Désirs d'Avenir
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Les squatters d’Aubervilliers ont gagné… Y’a bon la France ! Y’a bon le
président Sarkozy ! Sortis vainqueurs de leur confrontation avec les
CRS, les squatters de logements sociaux d’Aubervilliers
(Seine-Saint-Denis) ont accepté lundi soir de quitter le parvis qu’ils
occupaient depuis deux mois, après avoir obtenu satisfaction de toutes
leurs demandes.
Parmi les revendications des squatters figurait évidemment en premier
lieu le relogement. Lundi, le sous-préfet de Seine-Saint-Denis, dans son
acte de capitulation, s’est donc engagé à reloger « immédiatement » les
cinq premières familles expulsées et à engager au plus vite « une
requête sociale afin d’étudier les possibilités de relogement pour
vingt-six autres familles menacées d’une expulsion prochaine ». Lorsque
cette phase sera achevée, le sous-préfet s’engage « à lancer la même
enquête pour les quarante autres familles » ayant participé depuis le 11
juillet au squat.
Cette proposition préfectorale « est le fruit d’une rencontre de plus de
trois heures avec les six représentants du DAL (Droit au logement) et
des squatters (…). Une lettre d’engagement résumant ces propositions a
été remise solennellement lundi soir aux familles, ivoiriennes pour la
plupart, campant sur le parvis, par Lacine Koné, l’un des porte-parole
des squatters ». Et surtout l’un des meneurs du mouvement…
Les squatters ont gagné leur bras de fer avec les autorités françaises.
Et tant pis pour les couillons de « souchiens » légalement inscrits sur
les listes d’attente de logements sociaux et qui attendent depuis des
mois et plus souvent depuis des années. Ils attendront encore. Place aux
squatters ! Une fois de plus, la France de Sarkozy comme celle de
Mitterrand ou de Chirac, accorde une prime à l’illégalité et à l’action
violente.
Dans Présent d’hier nous citions Jean-Marie Le Pen : « Nicolas Sarkozy
s’en tient aux déclarations, généralement tonitruantes, d’intention
volontariste, mais évite toute rupture, réforme ou changement de fond
(…). Il effectue un pas en avant et puis s’arrête là. » Démonstration,
pour ceux qui en doutaient encore, par le squat d’Aubervilliers.
Des rodomontades à l’aplatissement
Jour et nuit, depuis le 11 juillet dernier, ces familles africaines se
relayaient au campement installé devant un groupe scolaire pour exiger
le relogement de « tous les squatters ». La situation s’était durcie
jeudi dernier après la première évacuation par la force du site, à la
suite d’une décision d’expulsion prononcée le 3 septembre par le
tribunal de Bobigny, à la demande de la municipalité communiste. Mais
comme le soulignait un élu de la municipalité : « Ces gens-là prennent
la place d’autres personnes, au moins aussi pauvres qu’elles, mais qui
ont décidé de rester dans la légalité. »
En France, où seuls semblent désormais compter les rapports de force, la
légalité paie rarement. Chaque immigré sait malheureusement cela
lorsqu’il débarque chez nous…
PARIS (PC) — La candidate socialiste à la dernière élection présidentielle en France, Ségolène Royal, arrive au Québec dimanche pour une visite de quatre jours, sa première en terre
québécoise.
Officiellement, Mme Royal effectue ce "voyage officiel" à titre de présidente de la région Poitou-Charente, où les fêtes du 400ème anniversaire de la fondation de Québec auront un "retentissement particulier" puisque Samuel de Champlain y a vu le jour.
Environnement, prévention de la délinquance sexuelle, Francophonie, modèle social : Mme Royal, qui aspire à jouer un rôle prédominant dans la refonte du Parti socialiste, profitera de son séjour pour "s'intéresser de près au laboratoire de la modernité, imaginatif et pragmatique, qu'est aujourd'hui le Québec."
Le débat sur les "accommodements raisonnables", où se posent, selon elle, des "questions essentielles", l'intéresse également.
"L'expérience québécoise est particulièrement intéressante, a expliqué Mme Royal lors d'une rencontre avec la presse vendredi à Paris. Nos approches et nos outils ne sont pas forcément les mêmes, mais les interrogations sont très voisines. Je crois que la confrontation de nos expériences peut être très fructueuse."
