Désirs d'Avenir
Bonneuil / Choisy-le-Roi / Créteil / Saint-Maur
Vous êtes sur le blog des comités locaux de Désirs d'Avenir de Bonneuil,
Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur.
Nous nous inscrivons, au plan local, dans la démarche de Désirs d'Avenir et souhaitons promouvoir une nouvelle manière de faire de la politique, fondée sur la démocratie
participative, consistant à mettre les citoyens au coeur de l'action publique.
Que vous soyez sympathisant ou adhérent du Parti Socialiste, n'hésitez pas à nous contacter (desirsdaveniracreteil@hotmail.fr) si vous souhaitez participer à l'action des comités locaux de Bonneuil, Choisy-le-Roi, Créteil et
Saint-Maur ou simplement être informés de nos activités.
Par mesure de sécurité (virus et autres), les commentaires comportant des liens vers des sites non identifiés seront supprimés.
Internautes : envoyez vos messages pour parution à yc5blog@aliceadsl.fr ou segocreteil@orange.fr
En cas de nécessité vous pouvez contacter l'auteur du blog en cliquant sur "contact" tout en bas de chaque page
Pour accéder au "Site public" du PS de Saint Maur cliquez ICI
Pour accéder à toutes les vidéos de Ségolène, cliquez ici
Pour aller voir PS TV, cliquez là!
C’est la “Fashion candidate”. Visiblement la candidate dans le vent, plus “fun” que les autres, moins ringarde, symbolisant un changement de génération, une ode à la réconciliation, paraissant plus tolérante et plus ouverte, anti-conformiste et...souriante à souhait. Ce qui est loin d’être désagréable.
À la fois provinciale et moderne, mystérieuse et lumineuse, Ségolène Royal semble apporter une note de fraîcheur dans le marigot politique. “L’effet Ségolène” ou la “Royal mania” a manifestement conquis le cœur des Réunionnaises et des Réunionnais, sans doute las des discours pompeux, de la traditionnelle confrontation des idéologies, et du bipolarisme périmé. Mais n’en déplaise au PS - il n’y a évidemment pas 70 % de socialistes à La Réunion - ce n’est pas la socialiste qui culmine dans les sondages himalayens, y compris ceux du Journal de l’île, mais bien la femme-candidate, la bonne mère de famille, la concubine idéale, la grande sœur, la féministe... qui rentre, via les médias, dans la majorité des foyers, aussi bien chez le couple moyen de Saint-Gilles, dans la chambre du jeune majeur “chébran” de Saint-Denis que chez Mmes Grondin ou Hoarau dans leur petite case d’Hell-Bourg ou de Saint-Joseph. Ségolène, “la candidate accessible”, qui paraît si proche des préoccupations quotidiennes, est aussi celle qui incarne une dimension plus unitaire, moins idéologique, chantre du rassemblement populaire au-delà des clivages, par-dessus les frontières partisanes et les barrières de classe. Bref, une “nana” follement populaire qui dit ce qui plaît - en ne disant pas grand-chose d’ailleurs - et dont la candidature au jour d’aujourd’hui a quand même le mérite d’être plus lisible et plus transparente, face au flou toujours de mise à droite entre un Sarkozy “coq bataille” autoproclamé, une Michèle Alliot-Marie (MAM) hésitante et un Chirac en embuscade. Pendant ce temps, la petite dame continue presque irrationnellement sa balade sur la vague d’euphorie, emprunte allègrement la pente plébiscitaire, creuse inexorablement l’écart en se payant même le luxe, localement, d’atomiser littéralement Sarko. Entretenant à merveille le culte du paraître si cher à la médiacratie, Ségolène Royal étonne, détonne, dérange et bouscule. Même sans projet solide, la présidente de Poitou-Charentes, qui n’a comme désir d’avenir que d’épouser le souhait des Français, (en attendant de leur répondre, ce qui sera le plus difficile), semble donner du fil à retordre à l’élu de Neuilly. Quant à savoir si une éventuelle consécration élyséenne de Mme Royal pourrait “booster” le PS à La Réunion, lors des prochaines législatives et municipales, en transformant la “vague bleue” de 2001 et de 2002 en “vague rose”... rien n’est moins sûr. L’histoire a montré qu’il ne faut pas confondre les scrutins.
Yves Mont-Rouge
[14 décembre 2006] Clicanoo (le journal de l'île de La Réunion)
La direction de campagne de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle organise une journée de mobilisation et d'organisation ce
samedi 16 décembre de 10 à 16 heures au CNIT,
2 place de la Défense, salle Goethe, à La Défense-Paris.
La candidate interviendra vers 12h30.
Cette manifestation a été décidée hier soir au cours de la première réunion du comité de campagne à laquelle participaient, outre notre Président, Yvon Collin, Jean-Bernard Bros, Patrick Molinoz et Elisabeth Boyer.
Vous etes attendus très nombreux à cette importante manifestation.
Prenant au mot la candidate socialiste, le secrétaire général du CCFD propose quatre combats prioritaires pour changer nos rapports avec l’Afrique.
Madame la candidate,
L’Afrique est proche de votre cœur. Vous êtes née au Sénégal. Vous vous êtes rendue sur place récemment. Les prochains mois seront, nous l’espérons, l’occasion pour vous de placer ce continent au cœur du débat politique.
