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Jeudi 23 août 2007
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A l’occasion de sa rentrée politique, Madame Ségolène Royal sera l’invitée de l'édition nationale du « 19/20 week-end », samedi 25 août à 19h30 en direct sur France 3. Elle sera en duplex de Melle dans les Deux-Sèvres.

Une semaine avant les universités d'été de La Rochelle où elle se sait « très attendue », l'ex-candidate à l'élection présidentielle répondra aux questions de Catherine Matausch. Elle parlera de ses projets politiques et du combat qu'elle souhaite mener pour rénover le Parti Socialiste.

Publié le 22 août 2007 à 22:54

 

Jeudi 23 août 2007
Les électeurs de gauche sont plus iconoclastes que le PS : c’est un des principaux enseignements du sondage exclusif SOFRES-Le Nouvel Observateur- Les Gracques, publié cette semaine dans le Nouvel Obs. C’est ainsi que 51 % des sympathisants de gauche jugent le programme socialiste "pas réaliste", 63 % "pas vraiment innovant" et 49 % "en décalage avec les aspirations des Français". Telles sont quelques unes des révélations de ce sondage qui revient sur les vraies raisons de la défaite de l’opposition à l’élection présidentielle, tout en montrant comment les Français entrevoient l’avenir de la gauche au moment où s’engage la rentrée politique.

Quant à la défaite aux présidentielles, 23% des sondés l’attribuent à la personnalité de Ségolène Royal contre 27% au projet socialiste et 46% aux “rivalités internes” du PS. A gauche, les chiffres sont encore plus nets : Royal n’est à blâmer que pour 16% des sondés, qui sont 57% à fustiger la division au sommet !

De même, la demande d’un rapprochement avec le centre vient valider sa main tendue à François Bayrou.

Enfin, l’ex-candidate reste la plus désirée des socialistes: 41% des sympathisants de gauche lui font “le plus confiance” pour “conduire la rénovation”, contre 20% à Dominique Strauss-Kahn.

Bertrand Delanoe ne séduit que 10% de l’opinion de gauche, Hollande 6 et Fabius 3 !

 

Lire le sondage intégral  (Avec Nouvelobs.com)

 http://tempsreel.nouvelobs.com/file/344517.pdf    
(long et très détaillé en format PDF à télécharger)

Si le lien ne fonctionne pas faire un copier-coller vers Internet Explorer

Jeudi 23 août 2007
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Vincent Peillon, l'un des "quadras" du PS, a préconisé mercredi "des assises de la gauche et des progressistes", estimant qu'il faut "transgresser les frontières" des appareils pour accoucher d'un nouveau grand parti de gauche.

Si nous voulons ouvrir un nouveau cycle politique, des assises de la gauche et des progressistes doivent être lancées avant le congrès du Parti socialiste", écrit le député européen dans une tribune à paraître jeudi dans Le Nouvel Observateur.

Ces assises réuniraient, outre les socialistes, "les écologistes, les communistes, les démocrates, les radicaux, les citoyens (...)", et "le congrès de refondation devra être l'aboutissement de ce processus", précise-t-il.

Selon Vincent Peillon, la gauche doit "transgresser les frontières d'appareils politiques qui se survivent pour des raisons qui n'ont plus lieu d'être".

"Si nous ne faisons pas cela, nous reproduirons les mêmes enfermements, les mêmes malentendus, et nous laisserons la gauche dans l'état où nous la trouvons aujourd'hui, divisée, fragilisée, repliée, méfiante et sans perspective réellement novatrice et mobilisatrice", ajoute-t-il.

L'ex-porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle relance ainsi une proposition qu'il avait faite entre les deux tours de ce scrutin, dans une tribune au quotidien communiste L'Humanité.

Le co-fondateur du courant Nouveau Parti socialiste (2003), aujourd'hui moribond et qui défendait à la fois un ancrage à gauche et une rénovation du parti, poursuit aussi un recentrage politique.

Il appelle la gauche à s'"affranchir des oripeaux gauchistes et tribuniciens". "Ce n'est pas capituler que de vouloir gouverner et agir, ce n'est pas honteux que de chercher à comprendre le monde tel qu'il est, ce n'est pas trahir que de vouloir faire tomber le mur de Berlin dans nos têtes".