Pendant son séjour, Ségolène Royal sera reçue par le premier ministre Jean Charest. Elle verra aussi le chef de l'opposition officielle Mario Dumont et aura un entretien "en tête-à-tête" avec la chef du Parti québécois, Pauline Marois, envers qui elle a, à l'évidence, un préjugé favorable.
"Je crois qu'elle a une vision politique qui est assez proche de la mienne, a dit Mme Royal. J'ai bien l'intention de rester en contact avec elle."
Pendant son séjour, la socialiste s'attend bien entendu à être interrogée sur sa position face à la souveraineté du Québec. On se souvient que Mme Royal avait évoqué la "souveraineté et la liberté du Québec" à l'issue d'un entretien avec l'ex-chef péquiste André Boisclair au début de l'année à Paris. Ses propos, dont le sens et la portée avaient été nettement exagérés au Québec comme en France, avaient suscité, en pleine campagne présidentielle, une vive polémique.
Si on l'interroge, Mme Royal reviendra sur cette affaire. "Je répondrai là-dessus", a-t-elle assuré. Il serait étonnant toutefois qu'elle trébuche à nouveau sur cette question.
"L'incident est clos", a-t-elle redit, tout en affirmant que sa déclaration, "gonflée" à l'époque par ses adversaires, traduisait la position traditionnelle de la France, c'est-à-dire "la non ingérence et la non indifférence".
A l'Université de Montréal mercredi, Mme Royal prononcera par ailleurs une allocution sur la Francophonie dans le monde.
"La Francophonie n'est pas l'héritage de la colonisation. Il faut sortir la sortir de son image passéiste et la valoriser en France", devrait-elle dire.
La visite de Ségolène Royal l'a conduira donc à Québec et à Montréal, mais pas à Ottawa, même si les autorités canadiennes l'ont "amicalement invitée" à passer par la capitale fédérale. Son seul contact avec l'Etat canadien se fera à l'occasion d'une rencontre à la Citadelle de Québec avec la gouverneure générale Michaelle Jean.
Elle entend toutefois se consacrer au Canada "très bientôt" à l'occasion d'une autre visite
La mise en vente sur le site Internet bernardlaporte.com de 10 000 répliques du maillot du XV de France ornées de son autographe au tarif de 146 euros (frais de port compris) a obligé le
sélectionneur du XV de France à effectuer une série de mises au point, mercredi 12 septembre.
L'entraîneur des Bleus a tout d'abord indiqué qu'"une partie" des bénéfices de cette opération serait reversée à sa "fondation". Dans l'après-midi, son site Internet évoquait "une œuvre caritative qui sera communiquée à l'issue de la Coupe du monde".
Son homme d'affaires s'est ensuite fait plus précis : il s'agira de l'association Greffe de vie. "Je voulais laisser l'initiative à Bernard Laporte de dire après la Coupe du monde, j'ai vendu tant de maillots, une partie des bénéfices sera reversée à cette association, explique Serge Benaïm. Mais cette histoire a pris de telles proportions qu'il a décidé de tout annoncer hier."
Jeudi, Serge Benaïm a assuré au Monde qu'il avait obtenu "un accord verbal" de la FFR pour mener cette opération commerciale. "Jamais !", a assuré Guy Piera, vice-président de la FFR, jeudi matin. "Une demande pour obtenir l'accord de la Fédération sur cette opération nous a effectivement été faite en janvier par Serge Benaïm. Cette opération ne nous plaisait pas, nous l'avons donc bloquée. On a fait savoir à M. Benaïm que ce qui n'était pas négociable, c'était d'acheter les maillots directement à Nike plutôt qu'à la FFR."
"Pas de commentaires", a réagi la société Nike, l'équipementier du XV de France
Après des négociations avec Provale [le syndicat des joueurs professionnels], il a été acté que les joueurs et entraîneurs de l'équipe de France ne pouvaient pas négocier individuellement leur image à partir du moment où elle était associée à l'un des attributs de l'équipe de France.
