Calendrier

Octobre 2006
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Bonjour

Nous avons voté
pour une "vraie force d'opposition constructive.."

 
         

 

 

Vous êtes sur le blog des comités locaux de Désirs d'Avenir de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur.
Nous nous inscrivons, au plan local, dans la démarche de Désirs d'Avenir et souhaitons promouvoir une nouvelle manière de faire de la politique, fondée sur la démocratie participative, consistant à mettre les citoyens au coeur de l'action publique.

Que vous soyez sympathisant ou adhérent du Parti Socialiste, n'hésitez pas à nous contacter (
desirsdaveniracreteil@hotmail.fr) si vous souhaitez participer à l'action des comités locaux de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur ou simplement être informés de nos activités.
 

Par mesure de sécurité (virus et autres), les commentaires comportant des liens vers des sites non identifiés seront supprimés.

             Internautes : envoyez vos messages pour parution à yc5blog@aliceadsl.fr ou segocreteil@orange.fr 

En cas de nécessité vous pouvez contacter l'auteur du blog en cliquant sur "contact" tout en bas de chaque page

Pour accéder au "Site public" du  PS de Saint Maur cliquez    ICI   

Pour accéder à toutes les vidéos de Ségolène, cliquez ici

Pour aller voir PS TV, cliquez là!


PLUS QUE JAMAIS, RASSEMBLONS-NOUS !
(cliquez ci-dessous pour )
Adhérer à Désirs d'Avenir
 (Association Loi 1901) 



Jeudi 12 octobre 2006

La députée des Deux-Sèvres ne souhaite plus se taire lorsqu'elle "juge que ses propos sont déformés", une allusion aux critiques de Laurent Fabius. C'est lors d'un dîner lundi soir avec ses soutiens parisiens que Ségolène Royal a expliqué sa nouvelle stratégie.

Renaud PILA - le 10/10/2006 - 20h29

"Quand deux concurrents vous critiquent pendant des semaines, quand vous perdez des points dans les sondages, il est normal de changer de stratégie". Ce proche de Dominique Strauss-Kahn commente avec satisfaction et ironie le changement de cap de Ségolène Royal : ne plus laisser passer une "attaque" la concernant. Il y voit un signe de nervosité dans le camp de la députée des Deux-Sèvres à dix jours du premier débat télévisé entre les candidats. "Pas du tout, rétorque Jean-Louis Bianco, porte-parole de la candidate. Mais l'on ne peut pas laisser passer éternellement critiques et contre-vérités". Il estime notamment que les déclarations faites la veille sur l'insécurité par Laurent Fabius ne font que "dévaloriser le débat politique".

"Je veux, pour ce qui concerne le Parti socialiste, que nous ne courions pas après Nicolas Sarkozy, qui lui-même court après J.M le Pen", avait déclaré l'ancien Premier ministre, sans citer Ségolène Royal mais en faisant clairement référence à ses prises de position sur les mineurs délinquants. Réponse de Jean-Louis Bianco : "l'insécurité n'est pas de droite ou de gauche, elle touche tous les Français, et d'abord les catégories populaires".

"Je ne veux pas laisser faire ça"

C'est lors d'un dîner lundi soir avec ses soutiens parisiens que Ségolène Royal a expliqué sa nouvelle stratégie. "S'opposer à ceux qui falsifient sa pensée et rabaissent le niveau politique. Concevoir le débat interne comme devant servir à éclairer les enjeux et pas à démolir l'autre par des arguments dévoyés. Sinon le risque est grand que les Français s'exaspèrent de voir les socialistes se regarder le nombril, et je ne veux pas laisser faire ça" a-t-elle confirmé au Monde daté de mercredi.

Depuis quelques jours, les fabiusiens concentrent leurs attaques sur la compagne de François Hollande. Objectif : faire apparaître leur champion comme LE candidat anti-Royal et marginaliser DSK. Mais pour l'instant, les effets chez les sympathisants socialistes sont nuls et Laurent Fabius reste bon dernier dans les enquêtes d'opinion. "Depuis le début de la campagne interne, c'est Dominique Strauss-Kahn qui engrange les points. Sans attaquer ses rivaux, il développe ses thèmes et attire ceux qui ne soutiennent pas Ségolène tout en souhaitant la rénovation" analyse un de ses fidèles. Il gagne 8 points (60% de bonnes opinions) dans le dernier baromètre Ifop/Paris Match à paraître jeudi. Toutefois, la présidente de Poitou-Charentes est jugée comme celle qui ferait le meilleur président de la République. Avec 47%, elle devance de 13 points DSK (34%), Laurent Fabius étant loin derrière (11%).

