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Que vous soyez sympathisant ou adhérent du Parti Socialiste, n'hésitez pas à nous contacter (
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Mercredi 31 octobre 2007
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Chers amis, chères amies,

Plus que jamais j'ai besoin de vous, de votre energie, de votre capacité de débat et d'expertise citoyenne. Désirs d'avenir est un lieu précieux, votre fidélité sans faille également.

J'ai abordé récemment des sujets de fond, pris la parole dans plusieurs occasions, et ces interventions ont été mises sur le site désirs d'avenir. Mais beaucoup d'entre vous ont demandé à les recevoir aussi par mail.

Je vous adresse donc les quatre dernières ci jointes. Je serais heureuse que vous veniez débattre des sujets qui y sont abordés sur le site participatif de désirs d'avenir. Ou sur les autres thèmes ouverts sur le site.

Je compte sur vous pour venir apporter vos observations, vos idées, vos réflexions, votre amicale présence.

Notre association s'élargit et se relance. Le président Christophe Chantepy, devient président d'honneur et apporte son savoir-faire et ses compétences qui ont permis d'organiser ce vaste réseau de personnes ressources sur tous les sujets. Jean-Pierre Mignard devient président et je l'en remercie très chaleureusement, sachant le don de temps que cela suppose. Dominique Bertinotti, historienne, anime les contacts avec les chercheurs.

Mais la force de l'association et notre capacité à réfléchir et à travailler, c'est vous, les adhérents, qui vous êtes déjà tellement mobilisés. Nous entrons dans une nouvelle phase. Et pour cela je compte vraiment sur vous.

En Amitié fidèle.

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Dans quelques semaines le retour ?

 Pour les articles voir les liens vers DA national et BLOG national

Jeudi 18 octobre 2007
Des nouvelles récentes de Ségolène Royal et son agenda (nombreux voyages à l'étranger) sur le blog RESISTANCE 94. (voir adresse ci-dessus)
Samedi 6 octobre 2007

Ce blog a publié en une année  2713 articles.

184.763 pages ont été vues.

La journée record du 19 avril 2007 a reçu 1595 visiteurs uniques (c'est-à-dire différents dans cette journée) qui ont visualisé 3358 pages.

 

Samedi 7 octobre 2007

Les webmasters

Samedi 6 octobre 2007

Les syndicats de la profession appellent à la mise en place d’une loi sur l’indépendance des rédactions.


 

Unis pour la première fois depuis quinze ans, l’ensemble des syndicats de journaliste (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE, SJ-FO) ont présenté hier une série de propositions visant à garantir la liberté de la presse.

L’intersyndicale exige notamment que les rédactions soient "obligatoirement consultées" lors de la nomination du responsable de la rédaction et lors de "tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle".

Les représentants des journalistes proposent également que l’équipe rédactionnelle puisse "prendre l’initiative d’un scrutin de défiance si la gravité de la situatin l’exige". Ils demandent aussi que les entreprises de presse soient obligées de publier "toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants" chaque année, ainsi qu’à chaque changement dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital.

"République bananière"

Cette appel a été lancé à l’occasion du rassemblement hier à Paris d’une centaine de journaliste, indignés par les "coups de boutoir" portés à la liberté de leur profession.

"Rarement l’indépendance des journalistes avait été autant bafouée. Rarement l’un des droits fondamentaux du citoyen, à savoir l’accès à une information honnête, complète, pluraliste et indépendante des pressions politiques, financières et commerciales, avait été autant menacé", s’indignent les syndicats, qui dénoncent la "mainmise" sur le secteur de "quelques grands industriels dont les liens avec le pouvoir en place ne sont plus à démontrer".

"Restructurations et plans sociaux se succèdent à un rythme effréné. Les pressions exercées sur les journalistes atteignent des sommets dignes d’une république bananière. Les cas de censure deviennent monnaie courante. Les rédactions sont perquisitionnées au mépris même de la loi", conclut dans un communiqué l’intersyndicale.


vendredi 5 octobre 2007, par Simon Tenenbaum - lecourant.info


N'oublions pas les principes de notre Démocratie: séparation des pouvoirs et... INDEPENDANCE DES MEDIAS !

Samedi 6 octobre 2007

 

Un amendement "anti sans-papiers" - "anti-SDF" retoqué en commission des lois du Sénat.