Seule la FFR a ce pouvoir de négociation. M. Laporte, est à ce régime, comme les joueurs du XV de France. Il n'a pas le droit de se servir du maillot, du blason, de la cravate de l'équipe de France. Après la polémique sur la lettre de Guy Môquet lue aux Bleus avant le match d'ouverture du Mondial, puis celle sur un reportage de TF1, tourné avec l'accord de la Fédération française de rugby (FFR) - dont les images, selon Clément Poitrenaud "sont montées pour faire passer [les joueurs] pour des cons" -, et surtout, une défaite sur le terrain des Bleus face à l'Argentine, la Coupe du monde commence décidément bien mal pour Bernard Laporte.
Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker (Reuters)
La réunion de l'Eurogroupe, forum des ministres des Finances des pays de la zone euro, qui se tenait vendredi 14 septembre à Porto, s'est terminée sur une mise en garde à la France. Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a en effet critiqué le manque d'"ambition" de Paris en matière de réduction de son déficit public
Lors d'une conférence de presse, Jean-Claude Juncker a déclaré: "Nous pensons que les ambitions dont la France a fait preuve (en matière de réduction des déficits) ne correspondent pas tout à fait au niveau des attentes qui sont les nôtres".
Les réformes structurelles engagées par la France "vont dans la bonne direction et sont de nature à augmenter le potentiel de croissance", mais "nous pensons que réformes structurelles et amélioration budgétaire doivent aller ensemble", a ajouté le ministre des Finances et Premier ministre luxembourgeois.
La réunion a également permis aux ministres de tenter de minimiser les conséquences de l'euro fort, notamment son incidence sur la croissance de
la région.
Ainsi, peu avant le début de la conférence, Jean-Claude Juncker avait affirmé à la presse "j'étais plus inquiet à l'époque où l'euro était trop faible que je ne le suis aujourd'hui", alors que la
monnaie unique flirte avec le seuil de 1,40 dollar. De même, le ministre autrichien des Finances Wilhelm Molterer, a fait la démonstration de son optimisme sur la capacité de la zone euro : "la
croissance est vigoureuse en Europe, l'économie est solide, donc nous pouvons faire face" au préjudice qu'occasionne un euro fort sur les exportations.
"Résister au choc pétrolier"
Pour sa part, le belge Didier Reynders s'est montré plus mitigé, estimant que "bien entendu nous sommes préoccupés concernant (l'impact sur) de nombreuses
exportations, vers les Etats-Unis, vers la Chine aussi". "Mais", a-t-il nuancé, "nous sommes capables de résister à de nombreux chocs externes, en premier lieu au choc pétrolier", lié au niveau
record historique du prix du baril de brut, supérieur à 80 dollars. Et donc "ce n'est pas vraiment problématique (en ce moment) d'avoir un tel niveau de prix pour le pétrole car nous avons un
euro fort".
Dans le même temps, il a souligné que les ministres de la zone euro étaient davantage soucieux de "l'évolution de la croissance économique" en zone euro".
L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) vient de prévenir que la crise financière de l'été se traduirait par un ralentissement de l'activité économique dans les
grands pays industrialisés et la Commission européenne a revu un peu à la baisse sa prévision de croissance pour la zone euro en 2007, de 2,6% à 2,5%.
NOUVELOBS.COM | 14.09.2007 | 18:42
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| Ségolène Royal à la Fête nationale de l'Unità en Italie |
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Ségolène Royal était, dimanche 9 septembre, l'invitée de la Fête nationale de l'Unità organisée par le Parti des Démocrates de Gauche italien à Bologne. Invitée à
l'initiative de Piero FASSINO, premier secrétaire des "Damocratici di |
| > Voir la vidéo de l'Interview par Lucia Annunziata |
La lecture d’Hannah Arendt peut nous permettre, si nous le souhaitons vraiment, de sortir de cette confusion. Dans une de ses oeuvres majeurs (La Condition de l’homme moderne), Arendt propose de distinguer trois modalités de la vie active (vita activa) : travail, oeuvre et action. Trois points sont essentiels à saisir. Travail, oeuvre et action sont des activités distinctes et non pas séparées et exclusives. Ces trois activités sont en un sens transhistoriques, elles correspondent à la condition humaine sur Terre. Elles sont cependant soumises à évolution, elles sont historiques. Arendt se place toujours “du point de vue du monde”. Il s’agit pour elle de stigmatiser tout ce qui menace l’existence d’un monde commun.
