Ségolène Royal: 6 propositions contre la crise financière

Publié le par webmaster

Participant au "Grand Rendez Vous" Europe 1 / Le Parisien, ce dimanche, Ségolène Royal a fait 6 propositions pour répondre à la crise économique et financière. L'AFP a rédigé une dépêche ignorant ces propositions et ne reprenant que les questions sur le Congrès. Il n'y a aucune trace de ces propositions sur les grands médias, pourquoi ?

Voici donc ces propositions telles qu'elles ont été présentées par l'équipe de Ségolène Royal après l'interview :

1. Créer un ministère franco-allemand de l’économie préfigurant un futur gouvernement économique de la zone euro.
La crise actuelle démontre en effet la nécessité d’une politique 
économique européenne forte et d’un plan de relance à l’échelle de l’Union.
Ce ministère serait en particulier chargé de créer les conditions d’une croissance verte en investissant dans les technologies environnementales.

2. Agir pour le pouvoir d’achat en révolutionnant la fiscalité française.
Fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu et suppression d’une partie (20 milliards) de niches fiscales, qui permettraient par exemple de redistribuer 1 000 euros à 20 millions de familles, sous forme de baisse d’impôts.

3. Pour soutenir et accompagner les entreprises dans leur développement, constituer une véritable banque publique. Constatant les insuffisances actuelles d’Oséo, cette banque serait adossée à la caisse des dépôts et consignations. Elle accorderait des crédits de court terme (trésorerie) et de long terme.

4. Imposer à l’ensemble des acteurs financiers le respect de la réglementation dite de Bâle 2.
Cette réglementation qui contraint les banques 
à détenir un euro de fonds propres pour 12 euros de crédits ne s’applique pas aujourd’hui à un certain nombre d’acteurs, notamment les fonds spéculatifs.

5. Agir contre les paradis fiscaux.
D’une part, engager une réflexion collective au sein de l’union européenne ; d’autre part, interdire aux fonds et aux banques domiciliés dans les paradis fiscaux d’investir sur les marchés de l’Union européenne.

6. Contraindre les banques à conserver dans leurs bilans les créances qu’elles revendent aujourd’hui à d’autres acteurs financiers.
La  crise actuelle est en effet le résultat pour une large part de la « titrisation ». Cette réforme devrait être faite dans l’Union européenne et dans les pays du G7.

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