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Mardi 4 septembre 2007

Économie Énergie quinquennat sarkozy | 2 septembre 2007 | Raphaël Anglade 

 

L’Elysée a donc tranché : il y aura bien privatisation de GDF.

Les hésitations des derniers mois ne portaient pas tellement sur le principe de cette fusion (qui, rappelons-le, va conduire à la privatisation de GDF), mais sur les modalités. Les actions de Suez, en effet, on pris beaucoup de valeur depuis la brillante idée de Dominique de Villepin, et cette fusion aurait placé l’Etat, actionnaire de GDF, dans une position très minoritaire dans le nouvel ensemble, en dessous de la minorité de blocage. Le solution trouvée est très simple, les activités "environnement" de Suez (on appelle "environnement" le traitement des déchets et des eaux usées, et parfois le financement occulte des partis politiques), vont être détachées de l’ensemble Suez en gardant les mêmes actionnaires. les activités "énergie" vont fusionner avec GDF.

Cette solution, avait été imaginée par Dominique de Villepin pour "sauver" Suez, victime d’une tentative d’OPA probablement suscitée par l’inénarrable Alain Minc, qui décidément n’en rate pas une (à ce propos, on vous conseille à nouveau l’ouvrage de Laurent Mauduit, Petits conseils).

Nicolas Sarkozy l’avait mollement soutenue, se souvenant que, Ministre de l’Economie et des Finances, il avait défendu l’ouverture du capital d’EDF en rassurant les syndicats de GDF avec des arguments disons... tranchants. Qu’on en juge...


Sarkozy gdf
envoyé par petitnico2007

Mettre ainsi Sarkozy en porte à faux avait sans doute contribué à rendre ce montage sympathique aux yeux de Dominique de Villepin, cela va sans dire.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait gardé un silence prudent sur cette opération qui a de nombreux inconvénients stratégiques pour la politique industrielle de la France : empêcher la "refusion" d’EDF et de GDF, abandonner le contrôle par l’Etat de GDF à un moment où tous les pays du monde durcissent leur lutte pour l’indépendance énergétique et ou le pétrole va venir à se raréfier...

Ségolène Royal, comme le Parti socialiste, penchait pour une fusion GDF EDF, passant par une renationalisation d’EDF, qui aurait pu se financer par un montage de LBO (traduction : sans dépense de l’Etat) et aurait doté de pays d’un puissant outil d’indépendance énergétique.

De nombreux observateurs, y compris à Betapolitique, pensaient que le montage serait abandonné.

Il n’en sera donc rien. Pour l’ancien avocat d’affaires, la tentation du meccano industriel et des jolis coups avec son ami Mestrallet est trop forte. Il y aura donc reniement.

La vidéo de 2004, dans ce contexte, est éloquente. Elle condense une bonne part de la méthode Sarkozy. Le mensonge le plus fort, clamé avec la conviction la plus entière, et un soupçon de violence, ça passe, ça passe toujours.

 

Mardi 4 septembre 2007

SIDA quinquennat sarkozy | 4 septembre 2007 | Raphaël Anglade

 

Act Up-Paris, AIDES, Sidaction, Solidarité Sida.

28 août 2007

Fonds mondial sida : les reniements de N. Sarkozy priveraient de traitement 15 000 malades

Ce mercredi 29 août, Eric Woerth doit se rendre à l’Elysée pour proposer à Nicolas Sarkozy de faire des économies sur le dos des malades du sida. Le ministre du Budget propose en effet que, pour la première fois de son histoire, la France n’augmente pas en 2008 sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida (comme la France s’y est pourtant engagée à de nombreuses reprises) - mais au contraire la diminue, passant de 300 millions d’euros en 2007 à 250 millions en 2008. La vie de centaines de milliers de malades est directement en jeu. La baisse de 15% demandée par Eric Woerth reviendrait à supprimer le traitement sida à 15 000 des 100 000 malades pris en charge par la France à travers le Fonds mondial.