Source : AFP

Jeudi 23 août 2007

Parti Socialiste

 

Gaëtan Gorce, député PS de la Nièvre, estime que le rendez-vous de la semaine prochaine à La Rochelle pour l'université d'été du parti est "totalement dépassé", parlant de "carnaval de déclarations", "bal des procureurs" et "sorte de concours des mondanités socialistes".

"Difficile pour le gouvernement, la rentrée risque de l’être également pour le Parti socialiste", estime le député sur son blog, où il se demande si le PS saura "résister à la double tentation du déchirement comme de l’affrontement".

En ce qui concerne les déchirements internes, "La Rochelle tombera, comme chaque année, on ne peut plus mal", affirme M. Gorce, pour qui "ce rendez-vous, dans sa forme comme dans son contenu, est désormais totalement dépassé".

"Plutôt que ce rendez-vous surfait, sorte de concours des mondanités socialistes", il suggère la tenue, à l’instar des travaillistes, d'"une Conférence annuelle associant les dirigeants du Parti à des représentants élus directement par les sections".

Quant à l'affrontement, c'est celui avec la droite, destiné à "conjurer le risque du déchirement" et servant "d’exutoire à l’absence de débat interne". "La ficelle est un peu grosse".

Refusant les "condamnations systématiques sans appel" et les critiques "adossées à aucune contre-proposition cohérente", il estime que sur certains sujets, comme la réforme des retraites, le PS devrait s'essayer à "la recherche de convergences avec la majorité". Il se prononce pour une opposition "ni caoutchouc ni frontale, mais simplement intelligente et efficace".

Très critique à l'égard du premier secrétaire François Hollande, dont il avait demandé le départ après les élections, Gaëtan Gorce a démissionné fin juin du secrétariat national du parti, le "gouvernement" du PS, pour "ne pas contribuer à perpétuer le + système des éléphants + ".

Source : AFP

Jeudi 23 août 2007

Coincidant avec le début des vacances présidentielles, Rue89 avait salué une initiative de notre confrère Courrier International de publier un numéro "100% Sarkofree". Nous avions pensé, nous aussi, que le Président disparaîtrait de l'actu pendant deux semaines. Hélas...

Ces vacances s'achevant, quelles leçons tirer des événements des deux dernières semaines? Riches en rebondissements, en coups de théâtre et en dramatisation, les vacances de Nicolas Sarkozy nous ont finalement appris deux ou trois choses sur lui, son style, sa conception du pouvoir et de sa fonction. Il nous y a aidé, dans sa manière de déclarer fuir les projecteurs pour mieux s'y précipiter dès que possible.

Les vacances présidentielles s'achèvent sur un étonnant coup de téléphone transatlantique du Président à deux journalistes du Monde, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin (à laquelle des deux, d'ailleurs?...). Qui commence, selon le compte-rendu de nos consoeurs ce week-end, par une injonction: "Je ne veux pas que vous parliez de Cécilia."

A rapprocher de la citation -rapportée le 14 août sur Rue89- du garde du corps de Cécilia aux deux journalistes qui l'avaient croisée faisant du shopping à Wolfeboro alors qu'elle était censée avoir une méchante angine: "Ne m’obligez pas à appeler vos rédactions pour vous faire rapatrier." Ah bon, ils peuvent faire ça? Et leurs rédactions obéiraient?

Rue89, tout comme les autres médias français, a raconté comment s'organisait la communication lors des vacances du Président américain. Une salle de presse en permanence au cas où..., des infos fournies régulièrement par le porte-parole. Et, expliquait Mark Knoller de CBS News au Monde, "si un président américain accepte l'hospitalité de quelqu'un pendant une semaine ou deux, c'est une question très importante et la Maison Blanche dit toujours de qui il s'agit". En France, le porte-parole de l'Elysée ne dit rien, et c'est le Président qui appelle lui même les rédactions pour mettre fin aux enquêtes journalistiques et autres rumeurs... Pas très moderne.

