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Mardi 7 août 2007

07/08/2007 11:17

 

PARIS (AFP) - Le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) "exige" mardi dans un communiqué que le président de la République, Nicolas Sarkozy, présente ses "excuses" aux deux photographes américains qu'il a pris à partie dimanche.
 
Un incident a opposé dimanche le président français à deux photographes qui faisaient un reportage sur ses vacances, Nicolas Sarkozy ayant violemment pris à partie l'un d'entre eux après être monté à bord de leur bateau. Il a piqué une colère contre les photographes qui le traquaient, perturbant le rythme de son "American way of life" fait de jogging, jet-ski et parties de pêche dans une station estivale huppée du nord-est des Etats-Unis.
 
Le SNJ-CGT "dénonce la violence" de la réaction d'un "président aux nerfs fragiles" qui "se complait à solliciter plus qu'à son tour les médias sur le moindre de ses faits et gestes et s'est trouvé piégé en se brûlant aux feux de la rampe". "L'homme aux nerfs d'acier a craqué pour des photos en menaçant des journalistes d'agence et non comme certains ont voulu le faire croire en ayant à faire à des +paparazzi+ en mal de scoop", souligne le syndicat qui appelle le président à retrouver son "calme".

 

 

Lire la suite :

http://www.marianne2007.info/index.php?id_plugin=266&path=newsAFP/page2News.php&ftpUrl=070807091733.pi29hv5l.txt&pos=3&action=plugin
Mardi 7 août 2007

Pendant que le Président se baigne à Wolfeboro, son cabinet règle ses comptes avec Michelle Alliot-Marie, méchamment accusée de passivité concernant la sécurité dans les fêtes foraines. Un seul problème : que faisait donc son prédécesseur, puisque le problème existait depuis des années ?

 

Après un week-end marqué par la mort accidentelle d'un enfant et de son père dans une fête foraine de Saint-Germain-en-Laye, la présidence – que l'on croyait en vacances - a fait parvenir une missive cinglante à Michelle Alliot-Marie, le tout nouveau ministre de l'Intérieur. Extrait : « je vous demande de prendre dès aujourd'hui les dispositions nécessaires pour que, d'une part, la sécurité des manèges et attractions en service sur l'ensemble du territoire français soit immédiatement vérifiée et confortée, d'autre part la réglementation en vigueur et les modalités de sa mise en œuvre soit modernisée. » Madame le ministre a certainement apprécié qu'on lui explique, publiquement et dans un style autoritaire, en quoi consiste son travail. Surtout que, fait curieux, son cabinet n'a reçu le message que plusieurs heures après les journalistes. La communication externe de l'Elysée doit mieux fonctionner que la communication interne…

Pourtant, à la lecture détaillée de la lettre-communiqué, Michelle Alliot-Marie a sans doute discerné un bel exercice de contrition (bien que peut-être involontaire) de la part de Nicolas Sarkozy. Jugez-en vous même : « Depuis plusieurs années, les attractions et manèges fréquentés par nos compatriotes lors des fêtes foraines se sont considérablement transformés, devenant toujours plus rapides et plus spectaculaires, écrit en effet l'auteur. Dans le même temps, plusieurs accidents sont intervenus, dont le dernier particulièrement grave à Saint-Germain-en-Laye. » Autrement dit, malgré la multiplication de signaux alarmants, le prédécesseur de Mam au ministère de l'Intérieur, qui n'était autre que le ministre-candidat Sarkozy, reconnaît n'avoir pris aucune disposition pour prévenir d'autres drames. Puisqu'il a disposé de plusieurs années pour se saisir de la question et qu'il avoue lui-même n'avoir rien fait, on voit donc mal comment il pourrait en tenir rigueur à sa ministre, en poste depuis seulement trois mois !

 

 

Mardi 07 Août 2007 - 00:09

 

 
 
 
 
Mardi 7 août 2007

sarko-usa1.jpg

NS : il n'y a pas eu de négociations avec la Libye. On devait vendre des missiles aus libyiens et au dernier moment, ils ont exigé qu'ils soient au goût BULGARE. Point !
Bon, maintenant laissez moi tranquille, j'ai canoë !
Mardi 7 août 2007

sarkoUSA.jpg

























En été, quand il y a moins d'actualité, on s'occupe comme on peut quand on est journaliste...

Le dernier jeu à la mode consiste donc à traquer les hommes et les femmes politiques.

Après Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, c'est donc au tour de Rachida Dati de faire l'objet de cette traque.