Je suis tout à fait convaincu que nous en sommes arrivés à ce moment de civilisation où nous ne pouvons plus tolérer que quiconque soit contraint de dormir dehors. La France d’aujourd’hui peut mieux faire. Et elle doit le faire dès que possible.

Nicolas Sarkozy, Convention pour la France d’après (14/09/06)

Médecins du Monde, la Fondation Abbé Pierre, la Cimade, Emmaüs et l’Association nationale des assistants de service social (ANAS) ont protestés contre l’article 21 du projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile. Cet article, ajouté par l’Assemblée nationale en première lecture sur proposition de sa commission des lois et avec l’avis favorable du gouvernement, modifie l’article 4 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituait le droit au logement opposable, afin de subordonner le droit d’un étranger au maintien dans une structure d’hébergement d’urgence à une condition de régularité de son séjour en France.

La mobilisation a fait reculer la majorité UMP qui a retoqué l’amendement en commission des lois du Sénat.

Cet amendement posait un problème éthique sans précédent : les "sans-paiers" SDF auraient eu le choix entre se rendre à la police ou... crever de froid cet hiver. Il posait aussi de sérieux problèmes d’application : bien souvent, les SDF perdent leurs papiers, se les font voler, voir les revendent ; alors conditionner l’aide à la détention de papiers en bonne et due forme, risquait d’entraver toute forme d’aide aux SDF. Cet amendement - qui devait s’intègrer à la loi sur le "logement opposable"-, créait en catimini une loi "anti-SDF".

Les associations ont dénoncés :

"Cet article équivaut à une ’triple peine’ - sans papier ni toit ni possibilité d’aide - dont les conséquences sanitaires seront désastreuses : il ne peut y avoir de santé sans toit", souligne MDM dans un communiqué que l’ONG a déposé solennellement devant la chambre haute mardi matin. "Sur le terrain, les associations ont pour vocation d’accueillir les plus vulnérables et non à contribuer à l’application de mesures de régulation de l’immigration", poursuit le texte.

Avec un tel amendement, "on fait de l’exclusion dans l’exclusion", a déclaré à Reuters Jean-Baptiste Legrand, de l’association des Enfants de don Quichotte, qui lutte pour une meilleure prise en charge des SDF. "On oublie une fois de plus qu’on parle d’être humains sans papier mais pas sans dignité", a-t-il ajouté, pointant ce qu’il considère comme des "pièges" dans la communication gouvernementale. En multipliant les prises de position sur l’amendement ADN, la droite "a éclipsé le débat sur une autre proposition scandaleuse", a-t-il expliqué.

"L’accueil inconditionnel implique que soient reçues les personnes sans aucun préalable lié à leur condition, leur origine ou au regard de leur situation administrative", ajoute la Fondation Abbé Pierre dans un communiqué.

D’un côté, on affirme le droit opposable au logement et de l’autre on en exclut les personnes en situation irrégulière, déplore la Cimade. "Laissera-t-on mourir de froid des hommes et des femmes parce qu’ils sont sans-papier ?", s’interroge l’association oecuménique d’entraide qui a envoyé à tous les sénateurs un courrier "récapitulant l’ensemble des dispositions qui suscitent son inquiétude et sa réprobation" dans le texte sur l’immigration.

Cet amendement, affirme Emmaüs dans un communiqué, change la nature même de ce type d’hébergement qui a vocation à accueillir toute personne, sans discrimination d’aucune sorte. On ne peut imaginer que, dans le pays des droits de l’homme, les personnes qui sont à la rue et en situation irrégulière ne puissent trouver un abri.

Les professionnels de l’action sociale protestent eux aussi :

L’ANAS a transmis aux 6 présidents des groupes politiques du Sénat une demande d’abandon de l’article 21 du projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile.

"Comme nous l’expliquons dans nos courriers aux sénateurs, si cette disposition devait être adoptée, elle créerait une discrimination aux conséquences dangereuses pour les personnes et pour la société. (...) Elle placerait les professionnels devant une nouvelle injonction paradoxale : aider des personnes majeures et mineures en risque voire danger dans des conditions qui les fragilisent toujours plus."

Une telle disposition est incompatible avec l’esprit et le texte d’autres dispositifs essentiels de notre République. Les assistants de service social, en application des principes éthiques internationaux de la Fédération Internationale des Travailleurs Sociaux et des articles 1 et 2 de leur code de déontologie, ne pourront appliquer une telle disposition et seront constamment dans le dilemme éthique de choisir entre légalité et légitimité.