Que Nicolas Sarkozy passe ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré au lendemain de son élection, ou dans une villa à 44000 euros de loyer louée par ses amis Cromback (Tiffany) et Agostinelli (Prada) est affaire de goût et ne regarde que lui. Il est néanmoins de l'intérêt général citoyen de savoir qui sponsorise les vacances présidentielles, de savoir, surtout, s'il s'agit de gens dont les intérêts économiques ou politiques croisent ceux de l'Etat. C'était le cas de M. Bolloré.

Cécilia, de l'ombre à la lumière... et inversement

Reste cette phrase étrange du président: "Je ne veux pas que vous parliez de Cécilia." Etrange, car il n'y a pas si longtemps, l'épouse du chef de l'Etat se mettait délibérément sous les projecteurs dans l'affaire libyenne, jouant ainsi un rôle public qui, comme tous les autres, fait partie du champs légitime de l'information. Il en va de même de son absence du déjeuner chez les Bush où c'est pourtant elle qui était invitée: cet incident, intervenant après son absence tout aussi remarquée du "déjeuner des épouses" au G8 en Allemagne, fait clairement partie du champs de la vie publique.

L'injonction présidentielle à ne pas "parler de Cécilia" sera donc ignorée parce qu'il n'est pas concevable qu'un pan entier de l'activité officielle de l'Elysée, en particulier sur le plan international, ne soit pas commenté et analysé comme tous les autres. Et il faudrait être aveugle pour ne pas voir dans ces incidents l'esquisse d'un "problème" qui affecte très visiblement le fonctionnement de l'exécutif.

Une volonté de contrôle total de l'image de l'Elysée

Ces vacances auront donc été celles de tous les malentendus entre le Président et les médias, et, au-delà, avec l'opinion. Malentendu fondé sur le fait que Nicolas Sarkozy ne répugne pas à utiliser au maximum les médias pour se bâtir une image -le jogging devant les caméras...-, mais voudrait en contrôler tous les détails.

Lorsqu'un élement lui échappe, il s'agace, comme en avait témoigné l'incident où il s'en était pris avec véhémence à deux photographes -pas des paparazzi, des employés de grands médias américains respectés- sur le lac de Wolfeboro. Ou quand il appelle Le Monde pour demander qu'on ne parle pas de son épouse.

Sans doute ces questions sont-elles triviales par rapport aux dossiers qui attendent le Président à la rentrée, et importent relativement peu dans la vie quotidienne des Français. Ils convient néanmoins, en ce début de mandat, même après cent jours, de mettre quelques principes au clair.

 

Jeudi 23 août 2007

 

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Gauche : les électeurs face aux doutes du PS

 UN SONDAGE EXCLUSIF SOFRES-"NOUVEL OBSERVATEUR"-LES GRACQUES

NOUVELOBS.COM | 23.08.2007 | 10:49

 

Très durs les électeurs de gauche avec le PS. C'est l'un des enseignements d'un sondage Sofres-Nouvel Obs-Les Gracques.

 

Les électeurs de gauche sont plus iconoclastes que le PS : c’est un des principaux enseignements du sondage exclusif SOFRES-Le Nouvel Observateur- Les Gracques, publié cette semaine dans le Nouvel Obs. C’est ainsi que 51 % des sympathisants de gauche jugent le programme socialiste "pas réaliste", 63 % "pas vraiment innovant" et 49 % "en décalage avec les aspirations des Français". Telles sont quelques unes des révélations de ce sondage qui revient sur les vraies raisons de la défaite de l’opposition à l’élection présidentielle, tout en montrant comment les Français entrevoient l’avenir de la gauche au moment où s’engage la rentrée politique.

