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Désirs d'Avenir
Bonneuil / Choisy-le-Roi / Créteil / Saint-Maur
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Choisy-le-Roi, Créteil et Saint-Maur.
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participative, consistant à mettre les citoyens au coeur de l'action publique.
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Deux évènements majeurs de l'histoire récente du Parti Socialiste ont pesé lourd dans la défaite de la gauche aux élections présidentielles.
Le Congrès du Mans , tout d'abord, qui a donné lieu à une dramaturgie de façade vers une synthèse finale sensée rassembler les socialistes. Cette synthèse , vide de sens et foulée aux pieds par
les responsables socialistes, a discrédité le Parti Socialiste dans sa capacité à proposer un projet à nos concitoyens. Puis, ce fut l'organisation de primaires internes à quelques mois seulement
du scrutin présidentiel. D'une volonté de mener un débat démocratique exemplaire et transparent, cet exercice s'est transformé en une bataille qui laissa des traces profondes dans les mois qui
suivirent au Parti Socialiste.
Malgré un parti socialiste désorganisé, les militants socialistes ont fait une campagne électorale de terrain participative, innovante et
enthousiaste. Avec une fierté retrouvée, et malgré la défaite, les militants ont dit merci à Ségolène Royal au soir du deuxième tour. Car, chacun des militants gardait en mémoire le silence
volontaire, les coups bas de ceux des socialistes qui n'avaient pas emporté la primaire. Car, chacun des militants gardait en mémoire l'effet dévastateur des attaques menées contre Ségolène Royal
par ses challengers socialistes et reprises par Nicolas Sarkozy tout au long de la campagne électorale.
Le 18 mai 2008, « Rénover Maintenant » a décidé de se rapprocher des socialistes qui veulent renouveler cette même stratégie suicidaire. Dans cette volonté de séparer l'orientation politique
du Congrès et l'élection présidentielle, ils veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral au nom d'une ambition qui ne dit pas son nom.
Aujourd'hui, le temps de la clarification et de la cohérence est venu pour le Parti socialiste. Le prochain Congrès doit être utile et constituer un temps fort de la refondation de notre parti.
Le projet que nous choisirons au Congrès de Reims devra être porté par notre premier secrétaire aux présidentielles de 2012. Parce qu'alors, nous aurons collectivement le temps de construire
notre projet. Parce qu'alors, les socialistes arriveront sereins aux présidentielles de 2012.
C'est pourquoi , membres fondateurs de Rénover Maintenant, nous avons décidé de démissionner de notre courant. Nous ne pouvons, aujourd'hui, accepter de cautionner une stratégie de chaos destinée
à préserver les postures de quelques-uns . Il en va du respect envers tous celles et ceux qui comptent sur le Parti socialiste pour leur apporter un espoir.
Nous voulons rester fidèles à la rénovation de notre parti pour laquelle nous avons oeuvré toutes ces années. Nous avions fait le choix en 2007 de soutenir Ségolène Royal . Elle a porté nos
idées au delà de nos espérances : démocratie participative, réforme institutionnelle, développement durable, pacte social européen. Aujourd'hui, nous faisons le choix de continuer avec elle le
travail de rénovation entrepris.
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Yvette Roudy, Vice présidente de Rénover Maintenant et ancienne Ministre
Françoise Mesnard, Vice-présidente de Rénover Maintenant ministre et Vice-Présidente de la région Poitou-Charentes
Béatrice Arruga, Membre de la Direction Nationale de Rénover Maintenant et Vice-Présidente de la région Centre
Édito
Lausanne FM – Lundi 19.05.08 – 07.50h
On aime ou non Ségolène Royal, mais il faut bien avouer que l'ancienne candidate à la présidentielle française ne manque pas d'une certaine suite dans les idées. N'avait-on pas maintes fois,
comme pour Pascal Sevran, annoncé sa mort : la voilà, toujours, qui resurgit. Et qui vient d'afficher ses ambitions : devenir première secrétaire du PS.
Sur le poste convoité, elle a raison : le seul moyen d'accéder au plus haut niveau, en France, c'est de diriger l'un des grands appareils politiques, à gauche comme à droite. François Mitterrand
ravissant à la vieille SFIO, celle des Mollet et des Savary, au congrès d'Epinay, en 1971, le parti socialiste. Jacques Chirac prenant à la hussarde l'UDR aux barons décatis du gaullisme, en
1976, avant d'en faire sa chose, sous le nom de RPR. Nicolas Sarkozy prenant le contrôle de l'UMP, comme tremplin présidentiel.
L'objectif est juste, et Ségolène Royal a d'autant plus raison de le viser qu'elle est, à l'interne, détestée de tous. En politique, c'est un avantage précieux : être haï de ses pairs, avoir face
à soi ces éléphanteaux qui ne demandent qu'à vous piétiner, voilà qui permet de les attaquer de front sans états d'âme. En politique, l'ennemi est toujours dans le camp, dans la famille, c'est un
peu l'univers de Mauriac, avec ces haines intestines, rentrées, dans la bourgeoisie bordelaise d'avant-guerre.
Nœud de vipères, d'autant que l'un des éléphanteaux n'est autre que son ancien compagnon, père de ses quatre enfants. Visage d'apothicaire, le Monsieur Homais du paysage politique français, mais
esprit très vif lorsqu'il s'agit de trouver les armes pour conserver sa boutique. Diable, de Mauriac nous serions passés à Flaubert, mais toujours la puissance de cette Province, ici girondine,
là normande, ou encore poitevine pour Ségolène, et là aussi c'est un avantage : cette candidate de 2007, moins bonne que Sarkozy sur le fond, avait sur lui l'avantage de ressembler à la France.
Cette fois-là, ça n'avait pas suffi. Mais demain, après-demain ?
Il ne faut pas sous-estimer Ségolène Royal. Contre le cuir et la masse des éléphanteaux qui se ressemblent et peut-être s'annulent, en voilà une qui s'affiche et qui existe. Oh, je ne prétends
pas qu'elle ait l'envergure, ni le génie politique, de refaire le coup d'Epinay (en 1971, François Mitterrand était un solitaire, face à l'appareil), mais elle a raison de se lancer dans ce
combat. Contre le maire de Paris, je ne suis pas sûr du tout qu'elle parte nécessairement perdante