Restons mobilisés car il reste à savoir si l’amendement sera tout de même voté par le Sénat(l’amebndement ADN avait été retoqué lui aussi et finalement voté) et repris par l’assemblée nationale.

* Texte de l’article 21 : Dans la première phrase de l’article 4 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, après les mots : « qu’elle le souhaite », sont insérés les mots : « et qu’elle peut justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d’État ».


D’autre part,

Base élèves : le référencement de la nationalité des élèves supprimé

Le ministère de l’Education a envoyé mercredi 3 octobre 2007, une note aux directeurs d’écoles primaires leur indiquant que tous les critères "ethnicisés" de la base élèves, à savoir la "nationalité", la "date d’entrée sur le territoire", la "langue parlée à la maison" et la "culture d’origine" étaient supprimés.

Les syndicats avaient dénoncé la remontée de ces données craignant que leur utilisation puisse servir à expulser des familles ayant des enfants sans-papiers scolarisés. Le ministre de l’Education a donc décidé de faire machine arrière. "Ces thèmes sucitaient inutilement l’inquiétude", précise-t-on dans l’entourage du ministre. Ne figureront donc dans le fichier que les éléments "purement scolaires". Le SNUIPP "s’est félicité de cette décision".

Créée en décembre 2004, cette base élèves a vocation à gérer des données sur les élèves. Ainsi, elle contient un dossier sur chaque élève du primaire, comportant des informations sur l’état civil, l’âge, la profession des parents, le parcours scolaire, les suivis particuliers (psychologique, pédagogique)... Son expérimentation a été lancée en 2005 dans 21 départements. Elle est aujourd’hui étendue à 77 départements et la généralisation est prévue pour 2009.



Betapolitique (source: libétation)| 6 octobre 2007 | Démocrypte

Samedi 6 octobre 2007

Madame le Garde des Sceaux,

Ne voyez nul irrespect dans ce courrier. Faute d’avoir eu l’honneur de vous rencontrer et de vous parler, il ne me reste que l’écrit pour vous transmettre le message qui me tient à coeur. Je suis persuadé aussi que vous préférez, comme moi, une parole libre à un silence complaisant, une franchise spontanée à une campagne d’insinuations et de rumeurs.

J’ajoute que, pour respectables qu’ils soient, les syndicats n’ont pas vocation à être les seuls intercesseurs entre vous-même et la magistrature et qu’il y a place pour des visions singulières.

Votre politique, celle qui est mise en oeuvre et celle que vous annoncez, puis-je vous dire que je l’approuve totalement. Je tiens pour rien mes réticences sur telle ou telle fusée intellectuelle lancée par le président de la République et dont la validité serait à vérifier. Par exemple, la comparution des personnes déclarées irresponsables devant les Cours d’assises. Je ne crois pas que les familles de victimes seraient davantage consolées et je suis certain que l’Etat de droit y perdrait.

Pour l’essentiel, mon assentiment pour la loi sur les peines planchers vous est depuis longtemps acquis et je ne perçois que des avantages, pour la société, à faire passer les récidivistes dangereux, majeurs ou mineurs, sous des fourches caudines fiables et rigoureuses.

Si vous parvenez à mener à bien la réforme de la carte judiciaire - et vous avez rappelé votre détermination à ce sujet -, vous aurez réussi, contre tous les corporatismes se déguisant en intérêt public, un exploit qui méritera d’être salué. Vous avez installé une commission pour réfléchir à la dépénalisation du droit des affaires. Ce ne sera pas une mince entreprise entre l’utile exclusion de l’accessoire, sans mauvaise foi caractérisée, et la conservation de l’essentiel clairement frauduleux.

Vous prévoyez, pour la fin du mois de novembre, un grand débat sur la future loi pénitentiaire et si celle-ci tient ses promesses, les prisons, aussi nécessaires qu’elles soient, ne constitueront plus une indignité humaine et une honte pour la République. Ce qui est au coeur de votre projet et qui garantira au moins l’abstention bienveillante de l’opinion publique, c’est la volonté d’améliorer, en même temps, la condition des condamnés et le sort des personnels. A distinguer la première du second, le risque de devoir faire face à une incompréhension outrée était inévitable. Vous y échapperez par cette solidarité tout à fait justifiée. Et la nomination d’un contrôleur général des lieux d’enfermement est une initiative qui aura à l’évidence d’heureux effets. Un regard extérieur sur les univers clos est plus efficace que les vigilances internes trop souvent formelles.

