Opposant "quand il le faut", Dominique de Villepin fait feu de tout bois contre la majorité

Publié le par webmaster

LEMONDE.FR avec Reuters | 30.09.07 | 16h13  •  Mis à jour le 30.09.07 | 19h53

 

Invité de Canal +, dimanche 30 septembre, Dominique de Villepin s'est livré à une attaque en règle contre l'entourage du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et une UMP qui a, selon lui, "a perdu son rôle fondamental".

Première cible de l'ancien premier ministre : le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dont il a critiqué les interventions télévisées et la probable candidature à la mairie de Neuilly. "Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut bien faire en politique que ce qu'on fait à temps complet", a dit M. de Villepin alors que se profile une candidature de M. Martinon à  à Neuilly.

Dominique de Villepin a également jugé "curieuse" la participation du porte-parole de l'Elysée à des émissions de télévision. "Je ne suis pas sûr que la place des porte-parole soit dans des émissions spécifiques de télévision. Ils ont à faire des points de presse et ces points de presse doivent être ouverts à tous", a-t-il dit. "Ils n'ont pas à être sur telle chaîne plutôt que sur telle autre. Je trouve qu'il y a là en termes de déontologie quelque chose d'un peu curieux."

"UNE PETITE RÉVOLUTION À L'AMÉRICAINE"

Dans la foulée, Dominique de Villepin a estimé que les multiples interventions de "toutes sortes de conseillers" du chef de l'Etat risquaient de gêner l'action du premier ministre, qui pourrait éprouver "du mal à coordonner l'action des ministres". "C'est une petit révolution à l'américaine qu'on essaie de faire", a résumé le premier ministre. Et d'ironiser : "Elle n'est pas encore au point."

Autre point de divergence entre la majorité et celui qui se qualifie d'opposant "quand il le faut", l'organisation actuelle de l'UMP, qui a perdu sa "force de proposition, de critique, de vigilance". "Je regrette que l'UMP n'ait pas voulu se doter d'un président", a-t-il expliqué, notant "que ce n'est pas tout à fait le raisonnement qui avait prévalu dans les années qui ont précédé"  l'élection de Nicolas Sarkozy.

En revanche, l'ex-premier ministre s'est dit heureux "de voir qu'avec les ajustements des dernières semaines, peu à peu le président de la République et le premier ministre trouvent leur juste place." "On a hésité pendant quelques semaines, on a bien vu qu'il y avait la volonté de l'un de jouer le rôle de l'autre (...) Devant les difficultés, chacun est en train de trouver sa place", a-t-il ajouté.

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