Version officielle

Publié le par webmaster

Monsieur le directeur de cabinet de l’Élysée

Nous vous remercions d’avoir fait appel à notre site alibi.com pour le problème qui vous préoccupe. 

Comme la presse l’a indiqué, notre site internet est réputé le meilleur pour fournir des alibis en tout genre pour les situations les plus embarrassantes. Le cas que vous nous soumettez est exceptionnel puisqu’il concerne le président de la République et nous sommes flattés de la confiance que vous nous accordez.

Dans votre courrier confidentiel, vous souhaitez que nous fournissions un alibi pour les propos tenus pendant la campagne électorale et qui, rapportés dans le livre de Mme Reza, ont fait scandale en Bretagne. Après étude du dossier, voici nos propositions. Concernant le premier élément, nous vous suggérons la version suivante. En ce 1 e r mai, veille de son face-à-face avec Mme Royal, M. Sarkozy achève sa visite du Cross-Corsen. L’un de ses conseillers lui suggère alors de profiter de la présence des télés pour enfoncer le clou sur le nucléaire civil, sujet mal maîtrisé par la candidate du PS. Agacé par ce mélange des genres, M. Sarkozy s’emporte : « Je me fous des protons ! ». Hélas, Mme Reza, empêtrée avec les baleines d’un parapluie qu’elle essaie d’ouvrir pour se protéger d’une averse qui menace, croit entendre : « Je me fous des Bretons ! ». D’où la regrettable confusion. Dans une région qui a mené combat contre les neutrons et les protons, cette version des faits serait crédible et probablement bien acceptée. 

Concernant le terme « connards » utilisé par M. Sarkozy, nous vous suggérons cette version officielle : un conseiller vient faire part d’une demande de parlementaires UMP et élus du coin, désireux de déjeuner avec le futur président. Sachant que parmi eux figurent de sacrés pots-de-colle, M. Sarkozy répond sèchement : « Si c’est pour me retrouver avec dix connards en train de lire une carte ! ». Il s’agit bien entendu de la carte du restaurant et non d’une carte de la Bretagne comme cela a pu être dit, le terme « connards » prenant dans ce cas une résonance tout à fait acceptable par la population bretonne. 

Avec ces éléments, Monsieur le directeur de cabinet, je pense que vous pouvez faire une mise au point crédible sur cet incident qui continue, si j’en crois l’actualité, à Breizh-toucher les Bretons. 

En vous remerciant encore de votre confiance, je vous précise que nous pouvons vous fournir des alibis pour d’autres situations embarrassantes telles que vacances de luxe sur le yacht d’un milliardaire breton, angine blanche avec maux de Bush, déclaration de guerre intempestive à un État persan... N’hésitez pas à demander notre catalogue. 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le directeur de cabinet, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués. 

René Perez - Le Télégramme de Brest
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webmaster-bis 29/09/2007 13:30

Lentement mais sûrement (?) des journalistes de la presse écrite relévent la tête. Aidons les  à continuer  de dénoncer toutes les dérives actuelles, à mettre en évidence la destruction pernicieuse de tous les avantages sociaux obtenus par les luttes sévéres des plus vieux. Jeunes et moins jeunes , prenez le relais, battez vous sinon vous qui êtes souvent dans la précarité,  à laisser faire vous finirez dans la misére.