Nos associations rappellent au Président de la République ses engagements électoraux d’il y a quatre mois et ceux du G8 il y a deux mois, ainsi que les autres engagements de la France :

• Le 27 avril 2007, la France et les autres pays financeurs du Fonds mondial ont annoncé s’être mis d’accord pour quadrupler les ressources du Fonds mondial de 2 à 8 milliards de dollars entre 2007 et 2010 (sur les 23 milliards besoins estimés en tout nécessaires.

• Fin avril 2007, durant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy a affiché son soutien à cet objectif, en ajoutant dans ses propositions électorales : « On ne peut pas considérer que le problème du sida s’arrête aux frontières de l’hexagone. L’accès aux médicaments n’est pas seulement une obligation morale de solidarité, c’est une obligation pour nous »

• Le 7 juin 2007, au sommet du G8, Nicolas Sarkozy a précisé : « je me suis engagé sur l’accès universel au traitement du sida en 2010. Je me suis engagé pour que l’on fasse plus pour la santé des Africains. La France finance 10% du total des dépenses sur le Fonds sida, paludisme, tuberculose. Il n’est pas question de dire cela pour dire : « cela suffit ». Au contraire, nous sommes prêts à faire davantage. »

• Le 8 juin 2007, toujours au G8 : « Le G8 s’est engagé à financer la santé en Afrique à hauteur de 60 milliards de dollars au cours des prochaines années. Les Etats-Unis se sont engagés à financer la moitié de cette somme. Quant à la France, elle va consacrer un milliard de dollars par an à la santé en Afrique. »

Au vu de ces engagements, Nicolas Sarkozy doit au minimum maintenir le poids de 10% de la France dans le Fonds mondial. Cela représente 800 millions de dollars sur les 8 milliards à apporter en 2010 - soit 600 millions d’euros. La contribution française 2007 étant de 300 ME, cela implique 400 millions en 2008, 500 en 2009, afin d’arriver en 2010 à 600 millions.

Enfin, nous rappelons à Nicolas Sarkozy que, en avril 2007, après 12 mois de lobbying tous azimuts de la diplomatie française, la France a réussi à convaincre le Conseil d’Administration du Fonds d’engager comme Directeur Général son ex-ambassadeur Michel Kazatchkine. Pour ce faire, la France s’est à nouveau engagée auprès des pays pauvres et riches siégeant au Fonds mondial à augmenter considérablement sa contribution.

Les malades et les associations de lutte contre le sida sont bien conscients des contradictions budgétaires que rencontre le gouvernement. Mais la France n’en est pas devenue un pays pauvre pour autant. Les économies ne peuvent pas être réalisées sur le dos des plus faibles, ceux qui meurent du sida dans les pays en développement. Nicolas Sarkozy doit tenir ses propres engagements, et confirmer le maintien du poids de la France dans le Fonds, soit 400 millions d’euros dès 2008, sous peine de condamner à mort des centaines de milliers de malades.

 

Mardi 4 septembre 2007

L'ancienne magistrate en charge de l'affaire Elf, devenue conseillère du gouvernement norvégien, critique les projets de l'Elysée pour «dépénaliser» la vie économique.

Par Liberation.fr avec Reuters

LIBERATION.FR : mardi 4 septembre 2007

L’ancienne juge d’instruction Eva Joly critique violemment les projets de Nicolas Sarkozy de «dépénaliser» la vie économique et d’interdire dans ce domaine l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes.

«Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes», a-t-elle dit dans un entretien diffusé mardi sur France Info.

La magistrate, qui a quitté Paris en 2002 pour devenir conseillère du gouvernement norvégien, fait un parallèle entre le projet du chef de l’Etat concernant les entreprises et son idée de permettre des procès pour les criminels déclarés irresponsables.

«Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique», a-t-elle dit.

Dans un discours vendredi devant l’université d’été du syndicat patronal Medef, le président de la République a annoncé son intention de faire interdire l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes et son souhait de «dépénaliser» la vie économique.

Les chefs d’entreprise réclament depuis longtemps une réforme du délit «d’abus de biens sociaux» (le détournement de fonds au sein des sociétés).

«Dire que ce n’est pas grave de présenter des comptes inexacts ou de ne pas respecter la différence entre sa propre poche et la poche de l’entreprise, c’est grave. Le droit pénal, il ne faut pas l’oublier, protège les victimes», a dit l’ancienne magistrate.

