l'heure pas atteint. En l'absence de mesures, le déficit se dégraderait mécaniquement de 2 à 3 milliards d'euros. Plusieurs décisions concernant l'assurance-maladie ont cependant déjà été prises pour 2008. Le plan de redressement, décidé début juillet, aura un impact supplémentaire de 800 millions d'euros l'année prochaine, auxquels s'ajouteront les 600 millions d'économies attendus sur la maîtrise des prescriptions (antibiotiques, anticholestérol, arrêts maladie, transports médicaux, etc.) ainsi que les 850 millions de gains liés aux franchises, même si une partie de cette somme financera le plan Alzheimer.

En outre, le gouvernement voit d'un bon oeil les mesures structurelles proposées par l'assurance-maladie, qui pourraient avoir un rendement de 300 millions d'euros : première étape de convergence des tarifs des hôpitaux et des cliniques, diminution des examens et prescriptions redondantes grâce à la généralisation auprès des médecins du logiciel donnant l'historique des remboursements, etc. Avec toutes ces mesures, et un effort supplémentaire sur l'hôpital, la hausse des dépenses serait cantonnée autour de 3 % en 2008. L'objectif du gouvernement étant de ramener le déficit de l'assurance-maladie en dessous de 4 milliards d'euros.

Branche vieillesse dans le rouge

Mais que ce soit pour la branche maladie ou pour l'ensemble du régime général, les économies décidées à ce stade s'avèrent insuffisantes. Sans recettes supplémentaires, le déficit prévisionnel de la Sécurité sociale serait encore de 9 à 10 milliards d'euros en 2008. Car si la branche famille devrait redevenir excédentaire, et que la branche des accidents du travail serait de nouveau équilibrée, l'assurance-vieillesse, dont le déficit est estimé à 4,7 milliards d'euros cette année, restera largement dans le rouge. Et peu d'économies de court terme sont envisageable la concernant, alors que le gouvernement va lancer à l'automne le « rendez-vous » de 2008 sur la réforme des retraites.  (augmentation  du nombre d'annuités)

Un effort sera sans doute indispensable du côté des ressources, notamment pour conforter la branche retraite, même si le gouvernement préfère, comme chaque année, focaliser ses travaux estivaux sur la limitation des dépenses. Les hausses de CSG ou de CRDS sont pour l'instant écartées (lire ci-dessous), de même que l'anticipation des prélèvements sociaux sur les contrats d'assurance-vie évoquée puis abandonnée l'an dernier. D'autres pistes - taxe nutritionnelle (boissons sucrées, friandises), limitation des « niches » sociales, nouvelle surtaxe des « préretraites maison » des entreprises, compensation à l'euro près des allégements de charges - devraient revenir sur le devant de la scène à la rentrée.

ÉTIENNE LEFEBVRE


La TVA sociale est bien dans l'air du temps.........et ce ne sont pas les changements envisagés pour les régimes spéciaux qui apporteront ces sommes (nous essaierons de vous retrouver un article paru récemment sur ce sujet)
Samedi 11 août 2007

Le gouvernement songe à confier aux entreprises la durée du travail

La Tribune - 10/08/07 - 712 mots

social

 

La suppression de toute référence à une durée légale du travail fait partie des objectifs à moyen terme du gouvernement. Un sujet sensible sur lequel planchent les ministres de l'Emploi et du Travail.

Pour lire la suite de cet article, cliquez ici. (La Tribune.fr)

 

Le lien conduit à un site payant, vous n’aurez pas la suite malheureusement car nous ne sommes pas abonnés.

Cependant rien que le titre et le résumé sont  évocateurs.

Nous vous rappelons que ce journal appartient au groupe LVMH, propriété de M. Bernard Arnault, un de nos milliardaires français qui a entrepris de racheter LES ECHOS, autre journal économique, et revendre La Tribune qui ne rapporte pas assez....

Samedi 11 août 2007

Pour compléter l’article « Dernier sondage CSA: 100% des français soutiennent Nicolas SARKOZY », publié jeudi 9 août sur le blog voici un article plus complet de Marianne donnant des précisions sur la question exacte posée par CSA dans son sondage au sujet du travail au-delà de 65 ans, et l’interprétation « un peu particulière » qu’en fait le directeur de cet institut du groupe Bolloré.

