LA FAILLITE, LES VOILÀ ! DÉLIT D'INITIÉS CHEZ EADS

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EADS, le fleuron aéronautique Français et Européen, a de plus en plus des airs de "mairie de Paris". Celle du temps des affaires du RPR ou la filouterie était érigée au rang de méthode de gouvernance.

Après s'êtres fourrés des millions d'Euros dans les poches à coups de Golden Parachutes les dirigeants du groupe sont maintenant dans la ligne de mire de l'AMF (Autorité des marchés financiers) pour qui la direction et les actionnaires d'EADS se sont rendus coupables "d'un délit d'initiés massif". Bigre, "massif", c'est du lourd.
 
 
QUARTIERS VIP DE LA SANTÉ
 
Noel ForgeardL'ex-patron Noël Forgeard et ses complices n'en avaient donc pas assez de leurs millions d'Euros d'indemnité de licenciement. Malgré une gestion calamiteuse, les retards du projet A320, les 10.000 emplois supprimés (c'est la rigueur, c'est la faillite ma bonne dame !) et la fermeture de trois sites, les très prévoyants dirigeants du groupe n'ont pas hésité à vendre leurs stocks d'actions EADS avant d'annoncer les mauvaises nouvelles et de faire chuter les cours. Ça s'appelle un délit d'initié et ça peut conduire aux quartiers VIP de la prison de la Santé.

Remarquez bien que dans leurs esprits les 90 millions d'Euros de plus-value récoltés valaient ce petit risque. Mais c'était sans compter l'AMF qui s'est empressée de transmettre sa note au parquet de Paris en précisant, et c'est le comble, que "le gouvernement était informé" mais aurait laissé faire. L'escroquerie ayant eu lieu entre 2005 et 2006 ce sont les inénarrables ministres des Finances de l'époque qui ont du mouron à se faire. Du moins l'un d'entre-eux, Thierry Breton, puisque le second se nomme
Nicolas Sarkozy et se trouve aujourd'hui protégé par l'immunité présidentielle.
 
 
PAS RESPONSABLE MAIS COUPABLE

BRETON, FORGEARD, EADSÉvidemment après de si troublantes révélations c'est le plan Power 8 de licenciements massifs et de rigueur salariale qui perd un peu de son crédit chez Airbus. Allez maintenant convaincre ces péquenots d'ouvriers et d'ingénieurs que cet habile stratagème a été élaboré dans leur intérêt. "Après tout c'est un peu de leur faute, ils n'avaient qu'à naître riche", comme on dit au Medef ou à l'UMP. Et puis ce n'est pas parce qu'on n'est pas responsable de la faillite qu'on ne doit pas payer les pots cassés.
 
 
 
 

Peachy Carnehan
Norden Star, 3 octobre 2007

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