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Jeudi 30 novembre 2006

NOUVELOBS.COM | 30.11.06 | 16:55


La candidate PS est arrivée jeudi à Beyrouth, première étape d'une tournée au Proche-Orient. Elle appelle de ses vœux "un Liban indépendant et démocratique".

  Ségolène Royal (AP)
Ségolène Royal (AP)
 
Ségolène Royal est arrivée jeudi 30 novembre au Liban, première étape d'une tournée au Proche-Orient, où elle entend s'inscrire dans la "continuité" de la politique française mais dans le "style qui est le sien", à l'écoute de "tout le monde".
La candidate présidentielle socialiste a atterri en début d'après-midi à l'aéroport Rafic-Hariri de Beyrouth, où elle a été accueillie, entre autres, par le leader druze Walid Joumblatt, qui préside le Parti socialiste progressiste libanais.Le programme officiel de sa visite libanaise, jeudi et vendredi, pourrait être perturbé par les manifestations monstres auxquelles appelle l'opposition pro-syrienne pour réclamer la démission du gouvernement de Fouad Siniora.

"Chaque parole est mesurée"

La présidente de Poitou-Charentes, dont c'est le premier déplacement international depuis son investiture par le PS dimanche, doit ensuite se rendre dans les territoires palestiniens puis en Israël.
 
"Les risques politiques" d'une telle tournée sont "évidents", a expliqué son co-directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, aux journalistes accompagnant la candidate dans l'avion qui l'emmenait vers Beyrouth.
"C'est un endroit où chaque geste, chaque parole est mesurée, où chaque phrase est scrutée à la loupe", a ajouté l'ancien secrétaire général de l'Elysée.
"La politique arabe (de la France) peut être discutée d'un point de vue technique et stratégique.Ségolène Royal s'inscrit dans cette continuité mais elle affirmera si elle est élue un style qui est différent, un style qui est le sien", a-t-il insisté.

Rencontres avec les officiels

Ségolène Royal a donc affiché son intention, tout au long des cinq jours, de parler à "tout le monde" y compris le Hezbollah libanais, la Syrie et l'Iran, à qui elle conteste cependant le droit d'accéder au nucléaire civil."La diplomatie, ce n'est pas un tribunal", a fait valoir Jean-Louis Bianco, précisant toutefois qu'une visite de la candidate en Syrie avant l'élection présidentielle de mai prochain l'"étonnerai(t) beaucoup".
Ségolène Royal devait rencontrer en fin de journée jeudi le Premier ministre Fouad Siniora, sunnite anti-syrien soutenu par les occidentaux, avant de s'entretenir avec le président du Parlement, Nabih Berri, chef du mouvement chiite Amal, et Amine Gemayel, ancien président chrétien maronite, dont le fils Pierre, ministre de l'Industrie, a été assassiné le 21 novembre à Beyrouth.
 

"Pour un Liban indépendant et démocratique"

Une semaine après cet assassinat - le sixième d'une personnalité anti-syrienne en moins de deux ans - cette étape libanaise "sera placée sous le signe de la fidélité, de l'écoute (...) pour un Liban indépendant et démocratique dans lequel tous les Libanais seraient citoyens à part entière", a déclaré Ségolène Royal dans un communiqué diffusé à Paris peu avant son départ.
"Je viens affirmer ma condamnation de tout assassinat politique, ma foi dans la démocratie et témoigner de mon amitié à l'ensemble des Libanais dans un réel désir d'écoute et d'ouverture", a-t-elle ajouté.
Première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée, Ségolène Royal veut "prendre connaissance directement de la réalité libanaise" et "voir quel peut être le rôle de la France pour aider le Liban à sortir de la crise actuelle".

Visite aux soldats français de la Finul

Elle doit rencontrer vendredi des soldats français de la Finul déployés au Sud-Liban. Il s'agit pour cette fille de colonel de "leur témoigner notre soutien et notre reconnaissance".
Six ans après la visite houleuse de Lionel Jospin sur le campus palestinien de Bir Zeit, Ségolène Royal est attendue samedi dans les territoires palestiniens.
Elle doit notamment rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Une entrevue avec des représentants du gouvernement dirigé par le Hamas ne figure pas sur le programme officiel.
En Israël, la candidate socialiste rencontrera le Premier ministre, Ehud Olmert, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni ainsi que les dirigeants du Parti travailliste. (Reuters)

Jeudi 30 novembre 2006

BEYROUTH (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 en France, Ségolène Royal, est arrivée jeudi au Liban pour une visite de deux jours, son premier déplacement à l'étranger depuis son investiture.