Chez les trois candidats, on se pose la même question : y aura-t-il ou non un second tour ? "Il faut absolument gagner dès le 16 novembre", a ainsi affirmé samedi lors d'une réunion à huis clos Pierre Mauroy à l'adresse des partisans de Ségolène Royal. En effet, ses amis sont persuadés qu'en cas de duel, l'effet de surprise bénéficierait à son concurrent et la dynamique de campagne de la candidate serait cassée.

Jeudi 12 octobre 2006

LCI.fr : Le discours de Ségolène Royal sur l'Europe marque une inflexion et une primauté du politique sur l'économique. C'est la victoire des partisans du "non" au traité européen ?

Jean-Louis Bianco, porte-parole de la députée : Ce sont plutôt les leçons du "non". Les gens ne se sont jamais approprié l'Europe et n'y comprennent rien. Pourtant, il y a un désir d'Europe. Beaucoup de gens s'intéressent à cette question. Il y a donc une inflexion forte dans son approche mais Ségolène Royal demeure partisane d'une intégration européenne. Tous les gens honnêtes, qu'ils aient fait campagne pour le "oui" ou le "non" ont dû tirer les leçons de cet échec.

On ne peut pas avancer sans les peuples. Le problème n'est pas institutionnel. L'Union européenne n'est pas plus ingérable aujourd'hui qu'il y a deux ou trois ans. L'Europe est faible car elle manque de leadership et de vision. Il faut commencer par se demander pourquoi nous sommes ensemble et ce que l'on veut faire ensemble. Faisons preuve de pragmatisme.

LCI.fr : Concrètement, quel est le calendrier pour "débloquer l'Europe" ?

J.L B : Dans un premier temps, il faut changer de méthode. Ségolène Royal veut construire l'Europe par la preuve, la rebâtir autour de réalisations concrètes pour reconstruire un lien de confiance. Ainsi, elle propose d'affecter une part de la fiscalité existante sur les carburants à un budget européen propre pour financer un programme de réseaux de transports (ferroutage, autoroute de la mer, Galileo).

Ensuite, il faut préparer dès maintenant la présidence française qui interviendra en 2008. Une présidence européenne réussie se prépare tôt. L'idée est de prévoir une convention pour réformer les institutions, une convention rassemblant des parlementaires nationaux et européens, des experts et des syndicalistes. En effet, un accord seulement négocié entre les gouvernements ne passerait pas dans l'opinion. A l'issue des travaux de la convention, tous les pays européens se prononceraient le même jour sur le texte final.

Parallèlement, il faut populariser l'idée européenne. Un travail au sein du Parlement européen, au sein des parlements nationaux, des débats au niveau local et une consultation des citoyens sur internet doivent redonner aux citoyens un désir d'Europe. Nous devons discuter de cette consultation avec nos partenaires européens.

LCI.fr : Lors de ses entretiens dans les capitales européennes (Rome, Bruxelles, Madrid), quel écho a eu ce nouveau discours ?

J.L B : Un écho positif, même en Allemagne. Les Allemands (SPD et CDU) ont finalement compris le rejet français du traité européen. La difficulté avec notre voisin viendra de leur volonté, tout du moins officielle, de poursuivre le processus de ratification. Mais comme l'a affirmé Ségolène Royal, le traité européen est caduc. C'est un fait juridique. Nous n'allons pas faire revoter les citoyens sur un texte bricolé. Il faut changer de méthode.

LCI.fr : Il y a deux semaines, vous avez accompagné Ségolène Royal au Sénégal. Quelles leçons tirez-vous de ce voyage ?

J.L B : Le but était de voir ce qui marche en matière de co-développement même si les journalistes nous ont questionné sur l'immigration. Or ce sujet sera abordé plus longuement par Ségolène Royal ultérieurement. Ce qui a été très encourageant, c'est de voir au Sénégal des projets qui fonctionnent et qui ne coûtent presque rien. On peut les multiplier par dizaine. C'est un petit message d'espoir face aux images horribles des clandestins qui échouent sur les plages des Canaries. Il faut populariser ces expériences concrètes dans les pays africains et chez nous.