Gauche : la tentation centriste
par Claude Askolovitch

L'AVANTAGE du désastre, c’est qu’il ne laisse pas de place au doute. Le PS doit changer, profondément, ou bien se résigner à végéter, cadenassé par un corpus idéologique lesté des évidences des années 70. Devenir moderne, recoller à la réalité et à l’opinion, ou bien péricliter, loin de son époque et d’un pays qui a bien changé… Le sondage SOFRES exclusif que nous publions, préparé par le Nouvel Observateur avec le groupe des Gracques, ces contestataires modernistes de la gauche révélés pendant la présidentielle, envoie aux dirigeants socialistes un message cruel : ils avaient faux, et sur toute la ligne. Le programme du PS, fruit de tant de patients compromis entre chapelles socialistes? Un projet ringard, impraticable et tue-l’amour ! Les chiffres sont accablants: 68% des sondés jugent le programme socialiste "pas réaliste", 74 % "pas vraiment innovant", 62% "en décalage avec les aspirations des français"! Les sympathisants de gauche eux-mêmes n’arrivent pas à donner quitus à leurs favoris: ils sont ainsi 63% à acter le manque d’innovation, 51% à constater le manque de réalisme, et 49% à admettre le décalage avec l’opinion. Les électeurs socialistes sont bons enfants, qui ont voté pour leurs champions en dépit de ce qu’ils proposaient! Ce jugement seul suffirait à justifier une révolution interne. Mais quand on entre dans les détails, le tableau se durcit. Méthodiquement, des totems de la gauche sont renversés par les Français. L’axe stratégique majeur, l’incontournable union de la gauche, tabou du PS depuis le congrès d’Epinay de 1971? Une vieille lune, répondent les sondés, qui lui préfèrent une alliance socialo-écolo-centriste! La recherche d’un pacte PS-Verts-Modem a les faveurs de 44% des Français et surtout, réponse saisisante, de 43% des sympathisants de gauche… En face, 29% seulement des sympathisants de gauche prônent un «renforcement des liens" du PS avec le PC et l’extrême-gauche! La diminution de la durée du travail, mesure emblématique de la gauche depuis les années 70 ? Une incongruité, rejetée par 68% des sondés et 58% des sympathisants de gauche! Pire encore ? Des mesures engagées par le gouvernement Sarkozy, combattues par la gauche sur le mode de l’anathème, sont largement approuvées. Ainsi, l’alourdisement des peines contre les mineurs récidivistes, ou le service minimum dans les transports publics… Quant à la régularisation des sans-papiers, elle est rejetée par 56% des sondés. De quoi sabrer le moral des patrons du PS, au moment où s’engage la rentrée politique? Ou au contraire, de quoi -en fin- réveiller les éléphants. Car le sondage éclaire la claque électorale du printemps. L’inadéquation de la pensée et du discours de gauche n’était pas affaire de circonstances. Si la gauche veut revenir au pouvoir, il devient absurde, face à une opinion ouverte à des solutions innovantes, de s’accrocher à des fondamentaux obsolètes. Les Français préfèrent la flexibilité du travail à la protection des salariés (49% contre 39%) pour combattre le chômage. Ils ne croient plus à la relance économique par les déficits ou les ristournes fiscales (le sarkozysme, ici, est jugé aussi daté que le socialisme) et préfèrent réduire la dette pour protéger les générations futures. Les voici raisonnables et adaptés. Epinay est enterré, Keynes est fatigué. Quant à Marx, qui est-ce? L’économie de marché, acceptée non sans mal par un PS perclus de mauvaise conscience antilibérale, est acceptée comme étant le «moins mauvais système", par 65% des sondés et 63% des sympathisants de gauche! En même temps, tout n’est pas si simple. Les sondés, excédés par le PS tel qu’il est, ne définissent pas nettement le PS tel qu’il devrait être. Leurs réponses