Mme Royal arrive dans un pays plongé en pleine tourmente, à la veille d'une manifestation de l'opposition, menée par le parti chiite Hezbollah, qui veut faire chuter le gouvernement du Premier ministre pro-occidental Fouad Siniora.

Dès son arrivée à Beyrouth, Mme Royal doit rendre visite à l'ancien président chrétien Amine Gemayel, père du ministre assassiné le 21 novembre Pierre Gemayel, pour présenter ses condoléances à la famille.

Elle doit rencontrer dans la soirée Fouad Siniora, puis le président du Parlement, le chiite pro-syrien Nabih Berri. Elle doit dîner ensuite avec le leader druze anti-syrien Walid Joumblatt, membre de l'Internationale socialiste, qui l'a invitée au Liban. / Vendredi, elle se rendra dans le sud du pays pour une visite à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), à laquelle participe la France.

Avant son départ de Paris, Ségolène Royal a expliqué que ce voyage devait souligner sa "foi dans la démocratie" et aider à définir "le rôle de la France pour aider le Liban à sortir de la crise".

"Dans la situation préoccupante que connaît aujourd'hui le Liban, je viens affirmer ma condamnation de tout assassinat politique, ma foi dans la démocratie et témoigner de mon amitié à l'ensemble des Libanais", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

La France est avec 1.650 Casques bleus, le principal contributeur, aux côtés de l'Italie, de la Finul, chargée de consolider la trêve à la frontière libano-israélienne depuis la fin de l'offensive militaire de 34 jours menée en juillet et août par Israël contre les combattants du Hezbollah.

Ségolène Royal, qui quittera le Liban samedi, doit poursuivre sa tournée en Israël et dans les territoires palestiniens.

Par ce voyage dans une région explosive, elle entend affirmer sa stature sur les questions internationales, un domaine où ses détracteurs lui reprochent son manque de compétence.