Un exemple, des femmes sénégalaises ont crée grâce au micro-crédit une activité qui permet aux jeunes adultes de vivre de la pêche. C'est récent mais cela marche et permet de fixer les populations dans le pays. Il faut donner aux projets innovants les moyens de se développer grâce à une coopération décentralisée pilotée par les régions et les ONG. C'est le sens de la proposition de Ségolène Royal que 20% de l'aide européenne soit allouée à ce type de coopération.

LCI.fr : Dans ces pays, il faut décentrer l'action au niveau local à cause d'une faillite du pouvoir central ?

J.L B : Oui, localement, il n'y a pas de pertes dûes aux lourdeurs démocratiques ou à des détournements de fonds. Cela ne remet pas en cause dans ces pays l'importance d'un Etat fort mais il faut privilégier les circuits courts.

Jeudi 12 octobre 2006

Une fois l'histoire écrite, il arrive que ceux d'après s'étonnent de l'inconscience de ceux d'avant : comment ont-ils pu ne pas comprendre, ne pas agir à temps ? Pour le pétrole, nous n'aurons pas l'excuse de l'ignorance : nous savons. Les réserves s'épuisent. Avec la rareté vient la cherté. La concurrence pour la maîtrise des approvisionnements, avivée par l'appétit des pays émergents, devient un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices. Les émissions de gaz à effet de serre menacent directement la survie de l'humanité. Raréfaction de la ressource, indépendance énergétique, catastrophes climatiques, sanitaires et sociales, sécurité du monde : la préparation de l'après-pétrole est une urgence politique.

Pour sortir de la civilisation du pétrole, il faut un changement de paradigme qui fasse de l'excellence environnementale et de la justice énergétique des principes réorganisateurs de l'action publique. Question de courage et de volonté politiques. Or les demi-mesures du « pacte pour l'environnement » annoncé par le gouvernement ne permettent pas de véritable réduction de la consommation pétrolière. Rien sur le ferroviaire et le ferroutage. Pas de fiscalité écologique incitative. Aucune mise à contribution des entreprises pétrolières. Trop d'oublis, d'incohérences et de conservatisme pour engager réellement la France dans un nouveau scénario énergétique. « Les petits moyens, disait Stuart Mill, ne produisent même pas de petits effets, ils ne produisent aucun effet ».

D'autres pays, pourtant, agissent efficacement. La Suède a pris le temps d'un diagnostic partagé associant des industriels, des chercheurs, des fonctionnaires, des citoyens. Elle a fait le choix de la transparence démocratique, du débat public et du volontarisme politique. En 2020, elle sera totalement libérée du pétrole et les énergies renouvelables représentent déjà 35 % de sa consommation nationale. La Suède est l'un des deux pays européens en passe d'atteindre les réductions d'émissions de CO2 fixées par le protocole de Kyoto. La France pourrait en faire autant à condition de le vouloir.

En Poitou-Charentes, nous avons décidé de respecter les objectifs de Kyoto en réduisant nos émissions de CO2 de 800.000 tonnes d'ici à 2010. Nous n'abordons pas l'après-pétrole comme une contrainte, mais comme une chance d'innovation. Nous faisons de l'excellence environnementale une préoccupation transversale qui irrigue toutes nos politiques sectorielles et à laquelle nous consacrons plus du tiers du budget régional. Nous activons conjointement toutes les touches d'un clavier où les consommations évitées sont aussi importantes que la diversification des énergies renouvelables. Nous privilégions une démarche participative qui favorise la mobilisation de tous les acteurs, publics et privés. Dans les transports (44 % des émissions régionales de gaz à effet de serre), nous donnons la priorité au ferroviaire, à la modernisation des infrastructures et du parc, au développement d'une offre accessible à tous qui comprend, un jour par mois, le TER à 1 euro. La fréquentation des trains régionaux a augmenté de 28 % en deux ans et nous venons de signer avec la SNCF un protocole pour l'expérimentation d'un agrocarburant. Dans l'habitat, nous aidons financièrement la réduction des consommations et l'utilisation des énergies renouvelables, des chaudières à bois aux équipements solaires, des générateurs photovoltaïques aux constructions en bois économes en énergie. Dans les lycées, toutes les opérations de maintenance et de réhabilitation intègrent ces objectifs et favorisent le recours à la biomasse, à l'énergie solaire ou éolienne, aux huiles végétales en remplacement du fuel. Nous construisons un lycée « zéro énergie fossile » et nous implantons sur le site de l'université de Poitiers un bâtiment énergétiquement autonome.