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Une étude de l'institut CSA publiée par Le Parisien/Aujourd'hui en France et reprise par de nombreux médias laisse croire que les Français veulent travailler plus longtemps. A ne pas pendre au pied de la lettre…

 

 

« Selon un sondage CSA, 63 % des Français veulent pouvoir travailler après 65 ans », pouvait-on lire dans le dossier de une du Parisien/Aujourd'hui en France daté du mardi 7 août. L'information a aussitôt été largement relayée dans la bulle médiatique, donnant lieu notamment à plusieurs reportages dans les JT du soir. Il faut dire que la nouvelle est d'importance. Alors qu'en 2003, les Français vilipendaient la réforme des retraites et l'allongement de la durée du travail mis en place par le gouvernement Raffarin, en 2007, le sondage tend à démontrer l'inverse : à une large majorité, ils réclameraient de pouvoir travailler plus longtemps. En un mot, ils voudraient travailler plus pour…gagner plus, exactement ce que leur propose qui vous savez ! Une aubaine pour le gouvernement Fillon qui doit justement s'attaquer très prochainement au dossier des retraites.
Stéphane Rozès, qui dirige l'institut CSA (groupe Bolloré), propose trois explications des résultats de ce sondage. La première est d'ordre biologique : à 60 ans, on se sentirait plus en forme et capable de travailler. La seconde raison serait d'ordre culturel, liée à l'amélioration de l'image des « seniors », vus comme des atouts pour l'entreprise. Enfin, Stéphane Rozès avance une raison financière : les personnes qui survivent grâce à de petites pensions aimeraient augmenter leurs revenus, par exemple en travaillant. De prime abord, tout paraît limpide. Sauf que…

Sauf que l'information a peut-être été reprise trop vite, à coups de raccourcis contestables. Car la question posée par CSA à un échantillon représentatif de 1001 personnes, de plus de 18 ans, les 1er et 2 août, était libellée d'une façon très particulière : « Seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas favorable du tout à ce qu'un salarié puisse travailler après 65 ans s'il le souhaite ? », demandaient les sondeurs. Le « s'il le souhaite » est d'importance : qui voudrait interdire à son voisin de travailler après 65 ans s'il le désire ? Cette libéralité ne signifie pas pour autant que l'on souhaite soi-même travailler plus longtemps. Preuve que les personnes sondées ne se sentaient pas forcément concernées par la question posée : certains n'étaient même pas salariés, mais exerçaient en tant que professions libérales ! Conscient de cette distinction, Stéphane Rozès reconnaît lui-même que l'étude réalisée par son institut mériterait d'être approfondie. Trop tard, l'emballement médiatique a déjà eu lieu, car les journalistes n'ont que rarement, eux, le temps « d'approfondir ». On peut d'autant plus le regretter qu'un inventaire rapide des enquêtes réalisées peu avant ce sondage montre que l'âge de la retraite souhaité par une majorité de personnes pour elles-mêmes se situe toujours avant 65 ans. Exemple : le sondage publié en juin dernier par Notre temps, le magazine des seniors. Selon cette étude, 37% des seniors espèrent s'arrêter à 60 ans, et 19% d'entre eux à seulement 55 ans. Ainsi les seniors, premiers concernés par l'âge de la retraite, seraient-ils 56% à espérer ne plus travailler après 60 ans...

Le dossier du Parisien, qui pointe par ailleurs des cas réels de salariés empêchés de travailler, comme les pilotes de compagnie aérienne par exemple, tombe en tout cas à point nommé pour le gouvernement Fillon. Comme le soulignent Les Echos, le retour au premier plan de ce débat devrait permettre de revenir sur l'exonération de charges des indemnités de départ avant 65 ans, qui constitue une perte sèche pour l'Etat et encourage les préretraites, qui ont coûté des dizaines de milliards à la société française et auxquelles plusieurs gouvernements se sont engagés à renoncer sans que cela ne devienne une réalité : aujourd'hui 37% seulement des Français de la tranche d'âge 55-64 ans travaillent (contre 41% dans l'ensemble de l'Union européenne) ! Peut-on éternellement recommander de reculer l'âge de la retraite tout en finançant l'arrêt de tous les salariés, notamment dans les grandes entreprises, dès l'apparition de leurs premières mèches grises ? Et pourra-t-on remettre en cause les régimes spéciaux sans toucher aux retraites-chapeau des super-managers ? Ce sera l'un des suspens attendus de la rentrée sociale.