Quant à l’interdiction pour les juges d’utiliser les lettres anonymes, elle la qualifie de «grave erreur», en rappelant que l’ONU et l’OCDE demandent à leurs membres de légiférer pour protéger les témoignages anonymes.

Eva Joly a notamment instruit l’affaire visant la société pétrolière Elf, utilisant parfois des lettres anonymes lorsqu’elles était confirmées par d’autres éléments. Le dossier s’est soldé par de lourdes peines de prison pour les dirigeants de cette société, reconnus coupables de détournements de fonds évalués à plusieurs centaines de millions d’euros

 

Mardi 4 septembre 2007
En déclarant le 30 août, à l’occasion de l’université du Medef, vouloir “mettre un terme” à la pénalisation du droit des affaires, Nicolas Sarkozy a fait plus que créer une polémique. Il a adressé un signe fort aux milieux d’affaires et au reste de la société. La délinquance en col blanc, au prétexte qu’elle relèverait du goût du risque et d’entreprendre, ne devrait plus être, contrairement à la délinquance ordinaire, sanctionnable pénalement. Rachida Dati, ministre de la Justice, a été invitée à faire rapidement des propositions en ce sens.

On savait Nicolas Sarkozy héraut d’une nouvelle droite, totalement décomplexée. Pour autant nul n’aurait osé prédire que le plus haut responsable d’un Etat de droit aille jusqu’à prôner, au nom du droit d’entreprendre, l’irresponsabilité pénale des chefs d’entreprise. L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme judiciaire.

Les syndicats de magistrats se sont vivement émus des propos présidentiels et n’ont pas caché leur inquiétude devant le risque de mettre l’éteignoir sur certaines malversations. Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, s’est déclarée atterrée par les propos de Nicolas Sarkozy et a estimé que le chef de l’Etat avait “choisi le camp” des patrons “indélicats”, avant d’ajouter que Nicolas Sarkozy “durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l’intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel”.

L’Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire dans la profession, traditionnellement plus modérée, a plaidé pour le maintien d’une “régulation pénale” du monde des affaires “afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés”. Son président n’a pas manqué de rappeler qu’il y a en France “une pénalisation extrêmement faible du droit des affaires” en comparaison avec la justice américaine, avant d’extraire la réelle problématique de l’annonce de Nicolas Sarkozy : faut-il y voir le souhait que la justice ne se mêle plus du monde des entreprises ?

Le sujet a beau être d’importance, hormis quelques entrefilets, il a été étrangement peu repris par la plupart des médias. L’approche présidentielle alimente pourtant les critiques formulées par l’extrême gauche lors de la campagne présidentielle qui accusaient Nicolas Sarkozy d’être le candidat du Medef et du CAC 40. L’actuel locataire de l’Elysée serait-il le président des patrons, avant d’être celui de l’ensemble des Français ?

Nicolas Sarkozy est un président qui aime la réussite et les gens qui réussissent. Il connaît personnellement tous les grands patrons (Bolloré, Arnault, Lagardère, Decaux, Betancourt, Pinault...) et entretient avec eux des relations étroites et ambiguës dignes d’un système de cour dans lequel ces princes de la finance cherchent à s’attacher sinon les faveurs au moins la bienveillance de ce puissant. Homme politique paradoxalement populiste au style proche de Berlusconi, il a pu compter sur leur soutien sans faille aussi bien avant que pendant et après la campagne présidentielle.

Le Monde du 31 août révélait que Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière, l’avait hébergé plusieurs mois dans l’une de ses luxueuses villas pendant la campagne. En remerciement, la victoire électorale du 6 mai a été célébrée dans les salons du Fouquet’s, propriété du groupe. Dans le même style, personne n’a oublié l’épisode maltais sur le yacht de Vincent Bolloré qui n’avait pas hésité également à prêter son avion personnel. Simple geste amical ? Le doute est permis au regard des importants intérêts que possède le groupe éponyme en Afrique. Un continent sur lequel l’Etat français joue depuis des décennies un jeu politico-économique des plus troubles. Le séjour américain de la famille Sarkozy dans une somptueuse villa prêtée par de généreux amis anonymes laisse comprendre qu’il s’agit là d’un mode de relations, d’échanges entre sphères du pouvoir politique et économique.