L’activité humaine élémentaire est le travail, corrélatif du cycle biologique et de la vie entendue comme zoé et non comme bios. L’être humain, en tant qu’il travaille est membre de l’espèce et non un individu possédant une biographie. Le travail est donc immergé dans la nature, et la consommation appartient à son cycle. Il est circulaire, itératif, anonyme.
Est-ce cette forme d’activité que l’on propose comme valeur centrale de notre société ? Est-ce à cette forme d’esclavage moderne que l’on veut condamner jusqu’à leur mort les hommes ?
Arendt voit d’abord dans l’oeuvre l’édification d’un monde, non naturel, plus exactement bâti contre la nature, qui construit des objets et non des produits de consommation, et qui est fait pour durer. Durer veut dire d’abord fournir un cadre humanisé, qui soit plus permanent et plus endurant que la vie d’une génération. Sans un monde durable, nulle biographie n’est concevable, naissance et mort sont alors insignifiantes en regard de la perpétuation de l’espèce et de ses membres ; ce n’est que face au monde que naissance et mort peuvent apparaître, être perçues. Gouverné par l’objet à produire, l’oeuvre est la seule activité qui connaisse un début et une fin. Quelle part d’œuvre est présente dans ce que nous appelons « travail » ?
L’utilitarisme est la philosophie spontanée de l’homo faber qui a tendance à transgresser les limites de son activité et à généraliser l’expérience de la fabrication. Nous vivons maintenant les conséquences de cette transgression qui dégrade “la nature et le monde au rang de moyens, en les privant l’un et l’autre de leur dignité indépendante”. C’est pourquoi Arendt, dans La Condition de l’homme moderne, insiste sur la différence entre sens et utilité, entre le “en raison de ” et le “afin de”.
Mais pour que la sphère de la signification se fasse jour, il faut faire intervenir une autre activité, l’action proprement dite. L’action et la parole (praxis et lexis) permettent à chacun de se manifester, de s’exprimer, de se communiquer. L’action ne peut exister que dans la pluralité, dans un réseau qui double en quelque sorte le monde. L’action n’est possible que par le monde, puisque aucune individualité, aucune subjectivité ne peut se faire jour sans l’objectivité construite par l’homo faber. Réciproquement le monde serait dépourvu de sens sans action et parole.
”A moins de faire parler de lui par les hommes et à moins de les abriter, le monde ne serait plus un artifice humain mais un monceau de choses disparates auquel chaque individu isolément serait libre d’ajouter un objet ; à moins d’un artifice humain pour les abriter, les affaires humaines seraient aussi flottantes, aussi futiles et vaines que les errances d’une tribu nomade”.
Ne sommes-nous pas en pleine errance, à la recherche d’un sens à notre vie ?
La question du travail et de la retraite nous offre une occasion de plus pour nous interroger sur le sens profond de l’activité humaine.
T.T. d'Ouville in Agoravox
Une question qui nous interpelle:
Pourquoi en France la Droite et ses relais médias ne cessent de seriner qu'il faut encore reculer l'âge de la retraite.. tandis que dans les faits le MEDEF ne cesse de se débarasser de ses
collaborateurs à partir de 45, 50 ou 55 ans?
Un exemple? Celui de LCL qui vient de concocter un départ à 57ans.. sous prétexte de "rajeunir l'entreprise"....
La révision de la constitution et la modernisation de la vie politique mises en chantier par Nicolas Sarkozy offre l’occasion d’un véritable défi pour
le Parti socialiste quant au véritable "serpent de mer" de la rénovation démocratique.
Lors d’une conférence de presse du jeudi 6 septembre 2007, M. Balladur a fait le point sur les travaux de la commission sur la réforme des institutions.
Mise en place par le président Sarkozy, elle doit achever ses travaux le 31 octobre 2007, en vue d’une adoption de la réforme par le Parlement réuni en congrès à Versailles vers la fin janvier 2008. Du 11 au 26 septembre, les 13 "sages" de « la commission Balladur » entendront les leaders des partis représentés à l’Assemblée nationale, au Sénat ou au Parlement européen. François Bayrou (MoDem) sera reçu mardi, Jean-Marie Le Pen mercredi, Marie-George Buffet (PCF) et Cécile Duflot (Verts) le 18 septembre, Patrick Devedjian (UMP) et François Hollande (PS) le 19 septembre, et Hervé Morin le 25 septembre (Nouveau centre).