Selon une journaliste du Figaro, de RTL et du site Rue 89, la Ministre serait en vacances aux Etats Unis. Elle aurait même été aperçue, sur le bateau de Nicolas Sarkozy.

Le site inernet écrit :

"Guillemette Faure, envoyée sur place par RTL et Le Figaro, et de Rue89 a reconnu Racidat Dati sur une série de photos prise par les journalistes américains qui traquaient Sarkozy sur sa vedette Sur l'un des clichés, elle s'aplatit au fond du bateau.

La présence de la très médiatique ministre de la justice à Wolfboro explique-t-elle le pétage de plomb auquel s'est livré Sarkozy lorsque les photographes américains se sont approchés de son bateau?

Lors du débat télévisé de l'entre 2 tours en mai, Sarkozy avait reproché à Ségolène Royal de "s'énerver" (le sujet était pourtant autrement plus grave !). 
Cette foi-ci c'est à son tour. Etonnant de la part de quelqu'un qui adore être vu dans les médias !

C'est sans doute le sigle de son T-shirt qui lui a permis de prendre à l'abordage le bateau des journalistes américains
  ?
N'oublions pas qu'aux USA, les journalistes ne sont pas aux ordres.....comme dans certain pays.

Petit détail : Ne parle t'il pas l'anglais ? Il a fallu que ce soit une des accompagnatrices de Sarko qui intervienne en anglais pour arrondir les angles
.
 

(Pour Henri-Pierre Jeudy, sociologue au CNRS et écrivain, "le partage visuel de l'intimité semble nous appeler à "être intimes ensemble" (...) Qu'il s'agisse du recours à l'écriture ou à l'image, l'exhibition de l'intimité est devenue une pratique publique". L'intimité a-t-elle encore sa place dans un cyberespace qui publie photos et ragots au fil de la spontanéité de ses utilisateurs?)

Mardi 7 août 2007

En vacances aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy s'en est pris à deux photographes dimanche. L'un d'eux raconte l'altercation.

 

Nicolas Sarkozy pendant ses vacances à Wolfeboro, samedi (Neal Hamberg/Reuters).

 

Sarkozy "perd son sang froid" (his cool) ou ses "nerfs" (his nerves), se "déchaîne" (lashes out) contre des photographes: la presse américaine, depuis lundi, ne cache pas sa surprise à propos du pétage de plomb de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas courant de voir, outre-Atlantique, un bateau partir à l'abordage d'un autre sur un lac, sauf dans les films de James Bond. Encore moins d'assister à une altercation entre un chef d'Etat torse nu et des photographes, le premier sautant dans le bateau des seconds, et saisissant lui-même un appareil photo.

A bord du bateau assiégé se trouvaient Jim Cole, photographe pour Associated Press, et Vincent DeWitt, photographe freelance. Sarkozy les a copieusement engueulés en français. "Tout le monde était calme, sauf lui", a témoigné Vince DeWitt. Il a raconté la scène en détail à Guillemette Faure, collaboratrice de Rue89, dépêchée dans le New Hampshire par RTL et le Figaro.

Vincent DeWitt raconte (en anglais, traduction ci-dessous):


Traduction:

"Nous avons attendu pendant quarante-cinq minutes, puis le Président et son entourage, les membres de sa famille et des agents de sécurité, sont apparus et ont pris place à bord d'un bateau, et se sont mis en mouvement lentement en s'éloignant de la petite baie où se trouve sa résidence de vacances. Nous étions là où nous devions être, c'est-à-dire que nous n'avions traversé aucune frontière légale. Nous avions reçu l'autorisation d'être là de la part de la police de l'Etat.

Dès que nous avons vu le président Sarkozy et son bateau, nous avons commencé à prendre des photos. Au fur et à mesure qu'il approchait, j'ai réalisé qu'il nous montrait du doigt. Au début, j'ai pensé que c'était un geste amical. Puis j'ai réalisé qu'il était aussi en train de crier. J'ai vu qu'il parlait au pilote du bateau, et l'a dirigé en direction de notre bateau. Ils se sont approchés, et à ce moment-là j'ai compris que le Président avait l'air très en colère. J'ai posé mon appareil photo, tout comme l'autre photographe à bord.