Jeudi 30 novembre 2006
LE MONDE | 29.11.06 | 14h18
L'équipe de campagne de Ségolène Royal se veut "resserrée", "opérationnelle". Et "paritaire". La candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 a rendu publique, mardi 28 novembre, une liste de quinze personnes - tous des élus à de rares exceptions près - qui vont former sa garde rapprochée.
A ce noyau dur s'ajoutera un deuxième cercle "territorialisé" composé de présidents de région, de conseillers généraux, de maires et de cadres du PS. "Je ne distribue pas les postes, affirme Mme Royal. La compétence se traduit par la production, le travail." Le conseil d'orientation politique qui s'était formé pour la primaire socialiste est dissous. Il est remplacé par le bureau national du PS, présidé par François Hollande et élargi à des représentants du Parti radical de gauche (PRG). Mme Royal, qui n'était pas membre, jusqu'ici, du bureau national, y participera dès mardi 5 décembre.
JEAN-LOUIS BIANCO ET FRANÇOIS REBSAMEN, CODIRECTEURS DE CAMPAGNE.
Ancien secrétaire général de l'Elysée de 1981 à 1986, deux fois ministre (affaires sociales en 1991, transport, équipement et logement en 1993), M. Bianco, 63 ans, est député des Alpes-de-Haute-Provence et président du conseil général. M. Rebsamen, 55 ans, numéro deux du PS et maire de Dijon depuis 2001, "fera le lien" avec le parti selon l'expression de Mme Royal. C'est sur eux que l'engagement d'une "disponibilité" totale, requise par la candidate, pèse le plus lourd. Les deux hommes ne pourront pas consacrer plus d'une "journée par semaine" à leur fief électoral.
PATRICK MENNUCCI, DANIELLE BOUSQUET ET YVON COLLIN, DIRECTEURS ADJOINTS.
Spécialiste des déplacements de Mme Royal dans les fédérations pendant la primaire, M. Mennucci, 51 ans, vice-président de la région PACA et président du groupe socialiste au conseil municipal de Marseille, est chargé de l'organisation. Mme Bousquet, 59 ans, députée des Côtes-d'Armor, avait constitué le groupe parlementaire de femmes ralliées à la candidature Royal. M. Collin, 62 ans, sénateur de Tarn-et-Garonne, est le représentant PRG désigné par son parti.
CHRISTOPHE CHANTEPY, DIRECTEUR DU CABINET CAMILLE PUTOIS, CHEF DE CABINET
Président de l'association de campagne Désirs d'avenir, M. Chantepy, conseiller d'Etat, a été directeur du cabinet de Mme Royal, ministre de la famille entre 2000 et 2002. Mme Putois est chef du bureau des élections et des études politiques au ministère de l'intérieur, où elle a beaucoup étudié l'hypothèse du vote électronique aux élections. Adhérente à Désirs d'avenir, elle a été "repérée" par Mme Royal qui l'a persuadée de quitter ses fonctions au ministère pour rejoindre son cabinet. Font partie ausi de ce cabinet des proches de Mme Royal dont Sophie Bouchet-Petersen, sa conseillère spéciale.
JULIEN DRAY, CONSEILLER CHARGÉ DE LA COORDINATION DES PORTE-PAROLE
Ami du couple Hollande-Royal, le député de l'Essonne, 51 ans, porte-parole du PS, a été le premier à soutenir la candidature de Mme Royal. La liste des porte-parole actuels, Arnaud Montebourg et Gilles Savary, sera étoffée.
JACK LANG, CONSEILLER SPÉCIAL
L'ancien ministre sera chargé des "contacts" internationaux et de l'organisation d'"événements".
BRUNO LE ROUX, AURÉLIE FILIPETTI ET OUARDA KARRAÏ, CHARGÉS DE MISSION
M. Le Roux, 41 ans, proche de M. Hollande, est député de Seine-Saint-Denis, et secrétaire national chargé des élections au PS. Mme Filipetti, écrivaine, élue dans le 5e arrondissement de Paris, vient de démissionner des Verts. Mme Karraï, ancienne attachée parlementaire de M. Bianco, avait été écartée de la liste Ile-de-France entre les deux tours de l'élection régionale avant de figurer en sixième position, non éligible, aux européennes en 2004.
DOMINIQUE BERTINOTTI, MANDATAIRE FINANCIER
Ex-fabusienne, maire du 4e arrondissement de Paris depuis 2001, elle a adhéré au PS en 1988.
YVETTE ROUDY ET SAFIA OTOKORÉ, CHARGÉES DE L'ANIMATION DES COMITÉS DÉSIRS D'AVENIR
Mme Roudy, ancienne ministre des droits de la femme de 1981 à 1986, est proche d'Arnaud Montebourg. Mme Otokoré, 37 ans, a rejoint fin 2005 la direction du PS comme secrétaire nationale chargée des sports.
Isabelle Mandraud
Jeudi 30 novembre 2006

FRANÇOIS HOLLANDE CRITIQUE LA CANDIDATURE DE NICOLAS SARKOZYPARIS (Reuters) - François Hollande a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy n'était pas le candidat de la rupture à droite et que son action s'inscrivait au contraire dans le droit fil de celle du chef de l'Etat.

"Ce que je réprouve dans l'attitude de Nicolas Sarkozy, c'est cette obstination à cacher ce qu'il est. Il est toujours dans une certaine forme de fuite. Tantôt il vous dit je veux être un candidat bien à droite (...), tantôt il nous dit je veux être le candidat libéral (...) tantôt il s'en prend aux patrons voyous. Ça vous rappelle qui ? Ça vous rappelle Jacques Chirac", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste sur RTL.

"Nicolas Sarkozy n'est ni dans la rupture - il est au pouvoir depuis quatre ans et demi, il est dans la filiation de Jacques Chirac - et puis il n'est ni tranquille. Parce que s'il y a un qui est dans le mouvement, mais dans le mouvement perpétuel, dans l'agitation. C'est bien Nicolas Sarkozy."

Le numéro un du Parti socialiste s'est une nouvelle fois élevé contre le cumul par Nicolas Sarkozy de sa fonction de ministère de l'Intérieur et de probable candidat de l'UMP à la présidentielle. Il a suggéré au président de l'UMP de se démettre de sa fonction ministérielle s'il était investi par le congrès de son parti le 14 janvier.

