Compte-rendu débat participatif du 10 juin 2008 à Bonneuil

Publié le par webmaster

Etaient Présents :

 

Valenton :                   Désiré, Carmen

Bonneuil :                   Christine, Michel, Patrizia, Jean-Marie,

Créteil :                       Marie-José, Michaël

Maisons-Alfort :           Nat-Sy

Alfortville :                  Catherine, Seddik, Maryvonne

 

Animateurs :    Christine, Michaël

Synthèse    :    Désiré et Maryvonne 

 

THEME DU DEBAT : "Comment favoriser la réussite éducative"

 

La réunion commence avec un tour de table des participants.

 

PREAMBULE par Michaël :

 

synthèse des réformes en cours engagées par le gouvernement Fillon dans l'éducation nationale, à savoir :

· La formation des enseignants dont les différents concours seront directement intégrer à l'université avec des recrutements à BAC+5 au lieu de BAC+3 comme cela est le cas actuel.

· La suppression de 11 000 postes d'enseignants dont 9800 dans le public et 1200 dans le privé.

· La disparition programmée des IUFM

· La réduction du nombre d'heures d'enseignement


Les participants ont décrié :
· Le manque de concertation dans la mise en place des réformes et la mise en application des lois avant promulgation.
· La non prise en compte de l'intérêt global de l'enfant : les enfants sont les "grands oubliés" de ces réformes ! leur charge de travail est énorme.
· Chacun s’est insurgé sur le fait que les Familles ne seraient plus maître de l’organisation de leur vie ! De quel droit cela reviendrait à l’Ecole ?

Ils ont rappelé la position de Ségolène qui privilégie  la qualité du travail au détriment de la logique de marché, d'entreprise prônée par le gouvernement dans l'enseignement.

 

1 - Quels sont les freins à une réelle égalité des chances ?

· Déception par les chiffres comptables annoncés par le gouvernement.
· La réforme engagée dans le primaire par le gouvernement vise à  empêcher les enfants de réfléchir alors que les élèves ont un meilleur niveau qu’auparavant.
· Le retour à des méthodes d’enseignement, notamment en ce qui concerne la lecture, va creuser les inégalités : En abandonnant le "Lire c’est comprendre, donner du sens à l’écrit" pour revenir à une méthode syllabique qui fait acquérir un mécanisme de base en occultant  la lecture compréhension, c’est réduire les chances des enfants des milieux socio-culturels défavorisés de devenir "enfant-lecteur", c’est-à-dire chercheur de sens et explorateur de textes. Rien de tel pour que les futurs citoyens deviennent des "moutons" incapables d’analyse politique ou autre…..
· La suppression des structures de soutien aux élèves en difficulté qui existaient.
· L'égalité passe par la reconnaissance du droit à la différence, l'assimilation des concepts est un accompagnement.
· Le gouvernement veut rendre l'enfant responsable de son échec scolaire.
· L'école de nos jours produit l'agitation, du fait de la pression institutionnelle, de la logique marchande.

Pas de moyens, beaucoup d'effet d'annonces, au bout du compte tout le monde se perd.
 

 

2 – Comment faire en sorte que chaque élève puisse réussir ?

· Il faut protéger la cellule familiale (logement digne, pouvoir manger, pouvoir travailler). On ne peut pas vivre dans un appartement de type 2 à six et étudier convenablement.

· Seul un système laïc permet l'intégration, le respect de la neutralité.

· Il faut AGIR sur les conditions de travail des enseignants et non pas sur leur temps de travail.

· Mettre en place des programmes de formation permanente performants pour les enseignements.

 

Beaucoup de recommandations des participants. Il faut :
· Créer un statut de l'étudiant afin de lui donner les moyens  de faire des études sans "enchainer avec des petits boulots" ;

· Reconstruire le schéma éducatif en favorisant le dialogue pour arriver à un diagnostic partagé ;
· Valoriser le travail manuel ;
· Reconstruire les systèmes d’orientation en milieu scolaire ;

· Remettre en place dans les établissements les centres d’information et de documentation tenus par un adulte compétant où les élèves trouveront une assistance permanente culturelle ;

· Mutualiser les projets associatifs, partager les échanges et les expériences locales, regrouper les associations autour d’un projet commun POUR AIDER les familles à se réintégrer socialement ;
· Développer les instituts médico-associatifs, notamment pour réinsérer les enfants exclus.

 

POUR REUSSIR LA MISE EN PLACE D'UN GRAND PROJET PEDAGOGIQUE AMBITIEUX POUR NOS ENFANTS, IL FAUT LES MOYENS BUDGETAIRES +++++

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