sont contradictoires. Ainsi, les mêmes qui fustigent l’inanité du programme socialiste expliquent que ce programme n’a pas joué de rôle majeur dans la défaite (27% des sondés, 23% des sympathisants de gauche) bien moins en tous cas que «les rivalités internes au PS" (46% des sondés, 57% des sympathisants de gauche)! On pouvait donc l’emporter avec un mauvais programme, à condition de soigner les apparences ? Etrange conception de l’action politique, réduite aux ententes au sommet, fussent-elles factices… Autres contradictions: les sondés, qui fustigent l’absence d’innovation du PS, sont parfois très «traditionnalistes" dans leurs apprécations. Ils continuent de trouver «adaptée" l’augmentation du SMIC à 1500 euros (52% des sondés, 67% des sympathisants de gauche) que même Ségolène Royal portait sans y croire. Ils plébiscitent la retraite à 60 ans (65% des sondés, 69% des sympathisants de gauche) que les socialistes n’oseront jamais rétablir. Et ils rejettent la diminution du nombre de fonctionnaires (55% des sondés, 75% des sympathisants de gauche)! Tout en adoubant l’économie de marché, les sondés persistent à rejeter la mondialisation: 74% la jugent négative pour les salariés, 48% pour les entreprises. L’exception française est une sérieuse contingence pour les modernistes: les tabous du SMIC, de la retraite et des fonctionnaires, sont revendiqués à droite comme à gauche. En revanche, d’autres sujets sont clivants et montrent, encore, une opinion de gauche campée sur ses bases traditionnelles. Le renforcement de la sélection à l’université, admis par l’ensemble des sondés (43% pour, 43 contre), est nettement rejeté à gauche (55% contre, 35 pour). De même, la flexibilité du marché du travail, admise par 49% des sondés (50% au centre et 64% à droite) est rejetée (51% contre 39%) par l’opinion de gauche. La demande de réalisme, parfois, reste théorique. Et les pistes scandinaves (la flex-sécurité) ou anglo-saxonnes restent malaisées à explorer. “Le sondage montre que l’opinion est fluide et qu’il y a de la place pour un travail de conviction”, estime Bernard Spitz, un des animateurs des Gracques Le choix de l’alliance au centre mérite donc d’être considéré attentivement. Il peut montrer une véritable aspiration au changement et à l’innovation ou n’être qu’un simple accomodement tactique avec la réalité électorale. En 2002, les 10% obtenus par les candidats trotskistes et les 5% de Noel Mamère, écologiste gaucho-libertaire, avaient traumatisé un PS réduit aux 16% de Lionel Jospin... L’anti-libéralisme était maître de l’heure, et la social-démocratie sous surveillance. Le référendum européen aura marqué l’apogée et la fin de cette période. En 2007, l’extrême-gauche a reflué. Le PS a encore perdu, mais c’est la tentation centriste qui l’a ébranlé, et les 17% de Bayrou, qui, désormais, inquiètent et séduisent l’opinion socialiste. Mais, dans les détails, la belle construction intellectuelle d’un pacte PS-Verts-Modem détonne. Dans leurs réponses, les -rares- électeurs verts sont plus gauchistes que centristes. Et les sympathisants de Bayrou, sur les fonctionnaires, la flexibilité ou la sélection à l’université, sont plus proches des sondés de droite, que de leurs supposés futurs alliés socialistes. “ La situation du PS rappelle celle des travaillistes anglais avant les réformes d’Anthony Giddens, de Blair et de la troisième voie, analyse Bernard Spitz. Son incapacité à changer a dégagé un espace au centre, et le Modem concurrence le vieux PS comme les libéraux-démocrates menaçaient le vieux Labour. Un rapprochement peut hâter l’évolution. Mais si les socialistes se réforment, et proposent un projet moderne, cohérent et audacieux, ils reprendront leur espace naturel.” Nouvelle gauche, année zéro? CA