Le bateau du Président est arrivé près du nôtre, et il est venu à bord, vêtu d'un maillot short sombre, pas de t-shirt, pas de chaussures. Evidemment, nous étions très surpris. Il parlait de manière très excitée en français. Nous lui avons dit que nous ne parlions pas le français, mais cela n'a pas semblé l'émouvoir car il a continué à nous parler en français. Nous avons demandé si quelqu'un pouvait nous traduire ses propos. Sur le moment, personne ne s'est proposé. Il s'est approché de moi, me pointant du doigt, et j'ai plus tard appris qu'il me disait en français qu'il avait demandé le matin même aux journalistes, lors de sa conférence de presse, de ne plus le photographier après la conférence de presse. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait tenu la conférence, pour permettre aux journalistes et photographes de l'interviewer.

Après quelques minutes, j'ai réalisé qu'il tenait entre les mains mon appareil photo. Il s'était avancé là où je l'avais posé, et il l'avait pris. J'ai d'abord pensé qu'il allait le garder. Ce geste m'a beaucoup surpris. A ce moment-là, sa femme -je crois bien que c'était elle même si je ne suis pas 100% certain que c'était elle- m'a dit calmement avec un petit sourire qu'il était en colère car il pensait avoir clairement organisé les choses pour ne plus être photographié par la presse. L'autre photographe et moi avons alors expliqué que nous n'étions pas au courant. S'il l'avait dit en français, nous ne comprenions pas le français. Et il s'avère que c'est bien en français qu'il avait dit cela. Donc nous n'avions aucun moyen de le savoir.

Il est resté à bord de notre bateau cinq minutes, et finalement a commencé à se calmer. Il a dit quelques mots d'anglais, répétant qu'il avait conclu ce pacte. Nous étions tous les deux très respectueux envers lui, nous nous sommes excusés, et nous lui avons promis de ne plus le photographier ce jour. Il a haussé les épaules, et est remonté dans son bateau. Ils sont repartis, et nous sommes repartis de notre côté vers la rive du lac.

Nous avons été très surpris par ce qu'il a fait. Nous sommes désolés si nous avons causé le moindre désagrément à sa famille, mais nous supposions que comme il est le Président d'un grand pays, nous avions tous les droits de le photographier. Nous avions en tout cas tous les droits légaux de le faire.

Pouvez vous imaginer une situation similaire aux Etats-Unis?

Non, sûrement pas. Je ne sais pas si les hommes politiques américains sont plus malins que le Président Sarkozy, mais ils sont conscients des répercussions d'un tel acte... Je ne veux pas appeler ça une diatribe... Mais ils savent qu'une telle sortie colérique aurait un impact négatif sur eux. Je ne vois pas une telle chose se produire. Il n'est certes pas un nouveau venu en politique, je ne connais pas bien son histoire, mais on pourrait s'attendre à ce qu'il soit un peu plus conscient de ce qui va avec le fait d'être Président d'un pays important."


Recueilli par Guillemette Faure -


Un peu de Lexomil M. Le Pirate des Caraïbes?...
Mardi 7 août 2007

Pendant que le Président se baigne à Wolfeboro, son cabinet règle ses comptes avec Michelle Alliot-Marie, méchamment accusée de passivité concernant la sécurité dans les fêtes foraines. Un seul problème : que faisait donc son prédécesseur, puisque le problème existait depuis des années ?

 

Après un week-end marqué par la mort accidentelle d'un enfant et de son père dans une fête foraine de Saint-Germain-en-Laye, la présidence – que l'on croyait en vacances - a fait parvenir une missive cinglante à Michelle Alliot-Marie, le tout nouveau ministre de l'Intérieur. Extrait : « je vous demande de prendre dès aujourd'hui les dispositions nécessaires pour que, d'une part, la sécurité des manèges et attractions en service sur l'ensemble du territoire français soit immédiatement vérifiée et confortée, d'autre part la réglementation en vigueur et les modalités de sa mise en œuvre soit modernisée. » Madame le ministre a certainement apprécié qu'on lui explique, publiquement et dans un style autoritaire, en quoi consiste son travail. Surtout que, fait curieux, son cabinet n'a reçu le message que plusieurs heures après les journalistes. La communication externe de l'Elysée doit mieux fonctionner que la communication interne…

Pourtant, à la lecture détaillée de la lettre-communiqué, Michelle Alliot-Marie a sans doute discerné un bel exercice de contrition (bien que peut-être involontaire) de la part de Nicolas Sarkozy. Jugez-en vous même : « Depuis plusieurs années, les attractions et manèges fréquentés par nos compatriotes lors des fêtes foraines se sont considérablement transformés, devenant toujours plus rapides et plus spectaculaires, écrit en effet l'auteur. Dans le même temps, plusieurs accidents sont intervenus, dont le dernier particulièrement grave à Saint-Germain-en-Laye. » Autrement dit, malgré la multiplication de signaux alarmants, le prédécesseur de Mam au ministère de l'Intérieur, qui n'était autre que le ministre-candidat Sarkozy, reconnaît n'avoir pris aucune disposition pour prévenir d'autres drames. Puisqu'il a disposé de plusieurs années pour se saisir de la question et qu'il avoue lui-même n'avoir rien fait, on voit donc mal comment il pourrait en tenir rigueur à sa ministre, en poste depuis seulement trois mois !
 


