Et les paradis fiscaux français?

Publié le par webmaster

Les 17 pays de l'OCDE ont déclaré la guerre aux paradis fiscaux admettant le rôle joué par ces derniers dans l'aggravation de la crise financière. On ne sait pas si l'attaque cible également les régimes de défiscalisation dont bénéficient certaines collectivités d'outre-mer.

«Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister. Leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international» a lancé mardi le premier ministre, François Fillon, devant l'Assemblée nationale. Lors de la réunion des 17 pays de l'OCDE, les dirigeants français et leurs homologues ont même reconnu le rôle joué par les paradis fiscaux dans l'aggravation de la crise financière. Le tout avec l'appui communément opportuniste des médias. Encore un coup comme ça et Lagarde entonnait l'Internationale.

Saint Barth' : sous la plage, le paradis
En attendant, et alors que le gouvernement se gargarise du combat acharné qu'il entend mener contre les paradis fiscaux, il en oublie opportunément les places off-shore qu'abrite le territoire français.
Apparemment, le Premier ministre n'a pas pensé aux différentes niches fiscales et régimes de défiscalisation dont bénéficient les collectivités d'Outre-Mer telles Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna qui encouragent l'évasion fiscale voire le blanchiment d'argent sale.

Ainsi, à Saint Barthélémy, 497 habitants de l'île ont payé l'impôt sur le revenu en 2002, alors que le dernier recensement de l'INSEE comptait 2 766 actifs ayant un emploi, selon un article du Monde Diplomatique rédigé en 2006 par deux sociologues.

Le Luxembourg, un problème d'une toute autre nature ........

 

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