Les affaires aiment le secret des alcôves. Dans ce milieu on n’aime pas que des petits juges viennent mettre leur nez. On compte alors sur ses relations politiques pour donner des instructions et faire rentrer dans le rang, à coups d’opportunes promotions, les fonctionnaires trop zélés. Dans ce combat inégal, la délation, la lettre anonyme est souvent l’une des rares armes qui permet de faire émerger des pratiques illicites. Valable pour lutter contre le terrorisme, la méthode deviendrait inacceptable lorsqu’il s’agit de la haute finance. De la haute tout court.

A l’évidence Nicolas Sarkozy n’a toujours pas digéré sa mise en cause bricolée dans l’affaire Clearstream. De faux listings pour une vraie affaire. Les ennuis, à la pelle, auront été, en l’espèce, exclusivement réservés à Denis Robert, le journaliste d’investigation trop curieux qui l’a soulevée.

En revendiquant l’impunité pénale pour les affaires économiques au motif que “les erreurs de gestion” doivent se régler au civil, Nicolas Sarkozy fait preuve d’un détestable réflexe clanique : protéger ceux qu’il considère comme les siens. Il met au passage un sérieux coup de canif à un principe de base de toute démocratie : une justice égale pour tous.

La mise en exergue inattendue par les médias des derniers propos d’Eva Joly à France Info mardi permettra peut-être d’ouvrir le débat. L’ex-juge déclare notamment : “Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes”, avant d’ajouter : “Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique”.

 AgoraVox

Mardi 4 septembre 2007

NOUVELOBS.COM | 04.09.2007 | 12:44

 

Le porte-parole du ministère de la Justice n'a pas confirmé ces départs. Une des deux conseillères aurait été congédiée "dans des conditions particulièrement houleuses".

 

Deux conseillers viennent de quitter le cabinet de la ministre de la Justice, Rachida Dati, ce qui porte le nombre de départs à sept depuis l'arrivée à la Chancellerie de la garde des Sceaux, indique, mardi 4 septembre, l'hebdomadaire Le Point, sur son site internet.
Le porte-parole du ministère, Guillaume Didier, a refusé de confirmer ces faits. Il a rappelé que le nouveau directeur de cabinet, Patrick Gérard, arrivé en juillet, avait annoncé, dès sa nomination, une réorganisation du cabinet, pour la rentrée de septembre. Il avait précisé que sa nouvelle composition serait annoncée dans les 48 heures.

Les deux conseillers toujours dans l'organigramme

Selon Le Point, Jacques Carrère, conseiller technique pour l'organisation judiciaire et la magistrature, a donné sa démission. Toujours selon l'hebdomadaire, Valérie Bonnard, conseillère technique pour le dialogue social et les affaires budgétaires et administratives, "a été congédiée dans des conditions particulièrement houleuses".
Les deux conseillers figuraient toujours mardi dans l'organigramme publié sur le site internet du ministère. Il recense 19 membres du cabinet.

Remplacement du chef de cabinet vendredi dernier

Patrick Gérard était arrivé en juillet pour remplacer le directeur de cabinet Michel Dobkine. Selon la version officielle, il avait démissionné pour des raisons "strictement personnelles", son futur mariage.
Les jours suivants, trois autres conseillers avaient quitté le cabinet. Vendredi dernier, la Chancellerie a annoncé la nomination, au poste de chef de cabinet, de Yannick Imbert, directeur du projet de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire, Iter, en remplacement de Michel Marquer, parti la semaine précédente.

Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre...... on s'use vite Place Vendôme !

 

 

Mardi 4 septembre 2007
mar. sept. 4, 2007 12:12 CEST

 

PARIS (Reuters) - La ministre de la Justice, Rachida Dati, en se présentant comme le "chef des procureurs" et en estimant que les juges relèvent de la légitimité présidentielle, suscite de nouvelles critiques de la part des deux principaux syndicats de magistrats.

