Gouvernement: la fin de "l'état de grâce"

Publié le par webmaster

Entre la "faillite de l'Etat"  ayant entrainé la discorde au sein du couple SARKOZY-FILLON, la "guerre" contre l'IRAN, la dégradation du climat social après l'annonce des réformes des retraites et de la Fonction Publique, la fronde des sénateurs contre "l'amendement ADN", la grogne des députés UMP voulant accélérer le rythme des réformes, et une croissance en berne, l'idylle entre la nouvelle équipe présidentielle et les français est belle-et-bien terminée.

Alors que le gouvernement compte sur sa réforme phare concernant les heures supplémentaires pour relancer la machine économique, il devra aussi s'atteler à des négociations difficiles sur les questions de santé et des régimes spéciaux. Rachida DATI devra faire preuve,  de son côté, du plan grand tact dans sa refonte de la carte judiciaire, qui provoque dores-et-déjà un certain émoi parmi les magistrats français. Enfin, Brice HORTEFEUX devra transiger avec les sénateurs de sa propre majorité, s'il veut éviter de faire passer en force l'amendement ADN en seconde lecture à l'Assemblée. Autant de peaux de bananes placées sur le chemin de Nicolas SARKOZY et son équipe, qui leur augurent des lendemains qui déchantent. Pour peu que le "Grenelle de l'environnement" accouche d'une souris...

La stratégie du "tout communication" de l'Elysée commence indéniablement à donner des signes de faiblesse, car les français attendent maintenant les résultats rapides que le Président leur a promis. La cacophonie reignant au sein de la majorité n'est pas faite pour rassurer un pays plus que jamais en proie au doute, et redoutant au final un "plan de rigueur" que le gouvernement s'obstine maintenant à nier, après les déclarations fracassantes du Premier Minsitre.

Les semaines qui viennnent s'annoncent plus que jamais cruciales pour le bon déroulement du "projet SARKOZY", et ses résultats (positifs ou négatifs) auront maintenant des répercussions d'ampleur concernant la suite à donner au mandat présidentiel, avec en ligne de mire les élections municipales qui approchent à grands pas.

L'état de grâce présidentiel est maintenant derrière nous. La communication doit maintenant faire place à l'action, dont l'efficacité sera jugée dès mars prochain par la population. Serait-ce déjà la fin du "mirage SARKOZY" ?

Vincent in 20minutes.fr

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