Pour être votée, la réforme des institutions devra être approuvée par les trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis en congrès. Un seuil que l’UMP et son allié du Nouveau centre ne peuvent atteindre sans l’appui des parlementaires du PS.
Le Parti socialiste est donc maître du jeu, d’autant que la constitution de ce comité constitutionnel présidé par M. Balladur comprend des personnalités dites « de gauche ». Bien évidemment sur de nombreux chantiers (présidentialisme- parlementarisme, dose de proportionnelle, réforme du Sénat, pouvoirs du président, du Parlement, etc.) les clivages entre les parlementaires ne suivent pas obligatoirement ceux des partis. Cependant il est une réforme constitutionnelle dont la gauche pourrait se saisir avec efficacité, si tant est que le courage politique, le respect des engagements, demeurent parmi ses valeurs démocratiques ; il s’agit de la suppression du cumul des mandats pour les députés, voire les parlementaires.
En effet, la rénovation démocratique a été de tous les programmes des candidats à la présidentielle porteurs d’une nouvelle république ou sixième république. En particulier, le projet PS 2007, le programme de Mme Ségolène Royal, le rapport du sénateur socialiste Bel, le projet du Mouvement des jeunes socialistes, sans parler du projet de la Convention pour une sixième république, ont tous mis l’accent sur la nécessité de traiter radicalement de la question du non-cumul des mandats. Sans revenir sur les arguments de certains constitutionnalistes qui considèrent comme M. Guy Carcassonne dans un article du 17 janvier 2007 intitulé « Comment mettre fin au cumul des mandats » que « La suppression du cumul pour les députés n’est pas une réforme parmi les autres. En l’état de nos institutions, elle est la mère de toutes les autres », ou comme M. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à Montpellier, et membre de l’Institut universitaire de France, aux questions des Libénautes sur la possible réforme de la Constitution. "Liberation.fr" mercredi 4 juillet 2007, qui déclarait que « La vraie réforme serait d’interdire le cumul des mandats », il est clair que cette reforme du cumul des mandats est centrale.
Il sera donc intéressant de constater si les députés socialistes ou personnalités politiques du PS, dont plusieurs ont signé une pétition en 1997, intitulée « Un seul mandat pour chaque élu » dont l’original de ce document se trouve dans Le Nouvel Observateur n° 1 691 - du 3 au 9 avril 1997, page 55, vont saisir l’opportunité ouverte par la commission Balladur sur la révision et la modernisation institutionnelle pour faire passer cette revendication.
Une telle revendication pourrait d’ailleurs être soutenue par de nombreux élus et pas seulement de gauche. Ainsi, je rappelle qu’une proposition n° 3108 de Loi organique déposée par M. Blanc, en mai 2006, sur le bureau de l’assemblée existe et est ainsi rédigée.
Article 1erAprès l’article L.O. 128 du Code électoral, il est inséré un article L.O. 128-1 ainsi
rédigé :
« Art. L.O. 128-1. - Sont inéligibles les personnes qui ont exercé deux mandats successifs de député. »
Article 2 L’article L.O. 141 du code électoral est ainsi rédigé :
« Art. L. O. 141. - Le mandat de député est incompatible avec l’exercice d’un des mandats énumérés ci-après : conseiller régional, conseiller à l’assemblée de Corse, conseiller
général, ... ».
Le Parti socialiste saisira-t-il l’opportunité qui lui est ainsi donnée d’emporter la décision sur la question du cumul des mandats et de prouver ainsi aux citoyens, que le combat pour la démocratie est un de ses combats essentiels. Pour de nombreux citoyens, c’est la crédibilité du Parti socialiste, de ses élus, de son organisation qui est en jeu.
Vous trouverez les articles cités en référence sur http://constitution.vosforums.com/index.php
Le site de la commission Balladur ; http://www.comite-constitutionnel.fr
par Changer la République ou s'abstenir en 2007 in Agoravox
Et une proposition de Ségolène de reprise encore!.. Quand on n'a pas d'idées, on prend celles des autres: c'est la quintescence du
Sarkozysme..
Maiintenant, je vois qu'à gauche comme à droite, nos barons de la politique locale tremblent! et çà fait du bien..