"Un cabinet noir à l'Elysée"

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LEILA BOUACHERA, ex-candidate à la candidature présidentielle

Docteur en droit, chargée de mission au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Leila Bouachera, 48 ans, avait tenté, sans succès, de se présenter à l'élection présidentielle de 2007. Inconnue du grand public, cette juriste de formation installée à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) désignait à l'époque le candidat Nicolas Sarkozy comme "un réel danger pour la démocratie". Ex-membre du RPR puis de l'UMP, elle a été cambriolée deux fois et se dit, comme Ségolène Royal, victime d'une opération "d'intimidation".

En quoi votre cas ressemble-t-il à celui de Ségolène Royal ?
Leila Bouachera. Comme elle, mon domicile a été visité à deux reprises. Le 2 décembre 2006, seul le disque dur de mon ordinateur, qui comprenait 202 promesses de signatures, m'a été dérobé. La police n'a constaté aucune trace d'effraction. Ma porte blindée trois points n'a pas été dégradée. L'alarme laser a été désactivée. Le 23 mai dernier, le mode opératoire a été le même. C'est du travail de professionnels, pas de barbouzes. Je maintiens qu'il existe un cabinet noir à l'Elysée qui s'occupe d'intimider les gêneurs.

Pourquoi n'avoir pas déposé plainte ?
Ça ne servirait à rien. Tout le monde tourne en ridicule Ségolène Royal. Lorsqu'une femme s'exprime pour oser dénoncer la mainmise du clan Sarkozy, on la considère comme quasi folle... C'est scandaleux. Par contre, je déposerai plainte contre Nicolas Sarkozy pour détournements de fonds publics à l'époque où il était ministre de l'Intérieur. Je le ferai prochainement devant la doyenne des juges d'instruction du pôle financier du tribunal de Paris.

Vous parlez de "cabinet noir", mais avez-vous la moindre preuve ?
Comment pourrais-je apporter des preuves face à des professionnels qui rentrent et sortent de chez vous sans laisser la moindre trace ? Ce sont des fantômes... mais je ne craquerai pas.

Interview du Parisien - 10 juillet 2008

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