"Comment être ministre de l'Intérieur, protecteur des Français (...) et en même temps président de l'UMP, candidat de l'UMP et président du Conseil général des Hauts-de-Seine ? s'est exclamé François Hollande (...). Quand il se passe autant de phénomènes de violence, je préfère qu'il y ait un ministre de l'Intérieur à temps plein."

"Je pense que le 14 janvier, si c'est Nicolas Sarkozy qui a été désigné par l'UMP, le mieux serait qu'il soit véritablement candidat, à plein temps candidat. Comme ça, on s'occupera aussi à plein temps de lui."

Jeudi 30 novembre 2006

« JE VEUX une campagne qui construit en avançant, que les choses bougent déjà pendant la campagne. » En pleine phase « d'écoute », Ségolène Royal mène sa campagne à sa manière, singulière.

Officiellement, elle ne parle pas de ses adversaires, notamment de Nicolas Sarkozy, qui doit se déclarer aujourd'hui : « Cela les fait exister », dit-elle. Tout au plus ­veut­­­-elle, concernant le ministre de l'Intérieur, « confronter les résultats de sa politique avec ses promesses ». Elle a prévu en « janvier » de dresser le bilan du président de l'UMP. Mais hier, devant des militants socialistes lyonnais enthousiasmés par sa présence, elle a quand même ironisé sur le président de l'UMP : « Il répète tout ce que je dis. » « Il s'est moqué de moi sur les forums participatifs, il fait des forums régionaux. » Idem sur les quatre thèmes de campagne qu'elle a lancés : « Il commence par l'éducation ! » 

Avant de partir pour le Liban, ce matin, puis de se rendre en Israël, la candidate socialiste pour 2007 était hier à Lyon pour parler essentiellement d'environnement et de recherche. Invitée du Salon Pollutec, qui réunit tous les deux ans les entreprises travaillant dans le domaine de l'environnement, Royal est intervenue dans le cadre d'une table ronde intitulée « Dynamique de l'environnement et mutations économiques ». Elle a choisi de mettre en rapport « l'excellence environnementale », le slogan qu'elle utilise déjà, et la « bataille pour la recherche » qu'elle compte lancer si elle est élue.

« Il faut changer d'époque »

À nouveau, Royal veut bousculer. Elle plaide notamment pour un statut de l'enseignant-chercheur qui permette de « bouger » entre public et privé, un sujet potentiellement polémique. « Il faut donner de la souplesse pour aller dans les labos, dans l'enseignement, dans la valorisation économique, explique-t-elle. Cela a été longtemps tabou. Il faut changer d'époque, faire comme au Canada, des passerelles étroites entre public et privé. » À terme, c'est aussi le tabou de l'investissement des entreprises dans la recherche à l'université qui est en question. « Cela va se faire tout naturellement », dit-elle. Au passage, elle s'inquiète aussi de la précarisation des jeunes chercheurs. Parmi ses autres propositions, Ségolène Royal préconise une « fiscalité écologique européenne : la TVA doit tendre vers zéro pour les investissements dans les éco-industries ». Elle veut aussi « retirer » du calcul du déficit budgétaire l'investissement dans la recherche, quitte à prendre des libertés vis-à-vis des critères de Maastricht. Comme le prévoit le programme du PS, elle entend faire progresser le budget de la recherche de 10 % par an.

De notre envoyé spécial à Lyon, NICOLAS BAROTTE (Le Figaro.fr)

Publié le 30 novembre 2006 - Actualisé le 30 novembre 2006 : 07h43

Mercredi 29 novembre 2006
La candidate socialiste est attendu jeudi à Beyrouth, avant de se rendre ce week-end en Israël et dans les territoires palestiniens
Ségolène Royal a choisi le chaudron du Proche-Orient - Liban, Israël, territoires palestiniens - pour son premier voyage à l'étranger depuis son investiture par le PS pour l'Elysée, alors que ses détracteurs lui reprochent son manque d'expérience internationale. Elle commence ainsi "par le plus difficile", estimait mercredi Julien Dray, "coordinateur" des porte-parole de la candidate socialiste. "Elle veut montrer qu'elle s'attaque aux problèmes, qu'elle n'est pas là simplement pour les apparences, pour les apparats, et que sa présidence sera efficace et utile pour nos concitoyens et pour la paix dans le monde".
Ségolène Royal est attendue jeudi à Beyrouth. "Elle rendra visite à la Finul vendredi, et rencontrera le même jour la famille Gemayel", a indiqué son attachée de presse. La France est, avec 1.650 Casques bleus, le premier contributeur de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban), chargée de consolider la trêve à la frontière libano-israélienne, après les combats cet été entre Israël et le Hezbollah chiite libanais. Pierre Gemayel, fils de l'ancien président libanais Amine Gemayel et ministre de l'Industrie, anti-syrien, a été assassiné la semaine dernière.