Mardi 07 Août 2007 - 00:09
AB - marianne2007.info


Rappelez-moi, et si je ne m'abuse, notre Empereur était bien Ministre de l'Intérieur... AVANT!
Que n'a-t-il rien fait pour les manèges alors?
Mardi 7 août 2007
 

medium_article_sarko_bateau.jpgAlors que la nouvelles escapade de Nicolas SARKOZY dans une station luxueuse des Etats-Unis crée de nouveau la polémique  (le Président étant invité par un "ami" pour un séjour à 22.000€ la semaine),  nous nous arrêterons ce soir sur un fait qui s'est déroulé en marge du "cirque médiatique" permanent, entourant les vacances du Chef de l'Etat depuis maintenant une petite semaine.

Après les avoir poursuivi en bateau, Nicolas SARKOZY  aurait eu une altercation avec deux photographes (Jim COLE de l'Associated Press, et Vincent DeWitt de l'agence SIPA). Ces derniers ont déclarés (source 20 MINUTES): "[...] nous avons vu SARKOZY pointer du doigt vers nous, [...] il était furieux, il a demandé au capitaine de se diriger vers nous", puis "Il a commencé à nous invectiver en français avec véhémence", et encore: "il s'est approché de moi et m'a pris mon appareil photo, il l'a tenu entre les mains un certain temps". Le président se serait ensuite calmé, demandant que les photographes ne fassent plus de photos (voici le lien de l'article complet: http://www.20minutes.fr/article/173802/Monde-Nicolas-Sark... )

Une fois cet événement relaté, plusieurs questions semblent aujourd'hui légitimes. Comment une personnalité organisant une conférence de presse sur le lieu de ses vacances, peut-il vouloir assurer en même temps une "totale protection de sa vie privée" (qu'il vient à peine d'exposer au public) ? Généralement, il n'est pas difficle de prévoir ce type de "débordements", alors pourquoi Nicolas SARKOZY n'a-t-il pas laissé son service de sécurité éloigner les gêneurs, si ce n'est pour assouvir sa propre colère ? Enfin, peut-on faire totalement confiance dans la direction des affaires de l'Etat à une personne capable d'une telle impulsivité ?

Nicolas SARKOZY avait, pendant la campagne présidentielle, gommé ces traits de caractères qui auraient pu le désservir (réputation d'impulsivivité, voire de brutalité). Il s'était d'ailleurs fendu d'un petit discours "émouvant" lors de la colère de Ségolène ROYAL, durant le débat de l'entre-deux tours (pour mémoire, voir la vidéo en fin d'article). Mais c'est toujours loin de ses bases que notre Président voit réapparaitre sa vraie nature: à MALTE tout d'abord, où il expose son goût pour un luxe tapageur et sa conivence avec certains hommes d'affaires français, à WOLFEBORO enfin, ou son impulsivité revient sur le devant de la scène.

Contrairement à son fameux discours, Nicolas SARKOZY n'a pas changé. Mais ce qu'il a dit durant le débat du second tour est tout à fait exact: la fonction présidentielle est une charge lourde, nécessitant du calme et de la modération. deux qualités qui lui ont indéniablement manqué aujourd'hui, en attendant l'avenir...

Mais pour finir, cette vidéo du débat où nous avions un Nicolas SARKOZY, "calme, cool zen", face à une Ségolène ROYAL qui avait alors bien cerné son adversaire (pour une fois). La seconde moitié de la vidéo est sans conteste, la plus intéressante.


CLASH DEBAT SARKOZY-ROYAL
envoyé par in-touchable

En cas de problème la vidéo d"in-touchable" est à l'adresse ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/clash+debat/video/x1vq6l_clash-debat-sarkozyroyal_politics


20minutes.fr


Selon nos informationsRachida Dati serait aussi du voyage!...
Mardi 7 août 2007

Laïcité et loi de 1905, suites données au rapport Machelon.