 

Vendredi 10 Août 2007 - 12:14


Une parfaite démonstration de la manipulation de l'information .........
Samedi 11 août 2007

Le sort du jeune Ivan, depuis jeudi dans le coma à l’hôpital, jette une lumière crue sur la politique d’expulsions relancée pendant l’été.

Par K.L.

Libération :  samedi 11 août 2007

Tout le quartier est en émoi, la frayeur s’installe», résume Sylvette Chevalier, soutien de plusieurs familles sans papiers du quartier des Pigeonniers à Amiens. Vendredi, 200 personnes ont marché, silencieusement, vers l’hôpital de la ville où Ivan, 12 ans, a été admis après sa chute du quatrième étage lors de l’intervention de la police chez ses parents. L’enfant, qui a voulu suivre son père sans papiers qui s’échappait par les balcons, est toujours plongé dans le coma. Son état reste critique. Il souffre d’un traumatisme crânien grave et de multiples lésions cérébrales. «On n’a pas compris pourquoi la famille n’avait pas été régularisée l’année dernière, explique Sylvette Chevalier. Natalia est tchétchène et Andreï est ukrainien, mais la préfecture les considère tous les deux comme des Russes. Ils ont quitté Grozny, en 1995, après l’enlèvement de la grand-mère d’Ivan. En 2005, six mois après leur arrivée en France, ils ont fait une demande d’asile politique qui a été refusée.»

 

 

Sur le même sujet

 

 

·                                 Circulaire

·                                 François, 18 ans et 2 mois, l’âge légal

·                                 Engrenage

·                                 L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»

·                                 Directive d’expulsions massives

 

 

«Sans réponse».  La famille avait engagé un recours gracieux après le refus de régularisation. Recours qui n’est pas suspensif. «Nous avons fait un courrier il y a un mois, mais il est resté sans réponse», déplore Sylvette. Le tribunal administratif devait examiner leur dossier en septembre. La mère d’Ivan, Natalia, a décrit, hier, les circonstances de l’intervention policière, à 7 h 45, jeudi : «On dormait quand on a entendu les coups à la porte.» Les policiers «défonçaient presque» la porte. C’est le bruit de la perceuse d’un serrurier qui a provoqué la panique. Natalia a voulu prévenir ses amis par téléphone, sans y arriver. Andreï est passé d’un balcon à l’autre, cherchant une porte ouverte. Et Ivan a voulu le suivre. «Lundi, Natalia était allée au commissariat avec Ivan, explique Sylvette Chevalier. On lui avait dit de revenir avec son mari. Les policiers ne lui ont donné aucune explication, mais elle avait deviné qu’il y avait un risque à revenir.»

Radicalisation.  De nombreuses associations ont mis en cause, vendredi, la radicalisation des directives gouvernementales vis-à-vis des sans-papiers. «Nous savions tous qu’une telle politique de traque systématique ne pouvait qu’entraîner des drames, a commenté France Terre d’asile. Celui d’Amiens n’est, hélas, pas le premier.» Le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui a souligné cette semaine l’accélération des arrestations de parents d’élèves, lance samedi un appel dans Libération contre «la chasse aux étrangers».

«Nous demandons à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu’elle donne des consignes pour que soient proscrites les arrestations à domicile, souligne Laurent Giovannoni, pour la Cimade. Rien ne justifie ce genre de pratiques avec des gens qui sont connus, qui ont effectué des démarches en préfecture et contre lesquels il n’y a pas lieu d’employer de tels moyens.» Après les incidents de la maternelle de la rue Rampal, en mars à Paris, consigne avait déjà été donnée de ne plus procéder à des interpellations aux abords des écoles.

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