Afrique. Ce mot résonne en chacun de nous. Berceau de l’Humanité, diversité des peuples et des cultures, colonisation, traite des esclaves, richesses naturelles, corruption, trafic, affaires douteuses, jeunesse, régimes claniques, Françafrique, aide au développement, urgence, émigration, conflits, beauté, musique, sécheresse, proverbes, pillage… chacun de ces mots décrit une partie de la réalité contrastée de l’Afrique. Une réalité complexe qui ne souffre ni simplisme, ni généralisation abusive. L’énergie qui se dégage de ce continent est parfois celle du désespoir, mais sa force pousse à l’optimisme car, sous bien des aspects, l’Afrique bouge. Pendant ce temps, la France avance trop lentement dans la construction de relations justes et sereines avec l’Afrique. C’est au compte-gouttes que notre pays retire son soutien aux régimes parmi les plus corrompus de la planète. Des présidents, présentés comme de « vieux sages » – utilisation opportuniste de l’imagerie africaine –, sont en premier lieu des chefs de clans despotiques, qui auront mis leurs pays en coupe réglée et protégé pendant des décennies les intérêts économiques et géopolitiques français. Dans sa relation avec l’Afrique, la France s’honorerait en se plaçant à la tête de quatre combats :
Le combat contre la misère et pour la dignité humaine.
Quelques données illustrent l’urgence de ce combat : dans plusieurs pays d’Afrique, une femme a quatre-vingts fois plus de risques de mourir lors d’un accouchement qu’une femme européenne. Dans le même temps, des millions de personnes séropositives n’ont toujours pas accès aux médicaments contre le sida. L’espérance de vie ne cesse de chuter dans bon nombre de pays africains. Ce combat ne pourra être mené qu’en garantissant des ressources financières nouvelles aux pays décidés à s’y engager sérieusement. Cela signifie, pour les pays riches, renforcer une aide au développement qui soit réellement destinée à la réduction des inégalités sociales. Cette aide peut être financée par la mise en place de taxes internationales, notamment sur les flux financiers, bien au-delà de la taxe aérienne que seuls quelques pays ont signée à ce jour. Cela passe aussi par l’annulation de la dette extérieure qui grève les budgets de ces pays et par un effort accru d’investissements productifs.
Le combat pour la justice et pour la démocratie.
Il est urgent de conforter toutes celles et tous ceux qui, dans ces pays, parfois au risque de leur vie, s’engagent pour faire changer leurs sociétés. Oui, les sociétés civiles africaines sont de plus en plus actives et organisées. Bon nombre d’ONG, de collectivités locales et même une partie de notre aide publique accompagnent ces efforts, mais ne sont pas à la hauteur des enjeux. La France aide trop peu ces relais citoyens à prendre leur place pour construire de véritables démocraties et s’enferme dans une relation étatique tournée vers la sauvegarde des positions acquises.
Le combat pour la gestion éthique et durable des ressources de ces pays.
Le parti qui vous a désigné souhaite qu’en matière de relation avec ce continent, la France invente « une autre voie, rompant avec la “Françafrique”, fondée sur l’essor de la coopération économique, la présence accrue de l’Europe ». Cela passe par une transparence des activités des grandes entreprises françaises qui ont investi et continuent d’investir en Afrique dans les domaines pétroliers, miniers, forestiers, agricoles. Un dialogue doit s’instaurer avec les sociétés civiles de ces pays pour que ces ressources soient enfin gérées dans l’intérêt des populations et des générations futures. Il est inacceptable que ce pillage continue.
Le combat pour la transparence de la politique africaine.
Aujourd’hui, l’armée française est lourdement engagée dans le conflit d’ampleur régional qui secoue le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine. Aucun débat à l’Assemblée nationale n’a eu lieu sur ce sujet. Les citoyens français, qui ont montré depuis des décennies leur solidarité avec les peuples d’Afrique, méritent d’être informés sur ce que la France fait en leur nom en Afrique. La mise en place d’une « délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales » pourrait favoriser ce débat public, trop longtemps confisqué par l’Élysée. En outre, la réforme du dispositif d’aide publique français doit être achevée, par une clarification des rôles des différents acteurs, la promotion des synergies avec les ONG et les collectivités locales, par l’adoption d’une loi de programmation permettant d’inscrire l’action dans la durée, par une plus forte coordination européenne.
Bientôt, le dynamisme et la pertinence des sociétés civiles africaines seront visibles lors du Forum social mondial qui se déroulera en janvier 2007 à Nairobi (Kenya). Il est plus que temps qu’ici, en France, avec nos médias, nous changions notre regard sur ce continent en montrant ce qui marche. Le dialogue et la coopération peuvent s’établir sur des bases fraternelles lorsque le respect existe de part et d’autre. Vous pouvez y contribuer.
Nous vous demandons, madame la candidate, de vous engager de toutes vos forces dans ces quatre combats.
Si vous accédez à la magistrature suprême, vous aurez le choix entre, d’une part, dépenser des centaines de millions pour repousser les clandestins africains aux portes de l’Europe, prévoir des milliards pour assister les écoréfugiés d’une Afrique victime du réchauffement climatique, envoyer des troupes pour limiter les conflits et, d’autre part, bâtir enfin une autre politique qui permettra à la France de contribuer, avec l’Europe, à éviter ce scénario catastrophe.
Merci pour l’attention que vous aurez portée à cette lettre.
Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du Comité catholique contre la faim et pour le développement.
chronique libre publiée dans Témoignage Chrétien