Selon une dépêche AFP du 31/07/2007, publiée par le journal La Croix du même jour, Michèle Alliot Marie envisage de permettre aux associations de la loi de 1905 « de donner une partie des dons des fidèles à une association de 1901 ».

Après qu’il ait été question de neutraliser l’article 2 de la loi de 1905, en permettant un financement des cultes direct, arbitraire et sans limitation de plafond, par les maires (rapport Machelon), cette proposition peut paraître inoffensive.

Mais, si on autorise les associations cultuelles de la loi de 1905 à financer les associations de la loi de 1901, on remet en cause un autre des fondements de la séparation stricte des cultes et de l’Etat, qui caractérise la laïcité en France, soit la nécessité pour les associations de la loi de 1905, d’avoir un objet exclusivement cultuel (art.18 et 19 de cette loi).

En d’autres termes, en dépit des affirmations du Ministère de l’Intérieur, selon lesquelles « On ne touchera pas à la loi de 1905 » et que « seuls des aménagements sur des points techniques à droit constant » seraient proposés (Le Monde Edition du 06/07/07), une réforme de la loi de 1905 est bien envisagée.

Or, cette réforme n’est pas des moindres, puisque l’objet cultuel exclusif, requis des associations de la loi de 1905 (en contrepartie duquel, ces dernières sont gratifiées de substantiels avantages fiscaux et de la possibilité de voir les dépenses d’entretien de leurs lieux de culte prises en charge par les communes), est une des meilleures garanties contre les pratiques intégristes et sectaires.

De plus, et contrairement à ce qui est trop souvent affirmé, il n’interdit nullement à une religion d’apporter sa contribution à des activités d’intérêt général (culturelles, éducatives, humanitaires, de santé, de publication..), mais lui impose de le faire de manière ouverte et désintéressée (dans tous les sens du terme), sans volonté d’hégémonie idéologique, en créant des structures légalement distinctes de celles dédiées au culte, qui ne soient pas financées par ces dernières.

Revenir sur l’article 19 de la loi de 1905 est donc inutile. C’est également dangereux.

Ainsi, Guy Coq [1], qu’on ne peut soupçonner d’être un anticlérical acharné, déclarait à propos de la proposition de la Fédération Protestante de France (FPF) de remplacer l’exigence d’un objet « exclusivement » cultuel par celle d’un objet « principalement » cultuel que :

« Ce serait un changement inacceptable de la loi : non seulement des entreprises commerciales pourraient se servir du statut cultuel pour bénéficier d’avantages fiscaux, mais d’autres dérives - les excès sectaires - auraient la voie libre. » (La loi de 1905 en débat - Reforme n°3030 du 8-14 mai 2003 et Protestants. org - site de la FPF).

En effet, les associations de la loi de 1901 ne sauraient être tenues à un objet cultuel, ni même à un objet exclusif. Permettre aux associations de la loi de 1905 de financer des associations de la loi de 1901, revient donc à détourner l’obligation qui leur est faite de ne se consacrer qu’à l’exercice du culte. Elles pourraient, dés lors, soutenir, grâce aux dons qu’elles reçoivent (sur lesquels, rappelons le, rien n’est reversé à l’Etat [2]) toutes sortes d’activités y compris commerciales (les associations de la loi de 1901 peuvent avoir une activité économique et faire, à titre accessoire des actes de commerce).

Si cette réforme voit le jour, on peut se demander comment les juridictions administratives pourraient, demain, apprécier le bien fondé de l’octroi d’avantages fiscaux à des associations se présentant comme cultuelles, quand, jusqu’alors, ces avantages ont été accordés sous condition d’un objet exclusivement cultuel et d’un respect renforcé de l’ordre public [3].

Aussi, répétons que les dispositions de la loi de 1905, qui veulent que l’Etat ne finance pas directement les cultes et que ceux ci ne financent pas des activités non cultuelles, permettent, en France, aux pouvoirs publics d’exercer le rôle d’ ”organisateur neutre et impartial de l’exercice des diverses religions”, attribué aux Etats par la Cour de Strasbourg, sur le fondement de l’article 9 de la Convention européenne des libertés fondamentales.

Toucher à l’une ou l’autre de ces dispositions ne peut qu’altérer ce rôle...

Anne Demetz. in betapolitique

Pour plus amples détails, se référer aux articles du blog déjà parus sur les thèmes de la loi de 1905 et du rapport Machelon.

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