Peut-être vous attacherez-vous aussi à modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature. Diminuer le nombre de magistrats ne l’affaiblirait pas, mais le rendrait, paradoxalement, plus légitime. Un jour aussi, vous oserez remettre sur le chantier cette question fondamentale de la responsabilité des magistrats. Dès lors que leur activité juridictionnelle tombe dans un dévoiement qui ne la protège plus, on pourrait concevoir un régime élargi de responsabilité qui tiendrait compte de cette dénaturation. Admettre cette exigence non plus comme une charge, mais comme un honneur, loin de fragiliser notre corps, restaurerait la confiance du citoyen qui ne nous prêterait plus un pouvoir sans contrepartie, aujourd’hui intolérable.

Pour ma part, oserais-je suggérer que la division de la magistrature en deux unités distinctes et autonomes - siège et parquet - représenterait une chance pour l’institution. Créer organiquement l’obligation d’un double regard apporterait un esprit neuf à notre procédure pénale qui n’attend que cette révolution puisqu’on ne veut pas de celle, radicale et bienfaisante, qui consisterait à supprimer la fonction de juge d’instruction.

Vous avez manifesté votre désir de nommer plus de femmes à des postes importants de responsabilité. Je n’y vois que des avantages si on ne tombe pas dans le travers qui a permis, parfois, l’hégémonie virile : reléguer la compétence au second plan. Peut-on vous suggérer d’adopter des méthodes moins brutales ? Est-il ainsi indispensable, pour la bonne administration de la justice, de "virer" quelques mois avant sa retraite un procureur général respecté ?

Vous devinez bien que je n’aurais pas eu l’impudence de vous envoyer une correspondance électronique s’il ne s’était agi que d’un aval à donner à votre politique. Vous avez suffisamment de partisans pour n’avoir pas besoin de moi. Il n’empêche que le fond ne cesse pas de me convaincre, mais que la forme me laisse surpris. Au nom du premier, je me permets d’évoquer la seconde.

Par forme, j’entends par là vos apparitions sur la scène mondaine médiatisée. Il y a quelques jours, j’ai parcouru Point de vue et je vous ai vue. Pour ne rien vous cacher, mon premier sentiment fut d’étonnement. Comme on pouvait s’en douter, Le Canard enchaîné vous a consacré un article. Bernard Arnault donnait un dîner historique pour les 60 ans de Dior. Apparemment, la fête fut superbe et vous portiez une très belle robe longue.

Peut-être êtes-vous en train de songer que ce magistrat sur lequel vous avez une autorité, par l’entremise de son procureur général, dépasse les limites et que votre existence de Garde des Sceaux ne le regarde en rien. C’est sur ce point capital que je me sépare de vous.

En effet, il me semble que la communauté des magistrats et son ministre constituent une totalité, une unité, une solidarité qui ne peuvent pas laisser la première indifférente et le second insensible. Il est manifeste que si vous administrez le service public de la justice, si, d’une certaine manière, vous nous gouvernez, vous nous représentez aussi. L’action du ministre que vous êtes ne s’arrête pas, à nos yeux, au seul vote de lois et à des déclarations publiques qui, prononcées parfois devant des publics hostiles, feront de moi à chaque fois le défenseur de votre courage intellectuel et politique. Elle concerne aussi cette immense part de mondanité et de publicité qui vous voit conviée en qualité de Garde des Sceaux et offre une illustration de votre personnalité dans laquelle nous sommes évidemment partie prenante. Pour prendre un exemple, lorsque Claire Chazal a le droit de se laisser photographier en votre compagnie, nous sommes aussi les victimes de cette confusion.

J’ai conscience d’aborder un thème délicat, mais qui me paraît suffisamment important pour que je vous en entretienne. Notre perception de vous-même en qualité de ministre ne parvient pas à occulter cette vie mondaine médiatisée qui, pour être théoriquement à égale distance de la vie personnelle et de la vie politique, représente surtout, sans rapport avec la première, une vision clinquante, superficielle et ostensible de la seconde. Je sais bien que quelques-uns de vos collègues, hommes et femmes, sont friands de ces exercices sociaux et somptuaires, mais votre fonction rend sans doute le hiatus plus éclatant entre le sérieux, la rigueur de la fonction et la futilité de ces manifestations où tout coule et se montre en surabondance. Il est normal que nous nous en préoccupions.

