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Dimanche 23 septembre 2007

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Dimanche 23 septembre 2007

 

Bert DelLe maire de Paris Bertrand Delanoë a déploré vendredi "la pression grandissante qui s'exerce sur les étrangers" de la capitale "avec la multiplication des contrôles d'identité et des interpellations collectives".

Au lendemain du vote par l'Assemblée nationale du projet de loi du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux visant à durcir les conditions du regroupement familial, M. Delanoë "appelle le gouvernement au plus grand discernement" en la matière.

"Le durcissement mécanique et incessant des conditions de régularisation n'aboutit, dans les faits, qu'à l'augmentation du nombre de sans-papiers".

Le maire de paris "regrette également les conditions parfois inhumaines d'application de la loi". "Une vraie politique de l'immigration ne peut se résumer à un suivi obsessionnel d'objectifs chiffrés d'expulsions", affirme Bertrand Delanoë dans son communiqué, craignant que cette méthode "inadaptée aux réalités humaines ne débouche sur un nombre croissant de dérapages et de drames individuels".

Jeudi, une Chinoise d'une cinquantaine d'années en situation irrégulière est tombée du premier étage d'un immeuble du Xe arrondissement de Paris, au moment où des policiers interrogeaient l'occupant des lieux mis en cause dans une affaire de vol à la suite d'une plainte déposée par un ressortissant chinois, expulsé depuis.

Elle se trouvait toujours dans le coma vendredi et son pronostic vital est engagé.

Source : AP


 
Dimanche 23 septembre 2007

 

À l'Université de Montréal, Ségolène Royal a fait hier un plaidoyer en faveur de la Francophonie et de la diversité culturelle.

Plusieurs centaines d'étudiants et de professeurs attendaient la femme politique qui, tout sourire, a dû se frayer un chemin jusqu'à la salle de conférence bondée sous les cliquetis des nombreux photographes, parmi lesquels se trouvaient des représentants de la presse française.

«Nous partageons cette forte conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres, qu'elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l'on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi du plus fort», a affirmé le femme politique dans un discours qui abordait également le thème de l'économie sociale et la question, très actuelle au Québec, des «accommodements raisonnables».

«Pour certaines élites promptes à épouser les conformismes dominants, la Francophonie serait dépassée, hors de la modernité. Quel contre-sens! Je crois, moi, à la modernité de cet espace "affinitaire" dessiné par le partage d'une langue et la volonté de la défendre, de la promouvoir dans le concert du monde».

Ségolène Royal a rappelé que c'est dans la région qu'elle préside depuis 2004, le Poitou-Charentes, qu'est né Samuel de Champlain, le fondateur de la ville de Québec. «Le 400e anniversaire de la fondation de Québec et le Sommet de la Francophonie qui l'accompagnera [du 17 au 19 octobre 2008] seront l'occasion de conjuguer nos efforts pour donner à la Francophonie un souffle nouveau, à la hauteur des enjeux du siècle où nous entrons, a-t-elle prédit, souhaitant à cette occasion des actions concrètes telles que la création d'une université francophone dotée d'antennes dans les grandes capitales et l'élaboration d'un «contrat commun» pour la protection de l'environnement.

«Côte à côte, nous avons oeuvré à la reconnaissance de la diversité culturelle pour donner à la mondialisation un autre sens que le profit», a-t-elle ajouté, appelant à «poursuivre» cette lutte tout en évitant les «replis identitaires».

Ségolène Royal a fait un lien entre cette diversité et la question environnementale, un thème qu'elle s'apprêtait à aborder hier après-midi avec des représentants de groupes écologistes québécois. «La monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols».

Elle a fait remarquer que 6000 langues avaient disparu au cours du XXe siècle. Une étude américaine vient d'ailleurs de souligner qu'une langue tombe encore dans l'oubli tous les 15 jours dans le monde.

Sur le réchauffement climatique, elle a prudemment constaté que «le Canada et la France n'ont pas fait le même choix par rapport au protocole de Kyoto».

Ségolène Royal a d'autre part plaidé en faveur de l'«économie sociale», un domaine dans lequel elle dit être venue tisser de nouveaux liens entre sa région et le Québec.

En réponse à une question posée par un auditeur, elle s'est par ailleurs déclarée attachée à la défense du «dialogue social» et d'acquis tels que les contrats de travail et le salaire minimum.

Abordant les «accommodements raisonnables», Ségolène Royal a noté ceci: «L'expérience québécoise est particulièrement intéressante car elle est à la fois une réussite, pour être reconnue dans un environnement majoritairement anglophone, et une volonté de reconnaître toutes les composantes actuelles du Québec sans heurter le besoin d'unité et de respect des valeurs fondatrices comme l'égalité, la liberté et la fraternité.»


 
Dimanche 23 septembre 2007

Le samedi 22 septembre 2007

Éric Clément

La Presse (Cyberpresse.canada)

«J'avais dit: pas de journalistes!» Ségolène Royal me regarde droit dans les yeux, un regard profond, pénétrant à en être dérangeant. Elle n'est pas en colère, mais elle n'est pas contente.

Alors qu'elle serrait des mains en souriant à des militants de la cellule montréalaise du Parti socialiste français, réunis en privé mercredi soir dans les locaux de l'Union française, rue Viger, elle vient de me repérer avec mon calepin dans les mains.

Saisi par ses yeux perçants et son ton cassant, je la revois soudain face à Nicolas Sarkozy lors du débat de l'élection présidentielle française, le 2 mai dernier: «Je n'ai pas perdu mes nerfs, M. Sarkozy, je suis en colère!» lui avait-elle lancé, tremblante d'émoi.

Mme Royal ne veut pas de journaliste, me dit-elle, car elle ne veut pas de polémique.

Elle a d'ailleurs rejeté toutes les demandes d'entrevue des médias québécois et même des participations à des émissions radiophoniques ou télévisées d'ici. La visite au Québec de la présidente de la région Poitou-Charentes et candidate à la direction du PS s'est jusque-là bien déroulée, sans dérapage médiatique. Elle ne veut pas que ça change.

Du coup, elle m'interdit d'écrire quoi que ce soit sur cette réunion privée. On discute. Elle se calme. «Mais vous allez écrire quoi?» me demande-t-elle. Elle m'écoute lui dire que je vais tout simplement rendre compte de son passage à l'Union française, où elle est venue saluer les dizaines de militants qui ont fait campagne en sa faveur à Montréal au printemps dernier. Une campagne réussie, d'ailleurs, puisque Mme Royal y a battu Nicolas Sarkozy au premier tour (35,7%) et au second tour (56%).

Non, lui dis-je, je ne suis pas intéressé à parler du «lapsus sur Sarkozy» qu'elle dit avoir fait quelques instants plus tôt dans le bref discours qu'elle a prononcé sans micro et qui était donc souvent difficilement audible.

Finalement, après quelques palabres, elle retrouve son sourire, celui qu'elle a adressé durant toute la semaine aux personnes venues l'écouter ou simplement la saluer. Un sourire qui illumine son beau visage de poupée de cire. Puis elle retourne tendre la main à des militants émus, serrés les uns contre les autres dans cette pièce trop petite où, il y a quelques mois, ils ont regardé le débat électoral sur un écran placé au mur.

 

Rénovation nécessaire du PS

 

Plusieurs personnalités québécoises sont là: l'ex-ministre Louise Beaudoin, l'ex-syndicaliste Gérald Larose, Me Julius Grey, les anciens conseillers municipaux André Cardinal et Marius Minier. Vêtue d'un chemisier rose, couleur de circonstance, Mme Royal commence son allocution. La lumière n'est pas forte dans la pièce. Inspirée, elle lance: «Au fur et à mesure de la rénovation, la lumière va jaillir.»

La rénovation. Celle du Parti socialiste, bien sûr. Elle aborde le sujet de cette bataille qu'elle va mener contre les caciques du PS afin, espère-t-elle, de devenir dans un an la première femme chef du parti rénové par François Mitterrand en 1971.

Plus tôt dans la journée, La Presse lui avait demandé si l'Union de la gauche française était toujours d'actualité. «Bien sûr, avait-elle répondu. Il faut élargir, il faut élargir.» Et tous ces gens de gauche que Nicolas Sarkozy nomme dans des commissions? Il n'y a plus de ligne de parti? Elle répond que la participation à une commission, «ce n'est pas comme faire partie du gouvernement». Mais, dans la foulée, elle ajoute: «Cela pose de vraies interrogations...»

