Enquête préliminaire ouverte sur Gautier-Sauvagnac

Publié le par webmaster

NOUVELOBS.COM | 26.09.2007 | 17:49

 

Il est soupçonné d'avoir d'avoir sorti 5,6 millions d'euros en liquide des comptes de l'Union des industries et métiers de la métallurgie

Le parquet de Paris a ouvert mercredi 26 septembre une enquête préliminaire sur des retraits de fonds suspects opérés par Denis Gautier-Sauvagnac, négociateur du Medef, dans une caisse de la branche métallurgie de l'organisation patronale, a annoncé une source judiciaire.
Cette enquête préliminaire, confiée à la brigade financière, vise à savoir en quoi les faits signalés par Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, peuvent être ou non constitutifs d'un abus de confiance, a-t-on précisé de même source.
Denis Gautier-Sauvagnac est une figure majeure du patronat français. Président de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie, le patronat de la métallurgie), il est vice-président de l'Unedic et joue un rôle de premier plan au sein du Medef, où il a notamment en charge le chantier de négociations sur le marché du travail.
La justice avait été informée lundi de cette affaire par un signalement de la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère de l'Economie et des Finances (Tracfin: Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins).

 

5,6 millions d'euros


Selon cette cellule, des retraits de fonds suspects de 5,6 millions d'euros, en liquide, auraient été opérés entre 2000 et 2007 par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM.

Durant cette période, le président de l'UIMM aurait effectué de gros retraits de cash -jusqu'à 200.000 euros- dans une agence parisienne de la BNP. Opération qui n'aurait pas manqué d'alerter la banque, à qui Denis Gautier-Sauvagnac aurait assuré que lesdits fonds étaient destinées aux œuvres sociales de la métallurgie, notamment à ses malades ou retraités.
Les dirigeants de la BNP auraient toutefois décidé, dans le respect de leurs obligations, d'alerter Tracfin.
Or cette dernière aurait découvert que les retraits se seraient poursuivis jusqu'au début de l'année. D'où le feu vert de Bercy pour que le dossier soit transmis au parquet de Paris.

"Nous n'avons rien à voir, ni de près ni de loin, avec des malversations qui relèvent de Tracfin", a affirmé mercredi à la presse Denis Gautier-Sauvagnac, en marge d'une réunion sur la pénibilité au travail.


Vite, vite, Mesdames et Messieurs du Parlement, votez cette loi de dépénalisation du monde des affaires souhaitée par Sarkozy.

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