Il serait même scandaleux que le corps judiciaire, dans le secret ou sans fard, ne soit pas attentif à ce qui accable quotidiennement la justice en le comparant avec les soirées brillantes qui, aussi passionnantes soient-elles, semblent trop en décalage, en inadaptation pour ne pas susciter au moins une once de malaise chez nous. Les tragédies, les dérives, les échecs, les désastres enfouis dans l’exercice de toutes les justices, pas seulement pénale, la multitude de ceux réclamant consolation et réparation, de ceux faisant obstacle à la manifestation de la vérité, les contentieux de luxe et les instances de pauvreté, cet immense et contrasté paysage judiciaire n’est-il pas, avec son intensité dramatique, trop lourd pour pouvoir supporter un Garde des Sceaux qui s’adonnerait, sous notre regard de professionnels et de citoyens, à des incursions festives sans commune mesure avec la grandeur de sa charge et l’honneur de notre métier ?

Une seconde, j’ai cru deviner sur votre visage une touche de dérision et comme un peu de condescendance. Certes, vous avez été magistrat, mais vous connaissez et admirez les entrepreneurs, vous raffolez sans doute de l’esprit d’entreprise. Je devine aisément les procès qu’on peut intenter à notre institution. Elle serait ridicule avec sa dénonciation éthique de l’argent et son puritanisme, cet éperdu désir de pureté qui l’habiteraient. J’ai trop souvent vitupéré le corporatisme de beaucoup de mes collègues pour ne pas venir au secours de la magistrature quand elle le mérite. Si notre conservatisme est souvent timoré, il a aussi son allure et nous préserve, avec une intuition rarement en défaut, des pièges qu’induisent les fascinations faciles de la modernité, du luxe et de la profusion. Il est vrai que nous portons en nous, probablement avec trop de raideur et de rigueur, une bonne conscience que j’admets, à force, lassante, une détestation sinon de l’argent du moins de toutes les manières inélégantes et vulgaires d’être riche qui nous rendent, il faut bien l’avouer, la tolérance souvent de plus en plus difficile. Reconnaissez qu’il y a dans le luxe massif quelque chose qui gêne, que la vulgarité suinte même des gens de distinction quand on a l’impression qu’ils ignorent ou méprisent ce qui se passe de l’autre côté de la rue, de la vie. Aussi, on ne saurait tourner en dérision ce qui fait profondément la force de notre être collectif, précisément notre goût des êtres au coeur de toute justice authentique et notre méfiance de l’avoir. Cela ne signifie pas évidemment que nous serions assez sots pour ne pas réclamer une augmentation de nos traitements et, plus noblement, du budget de la justice. Mais je crois que nous sommes parvenus à nous situer, aujourd’hui enfin, dans une morale de l’équité. J’insiste sur ce plan car votre volonté justifiée de battre en brèche nos archaïsmes pourrait vous faire oublier la qualité et la rectitude des principes et des valeurs qui généralement guident notre pratique. Dès que nous pouvons être les témoins de ce qu’accomplit notre ministre de la Justice, ici ou là, côté place Vendôme et côté Dior, nous sommes fondés à penser. On peut garder ces pensées pour nous ou les exprimer. Je suis sûr que vous ne vous irriterez pas de cette étrange missive électronique inspirée par la passion de la justice qui nous est commune. Quelle présomption de ma part, d’ailleurs, que de croire que vous la lirez, mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour écrire.

Daignez agréer, Madame le Garde des Sceaux, l’expression de ma très haute considération.

Philippe Bilger in Agoravox

Samedi 6 octobre 2007

  S’il fait grincer des dents l’Afrique francophone, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration de Brice Hortefeux attire également les critiques des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). En cherchant à limiter le regroupement familial, le gouvernement pénalise également les cadres étrangers et va ainsi à l’encontre de l’esprit de la loi 2006 sur l’immigration choisie, élaborée par Nicolas Sarkozy lui-même, alors ministre de l’Intérieur.

Cette loi avait déjà rendu obligatoire le contrat d’accueil et d’intégration (CAI) pour tout nouvel immigrant, y compris les salariés étrangers en mission. L’obligation d’apprendre la langue française dans le pays d’origine pour obtenir un visa long séjour devrait encore compliquer la tâche. Les Japonais, pour qui l'apprentissage du français est difficile, sont particulièrement concernés.