L'heure tourne. Plusieurs artistes, dont Michel Côté, Rémy Girard et Denise Filiatrault, l'attendent au restaurant La Bête humaine, à Outremont, pour une fête. Derniers mercis et au revoir aux militants. Elle s'engouffre dans sa fourgonnette noire aux airs de corbillard. Direction rue Van Horne.

Là, l'ambiance est décontractée. Les médias français monopolisent Mme Royal pendant un moment. Flashs. Caméras braquées sur les stars. C'est l'ambiance showbiz. Le champagne coule à flots. Ségolène Royal, à qui l'on présente tour à tour nos vedettes, est à l'aise mais conserve une certaine retenue. «Elle adore s'amuser et n'est jamais fatiguée», dit son attachée de presse, Agnès Longueville.

Finalement, après avoir parlé à Luc Plamondon et Monique Mercure, elle quitte les lieux après avoir pris le temps de saluer tout le monde, ne laissant sur place que quelques membres de sa délégation bien heureux de pouvoir trinquer encore un peu avec un Robert Charlebois en grande forme.

 

 
 
 
Dimanche 23 septembre 2007

Publié le 21.09.2007 à 17:02

 Ségolène Royal fête ses 54 ans aujourd'hui! La femme politique française est née le 22 septembre 1953 à Dakar. Elle est née à Dakar car son père est un militaire...

Elle devient diplômée de l’IEP de Paris et poursuit ses études à l’ENA, ce qui l’aide à devenir conseillère de tribunal administratif en disponibilité. Elle est nommée conseillère de la jeunesse et des sports puis des affaires sociales sous la présidence de Mitterrand.

Elle entre au parti socialiste est devient ministre à plusieurs reprises : en 1992 au ministère de l’environnement, en 1997 à l’enseignement scolaire, en 2001 au ministère délégué à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées.

En 2004 elle devient présidente du conseil général de Poitou-Charentes. En 2006 elle annonce qu’elle sera candidate aux élections présidentielles de 2007 et s’affiche en tête des sondages. Elle perd les élections au deuxième tour face à Nicolas Sarkozy
Dimanche 23 septembre 2007

Le samedi 22 septembre 2007

Mario Roy

La Presse (cyberpresse.ca)

Ségolène Royal a fait son tour du Québec, un parcours presque triomphal auquel il ne manquait que le défilé sur le chemin du Roy et l'apparition au balcon de l'hôtel de ville de Montréal! C'est peu de dire, en effet, que la candidate défaite à la dernière élection présidentielle française a été bien accueillie: elle l'a été avec une affection et une ferveur frisant l'adulation.

Pour l'entendre à l'Université de Montréal, on s'est physiquement bousculé aux portes d'un amphithéâtre de 750 places subitement devenu trop petit. À la sortie, il a fallu la protéger, comme on le ferait pour une vedette rock.

Plusieurs ont parlé de «Ségomanie». Et c'est bien de cela qu'il s'agit.

Car ce n'est ni le pouvoir dont elle ne dispose pas, bien entendu, ni le souffle qu'elle aurait donné à son parti ni son discours politique, qui fascinent. Pour voir les choses froidement, Ségolène Royal vit pour l'instant l'échec sur tous ces plans. Et l'échec n'a jamais séduit les foules.

La candidate a dû laisser Nicolas Sarkozy entrer à l'Élysée après avoir, le 6 mai, accusé un déficit de six points de pourcentage, d'autant plus significatif que la participation au second tour de la présidentielle a été forte, à hauteur de 85%.

Le Parti socialiste, qu'elle dirige de facto, est arrivé à un ultime degré de déconfiture. Le problème du leadership reste entier. L'usine à idées est fermée. Les pontes du parti s'entre-déchirent: à 5000 kilomètres de chez elle, Ségolène Royal a ainsi dû répondre à la charge de Lionel Jospin (dans L'impasse, un brûlot qui sera disponible en France dans deux jours).

