Ségolène Royal plus que jamais déterminée à croiser le fer contre le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Publié le par webmaster

par desirsdavenir (44)  Lundi, 20. Oct, 2008 - 10:04:08

 

Ségolène Royal ayant eu vent des difficultés que rencontre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, dans la campagne interne a décidé de porter l'estocade en usant d'un argument imparable et redoutable: elle incarnerait le changement et le renouvellement, lui le statu quo et l'immobilisme

 

Pour ce faire, l'ex candidate - qui a renoncé provisoirement à postuler au poste de premier secrétaire jusqu'au vote des militants qui doivent se prononcer le 6 novembre sur les motions - a habilement confié la défense de son texte à sa garde rapprochée à qui elle offre l'opportunité de mieux se faire connaître des adhérents.

 

Ainsi Vincent Peillon, Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, David Assouline doivent

représenter le nouveau visage du PS qu'elle veut bâtir.

 

L'objectif de Ségolène Royal est très clairement de ringardiser le maire de Paris (qu'elle considère comme

son plus dangereux adversaire) en le faisant passer pour le tenant de l'ordre ancien incarné par François Hollande avec qui il s'est allié. Et cette stratégie pourrait très bien se révéler payante car c'est maintenant un fait que l'édile parisien ne parvient pas à créer de dynamique autour de lui et qu'il pâtit de cette alliance (où tous les conservateurs du parti l'ont quasiment tous réjoints) et du fait qu'il s'est déclaré il y a quelques

mois ''socialiste et LIBERAL''.

 

Aujourd'hui la réalité - facilement vérifiable sur le terrain - est que ce sont les motions Royal et Hamon qui semblent les plus attirer l'adhésion des militants qui dans leur grande majorité aspirent au changement.

 

Et la présidente de la région Poitou-Charentes l'a si bien compris qu'elle a demandé à son équipe de marteler à chaque réunion cette exigence de changement

 

En faisant campagne sans trop en avoir l'air, en mettant en avant son équipe (mêlant jeunesse et cadres expérimentés), l'ex candidate fait un double pari tactique: montrer aux militants qu'elle est une responsable capable de s'effacer devant un collectif renouvelé et qu'elle est aussi capable de parler aux Français sans être totalement absorbée par la bataille interne. Donc aparaître la plus légitime et la plus présidentiable.

 

Enfin les difficultés de Bertrand Delanoë à séduire la base, alors que les sondages en font le favori du

congrès, a reboosté l'ex candidate qui en multipliant les déplacements peut mesurer toute l'étendue de sa popularité auprès des militants et sympathisants. Et elle compte bien se servir de ce contraste pour démontrer qu'elle est celle qui mobilise et rassemble le plus. Gageons que l'ex candidate saura user et

abuser de cet argument

 

Mais n'est-ce pas de bonne guerre?

par Pusiher

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