 

 

Jeudi 23 août 2007

La fièvre revient chez les réfugiés italiens en France, après l'interpellation, mardi à Argenteuil (Val-d’Oise), de Marina Petrella, ancienne membre des Brigades Rouges italiennes. Le Ministère de la Justice précise qu’elle "été retenue en vertu d’une demande d’arrestation provisoire délivrée par les autorités italiennes, et sera présentée ce jour au parquet de Pontoise".

Dans son communiqué, le Ministère a aussi ajouté que le dossier « est traité par la France sur le plan judiciaire comme toute autre demande d’extradition classique. Il appartiendra à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles de se prononcer sur la validité juridique des pièces fournies par les autorités judiciaires italiennes".

En 1992, l’ancienne militante avait été condamnée par la cour d'assises d'appel de Rome à la perpétuité par contumace pour "homicide sur agent de la force publique, tentative de séquestration et d'homicide, séquestration d'un magistrat, vol avec arme et attentats". Elle vivait en France et était réclamée par l’Italie depuis 2006. Romano Prodi, Président du conseil transalpin, s’est félicité de cette arrestation.

Marina Petrella est actuellement internée au centre pénitentiaire de Versailles en attendant sa comparution devant un juge de Pontoise.

On estime à quelques centaines le nombre d’anciens militantes et militantes italiens, en général issus de mouvements d’extrême-gauche, réfugiés en France suite aux "années de plomb". Ils avaient, au début des années 80, fui une Italie alors aux prises avec ce que les historiens ont appelé une "guerre civile de basse intensité", dont les "lois spéciales" en vigueur les avaient condamnés suite à des procès parfois tronqués, jamais élucidés, suite à des dénonciations de "repentis".

Ils s’étaient réfugié en France, et avaient le plus souvent été condamné par contumace à de très lourdes peines, une procédure aujourd’hui encore reconnue par le droit italien, mais ni par le droit français, ni par le droit européen. En 1985, le président Mitterrand avait prononcé ce qu’on appelle maintenant la "Doctrine Mitterrand": tous les réfugiés italiens condamnés en leur pays étaient protégés par la France, "du moment qu’ils ont rompu définitivement avec la machine infernale du terrorisme". C’est ainsi que nombre d’entre eux vivaient au grand jour, travaillaient, avaient fondé une famille. S’ils passaient la frontière, ils risquaient l’arrestation immédiate et, de fait, contraints de purger leur peine.

Des voix ne cessaient de s’élever, depuis, pour que l’Italie fasse un "indulto", chez les protagonistes d’extrême-droite (encore en Italie, ou parfois réfugiés en Asie) comme chez ceux d’extrême-gauche (pour beaucoup, réfugiés en France). Mais les plaies sont encore béantes, toujours aujourd’hui, et l’Italie ne semble encore prête.

Les choses avaient certes un peu changé quand, au milieu des années 90, Toni Negri, un des ex-militants d’extrême-gauche les plus connus, avait décidé de brusquer les choses pour que son pays fasse la paix. Il était rentré volontairement en Italie, immédiatement arrêté et incarcéré. Après plusieurs années de détention et de semi-liberté, il a été libéré, mais son cas n’a servi ni aux réfugiés ni à l’Etat italien.

Depuis 2002, le gouvernement français s’est, sous l’impulsion de nombreuses demandes du gouvernement Belusconi (lui-même était à l’époque membre de la loge maçonnique P2, régulièrement citée dans les attentas et troubles de l’époque), volontairement écarté de la "Doctrine Mitterrand". Cette doctrine n’a pas valeur de loi, mais elle avait toujours été respectée, jusqu’en 2002. L’extradition d’un réfugié italien n’a cependant rien d’automatique : il revient à la justice française de vérifier la validité des motifs d’arrestation et de sortie du sol français. Entre 1985 et 2002, hormis le cas particulier de Paolo Persichetti, la justice française, régulièrement saisie, n’avait jamais répondu favorablement, ni validé les motifs transalpins. Depuis 2002, le Parquet valide plus facilement…

Cinq ans après Paolo Persichetti, arrêté en août 2002 et reconduit à la frontière sans sommations, trois après le cas plus médiatique encore de Cesare Battisti (contrairement à ce qu’on lit sur le site du Figaro ce soir, Battisti n’a jamais été membre des Brigades Rouges, mais de différents groupes de l’Autonomie ouvrière), c’est donc au tour de Marina Petrella."

Rectifié 23/8/2007 à 11h: phrase manquante à la fin de l'article.

 

Jeudi 23 août 2007

La TVA «sociale» est une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy qui, dit-il, sur ce sujet comme sur d’autres, désire importer en France ce qui se fait de mieux dans les autres pays. En réalité, sous la façade de la recherche de la meilleure solution possible, il désire surtout faire son marché personnel et mettre dans son chariot de supermarché ce qui l’intéresse ou intéresse sa majorité parlementaire.

Sous l’appellation de TVA «sociale», qui n’est qu’une formule de communicant à destination du «bon peuple», sa politique consiste en fait à augmenter les impôts indirects (TVA, impôts locaux, etc.) afin de contenir les déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, aggravés par la diminution des recettes dues aux baisses d’impôts consenties aux plus fortunés et à l’échec des réformes successives du financement des branches Maladie et Vieillesse du régime général de Sécurité sociale.

Cette politique fiscale ressemble comme une goutte d’eau à celle de Georges Bush qui s’est fait le champion lui aussi des baisses d’impôts pour les plus riches et qui a programmé également la disparition des droits de succession aux Etats-Unis...

Lire l’article sur Agoravox

 

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26738

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