Peaufiner sa stature internationale
Après une escale samedi en Jordanie, Mme Royal se rendra en Israël et dans les Territoires palestiniens, pour un programme de 48 heures qui n'est pas encore définitivement arrêté, mais comprendra un entretien avec le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, a précisé l'attachée de presse. Les relations entre Israël et la France traversent une phase de frictions en raison notamment des survols du sud Liban par l'aviation israélienne, source de tensions avec le contingent français de la Finul.
Ce voyage devrait permettre à Ségolène Royal, première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée, de peaufiner sa stature internationale, alors que selon Julien Dray les invitations à l'étranger affluent depuis sa désignation. La candidate prévoit de se rendre dans les principales capitales européennes et a également été invitée au congrès du parti démocrate américain, qui se tient mi-décembre. Mme Royal, qui avait jugé il y a quelques mois "prématurée" une invitation de la sénatrice Hillary Clinton, possible candidate à l'investiture démocrate, a estimé mardi qu'un tel déplacement "aurait du sens politique".
Selon les sondages, la candidate socialiste souffre d'un déficit de crédibilité sur les questions internationales, notamment face à son grand rival à droite. Le ministre de l'Intérieur est ainsi jugé le plus capable de faire face à une crise internationale par 58% des sondés, contre 26% pour la candidate socialiste, et le mieux à même de représenter la France à l'étranger (46% contre 39%), selon une enquête BVA parue la semaine dernière dans l'Express. De récentes déclarations de Ségolène Royal sur l'Iran et l'Irak avaient semé le trouble, jusque dans son propre camp.
 
Mercredi 29 novembre 2006

PARIS (AP) -- La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a annoncé mardi qu'elle envisageait de se rendre mi-décembre au congrès des Démocrates américains auquel elle a été invitée. "Ce n'est pas un voyage aux Etats-Unis comme ça. Ce sont les Démocrates américains en congrès, du coup, ça a un sens politique, c'est intéressant", a-t-elle indiqué aux agences de presse mardi.

Ségolène Royal a toutefois précisé qu'elle n'avait pas encore répondu à l'invitation des Démocrates, car plusieurs événements se "télescopent" à cette date à son agenda.

A la même période, la candidate est en effet invitée aux Antilles pour participer aux assises du développement durable et doit clore la session du conseil régional de Poitou-Charentes, qu'elle préside et qu'elle ne tient "pas à lâcher car ça maintient au contact de la réalité".

AP | 28.11.06 | 18:14

Mercredi 29 novembre 2006

Ségolène Royal se rendra dans les jours qui viennent au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens. "Elle sera dans les jours qui viennent au Liban, en Israël et en Palestine", a annoncé Julien Dray sur Europe I, en précisant qu'une escale en Syrie n'était "pas à l'ordre du jour".

"Elle a décidé de prendre les contacts préalables pour pouvoir agir si elle est élue présidente".

Invitée au Liban

Ségolène Royal se rend au Liban à l'invitation de la famille du ministre libanais de l'Industrie Pierre Gemayel, assassiné la semaine dernière. "La famille Gemayel lui a demandé de venir".

En Israël dimanche?

Selon un responsable israélien, Ségolène Royal se rendra en Israël pour une visite de deux jours à partir de dimanche. "Ségolène Royal arrivera dimanche en Israël pour une visite de deux jours, pour des entretiens avec le Premier ministre Ehud Olmert et la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni".

Par ailleurs, d'après deux quotidiens israéliens, le Yédiot Aharonot et le Maariv, la candidate socialiste doit également se rendre en Cisjordanie pour rencontrer à Ramallah le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

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