La loi sur l’immigration pénalise aussi les cadres étrangers

Publié le par webmaster

  S’il fait grincer des dents l’Afrique francophone, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration de Brice Hortefeux attire également les critiques des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). En cherchant à limiter le regroupement familial, le gouvernement pénalise également les cadres étrangers et va ainsi à l’encontre de l’esprit de la loi 2006 sur l’immigration choisie, élaborée par Nicolas Sarkozy lui-même, alors ministre de l’Intérieur.

Cette loi avait déjà rendu obligatoire le contrat d’accueil et d’intégration (CAI) pour tout nouvel immigrant, y compris les salariés étrangers en mission. L’obligation d’apprendre la langue française dans le pays d’origine pour obtenir un visa long séjour devrait encore compliquer la tâche. Les Japonais, pour qui l'apprentissage du français est difficile, sont particulièrement concernés.

La carte «compétences et talents», créée par la loi de 2006, est censée dispenser les salariés migrants du contrat d’accueil et d’intégration. Mais elle tarde à se mettre en place. Si bien que Brice Hortefeux, conscient de cet handicap pour l’attractivité de la France, a demandé récemment à l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations (
Anaem) de ne plus imposer de CAI aux salariés des groupes internationaux. 


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A force d'écrire des lois sur l'immigration sans réfléchir à toutes les conséquences, à force d'oublier de publier les décrets d'application notamment la loi de 2006, Notre Seigneurie se prend les pieds dans le tapis..
Avec cette dernière loi, il pensait se débarasser du regroupement familial des immigrants africains: pas de chance, la loi s'applique à tous les pays, et à la future idée de quotas d'immigration par pays et professions...
Dur dur d'être avocat et de ne pas réfléchir à ses dires et actes!...

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