Le climat social dans la tempête, par Michel Noblecourt

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En apparence, la folie qui s'est emparée des marchés financiers n'a pas encore provoqué d'explosion sociale. Mais au fur et à mesure que les Bourses chutent et que les faillites bancaires se multiplient, la crise financière - "la pire depuis celle de 1929" à en croire Barack Obama - déstabilise l'économie réelle et allume des feux sous le chaudron social. En France, la récession a pointé son nez avant que la tempête se manifeste sur les marchés. Le chômage a connu, en août, sa plus forte hausse depuis quinze ans. Le pouvoir d'achat est en berne pour les salariés et les retraités qui vont pâtir du resserrement du crédit. Le moral des ménages est au plus bas. Et la crise risque d'accentuer fortement la pauvreté et les inégalités.

Dans une note diffusée le 7 octobre et intitulée "la déchirure", l'association Entreprise et Personnel (E & P), qui regroupe plus de 150 directeurs des ressources humaines (DRH), tire le signal d'alarme. Dans les mois à venir, observe-t-elle, les "composantes d'une crise sociale risquent d'être présentes : faible adhésion au pouvoir et absence d'alternative politique crédible, multiplication des situations personnelles difficiles, montée de la conflictualité dans nombre d'entreprises contraintes à la rigueur, voire aux réductions d'effectifs, et enfin contestation aujourd'hui rampante dans le secteur public". Alors que le Fonds monétaire international (FMI) dessine pour la France de sombres perspectives en 2009, avec une croissance de + 0,2 % (+ 0,8 % en 2008), les signes de crise sociale s'accumulent. Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, souligne que "l'état d'esprit des salariés est au mécontentement et en même temps à la souffrance". [...]

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