"La justice est indépendante dans son acte de juger (...) mais j'ai une autorité dans l'application de la loi et de la politique pénale. Je suis chef du parquet, ça veut dire quoi ? Je suis chef des procureurs, ils sont là pour appliquer la loi et une politique pénale", a déclaré le Garde des sceaux lundi sur l'antenne de Canal+.

"La légitimité suprême, c'est celle des Français qui ont élu (Nicolas Sarkozy NDLR) pour restaurer l'autorité. Les magistrats rendent la justice au nom de cette légitimité suprême", a-t-elle ajouté.

L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) soulignent que ce rôle de "chef des procureurs", évoqué explicitement pour la première fois, ne figure dans aucun texte légal. Par ailleurs, les magistrats ne tiennent pas leur légitimité du président.

"C'est une conception totalement monarchiste de la séparation des pouvoirs. Les procureurs sont les procureurs de la République et pas du président de la République. Ils requièrent au nom de la République et pas au nom du président", a expliqué Laurent Bedouet, secrétaire général de l'USM.

"On ne rend pas la justice au nom de Nicolas Sarkozy, on rend la justice au nom du peuple français", a souligné pour sa part Emmanuelle Perreux, présidente du SM.

"Il existe un lien hiérarchique entre Garde des sceaux et parquets (...) mais les procureurs sont au service de la loi avant d'être au service du Garde des sceaux. Ils ne sont pas des préfets judiciaires. Cette idée est contraire à l'esprit de notre Constitution", a-t-elle ajouté.

 

DEUX AUTRES DÉPARTS DU CABINET DATI

En France, les procureurs, magistrats chargés d'engager ou non les poursuites et qui représentent ensuite l'accusation, sont nommés en conseil des ministres, après avis consultatif du Conseil supérieur de la magistrature.

Le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, a rappelé que depuis 2004, le code de procédure prévoyait que "le ministre (conduisait) la politique d'action publique déterminée par le gouvernement et (veillait) à la cohérence de son application".

Le ministre a le pouvoir de donner aux parquets des instructions générales d'action publique et peut intervenir dans les dossiers particuliers, mais uniquement par écrit et pour demander des poursuites, et jamais des classements.

Rachida Dati avait déjà suscité un tollé dans la magistrature la semaine dernière en convoquant un magistrat du parquet de Nancy, à qui étaient reprochés de supposés propos sur l'application de la loi contre la récidive votée en juillet.

Les relations entre la ministre de la Justice et les syndicats de magistrats se sont en outre tendues ces dernières semaines en raison des projets lancés par la place Vendôme sur instructions de Nicolas Sarkozy.

Ils concernent les éventuels procès pour les irresponsables, les hospitalisations obligatoires pour délinquants sexuels en fin de peine et la "dépénalisation" des affaires visant les entreprises.

 

 

Mardi 4 septembre 2007

AA-estrepublicain.jpg

Non, Madame, nous ne publierons pas vos explications qui n'exposent que partiellement des faits se limitant à satisfaire vos considérations personnelles.
Vos explications "limitées" à un journal ne nous intéressent pas. 
Seules des explications complètes et officielles sont valables dans une affaire aussi délicate.  Nous sommes encore (?) dans un pays de droit.
Vous n'êtes pas une élue du Peuple Français et aucun titre pour nous représenter auprès d'un chef d'Etat étranger. 
Nous vous demandons de réserver vos explications à la commission parlementaire 
d 'enquête, instance officielle à laquelle vous vous devez de répondre ainsi que le rappelle le texte officiel de l'Assemblée nationale ci-dessous spécifiant le fonctionnement des commissions parlementaires  :
 

La spécificité des commissions d’enquête réside dans leurs pouvoirs particuliers : obligation de répondre à leurs convocations ; auditions sous serment ; pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place des rapporteurs ; possibilité de rendre publiques leurs auditions. Le rapport de la commission est publié, sauf si l’assemblée s’y oppose, et peut donner lieu à un débat dans l’hémicycle, sans vote. Il conduit souvent à des recommandations et, parfois, au dépôt d’une proposition de loi. Les suites données aux commissions d’enquête restent cependant politiquement soumises à l’accord du gouvernement et de sa majorité. (extrait de Vie Publique.fr de la documentation République française)

 

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