Enfin et surtout: son discours politique a peu de substance, ce qu'on avait subodoré il y a six mois. L'allocution qu'elle a prononcée à l'UdM a pris la forme d'une fournée de tartes aux pommes bien chaudes et bien sucrées. Évidemment que la francophonie est une grande chose! Que le Québec est admirable de résilience! Que la diversité culturelle est souhaitable! Qu'il faut davantage d'égalité (et de liberté, et de fraternité)! Qu'on doit se méfier du profit et de la mondialisation!

Quelque chose de neuf, à part ça ?

Pourquoi la «Ségomanie», alors? C'est assez simple.

D'abord, Ségolène Royal porte la bonne étiquette - le bon logo, dirait Naomi Klein. Elle est socialiste. Ce qui, en politique, demeure le dernier courant romantique, quelles que soient les rebuffades que la réalité lui oppose avec entêtement.

C'est une très belle femme, ensuite, titulaire d'un charme irrésistible. La remarque n'est pas sexiste: des hommes ont profité d'atouts comparables, Tony Blair, Bill Clinton, Pierre Trudeau. Et, à un autre niveau, Che Guevara, certainement pas idolâtré chez les ados pour son héritage intellectuel ou politique...

Enfin, elle possède cette sorte de magnétisme indéfinissable dont était aussi pourvu Trudeau, encore. Ou René Lévesque. Ou Ronald Reagan. Ou François Mitterrand. Ne pas en disposer condamne un chef à une survie politique difficile - comme pourrait sans doute en témoigner Stéphane Dion.

Ségolène Royal aura donc séduit le Québec. Mais il lui reste toujours à conquérir la France.

 

 
 
 

 Ce que dit la presse canadienne

 

 
 
 
Dimanche 23 septembre 2007

samedi 22 septembre 2007

Merci pour cet accueil extraordinairement chaleureux. Je n’ai qu’un regret à émettre, en effet, c’est que cette salle ne soit pas assez grande pour accueillir les plusieurs centaines de personnes qui sont à l’extérieur et j’espère que vous allez obtenir, en effet, tout le crédit public pour construire un très grand amphi où je reviendrai l’année prochaine pour vérifier.

 

Lire l’article : http://www.spcm.org/Journal/spip.php?breve1759

 

Dimanche 23 septembre 2007

BAMAKO (Reuters) - Adame Ba Konaré, historienne et épouse de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, a invité dimanche les historiens africains à participer à la rédaction d'un manuel d'histoire sur leur continent destiné à "mettre à niveau" les connaissances de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique.

L'invitation, rendue publique lors d'une conférence de presse à Bamako, fait suite aux propos tenus par le chef de l'Etat français en juillet dans l'enceinte de la prestigieuse université Cheick Anta Diop à Dakar.

L'orateur, dont c'était la première visite en Afrique sub-saharienne depuis son élection en juin, y avait affirmé que l'Afrique était à la marge de l'Histoire, qu'elle était immobile, stationnaire.

"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. Le paysan africain (...) ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait affirmé le successeur de Jacques Chirac devant un parterre d'intellectuels sénégalais.

Pour Adame Ba, dont l'époux préside aujourd'hui la Commission de l'Union africaine, "ce sont des affirmations qui reposent sur des poncifs, sur les théories euclidiennes sur l'Afrique, sur l'imagerie coloniale, qui disaient que l'Afrique n'avait pas d'Histoire, qu'il fallait venir admirer l'enfance du monde en Afrique, que l'Africain était installé dans l'immobilisme et qu'il n' y avait pas de dynamisme dans les sociétés africaines...".

L'historienne a expliqué que sa démarche, qu'elle a qualifiée de scientifique, consistait précisément à produire des connaissances censées s'opposer à des affirmations qui, selon elle, ne reposaient que sur des "pseudo-théories".

"Donc, l'objectif c'est d'inviter mes collègues historiens à produire chacun un article dans son domaine de compétence académique avant fin 2007. Lorsque tous les textes seront rassemblés, nous en ferons un recueil à paraître courant 2008.

"Et nous prendrons les mesures adéquates pour acheminer un exemplaire de cet ouvrage collectif vers le président Sarkozy et les autorités françaises, afin de les mettre à niveau de connaissance avec l'Histoire de l'Afrique", a ajouté l'universitaire.

De nombreux intellectuels africains avaient été choqués par le discours de Dakar du nouveau chef de l'Etat français, dont les thèses avaient été jugées par certains comme condescendantes et dépassées.

 

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