La carte «compétences et talents», créée par la loi de 2006, est censée dispenser les salariés migrants du contrat d’accueil et d’intégration. Mais elle tarde à se mettre en place. Si bien que Brice Hortefeux, conscient de cet handicap pour l’attractivité de la France, a demandé récemment à l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations (
Anaem) de ne plus imposer de CAI aux salariés des groupes internationaux. 


Sur le même sujet

Reportage : «Et si je devais faire venir mes neveux orphelins en France?» 


A force d'écrire des lois sur l'immigration sans réfléchir à toutes les conséquences, à force d'oublier de publier les décrets d'application notamment la loi de 2006, Notre Seigneurie se prend les pieds dans le tapis..
Avec cette dernière loi, il pensait se débarasser du regroupement familial des immigrants africains: pas de chance, la loi s'applique à tous les pays, et à la future idée de quotas d'immigration par pays et professions...
Dur dur d'être avocat et de ne pas réfléchir à ses dires et actes!...

Samedi 6 octobre 2007

Pierre Moscovici, probable président de la commission d'enquête sur la libération des infirmières bulgares, juge cette convocation "juridiquement imparable".

Le député socialiste relativise la question et dit "attendre plus de Claude Guéant", le secrétaire général de l'Elysée.

Quel a été le rôle de Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares ? Des accords commerciaux ou militaires ont-ils été négociés pour obtenir leur retour à Sofia après plus de 7 ans d'emprisonnement ? A ces deux questions, l'opposition entend bien obtenir des réponses. Une commission d'enquête parlementaire sera créée d'ici la mi-octobre. Son probable président, le député socialiste Pierre Moscovici, était vendredi matin l'invité de Preuves à l'appui sur LCI.

"Juridiquement imparable"

A cette occasion il a déclaré que Cécilia Sarkozy devait être convoquée, par la commission. "Cette convocation n'est pas le sujet principal. J'attends plus de Claude Guéant par exemple (ndlr :secrétaire général de l'Elysée). Toutefois, deux personnes ont été envoyées en Lybie, dont Cécilia Sarkozy. Elle sait des choses. Dès lors, ça peut et ça doit intéresser la commission. C'est quelque chose de normal. Je ne comprends pas qu'on en fasse une affaire.  Cécilia Sarkozy doit venir si elle est convoquée. Je pense qu'elle doit être convoquée. C'est juridiquement imparable"'.

S'il le faut, précise-t-il, "la commission d'enquête a les moyens de la contraindre" à venir témoigner. "Mais il faudra appliquer cela avec intelligence, nous ne sommes pas là pour persécuter une femme. Mais je pense que si elle avait la conscience de son devoir, elle viendrait. Si j'étais à sa place, je ne barguinerais pas, j'inventerais pas des trucs stupides. Elle sera reçu courtoisement". 

"Ce n'est pas ma place"

Devant l'insistance de l'opposition, Nicolas Sarkozy avait accepté l'été dernier la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur les conditions de libération des infirmières et du médecin bulgares. Toutefois, par la voix du porte-parole de l'Elysée, il avait fait savoir fin août que son épouse, pourtant élément-clé dans ce dossier, ne répondrait pas aux questions de cette commission. "Le président est soucieux de communiquer toutes les informations qu'il a eues et qu'il a en sa possession".

"Pour autant il paraît inconstitutionnel qu'il puisse répondre à une commission d'enquête parlementaire, expliquait David Martinon. Ce serait une entorse au principe de séparation des pouvoirs". "Par extension, madame Sarkozy, puisqu'elle était son envoyée personnelle, tombe sous la même règle", avait-il ajouté lors d"un point presse hebdomadaire fin août. Pour Pierre Moscovici, ces arguments sont "stupides". "Ce n'est pas ma place", avait déclaré de son côté la première Dame de France dans une interview à l'Est Républicain.  

Les propositions de résolution visant à créer cette commission d'enquête seront examinées le 11 octobre en séance publique à l'Assemblée nationale et la première réunion de la commission est prévue le 17 octobre. La majorité et l'opposition se partageront les fonctions de président et de  rapporteur de cette commission de 30 membres (17 UMP, 11 SRC, 1 GDR et 1 NC), le choix du poste étant laissé au groupe majoritaire, a-t-on précisé de même  source. Le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault a confirmé que son groupe envisageait de présenter l'ancien ministre Pierre Moscovici à la  présidence de la commission d'enquête. 


Alexandra GUILLET - le 05/10/2007 - LCI

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