Dans cette mobilisation générale à l'échelle régionale, tout se tient. C'est pourquoi nous agissons également pour que l'excellence environnementale soit intégrée à la formation initiale et continue, devienne une dimension de notre développement économique et de la compétitivité de nos entreprises, contribue à la création d'emplois d'avenir. Nous soutenons financièrement la recherche et l'innovation, l'essor des écoproduits et des écoprocédés, la production et la consommation d'agrocarburants et d'agrocombustibles. Nous faisons de la commande publique un outil de ce combat énergétique global.

La France pourrait, si son gouvernement s'y engageait sans réserve, accélérer son passage à l'après-pétrole. Exemplaire chez elle, elle serait plus crédible hors de ses frontières. Elle pourrait pousser l'Europe à faire de la question énergétique l'un des moteurs de sa relance politique et de ses retrouvailles avec les citoyens. Et bâtir avec les pays du Sud un codéveloppement qui tire le meilleur parti des énergies non fossiles dont ils disposent en abondance.

Dans le domaine de l'énergie, le laisser-faire, laisser-aller marche encore moins qu'ailleurs. Soupçonnée d'impuissance face aux désordres du monde, l'action politique doit prouver sa capacité à conduire, dans l'intérêt de tous et en y associant les Français, une mutation énergétique réussie. Pour dépasser les égoïsmes et les intérêts antagoniques qui retardent notre émancipation de la contrainte pétrolière, il faut clarifier les choix, faire appel à l'intelligence collective de nos concitoyens et, une fois le cap fixé, assumer, au sommet de l'Etat, un pilotage ferme. C'est cela aussi l'enjeu de 2007.

Jeudi 12 octobre 2006

Devoir de victoire

Chères, chers camarades,

Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d’incarner le changement et l’ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d’avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l’audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l’Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l’Etat : c’est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.

Nous croyons, nous socialistes, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale.

Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n’est pas une fatalité : c’est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.

Nous croyons, nous socialistes, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’Etat et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique.

« Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au cœur une révolte vive.

Avant d’embrasser l’idéal socialiste, chacune et chacun d’entre nous s’est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus.

Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m’a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu’au combat encore inachevé pour l’égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s’est aussi nourrie du spectacle révoltant d’une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l’emportait sur le droit de tous.

Et ce double refus m’a amenée à la certitude que l’émancipation passait par l’école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.

Me présentant à vos suffrages, je crois honnête de vous dire quelques mots de ce que m’a appris l’expérience politique.

Je n’oublierai jamais l’allégresse de la campagne de 1981. J’ai eu la chance d’y participer, puis de travailler à l’Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d’une circonscription rurale, je me suis battue pour l’égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l’action et de l’efficacité.

Ministre de l’Environnement, j’ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l’eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j’ai refondé une politique de gauche, réformé l’accouchement sous X, reconnu l’association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité.

Présidente de Région, après avoir battu l’équipe de Jean-Pierre Raffarin, j’agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j’en tire chaque jour la conviction qu’il faudra aller jusqu’au bout de la décentralisation.

Aujourd’hui, nous avons un grand rendez-vous démocratique.

Je sais la dureté du combat qui s’annonce.

Je ne la crains pas.

Car, je mesure l’espérance qui se lève dans le pays.

J’ai confiance dans notre capacité à joindre nos forces et à rassembler la gauche.

Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu’ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d’un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C’est notre projet, c’est notre bien commun.

De toutes les perspectives exigeantes qu’il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place.

- Pour l’école : l’égalité réelle, c’est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C’est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c’est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la présence adulte dans les établissements. La France doit aimer tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dévissent. Fermement et affectueusement.

- Pour l’excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l’eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d’une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

Quels qu’aient été nos votes lors du referendum de l’an dernier, nous voulons une Europe plus concrète, plus protectrice, et donc moins libérale : une fiscalité écologique, un vrai gouvernement économique qui ne soit plus soumis à la Banque centrale européenne, une régionalisation de la PAC, une réforme du Pacte de stabilité.

Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée.

Pour assurer le succès de notre projet, nous avons besoin d’une nouvelle République qui s’appuie sur une démocratie représentative rénovée, et la fin du cumul des mandats, sur une démocratie plus participative, et sur une décentralisation aboutie. Décider aujourd’hui, et notamment au plus niveau de la République, c’est assumer pleinement sa responsabilité, partager le pouvoir, l’organiser démocratiquement et reconnaître à chacun un droit égal à s’occuper des affaires communes.

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.

Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

Agenda

 

 

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus