Villepin et Bayrou, seuls opposants ?

Publié le par webmaster

Le spectacle offert par la gauche confirme chaque jour un peu plus cette réalité : Dominique de Villepin et François Bayrou apparaissent comme les seuls hommes politiques debout face à Nicolas Sarkozy.

 

 

L'opposition à Sarkozy ? En entendant François Hollande s'empêtrer, le 26 septembre sur France Inter, dans une critique « technique » des dérapages budgétaires probables du gouvernement Fillon (comme si cette orthodoxie budgétaire était l'atout maître de la gauche), on se dit forcément que Nicolas Sarkozy ne dispose plus que deux opposants résolus en face de lui. Le premier s'appelle Dominique de Villepin.

Villepin attaqué. Villepin inculpé par une plainte que le président a lui-même déposée et qu'il refuse de retirer, ce qui est inédit dans l'histoire de la République. Villepin moqué par les roquets sarkozystes. Villepin ignoré par les médias qui ont à peine évoqué sa lettre au Président pourtant oh combien instructive sur l'affaire Clearstream. Villepin boycotté par France 2 qui a annulé son invitation au JT. Mais Villepin debout. Villepin résistant contre la tyrannie du chef de l'exécutif. Villepin plébiscité par les lecteurs qui se ruent en librairie pour acheter son dernier livre, un pavé historique sur Napoléon, le hissant ainsi au top 50 de la librairie générale. Villepin ? Le dernier homme politique français.

Ou l'avant-dernier, avec François Bayrou. Lui aussi reste debout. Malgré son échec aux législatives. Malgré la trahison de ses lieutenants tous passés chez Sarkozy pour un maroquin. Bayrou lui aussi auteur de l'année, loin devant Sarkozy avec son « projet d'espoir » (Plon) vendu à 370 000 exemplaires. Bayrou qui seul a su capter l'esprit du régime en dénonçant le cirage de pompes, le Fouquet's et l'escapade à Malte, les cadeaux fiscaux aux riches et les errements de la politique étrangère.

Le PS ? La gauche ? Ils paraissent plus motivés par la conservation des « acquis municipaux » que par la lutte contre Sarkozy. Quand on ne voit pas un à un, les élus de la gauche rêver tout haut d'un poste dans le deuxième gouvernement de Sarkozy. Voir Allègre. Voir Valls. Après Jouyet, Kouchner et les autres.

Est-ce un hasard ? Bayrou et Villepin ont un même référent, le Général de Gaulle, celui-là même qu'Henri Guaino, la plume du Président s'efforce d'installer comme « l'inspirateur » du sarkozysme. Le souci est louable et pertinent : le besoin d'un nouveau de Gaulle est fort dans la société française. Mais le général savait concilier la centralisation et la hiérarchie des priorités avec une vision de long terme, une intuition forte sur l'horizon de la nation. En regard de ce référent nécessaire, Nicolas Sarkozy, qui gouverne à la godille, est un nain politique.
Dans cinquante ans, les historiens évoqueront encore le discours de Villepin à l'ONU. Celui de Sarkozy lundi sera vite oublié….

 

 

Mercredi 26 Septembre 2007 - 18:05

 

Philippe Cohen - Marianne2.fr


Il faut bien se rendre à l'évidence ! Triste constat......
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alex 30/09/2007 15:22

Je trouve que Ségolène est celle qui s'en sort le mieu au PS... Mais le PS lui s'en sort mal et je ne le vois pas sortir du tunel... Domage...http://notregeneration.com