Les régions mobilisées pour les entreprises fragilisées par la crise

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En pointe en matière de développement économique, les institutions régionales recensent leurs moyens d'intervention. Les marges de manoeuvre restent toutefois limitées.

Les régions commencent à s'organiser afin de soutenir les entreprises mises en difficulté par la crise financière. Une mobilisation qui ne peut toutefois être qu'à la mesure de leurs moyens réduits et de leur autonomie limitée en la matière. De fait, l'action a souvent du mal à dépasser la constitution de simples cellules de crise. Mais c'est un début. Georges Frêche, à la tête du Languedoc-Roussillon, qui prévoit le véritable impact de la crise sur l'économie réelle en début d'année prochaine, a ainsi été un des premiers à susciter un échange avec les directeurs régionaux des établissements bancaires afin de « maintenir un dialogue régulier avec la région pour examiner les évolutions de la crise et ses conséquences ». Prenant la forme de comités régionaux de pilotage financier, ces cellules de crise peuvent n'associer que les banquiers, comme c'est le cas en Aquitaine. L'organisme, en l'occurrence, a pour but de tenter de résoudre dans l'urgence les situations les plus délicates. La Picardie compte élargir le sien aux représentants des organisations syndicales mais ne juge pas la situation si urgente puisque la première réunion n'est prévue que le 6 novembre.

La Bourgogne semble, elle, être une des rares régions à avoir décidé d'accorder à tout titulaire d'une de ses commandes publiques une avance immédiate de 15 % du montant global. Elle s'est aussi engagée à respecter un délai de paiement à trente jours. Mais la réponse financière la plus classique des institutions régionales consiste à renforcer la garantie des prêts bancaires, via les fonds de garantie régionaux pour la création d'entreprise, le premier développement ou la transmission de sociétés. Rhône-Alpes devrait ainsi décider rapidement d'abonder deux de ses trois fonds en réaffectant des crédits : 3 millions d'euros supplémentaires dans le dispositif IDéclic Transmission, 1 million de plus dans le fonds de garantie régional pour le développement industriel tandis que le Frera (doté de 5 millions) intervient déjà, lui, au profit des PME et TPE les plus fragilisées. Le Conseil régional d'Aquitaine procède à une opération similaire en étendant le bénéfice de la garantie aux prêts de consolidation de trésorerie, ce qui n'était pas le cas auparavant. Poitou-Charentes, pour sa part, compte débloquer 600.000 euros pour garantir des prêts à moyen terme mis en place par Oséo afin de répondre rapidement aux besoins de trésorerie des entreprises. Au total, la région, dirigée par Ségolène Royal, a lancé cette semaine un plan de 6 millions d'euros en direction des PME afin de doper notamment un fonds d'innovation. [...]

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